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Un juge américain suspendu six mois pour avoir critiqué Trump

mai 25, 2019

 

Un juge américain a été sanctionné par une suspension sans solde d’une durée de six mois pour avoir critiqué Donald Trump dans son tribunal et sur les réseaux sociaux, selon une décision de la Cour suprême de l’Utah consultée vendredi par l’AFP. Selon ce document, le juge Michael Kwan, en poste depuis plus de 20 ans, avait commencé à publier, via ses comptes Facebook et LinkedIn, des commentaires désobligeants sur Donald Trump en 2016 alors que ce dernier n’était encore que candidat à l’élection présidentielle.

Il avait persisté après la victoire de M. Trump, le taxant par exemple «d’incapacité à gouverner et d’incompétence politique» le jour même de son investiture à la Maison Blanche, le 20 janvier 2017. Quelques semaines plus tard, le juge Kwan avait évoqué une «prise de pouvoir fasciste», appelant à la vigilance vis-à-vis des élus républicains, le parti de Donald Trump, au Congrès de crainte qu’ils ne transforment le parlement américain en «Reichstag».

La décision de la Cour suprême de l’Utah, en date du 22 mai, fait aussi référence à des remarques moqueuses que le juge a faites contre le président Trump ou sa politique lorsqu’il présidait le tribunal du comté de Taylorsville. La Cour a estimé que le juge avait contrevenu à plusieurs dispositions du code de conduite des magistrats de l’Utah et entaché la réputation du système judiciaire. Ce code de conduite interdit explicitement à un juge «de soutenir ou de dénoncer publiquement un candidat à un quelconque mandat électif».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Francophonie: Le Pen et Mélenchon dénoncent le soutien français à la candidate rwandaise

octobre 11, 2018

Paris – L’extrême droite et l’extrême gauche françaises ont critiqué mercredi le soutien apporté par la France à la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

« Je suis indignée que la France puisse soutenir une ministre de Kagame (le président du Rwanda, NDLR) qui est violemment anti-française, d’un pays qui a choisi de faire de l’anglais sa langue d’enseignement, sa langue d’administration, qui a tourné le dos au français », a déclaré la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen.

Mme Mushikiwabo, « de surcroît, a sur la France, des propos qui sont presque insultants », a affirmé la finaliste de la dernière élection présidentielle, sans préciser à quelles déclarations elle faisait référence.

« Que le président de la République puisse soutenir cette candidature, c’est absolument incompréhensible », a ajouté la dirigeante d’extrême droite.

Le dirigeant de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé jeudi que le président français Emmanuel Macron était « l’ennemi de la francophonie » en soutenant la candidate d’un Rwanda « grossièrement anglophile ».

« Macron se fait l’ennemi de la francophonie. Il montre sa fascination morbide pour la langue du libéralisme et des États-Unis », a affirmé le député d’extrême gauche dans un communiqué.

Mme Mushikiwabo est l’actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda, « c’est-à-dire une membre du régime dictatorial de Paul Kagame (…) au pouvoir depuis 18 ans », a ajouté l’ex-candidat à l’élection présidentielle française.

La France a décidé de soutenir la candidature de la ministre rwandaise, geste de réchauffement dans les relations tendues entre Paris et Kigali, près d’un quart de siècle après le guerre au Rwanda et le génocide.

Le président Kagame, dirigeant du Front patriotique rwandais (FPR) qui a pris le pouvoir à Kigali quelques jours avant la fin du génocide, accuse les autorités françaises d’avoir soutenu le pouvoir hutu et d’avoir été un acteur des tueries, ce que Paris a toujours fermement démenti.

La Francophonie, réunie à partir de jeudi à Erevan en Arménie, devrait nommer à sa tête cette diplomate rwandaise de 57 ans, consacrant ainsi la victoire d’une candidature africaine face à la sortante canadienne Michaëlle Jean. Avant Mme Jean, les deux précédents dirigeants de la Francophonie étaient africains. Le continent est le principal vivier de locuteurs francophones au monde.

M. Kagame, président en exercice de l’Union africaine, a jeté tout son poids derrière la candidature de Mme Mushikiwabo, qui a suscité des réserves, son pays étant dénoncé par certaines ONG pour des violations des droits de l’homme.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h07)                               

Birmanie: sept ans de prison pour avoir critiqué Aug San Suu Kyi sur Facebook

septembre 19, 2018

Rangoun – Un ancien commentateur politique proche de la junte birmane a été condamné à sept ans de prison pour avoir critiqué sur Facebook la dirigeante Aung San Suu Kyi, a-t-on appris mercredi auprès du tribunal.

