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Brésil: coup d’envoi d’un carnaval de Rio contestataire

février 8, 2018

Une marionnette du maire évangélique de Rio de Janeiro, Marcelo Crivella, le 8 février 2018 à Rio, cible des critiques lors de l’ouverture vendredi du Carnaval / © AFP / MAURO PIMENTEL

Au-delà des plumes et des paillettes, le coup d’envoi du Carnaval de Rio de Janeiro va être donné vendredi sous le signe de la contestation, avec des critiques acerbes envers le maire évangélique Marcelo Crivella et la corruption généralisée qui mine le Brésil.

L’ouverture officielle aura lieu lors de la traditionnelle remise des clés de la ville au Roi Momo, monarque obèse et jovial qui symbolise l’exubérance sensuelle d’une des plus grandes fêtes populaires de la planète.

Flanqué de sublimes danseuses peu vêtues et coiffées de plumes, Momo doit régner sur Rio jusqu’au mercredi des Cendres, le carnaval ayant pour point culminant le célèbre défilé des écoles de samba, dimanche et lundi soir.

Pas vraiment la tasse de thé de M. Crivella, pasteur de l’Église universelle du règne de Dieu, accusé d’être moralisateur par ses détracteurs.

L’an dernier, l’édile avait commis une sorte de crime de lèse-majesté en boudant cette cérémonie, quelques semaines à peine après sa prise de fonctions.

Il était même devenu le premier maire à ne pas assister aux défilés au sambodrome depuis l’inauguration de ce stade en forme d’avenue entourée de gradins, en 1984.

Cette année, les critiques vont fuser quoi qu’il arrive, même s’il décide de faire honneur au roi Momo.

– ‘Crivella dehors’ –

Avec humour et créativité, les messages politiques transparaissent aussi bien sur les déguisements des fêtards du carnaval de rue que sur les chars monumentaux des écoles de samba, qui ont dû préparer leurs défilés avec moitié moins de subventions municipales cette année.

Des coupes budgétaires justifiées par l’état des comptes publics de la « Ville merveilleuse ». Mais pour de nombreux cariocas, nom donné aux habitants de Rio, la crise a bon dos alors que l’afflux massif de touristes devrait injecter environ près d’un milliard d’euros dans l’économie.

Samedi dernier, de nombreux tee-shirts avec le message « Crivella dehors! » avaient déjà été vus lors du cortège « Simpatia é quase amor » (« La sympathie, c’est presque de l’amour »), qui a attiré des dizaines de milliers de fêtards déguisés sur la célèbre plage d’Ipanema.

La colère de la rue trouvera un écho au sambodrome, notamment auprès de Mangueira, une des écoles de samba les plus traditionnelles, qui défilera sur le thème: « Avec ou sans argent, je profite du carnaval ».

« Pour la doctrine évangélique, le carnaval, c’est la fête du diable. Un croyant peut penser ça, mais pas le maire de Rio », a affirmé à l’AFP Leandro Vieira, directeur artistique de Mangueira.

M. Crivella a répondu aux critiques, à sa manière. « Je veux que le carnaval soit joyeux. Si les gens veulent critiquer le maire, pas de problème. Mais il ne faut pas boire et conduire à grande vitesse. Ni se bagarrer. C’est ça qui gâche le carnaval ».

– Un rat et un vampire –

Hormis la frilosité du maire envers les festivités, les Brésiliens ne manquent pas de sujets de moquerie pour ce carnaval au ton revendicatif.

L’école de samba « Beija Flor » a par exemple choisi le thème de Frankenstein pour faire passer l’idée que le Brésil est victime des attaques « monstre » de la corruption et de l’intolérance. Un énorme char à l’effigie d’un rat doit représenter les hommes politiques véreux.

Un autre char effrayant, à l’effigie d’un vampire, doit clore le défilé de Paraiso do Tuiti, une allusion au président conservateur Michel Temer, lui aussi accusé de corruption et dont la cote de popularité est au ras des pâquerettes.

Les organisateurs ont renforcé les normes de sécurité pour éviter que la fête ne soit gâchée comme l’an dernier par des accidents.

