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Lire ou relire : « Désir d’Afrique » de Boniface Mongo-Mboussa

octobre 30, 2020

L’essai publié aux éditions Gallimard est un puissant plaidoyer en faveur de la littérature africaine réalisé par un critique littéraire africain.

Le souci d’écrire l’histoire du continent africain anime de plus en plus l’élite africaine face aux incohérences souvent décriées dans des ouvrages écrits par des Occidentaux spécialistes des questions d’Afrique. Au-delà d’une passion puérile, le critique littéraire congolais Boniface Mongo-Mboussa explore la production littéraire africaine depuis les pères de la Négritude jusqu’aux plumes émergentes du XXIe siècle.

Cette œuvre analytique n’est certes pas exhaustive, néanmoins elle est fondamentale. D’une part, elle présente un tableau englobant des classiques africains et, de l’autre, elle fait une synthèse assez pertinente des thématiques majeures de la littérature africaine de façon diachronique.

La littérature africaine a la particularité d’être fortement liée au vécu. Et souvent c’est une écriture soit de révolte, soit de réminiscence culturelle en guise de mémorial, ou encore d’appropriation de l’exotique pour enrichir le fait endogène. En bref, d’amont en aval, la quête identitaire et l’altérité demeurent, depuis des lustres, les caractéristiques majeures de cette portion de la littérature mondiale.

Pour Sami Tchak, qui a écrit la postface, « Désir d’Afrique offre la possibilité, même à celui qui ignore encore tout de la littérature africaine, de l’aborder sous la forme d’une mise en scène où apparaissent nombre des principaux acteurs qui la font » (page 369).  Quant au préfacier, Ahmadou Kourouma voit en cet ouvrage une immense œuvre d’érudition, un grand trésor caché à exploiter, dont la cachette n’est qu’un secret de polichinelle. « De page en page, écrit-il, on est surpris de constater tout ce qu’on ignorait et que Mongo-Mboussa nous apprend ; rapidement on comprend, on comprend jusqu’à aimer ces chevaliers de la plume, jusqu’à désirer l’Afrique et ses problèmes » (page 17).

Docteur ès lettres, Boniface Mongo-Mboussa est enseignant supérieur de littérature francophone à Paris, critique littéraire à la revue L’Atelier du roman et animateur de l’émission « Francoscopie » pour la radio Fréquence protestante.

Avec Adiac-Congo par Aubin Banzouzi

La Chine critique le retrait des États-Unis de l’OMS

juillet 8, 2020

 

LA CHINE CRITIQUE LE RETRAIT DES ETATS-UNIS DE L'OMS
© Reuters/Carlos Garcia Rawlins LA CHINE CRITIQUE LE RETRAIT DES ETATS-UNIS DE L’OMS
PEKIN (Reuters) – La Chine a critiqué mercredi le retrait annoncé des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), déclarant que cette décision aurait de graves conséquences pour les pays en développement.

Lors d’un point presse, Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré que Pékin exhortait la communauté internationale à renforcer le soutien à l’OMS.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est parallèlement retiré à la dernière minute d’un colloque en visioconférence organisé par Chatham House à Londres auquel il devait participer ce mercredi.

Les organisateurs de l’événement ont indiqué qu’il devait prendre part à une série de réunions liées à la notification par les États-Unis de leur retrait de l’OMS. L’explication n’a pas encore été confirmée par son secrétariat à Genève.

Donald Trump a annoncé le 29 mai dernier qu’il mettait fin aux relations des États-Unis avec l’OMS à la suite de la crise du coronavirus, estimant que l’institution était devenue une « marionnette » de la Chine.

Le président américain a officiellement notifié l’Onu de sa décision. Le départ des États-Unis de l’OMS sera effectif dans un an, le 6 juillet 2021, ont annoncé mardi les Nations unies.

Reuters (Gabriel Crossley avec Kate Kelland à Londres; version française Elena Smirnova, édité par Henri-Pierre André)

France: Une adolescente harcelée et menacée de mort après avoir critiqué l’islam

janvier 22, 2020

Une lycéenne de 16 ans a reçu plusieurs centaines de menaces en ligne après avoir publié une vidéo dans laquelle elle affirme que «l’islam c’est de la merde».