Ngar Min Swe a été reconnu coupable mardi de « sédition » pour « avoir écrit des posts abusifs sur Facebook contre la Conseillère d’Etat Aung San Suu Kyi, donnant aux gens des idées fausses sur elle », a déclaré à l’AFP Htay Aung, un porte-parole du tribunal.

Celui qui écrivait dans le journal officiel Global New Light of Myanmar à l’époque de la junte militaire est connu depuis des années pour ses prises de position contre l’ancienne dissidente Aung san Suu Kyi, au pouvoir depuis début 2016.

Sur Facebook, il s’est notamment emporté contre le fait que le président américain de l’époque Barack Obama avait embrassé lors de sa visite en 2014 Aung San Suu Kyi, dénonçant son accolade comme un outrage à la culture birmane, très pudique. Aung San Suu Kyi apparaît sur les photos de l’époque très gênée, et l’histoire avait à l’époque fait couler beaucoup d’encre.

« Obama est venu deux fois. Donald Trump pas encore. Attendez-vous à un baiser… Venez avant 2020 », écrit-il notamment. En 2020, des élections législatives risquent de remettre en jeu la domination du parti d’Aung San Suu Kyi au Parlement. Selon les commentateurs politiques, le parti des anciens dirigeants de la junte pourrait bien créer la surprise.

Cette affaire survient alors que la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi est empêtrée dans la gestion de la crise des Rohingyas, dénoncée par l’ONU comme un génocide par l’armée birmane.

Elle a justifié la semaine dernière à Hanoï l’emprisonnement de deux journalistes de Reuters après leur enquête sur un massacre de Rohingyas. Elle avait évoqué « l’Etat de droit » en Birmanie, mais l’indépendance de la justice est largement sujette à caution.

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2018 11h18)                                                        

Devant 70.000 jeunes à Rome, le pape critique « la liberté sans contraintes »

août 11, 2018

Le pape François s’exprime devant quelque 70.000 jeunes Italiens au Cirque Maxime de Rome, le 11 août 2018 / © AFP / FILIPPO MONTEFORTE

Le pape François a critiqué samedi « la liberté sans contraintes » devant quelque 70.000 jeunes Italiens qui l’ont acclamé comme une rock star au Cirque Maxime de Rome, un hippodrome datant de l’époque romaine.

« Choisir, pouvoir décider pour soi semble être l’expression de la plus grande liberté. Et d’une certaine façon, ça l’est. Mais l’idée de liberté que nous respirons aujourd’hui est une idée de liberté sans liens, sans contraintes et toujours avec une échappatoire », a dénoncé le pape, qui répondait aux questions de plusieurs jeunes.

Malgré une chaleur accablante, les jeunes pèlerins de près de 200 diocèses italiens étaient arrivés au Cirque Maxime après plusieurs jours de marche pour participer à une veillée religieuse suivie d’un concert.

Aux jeunes poussés par leurs parents à finir leurs études en mettant de côté leurs relations amoureuses, le pape a conseillé de s’engager dans le mariage s’ils rencontrent un « amour vrai », à distinguer avec « l’enthousiasme amoureux maquillé en amour ».

« L’amour ne tolère pas les demi-mesures », a-t-il estimé. « En amour, tu dois mettre toute la viande sur le gril », a-t-il ajouté, employant un dicton argentin.

L’initiative de l’épiscopat italien s’inscrit dans le cadre d’une grande mobilisation de l’Eglise catholique avant la tenue en octobre d’un synode (assemblée mondiale des évêques) consacré aux jeunes, trois ans après le dernier synode sur la famille.

Les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) ont en outre été arrêtées du 22 au 27 janvier prochains au Panama, en présence du pape François.

Romandie.com avec(©AFP / (11 août 2018 20h37)

Pyongyang critique « l’impatience » des États-Unis, nouvelle lettre de Trump à Kim

août 4, 2018

Singapour – La Corée du Nord a critiqué samedi l’appel du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à continuer à appliquer les sanctions envers Pyongyang et reproché à Washington son « impatience » face à la lenteur des avancées diplomatiques.

Dans le même temps, M. Pompeo a fait savoir dans un tweet que la délégation au forum de Singapour avait remis une lettre du président Donald Trump au chef de la diplomatie nord-coréenne, à l’intention au leader nord-coréen Kim Jong Un.