Un conducteur avait perdu le contrôle de son char, qui avait percuté une tribune, tuant une journaliste. Le toit d’un autre char avait cédé sous le poids des danseurs, faisant de nombreux blessés.

Le maire Crivella a promis de se rendre au sambodrome, non pas pour danser, mais pour vérifier la solidité des infrastructures. Il a aussi annoncé que les conducteurs devraient subir pour la première fois des éthylotests avant les défilés.

Romandie.com avec(©AFP / 09 février 2018 04h23)                

États-Unis: le Chef du FBI rejette les critiques de Trump

décembre 7, 2017

Washington – Le chef du FBI Christopher Wray a défendu jeudi la police fédérale, sous le feu des critiques du président américain Donald Trump qui tente de discréditer une enquête sur l’influence de Moscou durant la campagne de 2016 et la collusion présumée avec son équipe.

Dans un rare coup de boutoir public pour un président américain, M. Trump a violemment critiqué le FBI ce week-end, affirmant que sa réputation était « en lambeaux » et accusant le prédécesseur de M. Wray, James Comey, d’avoir menti. Le président américain a limogé l’ex-chef du FBI en mai, précipitant un témoignage à charge de M. Comey au Sénat.

Interrogé directement sur les propos présidentiels lors d’une audition devant la commission judiciaire de la Chambre des représentants, Christopher Wray les a rejetés: « D’après mon expérience, notre réputation est assez bonne », a-t-il souligné.

« Les agents, analystes et le personnel du FBI sont de grands garçons et de grandes filles. Nous nous attendons à être critiqués de toutes parts. Nous y sommes habitués », a également déclaré ce juriste de formation au ton posé, n’hésitant pas à lâcher un sourire aux élus qui l’interrogeaient.

C’est la révélation ce week-end qu’un enquêteur du FBI avait été écarté des investigations sur l’affaire russe pour avoir échangé des messages anti-Trump et favorables à son ex-opposante démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton, qui avait motivé une avalanche de tweets du président américain.

Cet agent, Peter Strzok, spécialiste du contre-espionnage et respecté selon les médias américains, avait également participé à l’enquête sur l’affaire des courriels de Hillary Clinton, qui a secoué la campagne électorale en 2016.

Le FBI avait finalement estimé qu’il n’y avait pas matière à poursuivre Mme Clinton. De quoi pousser Donald Trump, et un choeur de républicains, à mettre en doute l’impartialité des enquêtes menées, selon eux, par des agents en majorité anti-Trump.

« +UN AGENT DU FBI ANTI-TRUMP A MENE L’ENQUETE CLINTON+ Maintenant tout commence à s’expliquer », avait ainsi tweeté Donald Trump dimanche.

Lors de l’audition jeudi, des élus républicains ont affirmé, sur la même ligne, que l’équipe du procureur spécial chargé du dossier russe, Robert Mueller, était formée par une nette majorité d’avocats et d’enquêteurs pro-démocrates.

« Si on expulsait tous ceux qui sont anti-Trump de l’équipe Mueller, je crois qu’il ne resterait plus personne », a asséné Jim Jordan.

Interrogée jeudi sur la réputation « en lambeaux » du FBI, selon Donald Trump, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a précisé que le président visait James Comey, nommé sous la présidence Obama, ainsi que les enquêteurs chargés du dossier Clinton.

« Nous avons effectivement ressenti qu’une partie de la direction politique au FBI posait problème. Nous sommes heureux que le directeur Wray soit là. Nous avons l’impression qu’il va nettoyer une partie du bazar qu’a laissé son prédécesseur », a-t-elle dit lors du point de presse de la Maison Blanche.

S’il a refusé de commenter l’affaire Strzok, expliquant qu’elle faisait l’objet d’une enquête « extérieure, indépendante », M. Wray a pour sa part souligné qu’au FBI, la « règle est de suivre les faits avec objectivité » en dépit des opinions personnelles.

Romandie.com avec(©AFP / 07 décembre 2017 23h51)                                            

Zimbabwe: critiques contre la nomination de Mugabe comme ambassadeur de bonne volonté de l’OMS

octobre 21, 2017

Le président Robert Mugabe à Harare, en août 2017. © Tsvangirayi Mukwazhi/AP/SIPA

L’opposition zimbabwéenne et des associations des droits de l’homme ont critiqué vendredi la nomination du président Robert Mugabe comme « ambassadeur de bonne volonté » de l’ONU pour les maladies non transmissibles, malgré la grave crise sanitaire que traverse son pays.