Mila, 16 ans, adolescente de la région lyonnaise, a reçu de nombreuses menaces après une vidéo dans laquelle elle critiquait l'islam.
Mila, 16 ans, adolescente de la région lyonnaise, a reçu de nombreuses menaces après une vidéo dans laquelle elle critiquait l’islam. Capture d’écran Instagram

Une jeune femme de 16 ans nommée Mila se trouve depuis ce week-end au cœur d’une polémique grandissante après avoir publié le 18 janvier sur Instagram une vidéo dans laquelle elle critique l’islam. Relayés sur les réseaux sociaux, ses propos lui ont valu de nombreuses insultes et menaces de mort.

L’affaire a commencé samedi, après que Mila, adolescente de la région lyonnaise et chanteuse à ses heures, a ouvert un live en ligne pour parler de sa passion avec ses abonnés. D’après le magazine Marianne, un internaute l’aurait alors pris à partie pour la «draguer de manière insistante ». Recadré par l’adolescente ouvertement lesbienne, il réagit en l’insultant et en l’accusant de racisme et d’islamophobie, ce à quoi Mila répond par une diatribe sans pincettes.

«Je déteste la religion, le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde, c’est ce que je pense», affirme-t-elle face caméra. «Je ne suis pas raciste, pas du tout. On ne peut pas être raciste envers une religion. Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir.»

Diffusée sur Instagram et reprise sur Twitter, la vidéo déclenche un torrent d’insultes et de menaces à l’encontre de la jeune femme. «Je recevais 200 messages de pure haine à la minute», affirme Mila dans une interview parue sur le site féministe identitaire Bellica. Ses informations personnelles sont diffusées. « Je ne peux plus mettre un pied dans mon lycée», poursuit-elle.

Haine en ligne: comprendre la polémique sur la loi Avia
Alors que le texte de la loi Avia revient à l’Assemblée Nationale, retour sur le contenu et les aspects polémiques de la future loi. Contenus haineux, risque de censure, rôle du CSA…

La campagne de harcèlement a provoqué l’indignation d’une partie des internautes, qui ont rappelé que le blasphème n’était pas illégal en France, et partagé un hashtag de soutien #JeSuisMila, auquel a rapidement répondu un hashtag #JeNeSuisPasMila. Des personnalités politiques, au nombre desquelles Marine Le Pen et Jean Messiha, ont également apporté leur soutien à la jeune femme.

«Les propos de cette jeune fille sont la description orale des caricatures de Charlie, ni plus ni moins», a affirmé sur Twitter la présidente du Rassemblement national. «On peut trouver ça vulgaire, mais on ne peut pas accepter que, pour cela, certains la condamnent à mort, en France, au XXIe siècle.»

Par Le Figaro.fr

Maroc: un journaliste inculpé pour un tweet critiquant la justice

décembre 26, 2019

 

Le journaliste et militant des droits humains marocain Omar Radi a été inculpé jeudi pour un tweet dans lequel il dénonçait une décision de justice, a indiqué son avocat.

Son procès doit débuter dès jeudi soir, selon la même source, et Omar Radi sera jugé en vertu de l’article 263 du Code pénal, qui punit d’un mois à un an de prison «l’outrage envers un ou plusieurs magistrats». D’après Maître Said Benhammani, le journaliste est poursuivi pour un tweet publié en avril et dénonçant le verdict d’un magistrat contre des membres du Hirak, un mouvement de contestation sociale qui a agité le nord du Maroc en 2016 et 2017. «Lahcen Talfi, juge de la cour d’appel, bourreau de nos frères, souvenons-nous bien de lui. Dans beaucoup de régimes, les petits bras comme lui sont revenus supplier après en prétendant  »avoir exécuté des ordres ». Ni oubli ni pardon avec ces fonctionnaires sans dignité!», avait écrit Omar Radi.

