Posts Tagged ‘CUBA’

Cuba aura un président de la République et un Premier ministre en octobre

juin 20, 2019
 

Cuba aura à partir d’octobre un président de la République et un Premier ministre, postes qui ont disparu depuis 1976, et la prochaine Assemblée nationale perdra plus d’un cinquième de ses députés, selon un projet de nouvelle loi électorale rendu public jeudi.

Selon ce projet de loi, qui sera voté en juillet, le président de la République, poste nouvellement créé, sera élu parmi les députés de l’Assemblée nationale pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. La création d’un poste de premier ministre est également prévue, ce dernier devant être proposé par le président de la République et approuvé par l’Assemblée nationale.

L’Assemblée nationale, jusque-là organe exécutif et législatif du pays, passera de 605 à 474 députés, tandis que le Conseil d’Etat, actuellement présidé par Miguel Diaz-Canel, principale figure du pouvoir exécutif, comptera 21 membres, contre 31 aujourd’hui. «Il faudra élire le président de la République en octobre. En juillet nous discutons de la loi, en octobre nous commençons à engager les premières étapes» de restructuration de l’appareil gouvernemental, a expliqué dans une vidéo le président de l’Assemblée nationale, Esteban Lazo.

En 1976, avec l’entrée en vigueur de sa première Constitution socialiste, Cuba avait adopté une nouvelle structure gouvernementale : les postes de président de la République et de Premier ministre avaient été supprimés ; l’Assemblée nationale était devenue la principale institution de gouvernement, se réunissant deux fois par an. Le Conseil d’Etat assumait ses compétences le reste du temps.

L’ex-dirigeant Fidel Castro (1926-2016) a ainsi été Premier ministre de 1959 à 1976, avant d’occuper le poste de président du Conseil d’Etat de 1976 à 2008. Son frère Raul Castro lui avait succédé pendant dix ans, avant que Miguel Diaz-Canel ne prenne la relève le 19 avril 2018.

L’approbation de la loi et sa publication au Journal officiel n’entraîneront toutefois pas de changement dans la composition de l’Assemblée nationale avant la fin de la législature, en 2024. «L’actuelle composition de l’Assemblée, avec 605 députés, sera maintenue jusqu’à la fin de la législature actuelle. Les changements proposés pour cet organe seront appliqués lors du nouveau mandat dans cinq ans», a expliqué Esteban Lazo, cité par le quotidien officiel Granma. Le projet de loi, dont une partie des dispositions a été prévue par la nouvelle Constitution entrée en vigueur en avril, sera examiné par les députés et discuté en réunions provinciales entre les 21 et 26 juin, et voté lors de la première session annuelle de l’Assemblée en juillet.

Les postes de présidents de l’Assemblée et du Conseil d’Etat devraient être également fusionnés.

Par 

Congo Des étudiants congolais rapatriés « manu militari » de Cuba à Brazzaville

juin 20, 2019

Une partie des 138 jeunes avait manifesté à La Havane pour obtenir le paiement de vingt-sept mois d’arriérés de bourse.

Les autorités du Congo-Brazzaville ont rapatrié, mardi, 138 étudiants originaires de ce pays et inscrits à l’université à Cuba, dont une partie avait manifesté à La Havane pour obtenir le paiement de leur bourse, a-t-on appris mercredi 19 juin de source diplomatique.

En mai, le gouvernement congolais avait précisé à l’AFP qu’une partie de ces étudiants rentreraient au pays pour « avoir réclamé violemment leur bourse d’étude » et l’autre pour avoir enregistré de « mauvais résultats scolaires ».

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Ces étudiants, dont certains « avec leurs bébés », sont partis mardi de Cuba et arrivés mercredi matin à Brazzaville, a indiqué une source diplomatique à La Havane.

Ils ont été escortés dans l’avion par cinq policiers et trois agents de sécurité, tous congolais.

« Tous les étudiants sont bien arrivés avec leurs dossiers académiques et le ministre de l’enseignement supérieur fera de son mieux pour leur réorientation », a précisé la même source, assurant qu’ils ne seraient pas sanctionnés dans leur pays.

« Succession d’échecs »

Le ministre congolais des affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, avait estimé en mai que les étudiants protestataires « avaient franchi la ligne rouge » en ayant violemment réclamé le paiement de leurs arriérés de bourse fin mars devant l’ambassade du Congo à La Havane, déclenchant l’intervention de la police cubaine. « Les autorités cubaines ne souhaitent plus les voir sur leur territoire », avait-il ajouté.