Le directeur-général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus (Ethiopie), a demandé le 18 octobre à Mugabe, 93 ans, d’aider l’agence de l’ONU dans sa lutte en Afrique contre les maladies non transmissibles, notamment les attaques cardiaques et l’asthme.

Pourtant, le système de santé au Zimbabwe, comme beaucoup d’autres services publics, s’est effondré sous le régime autoritaire et répressif de Mugabe. La plupart des hôpitaux manquent de médicaments et d’équipements, les infirmières et les médecins sont régulièrement laissés sans salaires.

« Nommer Mugabe ambassadeur de bonne volonté est gênant pour l’OMS et le docteur Tedros, », a tweetté Iain Levine, l’un des directeurs de l’ONG Human Rights Watch.

Le principal parti d’opposition, le MDC, a estimé que cette nomination était « risible ».

« Le système de santé du Zimbabwe est dans un état chaotique, c’est une insulte », a déclaré à l’AFP son porte-parole, Obert Gutu. « Mugabe a cassé notre système de santé. Lui et sa famille vont à Singapour se faire soigner après avoir laissé nos hôpitaux publics s’effondrer ».

Mugabe, au pouvoir depuis 1980, a une santé de plus en plus fragile et se rend souvent à l’étranger pour des soins.

Selon l’OMS, les maladies non transmissibles sont de loin la première cause de décès dans le monde, tuant plus de 36 millions de personnes chaque année.

Des agences de l’ONU comme l’OMS, le HCR ou bien l’Unesco nomment régulièrement des ambassadeurs de bonne volonté pour alerter et sensibiliser l’opinion mondiale au sujet de causes spécifiques.

Jeuneafrique.com

Manchester: Theresa May sous le feu des critiques

mai 26, 2017

Des véhicules de police stationnent à proximité de la gare de Piccadilly à Manchester, le 26 mai 2017 / © AFP / Ben STANSALL

Le gouvernement de Theresa May s’est retrouvé sous le feu des critiques de l’opposition à la reprise de la campagne électorale vendredi pour avoir diminué le nombre des policiers, quatre jours après l’attentat de Manchester.

La police a arrêté un nouveau suspect dans la banlieue de Manchester et huit personnes restent en garde à vue dans le cadre de l’enquête pour démanteler le réseau jihadiste derrière l’attentat suicide de lundi soir, revendiqué par le groupe Etat islamique (EI). Il a fait 22 morts et 116 blessés dont 75 sont encore hospitalisés, selon un nouveau bilan.

Suspendue après l’attentat d’un commun accord entre la Première ministre Theresa May et le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn, la campagne électorale a repris dans un climat transformé par la mise du pays en état d’alerte terroriste maximal, avec l’armée déployée en renfort de la police.

Le leader travailliste Jeremy Corbyn a souligné le lien entre la politique étrangère du Royaume-Uni et les attentats – une référence aux engagements militaires en Irak et en Afghanistan, ainsi qu’aux frappes menées en Syrie, auxquels il s’est toujours opposé. Une victoire du Parti travailliste aux législatives « changerait ce que nous faisons à l’étranger » a-t-il expliqué, en insistant sur le fait que « la guerre contre le terrorisme ne fonctionne tout simplement pas ».

Jeudi, la vice-présidente du parti europhobe Ukip, Suzanne Evans, avait reproché à Mme May d’être « en partie responsable » de l’attaque en raison des coupes dans le budget de la police quand elle était ministre de l’Intérieur (2010-2016) avant de devenir Premier ministre.

Le nombre de policiers a diminué d’environ 14%, soit 20.000 officiers, entre 2009 et 2016, selon le groupe de réflexion indépendant Institut d’études fiscales. Les conservateurs sont au pouvoir depuis 2010.

Selon un sondage de l’institut YouGov publié dans le Times, la marge séparant les conservateurs des travaillistes dans les intentions de vote n’est plus que de cinq points, alors qu’elle s’élevait à 24 points en avril.