Début avril, la Cour d’appel de Casablanca (ouest) avait confirmé des peines allant jusqu’à 20 ans d’emprisonnement de 42 membres du Hirak. Le journaliste âgé de 33 ans, qui collabore occasionnellement avec des médias marocains et étrangers, a été convoqué et entendu jeudi par la police judiciaire qui l’a déféré devant le procureur. Celui-ci a décidé de le placer en détention et de le poursuivre, a rapporté son avocat. En avril, Omar Radi avait déjà été entendu une première fois par la police judiciaire et une enquête avait été ouverte. Mercredi, il a écrit sur les réseaux sociaux avoir reçu une convocation de la part de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ). «J’ignore les raisons de cette nouvelle convocation», a-t-il dit. Son arrestation a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux.

Un nouveau Code de la presse ne prévoyant plus de peines de prison est entré en vigueur en 2016, mais les journalistes continuent d’être poursuivis selon le Code pénal. Des ONG comme Human Rights Watch, Amnesty International et Freedom Now s’inquiètent des condamnations de journalistes en vertu du Code pénal. Dans son dernier classement annuel sur la liberté de la presse, Reporters sans frontières a classé le Maroc 135e sur 180 pays.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un juge américain suspendu six mois pour avoir critiqué Trump

mai 25, 2019

 

Un juge américain a été sanctionné par une suspension sans solde d’une durée de six mois pour avoir critiqué Donald Trump dans son tribunal et sur les réseaux sociaux, selon une décision de la Cour suprême de l’Utah consultée vendredi par l’AFP. Selon ce document, le juge Michael Kwan, en poste depuis plus de 20 ans, avait commencé à publier, via ses comptes Facebook et LinkedIn, des commentaires désobligeants sur Donald Trump en 2016 alors que ce dernier n’était encore que candidat à l’élection présidentielle.

Il avait persisté après la victoire de M. Trump, le taxant par exemple «d’incapacité à gouverner et d’incompétence politique» le jour même de son investiture à la Maison Blanche, le 20 janvier 2017. Quelques semaines plus tard, le juge Kwan avait évoqué une «prise de pouvoir fasciste», appelant à la vigilance vis-à-vis des élus républicains, le parti de Donald Trump, au Congrès de crainte qu’ils ne transforment le parlement américain en «Reichstag».

La décision de la Cour suprême de l’Utah, en date du 22 mai, fait aussi référence à des remarques moqueuses que le juge a faites contre le président Trump ou sa politique lorsqu’il présidait le tribunal du comté de Taylorsville. La Cour a estimé que le juge avait contrevenu à plusieurs dispositions du code de conduite des magistrats de l’Utah et entaché la réputation du système judiciaire. Ce code de conduite interdit explicitement à un juge «de soutenir ou de dénoncer publiquement un candidat à un quelconque mandat électif».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Francophonie: Le Pen et Mélenchon dénoncent le soutien français à la candidate rwandaise

octobre 11, 2018

Paris – L’extrême droite et l’extrême gauche françaises ont critiqué mercredi le soutien apporté par la France à la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

« Je suis indignée que la France puisse soutenir une ministre de Kagame (le président du Rwanda, NDLR) qui est violemment anti-française, d’un pays qui a choisi de faire de l’anglais sa langue d’enseignement, sa langue d’administration, qui a tourné le dos au français », a déclaré la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen.

Mme Mushikiwabo, « de surcroît, a sur la France, des propos qui sont presque insultants », a affirmé la finaliste de la dernière élection présidentielle, sans préciser à quelles déclarations elle faisait référence.

« Que le président de la République puisse soutenir cette candidature, c’est absolument incompréhensible », a ajouté la dirigeante d’extrême droite.

Le dirigeant de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a estimé jeudi que le président français Emmanuel Macron était « l’ennemi de la francophonie » en soutenant la candidate d’un Rwanda « grossièrement anglophile ».

« Macron se fait l’ennemi de la francophonie. Il montre sa fascination morbide pour la langue du libéralisme et des États-Unis », a affirmé le député d’extrême gauche dans un communiqué.

Mme Mushikiwabo est l’actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda, « c’est-à-dire une membre du régime dictatorial de Paul Kagame (…) au pouvoir depuis 18 ans », a ajouté l’ex-candidat à l’élection présidentielle française.

La France a décidé de soutenir la candidature de la ministre rwandaise, geste de réchauffement dans les relations tendues entre Paris et Kigali, près d’un quart de siècle après le guerre au Rwanda et le génocide.