M. Trump avait déjà reçu une nouvelle lettre de son homologue nord-coréen plus tôt cette semaine.

En dépit des « mesures de bonne volonté » prises par la Corée du Nord, Washington « donne de la voix pour maintenir les sanctions », trahissant « des mouvements aux Etats-Unis voulant revenir en arrière, loin des intentions de leur dirigeant », a déclaré dans un communiqué le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho.

« L’impatience n’aide pas du tout à construire la confiance. Et surtout quand on avance des exigences unilatérales qui ne vont faire que saper la confiance au lieu de la renouveler », a-t-il ajouté.

« Tant que les Etats-Unis ne montreront pas dans la pratique leur volonté d’éliminer ce qui nous pose problème, il n’y aura aucune possibilité que nous avancions de notre côté », a conclu le chef de la diplomatie.

Un peu plus tôt à Singapour, où il se trouvait pour un forum de l’ASEAN (l’Association des nations d’Asie du Sud-Est), Mike Pompeo avait appelé à « maintenir la pression » sur la Corée du Nord, stigmatisant notamment la Russie pour d’éventuelles violations des sanctions internationales.

Lors d’un sommet historique le 12 juin à Singapour avec le président américain Donald Trump, le dirigeant nord-coréen Kim Jong avait réaffirmé son engagement en faveur d’une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne » – une vague déclaration d’intentions sans calendrier ni modalités, bien loin de la dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible » qu’exigeaient les Etats-Unis.

Selon un rapport d’experts des Nations unies, consulté vendredi par l’AFP, la Corée du Nord « n’a pas stoppé ses programmes nucléaire et balistique et a continué de défier les résolutions du Conseil de sécurité à travers une hausse massive des transferts illicites de produits pétroliers en mer ».

Romandie.com avec(©AFP / 04 août 2018 10h27)                                                        

Trump critique le G7 et réclame le retour de la Russie

juin 8, 2018

Donald Trump a appelé vendredi le G7 à réintégrer la Russie, exclue du club en 2014, nouvelle pique du président américain avant sa première confrontation collective avec les dirigeants du G7 depuis qu’il leur a imposé de nouveaux tarifs douaniers.

« Ils ont expulsé la Russie, ils devraient réintégrer la Russie. Parce que nous devrions avoir la Russie à la table de négociations », a-t-il dit, avant de quitter Washington vendredi matin. « Que ça vous plaise ou non, ce n’est peut-être pas politiquement correct, mais nous avons un monde à connaître ». La Russie avait été exclue après l’annexion de la Crimée, après 16 ans d’appartenance au groupe.

Le dirigeant américain sera le dernier à arriver au sommet, à la Malbaie, pittoresque ville québécoise surplombant le Saint-Laurent, et le premier à en partir, samedi matin, signe de l’intérêt qu’il porte au club des sept économies les plus développées du monde, saint des saints de la coordination multilatérale.

Il s’est en réalité montré plus focalisé, ces dernières semaines, sur un autre sommet: celui prévu le 12 juin avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Singapour. Il s’y rendra directement depuis le Québec.

« Je partirai peut-être un peu plus tôt, ça dépend de ce qui se passe », a aussi lâché M. Trump.

Attendu de pied ferme à La Malbaie par les six autres dirigeants, il a annoncé qu’il n’entendait aucunement fléchir.

« L’Union européenne nous traite très mal, le Canada, très mal », a-t-il dit à Washington.

Sur Twitter, il a répliqué vertement au Premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui avec le président français Emmanuel Macron, en visite au Canada depuis mercredi, a ouvertement critiqué le repli protectionniste de l’Américain.

« Merci de dire au Premier ministre Trudeau et au président Macron qu’ils imposent aux Etats-Unis des taxes massives et créent des barrières non-tarifaires », a-t-il tweeté.

« Quand tout sera remis à plat, nous serons de nouveau amoureux », a ironisé Donald Trump, qui ne verra que MM. Trudeau et Macron en tête-à-tête au cours de son séjour canadien.

– Front européen –

Justin Trudeau accueillera ses homologues à partir de 11H45 (15H45 GMT).

Mais les quatre Européens – Emmanuel Macron, Angela Merkel, Theresa May et Giuseppe Conte – ont décidé de se réunir juste avant le début, afin de présenter un front commun.

L’objectif, selon le président français, n’est plus de convaincre M. Trump de revenir sur ses taxes sur l’acier et l’aluminium.