Voyages, bateaux: nouvelles sanctions américaines contre Cuba

juin 4, 2019

 

Les États-Unis ont imposé mardi de nouvelles sanctions contre Cuba en interdisant les voyages de groupes, un secteur essentiel pour l’économie cubaine et le principal moyen pour les citoyens américains de se rendre dans l’île.

Washington, qui accuse La Havane de jouer un «rôle déstabilisateur» en Amérique latine, a également interdit l’exportation de bateaux et d’avions, selon un communiqué du ministère du Trésor.

«Ces actes aideront à garder les dollars américains hors de portée de l’armée, des services de renseignement et de sécurité cubains», a expliqué dans un communiqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

Ces mesures s’attaquent au secteur du tourisme, déjà visé par de précédentes sanctions, alors que le nombre de touristes américains dans l’île a presque doublé entre janvier et avril par rapport à la même période en 2018.

En théorie, les touristes américains ont interdiction de se rendre à Cuba. Seuls sont autorisés des déplacements en relation avec la culture et l’éducation, selon des catégories spécifiques définies par Washington.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Cuba: 15.000 pommes vendues à un seul client, un super marché sanctionné

septembre 14, 2018

Un marché à La Havane, Cuba, le 13 septembre 2018 / © AFP / YAMIL LAGE

Plusieurs employés d’un supermarché cubain ont été licenciés pour avoir vendu 15.000 pommes à un seul client, dans un pays frappé régulièrement par les pénuries d’aliments.

La vente a été révélée la semaine dernière par le blog d’un journaliste cubain, qui en a été témoin dans un supermarché de La Havane. L’information n’a pas été reprise dans la presse officielle mais la sanction contre les salariés impliqués a été publiée vendredi par le journal officiel Granma.

« Organisés de façon quasi-militaire et dans l’indifférence complice des employés, un peloton de jeunes costauds a fait son apparition (…) et, en quelques minutes à peine, ils ont acheté 15.000 pommes (150 caisses de 100) », racontait le blog, tenu par le journaliste Iroel Sanchez, qui a précisé que toute cette cargaison était destinée à un seul client.

L’acheteur a payé l’équivalent de 45 centimes de dollars par pomme, selon les reçus accompagnant le texte du blog.

Dans un contexte de pénuries récurrentes de certains produits à Cuba – des fruits aux bières en passant par le lait ou le beurre – il n’est pas rare qu’un commerçant achète un gros stock de denrées pour les revendre ensuite au détail, plus chères.

« Ce n’est pas parce que c’est fréquent que cela doit nous sembler normal que des ressources soient ainsi accaparées, alors qu’il y a pénurie de produits », souligne le quotidien Granma vendredi, qui indique que huit employés du supermarché ont été licenciés.

Le magasin appartient à la corporation Cimex, de capitaux publics cubains mais soumise à la législation des activités privées.

Cuba importe la quasi-totalité des aliments consommés par ses 11 millions d’habitants, dont les pommes, selon le site officiel Cubadebate.

« Pour beaucoup, le manque d’approvisionnement des magasins et l’absence de marché de gros favorisent l’apparition de ce genre de phénomène », souligne Granma.

L’île cherche à réformer son modèle économique, d’inspiration soviétique, et s’apprête à reconnaître, dans sa nouvelle Constitution, le marché, la propriété privée et l’investissement étranger comme complément à son système d’Etat.

Et pour tenter d’améliorer l’offre en produits alimentaires, le gouvernement a récemment allongé la surface et le délai d’exploitation des terres octroyées aux agriculteurs cubains.

Romandie.com avec(©AFP / (15 septembre 2018 00h00)

Cuba: la tempête Alberto a fait sept morts et deux disparus

juin 2, 2018

/ © ACN/AFP/Archives / STR

Les fortes inondations provoquées à Cuba par la tempête subtropicale Alberto ont entraîné la mort de sept personnes et deux disparitions, a annoncé samedi la Défense civile dans un communiqué.

Toutes les victimes, mortes par noyade, sont des hommes, âgés de 26 à 77 ans, ont précisé les autorités, ajoutant que les deux disparus étaient des hommes de 18 et 51 ans.