Mme May a convoqué ces élections anticipées dans le but d’en sortir renforcée en vue des négociations sur la sortie de l’Union européenne qui doivent s’ouvrir peu après le scrutin.

– Incident ‘particulièrement malheureux’ –

En signe de solidarité, le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a effectué une visite éclair à Londres. Il s’est dit confiant que « la relation spéciale » entre les deux pays « surmonterait sans aucun doute » l’incident « particulièrement malheureux » des fuites dans l’enquête de police aux médias américains.

Theresa May a demandé au président américain Donald Trump que les informations sur l’enquête en cours restent « confidentielles », jeudi à Bruxelles au sommet de l’Otan et M. Trump s’est engagé à poursuivre les responsables.

La cheffe du gouvernement se trouvait vendredi pour une journée en Sicile au sommet du G7 et doit y exhorter les géants de l’internet à s’impliquer davantage pour éliminer les contenus extrémistes en ligne. Le président français Emmanuel Macron lui a promis de faire « tout ce qui est possible » pour l’aider à lutter contre le terrorisme lors d’une entretien bilatéral.

– ‘Ville résiliente’ –

Bravant la tension et la peur du terrorisme, la ville de Manchester reprend une vie normale. Des centaines de Mancuniens se pressent ainsi dans les salons de tatouage pour faire graver sur leur peau une petite abeille, symbole de résilience dans cette ville à la culture ouvrière, a constaté une journaliste de l’AFP.

Et en fin de journée s’ouvriront les GreatCityGames. Plusieurs médaillés olympiques doivent participer à cette compétition d’athlétisme sur Deansgate, l’une des principales artères de la ville, à quelques centaines de mètres de l’Arena, la salle de concert où a eu lieu l’attentat lundi soir.

« Manchester est vraiment une ville résiliente, et nous attendons avec impatience cet événement sportif majeur, organisé avec le soutien de la police », a déclaré Luthfur Rahman, chargé des affaires culturelles et sportives de la municipalité.

Parallèlement, l’enquête sur le réseau jihadiste à l’origine de l’attentat se poursuit. Vendredi matin, la police a arrêté un homme dans le quartier de Moss Side (sud de Manchester). Un autre homme qui avait été arrêté auparavant a été libéré.

Jeudi soir, une longue perquisition s’est déroulée dans une maison à Wigan (ouest de Manchester), où un suspect avait été arrêté la veille. La police a découvert des « objets potentiellement suspects » et a procédé à des « explosions contrôlées ».

Les découvertes commencent à lever le voile sur l’auteur de l’attentat, Salman Abedi, qui a baigné dans un contexte familial jihadiste et était animé d’un désir de « vengeance », selon ses proches.

Né à Manchester de parents libyens ayant fui le régime de Mouammar Kadhafi, il s’était rendu en Libye récemment avant de regagner la Grande-Bretagne quatre jours avant l’attentat.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2017 15h58)                

Critiques en France après des propos du pape sur la théorie du genre

octobre 3, 2016

Paris – Les propos du pape accusant les manuels scolaires français de propager la théorie du genre ont été accueillis lundi en France par une volée de critiques, le gouvernement jugeant le pontife victime d’une campagne de désinformation des intégristes catholiques.

Je conseille au pape lors de l’un de ses prochains déplacements en France de venir à la rencontre d’enseignants, de feuilleter lui-même ces manuels scolaires (…) et de m’expliquer en quoi il y aurait une théorie du genre (…), a déclaré la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem.

Je vois qu’il aura été lui aussi victime de la campagne de désinformation massive conduite par les intégristes, a-t-elle ajouté, à l’antenne de la radio France Inter. Sur des sujets aussi sérieux que cela on a donc aujourd’hui des intégristes capables d’embarquer y compris le pape dans leur folie mensongère? Moi ça me met très en colère (…), a-t-elle poursuivi.

La théorie du genre est l’expression utilisée par une frange conservatrice de la société qui s’inquiète des études et enseignements ouvrant à une perception nuancée des différences entre les sexes.

Selon la ministre, dans les programmes français, on parle de la nécessité de ne pas hiérarchiser entre un sexe et un autre, de lutter contre les violences faites aux femmes, de lutter contre le sexisme, de lutte contre le harcèlement sexiste (…).