« M. Trump met en application ses engagements de campagne, il y a un caractère prévisible », a dit Emmanuel Macron. Mais il entend persuader le dirigeant que « la guerre commerciale n’est bonne pour personne ».

« Je suis convaincu que l’Europe tiendra son unité et la tiendra dans la durée sur ces sujets », a-t-il affirmé.

Reste à savoir jusqu’où iront le Japon, qui tente par ailleurs de ne pas être marginalisé dans les négociations entre Washington et la Corée du Nord, ainsi que le nouveau gouvernement italien populiste et l’Allemagne, plus exposées aux représailles commerciales que d’autres Européens.

– Déclaration finale? –

Ottawa croit toujours possible d’élaborer un consensus sur trois thèmes: la pollution plastique des océans, l’éducation des filles, et la lutte contre les ingérences étrangères dans les processus démocratiques.

Mais c’est le commerce qui occupera véritablement les débats.

L’Union européenne a déposé une plainte contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce, et préparé des droits de douanes contre des produits américains comme le bourbon, le beurre de cacahuète ou les motos.

Mais ces représailles ne sont pas encore entrées en vigueur, les Etats membres devant s’entendre sur la liste… or l’Allemagne pourrait préférer la prudence, craignant que Donald Trump ne surtaxe prochainement les automobiles étrangères.

Vendredi, après les habituels déjeuner de travail, photo de famille, séances de groupe et rencontres bilatérales, les sept dirigeants dîneront dans l’intimité d’un chalet québécois typique.

Une centaine de manifestants anti-capitalistes et anti-police ont tenté vendredi de bloquer une autoroute à la sortie de Québec avant l’intervention des forces de l’ordre. D’autres manifestations sont prévues à Québec, à 140 km de La Malbaie.

Samedi, le suspense diplomatique concernera la traditionnelle déclaration finale du sommet.

Au G7 en Italie, l’an dernier, la déclaration finale mentionnait pour la première fois l’exception américaine, en l’occurrence sur l’accord de Paris sur le climat. Depuis, au niveau ministériel, les Etats-Unis ont souvent refusé de signer un texte commun.

Si cette fois il n’y avait aucune déclaration commune, il est possible que Donald Trump s’en accommode parfaitement.

Romandie.com avec (©AFP / 08 juin 2018 15h57)                                                        

Congo: Christophe Moukoueké critique violemment Pascal Tsaty Mabiala

avril 3, 2018

 

L’homme est serein, et son propos tranquille, sans acrimonie malgré les soubresauts d’une opposition qui a connu bien des retournements de veste. Une opposition assez atone, depuis le Référendum de 2015 qu’elle avait appelé à boycotter, mais que certains dans ses rangs ont soutenu. Son propos est décapant sur la situation du pays, comme l’est souvent celui de toute opposition, plus lucide loin du pouvoir qu’en plein. Christophe Moukouéké nous livre sa part de vérité dans le long entretien que voici.

**Vous êtes le vice-président du CAP, membre du collectif de l’opposition. En tant que tel, vous avez une analyse ou une vue sur comment le pays se porte aujourd’hui. Est-ce que vous pouvez en faire part aux lecteurs de La Semaine Africaine?

