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L’Europe reste un risque pour l’économie mondiale

septembre 17, 2014

Washington – La présidente de la banque centrale américaine (Fed) Janet Yellen a estimé mercredi que l’Europe continuait de faire peser un risque sur l’économie mondiale.

La conjoncture européenne fait partie des risques qui pèsent sur l’économie mondiale, a déclaré à la dirigeante de la Fed lors d’une conférence de presse à Washington.

Mme Yellen a plus précisément pointé le très faible niveau d’inflation et la faible croissance économique dans l’Union européenne, qui peine à se relever de la crise de la dette de 2010-2011.

Au deuxième trimestre, la zone euro a vu son produit intérieur brut (PIB) stagner après une timide avancée de 0,2% au trimestre précédent.

Afin de relancer l’activité et éloigner le spectre d’une déflation, la banque centrale européenne (BCE) a encore abaissé ses taux d’intérêt début septembre, et annoncé le lancement d’un programme de rachats de produits financiers adossés à des titres de créances (ABS).

Nous espérons bien évidemment qu’ils vont réussir à faire remonter la croissance et l’inflation, a poursuivi Mme Yellen, ajoutant cela serait une bonne chose pour l’économie mondiale et pour les Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 17 septembre 2014 21h45)

Canada: l’économie a fini l’année en force, malgré un hiver très froid (synth.)

février 28, 2014

Ottawa (awp/afp) – Contre toute attente, la croissance économique s’est accélérée au quatrième trimestre au Canada, grâce notamment aux dépenses de consommation des ménages, ce qui a porté à 2% l’augmentation du PIB en 2013, après une hausse de 1,7% en 2012.

Dans les trois derniers mois de l’année, le PIB a augmenté de 2,9% en rythme annualisé, a indiqué vendredi l’institut officiel Statistique Canada. C’est mieux que les pronostics de la banque centrale et des économistes du secteur privé qui tablaient sur une croissance de 2,5% au quatrième trimestre, après celle de 2,7% enregistrée au troisième trimestre.

La croissance économique au Canada en 2013 est cependant « demeurée en deçà du rythme moyen de 2,3% enregistré au cours des 25 dernières années », a souligné Douglas Porter, économiste en chef de la Banque de Montréal.

L’hiver très froid que connaît le Canada a notamment engourdi l’économie au mois de décembre, le PIB se contractant de 0,5%, conséquence de pluies verglaçantes qui ont paralysé pendant plus d’une semaine à Noël l’activité dans la région de Toronto, moteur économique du pays.

Le quatrième trimestre avait heureusement commencé sur une bien meilleure note, l’expansion de l’activité économique en octobre et en novembre compensant pour les déconvenues du mois de décembre.

« Dans l’ensemble, l’économie canadienne semble avoir eu beaucoup plus d’élan qu’on pouvait le penser en 2013 », a indiqué M. Porter.

Dans les trois derniers mois de l’année, l’économie canadienne a été soutenue par l’augmentation de la demande intérieure, qui a progressé de 0,3%, mais aussi par le commerce extérieur, sorti d’une longue léthargie.

Les dépenses de consommation des ménages (+0,8%) et des administrations publiques ont alimenté la demande au quatrième, tout comme les entreprises qui ont augmenté leurs stocks. Dans l’ensemble, les entreprises ont toutefois réduit les investissements dans leurs usines, ce qui augure moins bien pour la croissance en ce début d’année.

INQUIÉTUDES MALGRÉ TOUT

« Les résultats des comptes économiques sont assez bons », a aussi estimé Benoit Durocher, économiste du mouvement coopératif Desjardins à Montréal. « Cela dit, les résultats sont décevants pour certaines raisons. L’essentiel de la croissance du quatrième trimestre repose sur la consommation et les stocks ».

Or, selon lui, « une telle performance du côté de la consommation pourrait difficilement être répétée dans les trimestres à venir » compte tenu de l’endettement élevé des ménages. « En ce qui concerne les stocks, la hausse observée au quatrième trimestre est l’une des plus élevées depuis 1981. Dans ces conditions, une contribution négative des stocks est fort probable dans les trimestres à venir ».

La plupart des secteurs industriels ont accru leur production au cours des trois derniers mois de l’année, a souligné Statistique Canada. Ce fut le cas notamment pour l’extraction minière, pétrolière et gazière, tout comme du secteur manufacturier qui a enregistré une hausse après deux trimestres de croissance pratiquement nulle.

La production était également en hausse dans les transports, le secteur public, la finance, les assurances, ainsi que dans le commerce au détail et de gros.

En revanche, des baisses ont été observées dans l’industrie du bâtiment et dans l’agriculture et le bois.