La polémique sur une prétendue théorie du genre enseignée à l’école française avait été virulente en 2014, portée par des mouvements conservateurs proches des opposants au mariage homosexuel adopté en 2013, et parfois de l’extrême droite.

Les propos du pape ont également été critiqués à droite : Je crois qu’il est allé un peu vite en besogne, a ainsi déclaré la députée Nathalie Kosciusko-Morizet sur la radio Europe 1.

Les manuels scolaires je les regarde de près, j’ai deux petits garçons qui ont 11 ans et 7 ans et je n’ai jamais rien trouvé qui ressemble à la théorie du genre, a assuré la candidate à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017.

L’association féministe Les Effronté-es s’est aussi insurgée : En quoi est-ce scandaleux d’expliquer ce qu’est la construction de l’identité sexuelle à partir de facteurs non biologiques, a-t-elle interrogé dans un communiqué.

S’exprimant dimanche devant les journalistes, le pontife argentin a raconté une anecdote rapportée par un Français. Selon le pape, ce père de famille catholique a raconté comment son fils de dix ans, interrogé pendant un repas de famille ce qu’il voulait faire plus tard, lui avait répondu: Etre une fille.

Le père s’est alors rendu compte que dans les livres des collèges, la +théorie du genre+ continuait à être enseignée, alors que c’est contre les choses naturelles, a déclaré le pape.

Pour le chef de l’Eglise catholique, avoir des tendances homosexuelles ou changer de sexe est une chose, mais faire un enseignement dans les écoles sur cette ligne en est une autre. Il s’agit là d’une volonté de changer les mentalités, d’une colonisation idéologique, a-t-il estimé.

Romandie.com avec(©AFP / 03 octobre 2016 14h34)

Burkina Faso : Après seulement 100 jours, Roch Marc Christian Kaboré déjà sous le feu de sévères critiques

avril 14, 2016

Roch Marc Christian Kaboré n’a pas eu droit à l’état de grâce souhaité. Seuls les Burkinabé pourront juger s’il s’agit d’une injustice ou non à son endroit. A peine a-t-il fait montre d’habiter, réellement, la fonction que les torrents de critiques ont commencé à pleuvoir sur sa tête. En fonction depuis une centaine de jours, à peine, Roch fait, pourtant, ce qu’il peut et ce qu’il devrait faire, entend-on dans son entourage.

C’est, encore, très difficile de savoir en quoi le Burkina d’aujourd’hui est différent de celui de Blaise Compaoré, mis à part, le changement de tête au palais de Kosyam. On a l’impression que l’administration a gardé les mêmes réflexes et le même style de fonctionnement, sauf que maintenant, le système reposerait, sur trois personnalités : le chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo et le ministre d’Etat de l’Administration territoriale, Simon Compaoré. Pour le chef de l’opposition, Zéphirin Diabré, président de l’UPC, qui assène ce coup de massue, c’est « faire du nouveau avec de l’ancien », autrement dit, du « nouveau-ancien ». Beaucoup d’autres ne sont pas loin de penser différemment.

Le MPP, le parti au pouvoir et majoritaire à l’Assemblée nationale, se serait-il arrogé tous les pouvoirs qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Pour une ancienne opposition au pouvoir CDP qui a lutté et obtenu le départ de Compaoré comme on sait, le partage du pouvoir à l’arrivée, fait place à beaucoup d’aigreur.

Roch a intérêt à vite trouver des solutions à ces mécontentements afin qu’ils ne grandissent pas au moment où il a besoin de tout le monde pour re-construire un Burkina Faso nouveau. Il ne peut pas se permettre d’entretenir un front à l’intérieur avec ses camarades d’hier, mécontents de lui, et s’occuper, efficacement, d’un autre front (double) à l’extérieur, à savoir, le terrorisme et le dossier « Côte d’Ivoire » (Soro) et Compaoré du nom de l’ancien président burkinabé détenteur d’une nationalité ivoirienne, pour lui permettre de ne pas comparaître devant la justice burkinabé. Une telle posture serait difficilement gérable.