Ces drames ont eu lieu dans les provinces de Ciego de Avila, Sancti Spiritus et Villa Clara, dans le centre de l’île, mais aussi à Matanzas et Pinar del Rio dans l’ouest, où se sont abattues de fortes pluies durant la semaine.

Le ministre de l’Intérieur, Julio César Gandarilla, avait estimé mardi que ces morts étaient « toutes imputables à de l’imprudence ».

Cette tempête subtropicale qui s’était formée vendredi dans les Caraïbes, a ouvert la saison des ouragans dans l’Atlantique avec une semaine d’avance. Plus de 40.000 personnes ont été évacuées dans les provinces de Cienfuegos, Sancti Spiritus, Villa Clara et Matanzas, selon des médias locaux, qui ont également fait état de dégâts matériels, de pertes agricoles, et de milliers d’habitations touchées.

La raffinerie de pétrole de Cienfuegos, centrale pour l’économie cubaine, a dû être fermée et des résidus de pétrole se sont deversés dans la baie. Des opérations de nettoyage ont été lancées, dont le coût devrait s’élever à un million de dollars, selon un responsable s’exprimant à la télévision locale.

Entre août et septembre 2017, les trois puissants ouragans Harvey, Irma et Maria ont tué des centaines de personnes et provoqué des milliards de dollars de dégâts dans les Caraïbes et le sud-est des Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2018 15h50)                

Cuba: les autorités inquiètes du bas niveau des étudiants congolais

mai 30, 2018
Parte hacia Haití, brigada del Contingente Internacional de Médicos Especializados en el Enfrentamiento de Desastres y Graves Epidemias “Henry Reeve”, por las graves afectaciones ocasionadas en esa nación por el huracán Matthew, está conformada por 38 profesionales con experiencia higiénico-epidemiológica, el Aeropuerto Internacional José Martí, en La Habana, el 8 de octubre de 2016. ACN FOTO/Marcelino VAZQUEZ HERNANDEZ/sdl

Les autorités cubaines ont manifesté leur inquiétude sur le niveau intellectuel des étudiants congolais admis dans leur système éducatif. Contrairement aux équato-guinéens, santoméens ou angolais, les résultats scolaires des congolais sont bas. Les propres étudiants responsabilisent leur gouvernement qui ne leur verse plus de bourse d’études depuis des mois.

Oscar Vargas Lopez, responsable au ministère de l’éducation cubaine, a affirmé être inquiet du bas niveau intellectuel des étudiants originaires du Congo Brazzaville. Cette inquiétude a été transmise aux autorités consulaires dans une note le mois passé, sans qu’une réponse explicative n’éclaircisse cette situation. Plus de 1000 étudiants congolais sont admis dans diverses universités de l’île, grâce à un accord de coopération entre les deux pays. Selon Oscar Vargas Lopez, les professeurs se plaignent du peu d’engouement montré par les congolais pendant les cours.

Du côté des étudiants, on admet les faits tout en responsabilisant le gouvernement qui ne leur verse plus la bourse d’études depuis plus d’une année. Le manque d’argent dans un pays comme Cuba ne favorise pas un climat de sérénité. Ces étudiants sont censés prendre en charge la santé des congolais dans l’avenir, à travers les douze hôpitaux en construction dans les départements du pays. Il est claire que nous sommes en face des personnes mal formées qui causeront du tort demain aux patients.

Sacer-infos.com par Stany Franck

 

Cuba: Diaz-Canel promet de poursuivre l’œuvre des Castro

avril 20, 2018

Miguel Diaz-Canel, nouveau président de Cuba, à l’Assemblée nationale, le 19 avril 2018 à La Havane / © POOL/AFP / Desmond BOYLAN

Miguel Diaz-Canel, un civil qui fêtera ses 58 ans vendredi, a pris la relève de Raul Castro comme président de Cuba, engageant ce pays dans une transition historique qui s’inscrit toutefois dans la droite ligne du régime.

Washington a réagi sans tarder en se déclarant « déçu » et en appelant La Havane à « permettre à son peuple d’avoir un choix véritable à travers des élections libres, justes et disputées ».

Désigné unique candidat mercredi, M. Diaz-Canel a été comme attendu élu jeudi par les députés pour un mandat renouvelable de cinq ans, « avec 603 voix sur 604 possibles, soit 99,83% des suffrages », a annoncé devant l’Assemblée la présidente de la Commission nationale électorale Alina Balseiro.