Les économistes s’attendent à un début d’année 2014 plus laborieux pour l’économie canadienne, compte tenu des mauvais chiffres du mois de décembre, du temps très froid qui persiste et de la forte révision à la baisse de l’expansion aux Etats-Unis au quatrième trimestre, qui risque d’affecter le commerce canadien.

Romandie.com

Congo: nette baisse de la production pétrolière

août 12, 2013

BRAZZAVILLE – Le Congo a enregistré une baisse de la production pétrolière, sa première ressource d’exportation, au cours de ces trois dernières années – une baisse qui s’explique notamment par le vieillissement des gisements d’exploitation, a indiqué lundi le président congolais Denis Sassou Nguesso.

S’agissant du pétrole, il reste de loin la première source de la richesse nationale même si sa production enregistre une baisse notable. De plus de 114 millions de barils en 2010, elle est passée à 92 millions de barils aujourd’hui, a précisé le chef de l’Etat dans son discours sur l’état de la nation, prononcé devant l’assemblée nationale et le sénat réuni en congrès.

Denis Sassou Nguesso a insisté sur le fait que, concernant la gestion des revenus du pétrole, le Congo avait montré à la face du monde que cette dernière est totalement transparente.

C’est ainsi qu’après avoir passé au peigne fin les comptes pour les exercices 2010 et 2011, les experts internationaux ont déclaré en février de cette année que notre gestion des flux financiers du pétrole a été conforme aux normes dictées par l’ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives). Le Congo est donc de ce fait désormais pays membre conforme à l’ITIE, a-t-il précisé.

Face au vieillissement des gisements, le Congo s’est tourné vers d’autres secteurs d’activité, comme l’exploitation du bois, deuxième produit d’exportation. Il importe de retenir que depuis 2002, la croissance économique nationale n’est plus portée par le pétrole seul. Les activités économiques hors pétrole n’ont de cesse de gagner de l’importance dans la dynamisation de la croissance, a souligné le président.

Toujours au plan économique, le dirigeant congolais, qui cumule près de 30 ans au pouvoir, a affirmé que la richesse nationale a plus que triplé pendant la décennie écoulée.

Notre produit intérieur brut est ainsi passé de 2.000 milliards de FCFA (3 milliards d’euros), à prix courant, en 2002, à plus de 7.500 milliards de FCFA (plus de 10 milliards d’euros) en 2012, a encore expliqué le président congolais. De la même façon, le PIB par habitant a bondi de 886 dollars US en 2002 à plus de 3.500 dollars US en 2012, a-t-il poursuivi.

Parlant du chômage et de la pauvreté qui touchaient jusque-là une bonne partie de la population congolaise, il a affirmé que leur taux est en diminution.

La conséquence logique de la densification en cours de notre économie est la réduction sensible du chômage et le recul de la pauvreté. Selon les résultats des enquêtes de consommations auprès des ménages (ECOM) réalisées en 2005 et 2011, le taux de chômage au Congo a chuté de 19,4% à 6,9%, a indiqué Denis Sassou Nguesso.

La pauvreté, appréciée à l’aune de la détention monétaire, a reculé en passant de 50,7% de la population en 2005 à 46,5% en 2011, a-t-il dit.

La République du Congo est une ancienne colonie française riche en pétrole et qui compte 4 millions d’habitants. L’épicentre de l’activité pétrolière se situe à Pointe-Noire (Sud-Ouest). Cette activité rapporte 5 milliards d’euros par an au pays mais 70% des habitants vivent encore sous le seuil de pauvreté.

Romandie.com avec (©AFP / 12 août 2013 18h47)

Le Nigeria bientôt la première économie d’Afrique ?

mars 8, 2013

Lagos développe une île artificielle de 10 km2 pour y développer de l'immobilier haut de gamme. DR

Lagos développe une île artificielle de 10 km2 pour y développer de l’immobilier haut de gamme. DR

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique et premier producteur de pétrole du continent, pourrait doubler l’Afrique du Sud d’ici à quelques années en termes de produit intérieur brut (PIB) et ainsi devenir la première puissance économique africaine. 

« Selon nos estimations, d’ici trois à cinq ans, l’économie nigériane sera au moins aussi importante que l’économie sud-africaine », affirme Yvonne Ike, directrice de Renaissance Capital, une banque d’affaires russe spécialisée sur les pays émergents. Cette évolution doit beaucoup à un changement dans la méthode de calcul du PIB décidé par les autorités nigérianes et qui pourrait permettre au Nigeria de réduire l’écart avec l’Afrique du Sud. Ainsi, pour l’année 2011, le PIB du Nigeria se situe à 244 milliards de dollars, contre 408 milliards de dollars pour l’Afrique du Sud, si l’on prend les chiffres diffusés par la Banque mondiale.