* Oui! C’est une question essentielle et importante aujourd’hui, que de se préoccuper de la situation actuelle de notre pays. C’est une situation excessivement grave. On ne devrait pas hésiter de l’affirmer. Nous sommes entrés dans une crise sans précédent. C’est une crise grave, étonnante, surprenante. Il y a quelques temps, nous apparaissions comme un pays qui avait suffisamment de moyens, on est arrivé à un budget annuel qui dépassait les 4000 milliards de francs Cfa. On était même amené, dans le cadre du budget, à créer des excédents budgétaires, une épargne qui devait servir à des moments difficiles comme ceux-ci. Par la suite, le Gouvernement nous a dit qu’il fallait épargner pour les générations futures. Chaque année, nous avons pu épargner presque 1200 milliards de francs Cfa.  Aujourd’hui, si on calcule sur le nombre d’années passées, on aurait près de 15.000 milliards de francs Cfa d’épargnés, dont on ne sait pas où ils se trouvent aujourd’hui, malgré qu’on nous ait rassuré qu’il était logé à la Banque centrale. On ne sait pas ce qu’ils en ont fait. Il n’y a pas si longtemps, le Gouvernement affirmait vouloir créer les bases d’une émergence d’ici 2025. Comment peut-on se retrouver dans une telle situation ? Nous sommes vraiment dans le creux. Cela signifie que la situation sociale des populations est excessivement grave. Déjà, quand il y avait une manne pétrolière excessive, l’écrasante majorité de la population vivait dans la misère. La crise que vit le Congo n’est pas, comme le Gouvernement l’affirme due par la seule la baisse du prix  du baril de pétrole. Non ! C’est sans nul doute vrai que le baril du pétrole a baissé, mais il est en train de remonter. Mais, vous ne verrez pas les changements à la suite de ça, non!  Le pays a été très mal géré, la manne pétrolière a été très mal gérée. Nous avons  eu de l’argent, mais on ne comprend pas comment le Gouvernement a réussi à faire endetter le pays à ce point. Le pays est lourdement endetté ! Le chiffre avancé est de 120% du PIB. Le pétrole a été énormément gagé ; il y a eu de détournements de fonds publics. On a confondu l’argent public à l’argent personnel. Un véritable pillage. Quand on regarde les gens des générations qui sont au pouvoir aujourd’hui, peu nombreux sont issus de parents qui étaient déjà assez aisés, presque que tous sont des fils des paysans ou des fonctionnaires moyens, mais qui se retrouvent avec des milliards. Comment peuvent-ils être devenus aussi fortunés?
Le Congo n’est pas un pays démocratique, le pouvoir a tourné le dos à la démocratie, il utilise le langage démocratique, en réalité ce n’est pas de la démocratie. Il a mis en place un système électoral qui est une administration électorale réfléchie de bout en bout pour permettre au pouvoir de perdurer aux affaires, de faire en sorte que toutes les élections soient toujours gagnées par le PCT et ses alliés. Ce qui fait que depuis 2002, ce parti a toujours une écrasante majorité dans les deux chambres du Parlement et dans les conseils locaux. Voilà un parti qui, lorsqu’on a organisé les élections en 1992, était troisième. Après le coup d’Etat de 1997, tout d’un coup, le PCT est devenu le parti le plus fort et le plus puissant, accepté par les Congolais. Quel le miracle s’est produit entre temps pour que dès 2002, après 7 ans de transition flexible, qu’il devienne le grand parti qu’on nous présente. Ce n’est pas sérieux !

** Si le pays que vous décrivez va si mal, l’opposition peut-elle  aller bien? Quel est l’état de l’opposition aujourd’hui?

*A priori, je dirai que dans ce contexte, l’opposition ne peut pas bien marcher. D’abord, est-ce qu’une opposition peut se constituer ou se faire dans un système qui n’est pas démocratique? Une opposition évolue, progresse parce qu’elle est dans un système démocratique. Elle a le temps de mettre ses structures en place, d’expliquer ses idées, son programme et gagner de l’audience avec le temps. Ce qui n’est pas le cas dans notre système où l’opposition s’exprime à peine, non pas parce qu’elle ne sait pas qu’elle doit s’exprimer, qu’elle doit encadrer les populations ou informer les populations de ses idées et programmes, mais simplement parce que tous les écueils sont mis en place pour vous empêcher d’exister. Vous savez que tous les grands partis de l’Opposition, l’UPADS, le RDPS, le MCDDI ont été atomisés par le pouvoir. On semblait retourner vers le parti unique.  Est- ce qu’on a besoin de l’autorisation d’un pouvoir pour qu’un parti fonctionne normalement? On se bat comme on peut, on s’organise comme on peut pour exister. Vous savez que la Constitution a été changée, non pas parce qu’elle était si mauvaise que ça, comme si celle-ci est la meilleure, mais pour permettre à un homme de demeurer au pouvoir. Comment concevoir dans un pays qu’on puisse bousculer la Constitution fondamentalement pour permettre à quelqu’un qui ne devrait plus se présenter d’être candidat. Et, ils l’ont appelé «évolution des institutions», pour justifier le forfait. L’opposition s’était organisée pour s’opposer à cela. On s’est divisé lorsqu’il y a eu le passage en force avec le Référendum. Malgré les positions que nous avons tous défendues, il s’est trouvé que certains d’entre nous se sont présentés aux élections, en oubliant qu’en allant à cette élection, ils allaient crédibiliser cette Constitution qui venait d’être votée dans les conditions que nous dénonçons. Pour nous, c’était inconséquent !