Face aux députés, ce dernier s’est donné pour mandat « de poursuivre la révolution cubaine dans un moment historique crucial », mais aussi les réformes économiques entamées par Raul Castro, dans le but de « perfectionner le socialisme ».

« Je viens travailler, je ne viens pas promettre », a déclaré le nouveau président avant de réaffirmer sa « fidélité au legs du commandant Fidel Castro, mais aussi à l’exemple, à la valeur et aux enseignements » de son prédécesseur.

D’ailleurs, a-t-il assuré, « Raul Castro présidera aux décisions de grande importance pour le présent et l’avenir de la Nation ».

Ce dernier, qui quitte la présidence à 86 ans après plus de six décennies de pouvoir exclusif de la fratrie Castro, a confirmé qu’il resterait secrétaire général du puissant Parti communiste de Cuba (PCC) jusqu’en 2021, quand il cèdera les rênes du parti à son successeur à la présidence.

« A partir de là je deviendrai un soldat de plus au côté du peuple défendant cette révolution », a annoncé le président sortant, qui avait auparavant vanté les mérites de son dauphin.

– Transition générationnelle –

Raul Castro l’a préparé à assumer les plus hautes fonctions, l’envoyant représenter son gouvernement à l’étranger tandis que les médias d’Etat lui accordaient de plus en plus d’espace.

Le nouveau président s’est peu à peu imposé aux côtés de Raul Castro, se donnant une image de modernité tout en demeurant économe en déclarations. Mais il peut aussi se montrer intransigeant vis-à-vis de la dissidence ou de diplomates trop enclins à critiquer le régime.

Dans son discours de jeudi, il a proposé d' »employer mieux et davantage la technologie » pour promouvoir une révolution qu’il a « juré de défendre jusqu’à son dernier souffle ».

Chargé de conduire une transition générationnelle historique, il sera le premier dirigeant cubain à n’avoir pas connu la révolution de 1959 et devra se forger une légitimité. Hasard du calendrier, il fêtera ses 58 ans vendredi.

Miguel Diaz-Canel aura pour mission de maintenir l’équilibre entre la réforme et le respect des principes essentiels du castrisme.

Il devra s’atteler à l' »actualisation » d’une économie encore étatisée à 80% et entravée depuis 1962 par l’embargo américain.

Cet embargo ne sera certainement pas levé sous le mandat du président républicain Donald Trump, qui impose depuis un an un sérieux coup de frein au rapprochement engagé fin 2014.

Dans sa première réaction jeudi, Washington s’est dit « déçu par le fait que le gouvernement cubain a choisi de réduire au silence les voix indépendantes et de maintenir son monopole répressif du pouvoir ».

« Le nouveau président cubain devrait prendre des mesures concrètes pour améliorer la vie du peuple cubain, respecter les droits de l’homme, mettre fin à la répression et permettre de plus grandes libertés politique et économique », a déclaré Heather Nauert, porte-parole du département d’Etat.

De son côté, le secrétaire-général de l’Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, a jugé « illégitime » la transition à La Havane, qualifiant le régime de « dictature ».

« La succession présidentielle à laquelle nous avons assisté à Cuba est une tentative de maintien d’un régime autocratique dynastique et familial. Cela s’appelle une dictature », a-t-il déclaré.

En revanche, les alliés traditionnels de l’île ont salué l’arrivée au pouvoir de Diaz-Canel: le président vénézuélien Nicolas Maduro a félicité « avec enthousiasme » son homologue, « fidèle représentant d’une brillante nouvelle génération, qui est né, a grandi et s’est forgé avec la Révolution cubaine ».

Le président bolivien Evo Morales a lui applaudi M. Diaz-Canel comme « la garantie de l’approfondissement de l’héritage révolutionnaire du commandant Fidel Castro, de son frère Raul et du peuple cubain », tandis que le président chinois Xi Jinping a également adressé ses félicitations.

Plus sobrement, l’Union européenne « prend note » de ce changement à la tête de l’île, avec laquelle elle a initié un rapprochement.

– Résistances attendues –

« Il est assez difficile d’évaluer la capacité de Diaz-Canel à remplir les fonctions de président (…). Il vient du système mais c’est la rigidité du système qui constitue le plus grand obstacle pour avancer », note Michael Shifter, le président du groupe de réflexion Dialogue interaméricain, à Washington.