Mais avec le nouveau calcul, prenant en compte l’évolution des prix et de la production – qui n’avaient pas été intégrée depuis plus de 20 ans -, le PIB pourrait augmenter de 40%, une « hypothèse prudente », selon Charles Robertson, économiste chez Renaissance Capital. La croissance économique nigériane étant largement supérieure à la croissance sud-africaine (pour 2012, elle est attendue à 6,6% contre 2,5%), le pays ouest-africain devrait rattraper son rival d’Afrique australe dans les années à venir, si cette tendance se poursuit.

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Des inégalités gigantesques

L’essor de l’économie nigériane s’appuie notamment sur le prix élevé du pétrole et sur le boom des secteurs de la téléphonie mobile et des services financiers. L’agriculture représente encore 40% du PIB tandis que l’État cherche à augmenter la production dans ce secteur. Mais l’économiste nigérian Bismark Rewane rappelle que le Nigeria compte 160 millions d’habitants, contre seulement 52 millions en Afrique du Sud. Il faudrait donc que le PIB nigérian soit plus de trois fois supérieur au PIB sud-africain pour que le Nigeria rattrape son rival en matière de revenu par habitant.

Actuellement, l’industrie pétrolière représente 80% des recettes du pays, une richesse qui n’a cependant pas profité au plus grand nombre. Une grande partie de la population vit avec moins de deux dollars par jour. De même, cette manne n’a pour l’instant pas encore servi à améliorer les infrastructures, dans un état calamiteux, que ce soient les routes ou les centrales électriques. Enfin, les recettes pétrolières nourrissent des détournements à grande échelle qui auraient coûté au pays, selon un officiel cité par l’hebdomadaire britannique The Economist, plus de 380 milliards de dollars depuis l’indépendance. 4 à 8 milliards de dollars seraient volés chaque année.

Selon une enquête parlementaire, l’État a perdu 6,8 milliards de dollars en trois ans.

Des responsables nigérians ont cependant pris des mesures, ces dernières années, pour lutter contre cette corruption. C’est le cas de la ministre des Finances Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne responsable de la Banque mondiale, qui se bat notamment pour assainir le programme de subventions de carburant payées par l’État nigérian pour maintenir des prix bas à la pompe pour les consommateurs. Selon une enquête parlementaire, l’État a perdu 6,8 milliards de dollars en trois ans à travers ce programme à cause de trop-perçus et d’erreurs de gestion. Le gouverneur de la banque centrale, Sanusi Lamido Sanusi, est lui aussi reconnu à l’international pour avoir opéré un grand nettoyage dans le secteur bancaire nigérian.

Splendeurs et misère de Lagos

À Lagos, un projet immobilier géant a été lancé en grande pompe en février : une île artificielle de 10 kilomètres carrés au large de la capitale, qui devrait accueillir 250. 000 habitants privilégiés, des bureaux et des centres commerciaux. Déjà surnommé le « Dubai de l’Afrique », Eko Atlantic, qui ambitionne de devenir un carrefour des affaires à l’échelle du continent, est une vitrine du potentiel nigérian.

Comme un symbole des inégalités du développement du pays, cette ville dans la ville, entièrement privée, qui aura sa propre usine d’électricité, son système d’eau potable et qui sera protégée par une société de sécurité, offrira à ses habitants ce à quoi la grande majorité des Nigérians n’a toujours pas accès.

Jeuneafrique.com avec AFP 

La France veut « participer » au développement économique du Ghana

juillet 16, 2011

La France veut « participer au développement » économique du Ghana, un modèle démocratique en Afrique qui bénéficie d’une forte croissance, a déclaré samedi le Premier ministre français François Fillon à Accra.

François Fillon, qui effectue jusqu’à dimanche une mini-tournée en Afrique de l’Ouest placée sous le signe des échanges économiques, a fait une courte étape samedi au Ghana, dont la croissance économique en 2010 (12%) a été la plus forte du continent.

Cette visite dans cette ex-colonie britannique, la première d’un haut-dirigeant français, marque la « volonté de la France de participer au développement économique du Ghana », a déclaré François Fillon lors d’une rencontre au palais présidentiel avec le chef de l’Etat John Atta Mills.

Elu démocratiquement en 2008 et candidat à sa réélection en 2012, John Atta Mills a de son côté déclaré que son pays avait « choisi la démocratie qui est le seul moyen d’atteindre la paix et le développement économique ».

Jeuneafrique.com avec AFP