Dans tous les cas, Roch est un homme nouveau : c’est comme cela qu’il a été perçu, lors de son voyage officiel, en France (notre photo), début avril. Sa présence à la tête du Faso apporte une véritable bouffée d’air frais à ce pays que plus d’un Européen trouve sympathique. Et ce n’est pas le nouveau président qui l’est moins.

Afriqueeducation.com

Madagascar: les critiques de l’ambassadeur de France irritent les autorités

mars 17, 2015

Madagascar: les critiques de l'ambassadeur de France irritent les autorités
Madagascar: les critiques de l’ambassadeur de France irritent les autorités © AFP

Le président Hery Rajaonarimampianina s’est irrité des critiques de l’actuel ambassadeur de France à Madagascar, François Goldblatt, après des remarques du diplomate sur son compte Twitter, selon le site de la présidence consulté mardi.

« Nous avons notre souveraineté et un ambassadeur malgache ne se permettrait pas de critiquer une décision de cet ordre du gouvernement français », a déclaré M. Rajaonarimampianina, avant d’embarquer pour la France où il doit prendre livraison d’un avion neuf pour la compagnie Air Madagascar.

Il faisait allusion à la décision la semaine dernière de son gouvernement de limoger le directeur du Trésor public Orlando Robimanana, très apprécié à l’étranger et par son personnel, qui s’était mis en grève pour empêcher le ministre de tutelle de M. Robimanana de ponctionner 13. 000 euros pour alimenter un fonds controversé.

« Limogeage du directeur général du Trésor: un très mauvais signal pour les bailleurs de fonds quant aux orientations futures de l’exécutif », avait commenté sur Twitter l’ambassadeur François Goldblatt.

« Limogeage du directeur général du Trésor: doit-on y voir un refus d’entendre les appels des bailleurs de fonds à une meilleure gouvernance? », avait-il ajouté.

« L’expression est libre mais il est du devoir de tous de penser à l’intérêt général. (. . . ) Nous avons discuté avec les partenaires techniques et financiers et il n’est nullement question de répercussion sur les financements de la communauté internationale », a rétorqué le président malgache, selon le site de la présidence.

Ce n’est pas la première fois que l’ambassadeur français, en poste depuis fin 2013, a la dent dure avec les autorités malgaches.

En février, après l’enlèvement d’un collégien à la double nationalité franco-malgache à Tuléar (sud-ouest), libéré ensuite, il avait appelé à la fin des « campagnes systématiques d’enlèvement de ressortissants français ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Dominique Strauss-Kahn/Claire Chazal: Record d’audience et critiques assassines

septembre 20, 2011

Qui n’était pas branché à 20h09 devant TF1 dimanche soir ? Vous étiez plus de 13,4 millions de téléspectateurs, soit 47% de parts d’audience selon Médiamétrie, à suivre la première intervention de Dominique Strauss-Kahn depuis son retour « triomphal » en France il y a quinze jours. C’est un record d’audience pour cette année, tous programmes confondus. C’est aussi un record pour un journal télévisé depuis le 7 novembre 2005, au moment des violences urbaines. Sur Twitter, cette interview a généré, selon l’AFP, 14 000 réactions d’internautes.

Critiques à ma droite…

Après cette intervention extrêmement réfléchie et cette interview si bien huilée préparée « aux petits oignons » par la horde de communicants de DSK avec la direction de TF1 et Claire Chazal, les réactions ont été nombreuses, d’abord sur Twitter. Jean-Pierre Raffarin remarquait que DSK était « plus à l’aise pour afficher sa compétence que sa sincérité », ajoutant que « la décence eût été le silence ». Jean-François Copé, numéro un de l’UMP, décrit comme « dérisoire » et « triste » cette intervention, regrettant au passage le retour de la théorie du complot, qui fait aujourd’hui la Une de Libération. DSK a déclaré hier soir : « Un piège ? C’est possible. Un complot ? Nous verrons. » Pour Copé, « c’est extrêmement choquant qu’on vienne rajouter une théorie du complot à tout ce que nous venons de vivre. » Hervé Morin, président du Nouveau Centre, ironise quant à lui sur le discours de DSK : « On est malheureux de savoir qu’il voulait vivre dans un studio de 20m² et qu’il a été obligé de louer une maison 50 000 euros par mois. » Marine le Pen estime que « cet homme avait le plus grand mépris pour les femmes, à qui il accorde une fonction utilitaire » et ajoute qu’il avait « menti » sur le contenu du rapport du procureur – brandi à plusieurs reprises par DSK durant son intervention – qui « en aucun cas, n’innocente M. Strauss-Kahn. »