*Leader de l’opposition aujourd’hui – l’opposition reconnue par la majorité et garantie par les institutions – se retrouve être Pascal Tsaty-Mabiala. Reconnaissez-vous ce statut, alors que cela aussi est une marque d’évolution, quelque chose qui n’existait pas il y a cinq ans?

*Nous ne reconnaissons pas ce qui vient de se passer. Lorsque le président de la République prend un décret pour nommer le chef de l’opposition, je ne sais pas combien de démocraties au monde peuvent le faire. C’est du jamais vu. Puisque nous avons tendance à nous référer à la France, regardez les différents partis de l’opposition, vous ne verrez jamais Emmanuel Macron prendre un décret pour désigner un chef de l’opposition, ou même nommé celui qui a le plus grand nombre de députés au Parlement.  C’est indécent et illogique. Que le chef de l’Etat qui est, en fait, le vrai patron de la majorité puisse désigner son principal opposant, nous rejetons cela. Pour nous, le statut de l’opposition ne signifiait pas cela. Nous voulons qu’on reconnaisse que la démocratie n’a de sens que lorsqu’il y a une vraie opposition. C’est un contre-pouvoir qu’on doit reconnaître. Qu’on nous donne notre place et non quelque chose de structuré avec quelqu’un qu’on appelle chef de l’opposition. On ne devrait pas parler de chef de l’Opposition qui fait penser à quelqu’un qui aurait le droit de donner des ordres aux autres  leaders de l’opposition ou de leur indiquer la ligne de conduite sur les grands problèmes qui pourraient surgir dans la vie de la nation. C’est une honte d’avoir un chef de l’opposition dont le parti n’a que 8 députés sur 151 sièges. C’est une humiliation, quelque chose d’inacceptable. Ce que nous voulons, c’est d’avoir un principal opposant de par le poids électoral de son parti. Par exemple quelqu’un qui aurait obtenu 48% de suffrages à l’élection présidentielle  lorsque le candidat élu a 52%. Il représenterait un poids certain et tout le monde le reconnaîtrait comme tel. Il ne s’agit pas de prendre un décret et de désigner quelqu’un à qui on a donné les attributions et prérogatives, d’après ce que nous apprenons, d’un ministre d’Etat. Qui peut voyager avec le Président de la République lors des missions, etc. Nous attendons de voir comment Pascal Tsaty-Mabiala va être le plus grand opposant de Sassou. Pour nous, l’opposition au Congo est plurielle et il ne saurait y avoir un leader qui en serait le chef alors que nous n’avons pas la même ligne politique sur les grands problèmes nationaux.

**Verticalement parlant, Monsieur le vice-président, les conditions de viabilité à l’exercice normal d’une opposition sont toujours à rechercher. Sur le plan horizontal, qu’est-ce qui empêche l’opposition elle-même de s’organiser selon ses vœux et ses principes?

*C’est tout à fait possible. C’est d’ailleurs ce que nous avions fait entre 2014 et 2016, lorsque nous avons regroupé 5 plates-formes de l’Opposition  pour créer le FROCAD, en vue de défendre l’ordre constitutionnel. L’opposition  était structurée, nous avions désigné un coordonnateur. On arrêtait les choses ensemble. Aujourd’hui, est-ce que nous pourrions faire la même chose ?  Les uns et les autres, nous avons tiré les leçons du passé. Nous, au Collectif, on n’a pas compris pourquoi, malgré ce que nous avions fait, malgré le niveau de mobilisation atteint en 2015 à Brazzaville et Pointe-Noire pour nous opposer au Référendum, les cadres même qui étaient avec nous à l’IDC comme au FROCAD ont pu se faire candidats à l’élection présentielle du 20 mars 2016, en oubliant ce faisant, qu’ils crédibilisaient la constitution que nous rejetions.