Le président Kagame, dirigeant du Front patriotique rwandais (FPR) qui a pris le pouvoir à Kigali quelques jours avant la fin du génocide, accuse les autorités françaises d’avoir soutenu le pouvoir hutu et d’avoir été un acteur des tueries, ce que Paris a toujours fermement démenti.

La Francophonie, réunie à partir de jeudi à Erevan en Arménie, devrait nommer à sa tête cette diplomate rwandaise de 57 ans, consacrant ainsi la victoire d’une candidature africaine face à la sortante canadienne Michaëlle Jean. Avant Mme Jean, les deux précédents dirigeants de la Francophonie étaient africains. Le continent est le principal vivier de locuteurs francophones au monde.

M. Kagame, président en exercice de l’Union africaine, a jeté tout son poids derrière la candidature de Mme Mushikiwabo, qui a suscité des réserves, son pays étant dénoncé par certaines ONG pour des violations des droits de l’homme.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h07)                               

Birmanie: sept ans de prison pour avoir critiqué Aug San Suu Kyi sur Facebook

septembre 19, 2018

Rangoun – Un ancien commentateur politique proche de la junte birmane a été condamné à sept ans de prison pour avoir critiqué sur Facebook la dirigeante Aung San Suu Kyi, a-t-on appris mercredi auprès du tribunal.

Ngar Min Swe a été reconnu coupable mardi de « sédition » pour « avoir écrit des posts abusifs sur Facebook contre la Conseillère d’Etat Aung San Suu Kyi, donnant aux gens des idées fausses sur elle », a déclaré à l’AFP Htay Aung, un porte-parole du tribunal.

Celui qui écrivait dans le journal officiel Global New Light of Myanmar à l’époque de la junte militaire est connu depuis des années pour ses prises de position contre l’ancienne dissidente Aung san Suu Kyi, au pouvoir depuis début 2016.

Sur Facebook, il s’est notamment emporté contre le fait que le président américain de l’époque Barack Obama avait embrassé lors de sa visite en 2014 Aung San Suu Kyi, dénonçant son accolade comme un outrage à la culture birmane, très pudique. Aung San Suu Kyi apparaît sur les photos de l’époque très gênée, et l’histoire avait à l’époque fait couler beaucoup d’encre.

« Obama est venu deux fois. Donald Trump pas encore. Attendez-vous à un baiser… Venez avant 2020 », écrit-il notamment. En 2020, des élections législatives risquent de remettre en jeu la domination du parti d’Aung San Suu Kyi au Parlement. Selon les commentateurs politiques, le parti des anciens dirigeants de la junte pourrait bien créer la surprise.

Cette affaire survient alors que la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi est empêtrée dans la gestion de la crise des Rohingyas, dénoncée par l’ONU comme un génocide par l’armée birmane.

Elle a justifié la semaine dernière à Hanoï l’emprisonnement de deux journalistes de Reuters après leur enquête sur un massacre de Rohingyas. Elle avait évoqué « l’Etat de droit » en Birmanie, mais l’indépendance de la justice est largement sujette à caution.

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2018 11h18)                                                        

Devant 70.000 jeunes à Rome, le pape critique « la liberté sans contraintes »

août 11, 2018

Le pape François s’exprime devant quelque 70.000 jeunes Italiens au Cirque Maxime de Rome, le 11 août 2018 / © AFP / FILIPPO MONTEFORTE

Le pape François a critiqué samedi « la liberté sans contraintes » devant quelque 70.000 jeunes Italiens qui l’ont acclamé comme une rock star au Cirque Maxime de Rome, un hippodrome datant de l’époque romaine.

« Choisir, pouvoir décider pour soi semble être l’expression de la plus grande liberté. Et d’une certaine façon, ça l’est. Mais l’idée de liberté que nous respirons aujourd’hui est une idée de liberté sans liens, sans contraintes et toujours avec une échappatoire », a dénoncé le pape, qui répondait aux questions de plusieurs jeunes.

Malgré une chaleur accablante, les jeunes pèlerins de près de 200 diocèses italiens étaient arrivés au Cirque Maxime après plusieurs jours de marche pour participer à une veillée religieuse suivie d’un concert.