Un Bisounours, mais surtout des primaires à gauche

À gauche, les réactions sont contrastées. Sur BFM TV, Jack Lang fait preuve d’un certain lyrisme : « Dominique a parlé la langue du coeur, de la vérité et de l’intelligence. Son intervention remarquable était pleine d’émotion et de justesse […] Son analyse visionnaire de l’Europe fait apparaître que la France aura de nouveau besoin de son impressionnante compétence et de son expérience. » DSK ne se ferme aucune porte – « prendre le temps de réfléchir, mais toute ma vie a été consacrée à essayer d’être utile au bien public » – ce qui inquiète bien Hervé Morin : « Il vous dit : j’ai sauté 2012, je serai là en 2017. » Ségolène Royal, candidate à la primaire Socialiste « retient l’envie de tourner la page (…) mais aussi l’envie de passer à autre chose, d’élever le débat politique. Cette émission a permis de clore quelque chose qui nous a beaucoup trop occupés », a-t-elle déclaré lundi sur RTL.

Durant l’interview, Dominique Strauss-Kahn confirme bien (on n’en doutait pas !) qu’il avait l’intention de se présenter à la primaire socialiste et l’existence d’un pacte selon lequel, lui et Martine Aubry ne se présenteraient pas face à l’autre. Cette petite précision fait l’affaire des soutiens de François Hollande, favori de la primaire, qui ne manquent pas d’insinuer, comme Pierre Moscovici, qu’elle confirme qu’Aubry est une candidate de substitution. DSK peut regretter son rendez-vous manqué avec les Français, car il était vraiment en pôle position pour être le candidat du partie socialiste et Nicolas Sarkozy aurait eu du « mouron » à se faire pour l’élection présidentielle…

Les Féministes ne décolèrent pas

Outre les politiques, ce sont les associations de défense des femmes qui ont beaucoup commenté cette interview. Les féministes, dont certaines étaient réunies dimanche soir devant TF1, sont en colère. Pour l’avocate Gisèle Halimi, « ce qui est grave, c’est chaque fois que la dignité des femmes est en cause comme cela, on tente de faire passer les femmes qui sont de pures victimes pour des affabulatrices. » La porte-parole d’Osez le féminisme, Thalia Breton, s’est dite « écoeurée ». La présidente de l’association Paroles de femmes, Olivia Cattan, a jugé que les déclarations de DSK étaient « lamentables ».

L’amie Claire Chazal

Si la presse américaine évoque avec sobriété une « interview de 20 minutes qui semblait avoir été très préparée » (Washington Post), un DSK « mal à l’aise, parfois en colère » (New York Times) qui a « refusé de renoncer à un retour à la politique » (Los Angeles Times), la presse française s’est montrée plus sévère, y compris avec Chazal. À commencer par Alain Duhamel qui, dans son édito politique ce matin sur RTL, remet en cause le bien fondé de cette interview : « Pour dire les choses carrément, on sait bien que Claire Chazal n’a pas le punch ou la verve de Jean-Michel Aphatie comme intervieweuse. Elle a choisi un registre modeste, elle l’a fait avec sobriété, avec précision, avec un professionnalisme presque excessif tant tout paraissait tellement vissé. Mais je dirais une chose très simple : c’est une amie d’Anne Sinclair et une amie d’Anne Sinclair ne devait pas interroger Dominique Strauss-Kahn ». L’avocate féministe Gisèle Halimi soulignait à son tour : « On a assisté à un entretien de connivence où les liens d’amitié entre la journaliste qui l’interrogeait et DSK sont apparus gros comme des câbles. »