« Il peut s’attendre à des résistances », affirme l’expert.

Les Castro ont écrit une histoire unique de coopération au sommet, parvenant à résister pendant près de 60 ans à l’adversité de la super-puissance américaine et à l’effondrement du partenaire soviétique, aux conséquences dramatiques pour l’île.

Après avoir succédé en 2006 à son frère Fidel, mort fin 2016, Raul Castro a engagé une série de réformes autrefois impensables, quoique jugées trop timides, comme l’ouverture au petit entrepreneuriat privé. Il a surtout orchestré un rapprochement spectaculaire avec les Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2018 11h11)                

Six étudiants congolais de Cuba en Espagne

avril 19, 2018

Six (6) étudiants Congolais de Brazzaville ayant fui Cuba retenus à l’aéroport de Madrid en Espagne 🇪🇸.

Six (6) étudiants d’origine Congolaise (Brazzaville) en provenance de la Havane à Cuba, et qui affirment être du Congo Brazzaville, sont retenus depuis trois jours au terminal 4 de l’aéroport de Madrid. Ces six personnes ont sollicité l’asile politique et se trouvent dans la salle de rétention de cet aéroport en attente de la réponse du ministère de l’intérieur.

Les policiers en service au terminal 4 de l’aéroport Adolf Suarez de Madrid, ont retenu six personnes originaires du Congo Brazzaville, qui n’avaient pas de passeport sur eux lors des contrôles. La police d’immigration procède souvent à des pré-contrôles au pied de l’avion, et c’est lors d’un de ces contrôles, le samedi 8 avril, sur un vol de la compagnie aérienne Iberia en provenance de la Havane, que les policiers ont remarqué la présence de six voyageurs n’ayant pas sur eux un document de voyage.

Conduits au poste de police, les six personnes ont affirmé être originaires du Congo Brazzaville et ont sollicité l’asile politique. Après quelques vérifications, les six Congolais ont été placés dans la salle de rétention en attente d’être auditionnés par les services habilités.

Le CEAR ( commission espagnole d’aide aux réfugiés) a mis à leur disposition un avocat et une traductrice d’origine de la RDC. Le mardi 10 avril, un fonctionnaire du ministère de l’intérieur s’est déplacé à l’aéroport de Madrid pour les entendre. Selon le témoignage de la traductrice, les six Congolais ont déclaré avoir quitté précipitamment Cuba où ils étudiaient pour échapper aux représailles des autorités Cubaines à cause des dénonciations sur leurs conditions de vie.

Les étudiants Congolais à Cuba étudient dans des conditions difficiles, découlant du non paiement des leur bourse d’études par le gouvernement Congolais. Depuis des semaines, ils protestent sur des réseaux sociaux pour attirer l’attention des autorités de Brazzaville, en faisant état de toutes les difficultés qu’ils rencontrent. Une situation qui aurait selon eux poussé les autorités de Brazzaville à exiger leur rapatriement auprès de celles de Cuba.

C’est pour éviter de se retrouver en prison au Congo, qu’ils ont décidé de ne pas poursuivre leur vol et solliciter l’asile politique en Espagne. Joint au téléphone par ce journal, l’avocat des six étudiants Congolais a déclaré être confiant sur une suite favorable à leur demande d’asile. « Nous avons transmis au ministère de l’intérieur des informations sur la situation politique au Congo, où des personnes sont détenues à cause de leurs opinions politiques, des informations qui jouent en faveur de nos clients » a déclaré l’avocat, qui attend une réponse avant la fin de cette semaine.

Avec Brazzanews.fr

L’assemblée cubaine réunie pour tourner la page Castro

avril 18, 2018

/ © AFP/Archives / JORGE BELTRAN

L’Assemblée nationale cubaine a ouvert mercredi une session inaugurale destinée à désigner le nouveau président de l’île, ouvrant la voie à une transition historique après six décennies de pouvoir exclusif des frères Castro.

L’identité du nouveau chef de l’exécutif doit être révélée jeudi matin, à l’issue de cette session entamée mercredi en présence de Raul Castro et de son successeur présumé, le numéro deux du régime Miguel Diaz-Canel.