**Vous avez une idée sur le pourquoi ?

*C’est cette réserve que nous avons aujourd’hui. Je fais partie de cette génération d’hommes politiques qui ont adhéré à la politique sur la base des idées, des valeurs. C’est ce qui nous motivait : les convictions politiques, l’idéal politique. Aujourd’hui, malheureusement, la plupart des hommes qui font de la politique, qu’ils soient à l’opposition ou à la majorité, je crains de dire que leur motivation première, c’est l’argent. C’est ce qu’on peut appeler aujourd’hui, l’idéologie de la ventrilogie. Manger avant tout : peu importe ce que le pouvoir peut faire, si je peux avoir une place au soleil, c’est l’essentiel. C’est dommage pour notre pays. Je crains que ça soit la situation que nous traversons aujourd’hui. C’est pourquoi, lors de notre derrière conférence de presse, on a classé l’opposition en quatre tendances: l’opposition centriste qui est prête à participer au pouvoir, à jouer le rôle et supporter un programme qui n’est pas le sien; l’opposition identitaire où l’ethnie joue; l’opposition alimentaire, et la vraie opposition, l’opposition réelle. D’ailleurs, au Congo, il y a des gens qui se disent opposants et qui sont au pouvoir. Cela peut arriver, mais dans un contexte précis qui ne dure que le temps qu’il faut, après on retrouve sa position initiale. Mais on ne trahit pas sa pensée pour longtemps. Nous ne sommes plus prêts à nous rassembler autour d’une structure unique qui parlerait au nom de toute l’opposition parce que nous craignons les trahisons. Nous pensons que chaque opposition doit s’exprimer et nous, au Collectif, nous réclamons depuis 6 ans un dialogue national inclusif. Si d’autres pensent que c’est une bonne idée pour résoudre la situation du pays, qu’il se joigne à nous parce qu’il nous faut rechercher un compromis politique pour permettre au pays de redémarrer. Il est normal que chaque opposition ou chaque parti ou groupement de l’opposition s’exprime et donne clairement sa position face à la situation du moment. Si nos points de vue sont convergents, pourquoi ne pas organiser des rencontres pour défendre cette position ? L’axe central de notre combat au niveau du Collectif, c’est la tenue d’un véritable dialogue national inclusif qui nous emmènerait vers la mise en place d’une période de transition, avec un programme de transition pour redresser les choses au plan politique, économique et social.

Lasemaineafricaine.net propos recueillis par Albert S. MIANZOUKOUTA & Cyr Armel YABBAT-NGO

États-Unis: critiqué par Trump, le numéro 2 du FBI quitte ses fonctions

janvier 29, 2018

Washington – Le numéro 2 du FBI, depuis des mois dans le collimateur du président Donald Trump, a quitté ses fonctions, a confirmé lundi une source gouvernementale.

Andrew McCabe a fait depuis 2016 l’objet de critiques récurrentes de la part de M. Trump et de responsables républicains, qui l’accusent d’être proche des démocrates.

Mais la Maison Blanche a décliné toute responsabilité dans le départ de la direction de la police fédérale de M. McCabe, âgé de 49 ans.

« La Maison Blanche n’a joué aucun rôle dans cette décision », a assuré lundi la porte-parole de l’exécutif, Sarah Sanders, dans son point de presse quotidien.

M. McCabe quitte son poste avec effet immédiat, mais restera sur le registre des employés de la police fédérale jusqu’en mars pour des raisons administratives.

Donald Trump semble avoir focalisé sur ce haut fonctionnaire policier toute l’amertume que suscite chez lui l’enquête très sensible qui cherche à déterminer si l’équipe de campagne du milliardaire républicain s’est concertée avec les Russes pour influencer les résultats de l’élection présidentielle de 2016.

Ainsi, Donald Trump a publiquement reproché à son ministre de la Justice, Jeff Sessions, de ne pas avoir renvoyé Andrew McCabe à l’époque où celui-ci était directeur par intérim du FBI.

Le président a par ailleurs accusé M. McCabe d’être un ami de l’ex-patron du FBI James Comey, lui-même limogé par M. Trump à cause de l’enquête russe. Et il a également reproché à l’épouse de M. McCabe d’avoir des liens avec Hillary Clinton, son ancienne rivale à l’élection présidentielle.

Peu après avoir écarté M. Comey de la tête de la police fédérale, Donald Trump avait convoqué à la Maison Blanche Andrew McCabe, à qui revenait la tâche de diriger par intérim le prestigieux bureau centenaire, aux 30.000 employés jaloux de leur indépendance.

Le président a alors demandé au chef policier pour qui il avait voté à la présidentielle, a rapporté la semaine passée le Washington Post.

Eric Holder, ministre de la Justice sous Barack Obama, a lui rendu hommage au directeur-adjoint du FBI, le qualifiant de « serviteur de l’Etat dévoué ».

Il a sous-entendu qu’Andrew McCabe essuyait les plâtres, face à la colère que suscite chez Donald Trump l’enquête russe.