Sur Twitter, le journaliste médias du Point, Emmanuel Berretta, s’est prêté au petit jeu des questions qu’auraient dû poser Claire Chazal : « Si Nafissatou Diallo était consentante, qui a fait le premier pas ? » ou encore « Avez-vous souvent rencontré des femmes de ménage de grands hôtels prêtes à des rapports avec un inconnu et gratuitement ? » Rappelons que les faits se sont déroulés en seulement 9 minutes…

(Ne pas) tourner la page

Un dernier mot sur L’Express que Dominique Strauss-Kahn a qualifié de « tabloïd » hier soir sur TF1. Son directeur de la publication Christophe Barbier a répondu en fin de matinée dans une lettre, qui sera l’édito de la prochaine édition du magazine attendu mercredi dans les kiosques. Christophe Barbier écrit : « Le vrai sujet n’est pas l’attitude de la presse, c’est la vôtre. »

On devrait encore entendre parler longtemps de cette affaire DSK, ne serait-ce parce que la plainte au civil de Nafissatou Diallo est toujours d’actualité et que ses avocats attendent de pied ferme d’interroger l’ancien directeur général du FMI (sans doute fin 2011, début 2012). Sans compter l’affaire Tristane Banon toujours pas bouclée. N’en déplaise à Ségolène Royal, il n’est pas encore temps de tourner la page…

Purepeople.com

Audrey Pulvar pulvérisée: D’après les tweets, je n’ai plus qu’à plier bagage

septembre 6, 2011

Samedi soir, le 3 septembre, tous les regards étaient tournés vers la rentrée d’Audrey Pulvar et Natacha Polony, les deux nouvelles polémistes de Laurent Ruquier dans son émission On n’est pas couché sur France 2. Les téléspectateurs n’avaient qu’une crainte : qu’elles ne soient pas à la hauteur du duo aux critiques assassines Éric Zemmour et Éric Naulleau, gentiment remerciés. Verdict : Elles ont déçu les fans inconditionnels ! Audrey Pulvar, la plus attendue au tournant car la plus « célèbre » a été victime de critiques acerbes via twitter, des critiques sur lesquelles elle revient dans Le Point.

Certes une première ne peut pas être parfaite, les plus cléments jugeront donc leurs prestations honorables, mais les téléspectateurs n’ont pas été cléments, loin de là. Audrey Pulvar, qui a regardé la télévision en direct, a été frappée par les critiques virulentes de la twittosphère. « Quand certains et certaines nous traitent de p…, là ça me fait beaucoup moins rire (…) si on devait tenir compte des tweets, je n’ai plus qu’à plier bagage », confesse une Audrey Pulvar qui semble savoir prendre du recul.

Forcément touchée par de telles critiques, il faut reconnaître qu’Audrey Pulvar et ses grosses lunettes n’ont pas vraiment brillé. Interventions peu pertinentes, et blagues ratées, on sent que la compagne d’Arnaud Montebourg cherche ses marques. Effacée face à Natacha Polony – qui certes ne fera jamais du Éric Zemmour mais défend comme son prédécesseur les valeurs françaises telles la langue française ou la république et a ainsi réussi son entrée -, Audrey Pulvar rate l’interview politique face à Martine Aubry. On notera malgré tout quelques questions critiques vis-à-vis du programme de Martine Aubry rassurant sur son intégrité journalistique dont on ne doutait pas.

Heureusement, après une interview politique ratée – elle l’avoue elle-même : « J’ai trouvé Natacha très percutante. Moi trop en retrait pendant l’interview politique » – Audrey Pulvar se détend et essaie de faire bien. Hélas, « ses blagues », elles, ne partiront pas : « désolée, je n’y peux rien, mes blagues à deux balles, ça sort tout seul. »

Avec 22,5% de part d’audience et 1,5 millions de téléspectateurs curieux ( avec un pic de 2,5 millions à 23h 15), cette nouvelle saison d’On n’est pas couché réalise un score honorable, mais doit mieux faire. Pas démontée pour autant, Audrey Pulvar va se recadrer et promet d’être plus percutante. Va-t-elle prendre des cours avec les deux Z’Eric pendant une semaine ?

Une chose est sûre : « vu son succès, je remettrai ma chemise rouge la semaine prochaine » conclut avec humour Audrey Pulvar. Espérons tout de même que la semaine prochaine, ses remarques séduiront plus que son chemiser..

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