Selon le programme publié par les médias officiels, les députés doivent d’abord inaugurer la nouvelle législature et désigner leurs cadres, avant d’élire dans leurs rangs les 31 membres du Conseil d’Etat, et simultanément le président de cet organe exécutif suprême, qui succédera à Raul Castro.

Ce vote doit se tenir mercredi après-midi, mais l’identité du nouveau président ne sera révélée que jeudi à partir de 9H00 locales (13H00 GMT), ont précisé les médias d’Etat.

Depuis la révolution de 1959, Cuba n’a connu qu’une seule véritable transition à sa tête. C’était en 2006, quand Fidel Castro, atteint par la maladie, passait le témoin à son frère cadet après plus de 40 ans de pouvoir sans partage.

Fidel s’est éteint fin 2016 et c’est aujourd’hui au tour de Raul, 86 ans, de céder sa place à un représentant de la nouvelle génération, qui devrait sauf surprise être le premier vice-président Miguel Diaz-Canel, un civil de 57 ans.

Numéro deux du régime depuis 2013, cet homme du système ressemblant quelque peu à l’acteur américain Richard Gere y a été préparé. Depuis plusieurs années, il représente régulièrement son gouvernement lors de missions à l’étranger et ses apparitions dans les médias sont de plus en plus fréquentes.

S’il est élu, cet ingénieur en électronique né après la révolution devra asseoir son autorité et poursuivre l’indispensable « actualisation » du modèle économique de l’île esquissée par le cadet des Castro. Des charges lourdes pour un homme au profil plutôt discret qui a gravi dans l’ombre les échelons du pouvoir cubain.

– Pression –

« Il sera intéressant d’observer si (M. Diaz-Canel) est capable de résister à la pression de cette charge », note Paul Webster Hare, professeur de relations internationales à Boston (Etats-Unis) et ex-ambassadeur britannique à Cuba.

« Fidel et Raul (…) n’ont jamais eu à justifier leurs positions. Ils avaient mené la Révolution et personne ne remettait en cause leur +droit+ d’être dirigeants. (Mais) ils n’ont pas créé de modèle démocratique permettant de conduire un changement, c’est une des principales raisons pour lesquelles Diaz-Canel fait face à une tâche ardue », poursuit-il.

Pour la première fois depuis des décennies, le président n’aura pas connu la révolution de 1959, ne portera pas l’uniforme vert olive et ne dirigera pas le Parti communiste cubain (PCC).

Mais il pourra combler ce déficit de légitimité grâce à Raul Castro, qui gardera la tête du puissant parti unique jusqu’en 2021. A ce poste, il devra mobiliser la vieille garde des « historiques », perçus pour la plupart comme rétifs aux réformes les plus ambitieuses.

Leur niveau de responsabilité de ces derniers au sein du nouveau Conseil d’Etat donnera une indication sur la volonté réformatrice du régime, et sur la marge de manoeuvre du nouveau président.

Continuité du système oblige, celui-ci n’a jamais présenté de programme, mais il devra tenir compte des « lignes directrices » (« lineamientos ») votées par le parti unique et le Parlement, qui dessinent les orientations politiques et économiques à mener d’ici 2030.

Le prochain gouvernement « va devoir rendre des comptes au peuple, le peuple participera aux décisions », avait déclaré M. Diaz-Canel au moment de voter aux dernières législatives dans sa ville de Santa Clara (centre).

De l’avis des experts, le futur président sera surtout attendu sur le terrain économique, et sur son aptitude à mener les réformes nécessaires pour redresser une économie stagnante (1,6% en 2017) et fortement dépendante des importations et de l’aide de son allié vénézuélien aujourd’hui affaibli.

Selon eux, le chantier le plus impérieux qui se présente est l’unification monétaire, mesure maintes fois ajournée qui vise à supprimer un système de dualité de monnaies nationales unique au monde, responsable depuis 1994 de distorsions dans une économie encore largement étatisée.

Romandie.com ave(©AFP / 18 avril 2018 15h36)                

Cuba: les réformes de Raul Castro, un goût d’inachevé

avril 12, 2018

Le président cubain Raul Castro (d), le premier vice-président Miguel Diaz-Canel (g), le 8 octobre 2017 à Santa Clara / © AFP/Archives / YAMIL LAGE

Depuis que Raul Castro a succédé à son frère Fidel en 2006, le visage de Cuba a commencé à se transformer à la faveur de réformes longtemps impensables dans le pays communiste.