Aux jeunes poussés par leurs parents à finir leurs études en mettant de côté leurs relations amoureuses, le pape a conseillé de s’engager dans le mariage s’ils rencontrent un « amour vrai », à distinguer avec « l’enthousiasme amoureux maquillé en amour ».

« L’amour ne tolère pas les demi-mesures », a-t-il estimé. « En amour, tu dois mettre toute la viande sur le gril », a-t-il ajouté, employant un dicton argentin.

L’initiative de l’épiscopat italien s’inscrit dans le cadre d’une grande mobilisation de l’Eglise catholique avant la tenue en octobre d’un synode (assemblée mondiale des évêques) consacré aux jeunes, trois ans après le dernier synode sur la famille.

Les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) ont en outre été arrêtées du 22 au 27 janvier prochains au Panama, en présence du pape François.

Romandie.com avec(©AFP / (11 août 2018 20h37)

Pyongyang critique « l’impatience » des États-Unis, nouvelle lettre de Trump à Kim

août 4, 2018

Singapour – La Corée du Nord a critiqué samedi l’appel du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à continuer à appliquer les sanctions envers Pyongyang et reproché à Washington son « impatience » face à la lenteur des avancées diplomatiques.

Dans le même temps, M. Pompeo a fait savoir dans un tweet que la délégation au forum de Singapour avait remis une lettre du président Donald Trump au chef de la diplomatie nord-coréenne, à l’intention au leader nord-coréen Kim Jong Un.

M. Trump avait déjà reçu une nouvelle lettre de son homologue nord-coréen plus tôt cette semaine.

En dépit des « mesures de bonne volonté » prises par la Corée du Nord, Washington « donne de la voix pour maintenir les sanctions », trahissant « des mouvements aux Etats-Unis voulant revenir en arrière, loin des intentions de leur dirigeant », a déclaré dans un communiqué le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Ri Yong Ho.

« L’impatience n’aide pas du tout à construire la confiance. Et surtout quand on avance des exigences unilatérales qui ne vont faire que saper la confiance au lieu de la renouveler », a-t-il ajouté.

« Tant que les Etats-Unis ne montreront pas dans la pratique leur volonté d’éliminer ce qui nous pose problème, il n’y aura aucune possibilité que nous avancions de notre côté », a conclu le chef de la diplomatie.

Un peu plus tôt à Singapour, où il se trouvait pour un forum de l’ASEAN (l’Association des nations d’Asie du Sud-Est), Mike Pompeo avait appelé à « maintenir la pression » sur la Corée du Nord, stigmatisant notamment la Russie pour d’éventuelles violations des sanctions internationales.

Lors d’un sommet historique le 12 juin à Singapour avec le président américain Donald Trump, le dirigeant nord-coréen Kim Jong avait réaffirmé son engagement en faveur d’une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne » – une vague déclaration d’intentions sans calendrier ni modalités, bien loin de la dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible » qu’exigeaient les Etats-Unis.

Selon un rapport d’experts des Nations unies, consulté vendredi par l’AFP, la Corée du Nord « n’a pas stoppé ses programmes nucléaire et balistique et a continué de défier les résolutions du Conseil de sécurité à travers une hausse massive des transferts illicites de produits pétroliers en mer ».

Romandie.com avec(©AFP / 04 août 2018 10h27)                                                        

Trump critique le G7 et réclame le retour de la Russie

juin 8, 2018

Donald Trump a appelé vendredi le G7 à réintégrer la Russie, exclue du club en 2014, nouvelle pique du président américain avant sa première confrontation collective avec les dirigeants du G7 depuis qu’il leur a imposé de nouveaux tarifs douaniers.

« Ils ont expulsé la Russie, ils devraient réintégrer la Russie. Parce que nous devrions avoir la Russie à la table de négociations », a-t-il dit, avant de quitter Washington vendredi matin. « Que ça vous plaise ou non, ce n’est peut-être pas politiquement correct, mais nous avons un monde à connaître ». La Russie avait été exclue après l’annexion de la Crimée, après 16 ans d’appartenance au groupe.