« Les attaques infondées contre le FBI et le ministère de la Justice afin de détourner l’attention d’une enquête pénale légitime ne font que causer un tort inutile et durable aux fondations de notre Etat », a commenté M. Holder.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 20h00)

Trump hué à Davos après une critique verbale contre la presse

janvier 26, 2018

Davos (Suisse) – Le président américain Donald Trump a été hué vendredi à Davos après s’en être pris à la presse qu’il a qualifiée de « méchante » et « fausse ».

« J’ai toujours eu une très bonne presse quand j’étais homme d’affaires. Ce n’est qu’en devenant un homme politique que j’ai réalisé à quel point la presse peut être méchante » et « fausse », a-t-il dit lors du Forum économique mondial.

« Ecoutez-moi ça. Lui qui parle de +fake news+! » s’est étranglée en l’entendant Anya Schiffrin. Cette professeure à l’université de Colombia, portant un T-Shirt « Not my president », a écouté Donald Trump à l’extérieur de la salle.

Avant ces propos tenus lors d’un court échange informel sur la scène avec l’organisateur du Forum économique mondial, Klaus Schwab, le président américain s’en était tenu à un discours écrit sur mesure pour ce grand raout du capitalisme et du libre-échange.

Dans la matinée, Donald Trump avait balayé d’un « fake news » les informations du New York Times, selon lesquelles il aurait donné l’ordre en juin 2017 de renvoyer le procureur spécial Robert Mueller, avant de se raviser.

Robert Mueller mène l’enquête ultra-sensible sur les soupçons de collusion entre l’équipe de campagne Trump et Moscou.

Romandie.com avec(©AFP / 26 janvier 2018 14h32)                                            

Syrie: Macron juge « inacceptables » les critiques d’Assad contre la France

décembre 19, 2017

Paris – Le président français Emmanuel Macron a qualifié mardi d' »inacceptables » les vives critiques adressées la veille par le président syrien Bachar al-Assad, qui a accusé la France de « soutien au terrorisme ».

« Nous avons été cohérents depuis le début », en luttant contre un seul ennemi, « Daech », l’acronyme arabe du groupe Etat islamique, en Syrie, a déclaré M. Macron devant la presse après avoir reçu le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg.

« C’est pour cela que les propos étaient inacceptables » car « si quelqu’un a combattu et peut gagner d’ici fin février, c’est la coalition internationale », a-t-il ajouté.

« Le peuple syrien a un ennemi, il s’appelle Bachar. C’est une réalité », a-t-il poursuivi, évoquant les millions de Syriens ayant fui leur pays depuis la révolte réprimée de 2011 dans la foulée des Printemps arabes.

Selon M. Macron, « si nous voulons construire un processus de paix qui conduira à la stabilité, nous nous devons de mettre les parties autour de la table ». « C’est un processus où les représentants de Bachar al-Assad seront là, car il est aujourd’hui à la tête du pays (…), mais il est indispensable que l’ensemble des oppositions soient présentes et que nous ayons un processus politique et électoral qui permette à l’ensemble des Syriens de pouvoir s’exprimer ».

« Je ne crois pas qu’on puisse construire une paix durable et une solution politique sans la Syrie et les Syriens. Je ne crois pas pour autant que la Syrie se résume à Bachar al-Assad », a-t-il ajouté, dénonçant aussi les « puissances extérieures qui voudraient imposer une paix » qui viendrait d’elles.

Bachar al-Assad a déclaré lundi que « la France a été le porte-étendard du soutien au terrorisme en Syrie dès les premiers jours » du conflit. Il faisait allusion au soutien apporté par Paris aux rebelles qui luttent contre son régime depuis 2011 et que Damas qualifie de « terroristes ». « Elle n’est pas en position de donner une évaluation d’une conférence de paix », a-t-il ajouté à Damas.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian lui a répondu en disant lundi à Washington : « Quand on a passé son temps à massacrer son peuple, on a généralement un peu plus de discrétion ».

Le dernier cycle de pourparlers organisé sous l’égide de l’ONU entre régime et opposition syriens s’est achevé jeudi à Genève sans avancée.

A ce jour, toutes les tentatives pour trouver une issue au conflit syrien se sont avérées infructueuses, avec comme principale pierre d’achoppement le sort du président Assad.

Au processus de Genève, Damas préfère celui d’Astana, parrainé par la Russie, le principal allié du régime. Mais, pour M. Macron, « le processus d’Astana n’aboutit pas à un résultat car il n’est pas inclusif », en ne permettant pas « une juste représentation des opposants ».

Déclenché en 2011, le conflit en Syrie a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Romandie.com avec(©AFP / 19 décembre 2017 13h21)