Aujourd’hui, les Cubains peuvent voyager à l’étranger, créer leur propre entreprise et même voir flotter le drapeau des États-Unis dans les rues de La Havane. Mais l’économie de l’île tarde à décoller, demeurant suspendue à des réformes cruciales.

– Dégel des relations avec les Etats-Unis

L’événement le plus marquant de l’ère Raul a eu lieu le 17 décembre 2014 lorsqu’il annonce à la télévision un rapprochement inattendu avec l’ancien ennemi américain de la guerre froide. Le 20 juin 2015, les deux pays renouent leurs relations diplomatiques et en mars 2016, le président cubain reçoit Barack Obama à La Havane.

Le processus de normalisation est freiné depuis l’arrivée à la Maison blanche du républicain Donald Trump, défenseur d’une ligne plus dure envers Cuba.

– Voyages et migration

En 2013, Raul Castro met fin aux restrictions draconiennes qui empêchaient les Cubains de voyager à l’étranger. Ils y sont désormais autorisés pour une période allant jusqu’à deux ans, ne perdant plus leurs biens ni leurs logements tant qu’ils sont partis en toute légalité.

Cette réforme a facilité les visites et le rapatriement des Cubains émigrés. De janvier 2013 à décembre 2016, plus de 670.000 Cubains ont réalisé plus d’un million de voyages vers d’autres pays.

– Secteur privé

Avec Raul Castro, l’économie cubaine a opéré une ouverture à l’initiative privée. Aujourd’hui, Cuba compte 580.000 petits travailleurs privés, ou « cuentapropistas », soit 12% de la population active.

L’octroi de nouvelle licences pour les activités les plus rentables, comme la restauration, est suspendu depuis août 2017 dans l’attente d’une nouvelle législation.

– Achat-vente

Fin 2011, Raul Castro a autorisé les particuliers à acheter et vendre leurs logements. Puis, en 2014, le marché automobile a été libéralisé mais les clients des concessionnaires étatiques se plaignent des prix exorbitants des véhicules neufs, parfois cinq fois supérieurs à ceux pratiqués à l’étranger.

– Internet

Depuis 2013, le gouvernement a ouvert l’accès à internet et installé plusieurs centaines de zones wifi publiques à travers le pays.

Mais les Cubains n’ont toujours pas accès à la 3G et les connexions à domicile ne concernent toujours qu’une infime partie de la population, faisant du pays un des plus mauvais élèves en la matière dans le monde.

– Investissement étranger

A partir de 2014, Raul Castro a fait évoluer la loi pour encourager l’investissement étranger, et inauguré le méga-port de Mariel, à 45 kilomètres à l’est de La Havane, une zone destinée à devenir le plus grand pôle industriel de Cuba.

Mais pour l’heure, du fait de l’embargo américain et des contraintes imposées par le gouvernement cubain, la moyenne des investissements étrangers demeure bien en deçà des objectifs du gouvernement, fixés à 2,5 milliards de dollars annuels pour soutenir une croissance de 4%.

– Dette extérieure

Entre 2013 et 2016, Cuba est parvenu à renégocier sa dette extérieure publique avec tous ses créanciers, déboursant un total de 23 milliards de dollars d’arriérés et oeuvrant ainsi au rétablissement de sa crédibilité sur les marchés, ce qui doit lui permettre de capter de nouveaux financements.

– Unification monétaire

Cuba demeure en attente de la suppression de la dualité monétaire, un système unique au monde qui provoque depuis 1994 des distorsions dans l’économie.

Cette réforme aussi cruciale que complexe, mais maintes fois ajournée, vise à rompre avec la coexistence du peso cubain (CUP), utilisé pour les transactions strictement domestiques, et le peso convertible (CUC, égal au dollar américain, qui vaut entre 24 et 25 CUP) qui servait initialement à payer les produits et services importés.

– Réforme agricole

En 2008, la pays autorise les agriculteurs privés à recevoir en usufruit des terres en friche. Le secteur agricole est alors déclaré « stratégique » afin de moins dépendre des importations.

Depuis, l’Etat a distribué plus d’un million d’hectares, pratiqué le micro-crédit et facilité les conditions d’achat et de vente pour les privés, mais Cuba importe toujours 80% des aliments qu’il consomme.

Romandie.com avec(©AFP / 12 avril 2018 13h21)