Le dirigeant américain sera le dernier à arriver au sommet, à la Malbaie, pittoresque ville québécoise surplombant le Saint-Laurent, et le premier à en partir, samedi matin, signe de l’intérêt qu’il porte au club des sept économies les plus développées du monde, saint des saints de la coordination multilatérale.

Il s’est en réalité montré plus focalisé, ces dernières semaines, sur un autre sommet: celui prévu le 12 juin avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Singapour. Il s’y rendra directement depuis le Québec.

« Je partirai peut-être un peu plus tôt, ça dépend de ce qui se passe », a aussi lâché M. Trump.

Attendu de pied ferme à La Malbaie par les six autres dirigeants, il a annoncé qu’il n’entendait aucunement fléchir.

« L’Union européenne nous traite très mal, le Canada, très mal », a-t-il dit à Washington.

Sur Twitter, il a répliqué vertement au Premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui avec le président français Emmanuel Macron, en visite au Canada depuis mercredi, a ouvertement critiqué le repli protectionniste de l’Américain.

« Merci de dire au Premier ministre Trudeau et au président Macron qu’ils imposent aux Etats-Unis des taxes massives et créent des barrières non-tarifaires », a-t-il tweeté.

« Quand tout sera remis à plat, nous serons de nouveau amoureux », a ironisé Donald Trump, qui ne verra que MM. Trudeau et Macron en tête-à-tête au cours de son séjour canadien.

– Front européen –

Justin Trudeau accueillera ses homologues à partir de 11H45 (15H45 GMT).

Mais les quatre Européens – Emmanuel Macron, Angela Merkel, Theresa May et Giuseppe Conte – ont décidé de se réunir juste avant le début, afin de présenter un front commun.

L’objectif, selon le président français, n’est plus de convaincre M. Trump de revenir sur ses taxes sur l’acier et l’aluminium.

« M. Trump met en application ses engagements de campagne, il y a un caractère prévisible », a dit Emmanuel Macron. Mais il entend persuader le dirigeant que « la guerre commerciale n’est bonne pour personne ».

« Je suis convaincu que l’Europe tiendra son unité et la tiendra dans la durée sur ces sujets », a-t-il affirmé.

Reste à savoir jusqu’où iront le Japon, qui tente par ailleurs de ne pas être marginalisé dans les négociations entre Washington et la Corée du Nord, ainsi que le nouveau gouvernement italien populiste et l’Allemagne, plus exposées aux représailles commerciales que d’autres Européens.

– Déclaration finale? –

Ottawa croit toujours possible d’élaborer un consensus sur trois thèmes: la pollution plastique des océans, l’éducation des filles, et la lutte contre les ingérences étrangères dans les processus démocratiques.

Mais c’est le commerce qui occupera véritablement les débats.

L’Union européenne a déposé une plainte contre les Etats-Unis devant l’Organisation mondiale du commerce, et préparé des droits de douanes contre des produits américains comme le bourbon, le beurre de cacahuète ou les motos.

Mais ces représailles ne sont pas encore entrées en vigueur, les Etats membres devant s’entendre sur la liste… or l’Allemagne pourrait préférer la prudence, craignant que Donald Trump ne surtaxe prochainement les automobiles étrangères.

Vendredi, après les habituels déjeuner de travail, photo de famille, séances de groupe et rencontres bilatérales, les sept dirigeants dîneront dans l’intimité d’un chalet québécois typique.

Une centaine de manifestants anti-capitalistes et anti-police ont tenté vendredi de bloquer une autoroute à la sortie de Québec avant l’intervention des forces de l’ordre. D’autres manifestations sont prévues à Québec, à 140 km de La Malbaie.

Samedi, le suspense diplomatique concernera la traditionnelle déclaration finale du sommet.

Au G7 en Italie, l’an dernier, la déclaration finale mentionnait pour la première fois l’exception américaine, en l’occurrence sur l’accord de Paris sur le climat. Depuis, au niveau ministériel, les Etats-Unis ont souvent refusé de signer un texte commun.

Si cette fois il n’y avait aucune déclaration commune, il est possible que Donald Trump s’en accommode parfaitement.

Romandie.com avec (©AFP / 08 juin 2018 15h57)