Posts Tagged ‘CUBA’

Un rappeur contestataire cubain placé en détention et poursuivi

juin 3, 2021

L’artiste cubain Maykel Osorbo, co-auteur de la chanson contestataire «Patria y vida» qui détourne le slogan révolutionnaire «Patria o muerte», a été placé en détention provisoire pour résistance, outrage à la justice et agression, a confirmé jeudi à l’AFP une source proche de l’artiste.

Le rappeur de 37 ans «est à la prison de 5 y Medio, il n’a pu appeler qu’au bout de 14 jours», a déclaré Camila Lobon, une amie proche, via un message audio dans lequel elle indique que son avocat examine les accusations portées contre lui. Citant des sources du ministère de l’Intérieur, le portail officiel d’informations Cubadebate avait indiqué mercredi que le chanteur était «accusé de délits (…) auxquels il a participé le 4 avril 2021».

L’ambassade des Etats-Unis à Cuba a retweeté jeudi un message de l’administratrice de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), Samantha Power, dans lequel elle appelle à «mettre fin à cette tentative infâme de réduire au silence la liberté de pensée et de débat», et reprochait à Cuba d’«emprisonner Maykel Castillo et d’autres artistes qui osent réclamer des droits de l’homme». Le 4 avril, des habitants du quartier de San Isidro de La Havane où vit le musicien ont tenté d’empêcher la police de l’arrêter, selon ses déclarations. Sur les images diffusées en direct sur les réseaux sociaux, il apparaît dans la rue au milieu de plusieurs personnes, dont le dissident Luis manuel Otero Alcantara, chantant «Patria y vida» tout en criant des slogans anti-gouvernementaux.

Maykel Osorbo a été arrêté le 18 mai, le bureau du procureur a ordonné son placement en détention provisoire et il a été transféré le 31 mai à la prison de Pinar del Rio, à 160 km à l’ouest de La Havane, selon Cubadebate. «C’est termin黫le peuple est fatigué» clame le morceau «Patria y vida» sorti mi-février et qui appelle à une «nouvelle aube» sur l’île. La chanson, qui cumule 5,4 millions de vues sur Youtube, a suscité une vive réaction du gouvernement, qui a affirmé qu’il s’agissait d’une «campagne contre Cuba».

Par Le Figaro avec AFP

La famille Castro passe le flambeau à Cuba

avril 17, 2021

À la fin du huitième congrès du Parti communiste cubain (PCC), lundi prochain, et pour la première fois depuis 1959, Cuba n’aura plus à sa tête un Castro.

La génération historique des Castro passe le flambeau. Le secrétaire général du parti, Miguel Diaz Canel, sera le président.

© /Radio-Canada La génération historique des Castro passe le flambeau. Le secrétaire général du parti, Miguel Diaz Canel, sera le président.

La «génération historique» passe ainsi le flambeau. Le président Miguel Diaz Canel succédera à Raul Castro à titre de secrétaire général du parti.

Dans l’ombre du grand frère

Fidel Castro aura régné sans partage sur l’île communiste à compter de la révolution de 1959. Il avait cependant confié à son frère Raul la direction de l’armée, un poste clé.

Lorsqu’il tombe malade, en 2006, Fidel se retire peu à peu et cède le pouvoir à Raul, même s’il reste très présent dans les grandes affaires d’État jusqu’à sa mort, en 2016, à l’âge de 90 ans.

Raul Castro devient officiellement président en 2008 tout en étant secrétaire général du Parti communiste cubain, où réside le vrai pouvoir. Même après son arrivée officielle à la tête de l’État, il est toujours resté dans l’ombre de Fidel.

Raul Castro a été au centre du développement du tourisme à Cuba, un de ses rares succès économiques.

Fidel et Raoul Castro chantant l'Internationale socialiste.

© /Radio-Canada Fidel et Raoul Castro chantant l’Internationale socialiste.

Il cède la présidence à Miguel Diaz Canel au septième congrès du PCC en 2016, mais demeure secrétaire général.

Miguel Diaz Canel cumulera à son tour les deux postes lors de la dernière journée du congrès, lundi. Pour la première fois, Cuba sera gouverné par un civil, et les derniers membres de la génération historique du parti feront également leurs adieux.

Une situation économique catastrophique

Les Cubains ont l’impression de revivre les années noires de la «période spéciale en temps de paix» des années 1990, après la chute de l’Empire soviétique et la fin de l’aide de l’URSS.

Pénuries et files d’attente sont de nouveau à l’ordre du jour. Cette fois-ci, c’est l’aide – et surtout le pétrole – du Venezuela, pays en faillite, qui n’arrive plus. La COVID-19 a forcé la fermeture de l’île et les devises des touristes se sont taries.

Les plages sont désertées par les touristes à Cuba.

© /Radio-Canada Les plages sont désertées par les touristes à Cuba.

La détente des années de Barack Obama paraît bien loin : Donald Trump a rétabli et même renforcé les sanctions américaines que son prédécesseur avait levées. Ainsi, l’argent que les Cubains de Miami envoyaient à leurs familles sur l’île n’arrive plus.

Et malgré ses promesses, Joe Biden ne semble pas pressé de lever ces sanctions. Ce n’est pas une priorité, a-t-il fait savoir.

Des réformes difficiles

Cuba s’est résigné à lancer des réformes douloureuses et longtemps repoussées, comme l’unification des monnaies. Le CUC (Convertible Unit Currency) n’existe plus, il ne reste que le peso cubain. Au taux officiel, le dollar américain vaut 24 pesos cubains. Sur le marché noir, beaucoup plus.

La baisse du pouvoir d’achat aggrave la situation de pénurie. Le secteur privé a été ouvert à davantage de métiers et devrait déboucher sur la création de petites entreprises et l’accès à des marchés de gros.

Une rue commerçante achalandée avant la pandémie

© /Radio-Canada Une rue commerçante achalandée avant la pandémie

Petite révolution dans les campagnes : pour la première fois depuis 1963, les fermiers cubains pourront consommer et commercialiser de la viande de bœuf, qui était jusqu’ici monopole d’État, pourvu que les quotas de production soient respectés.

Les vaches étaient sacrées à Cuba et on disait même en plaisantant qu’il était moins grave d’écraser un humain qu’une vache sur les routes.

L’espoir des vaccins

La fermeture de l’île, les contrôles sanitaires stricts et les confinements ont permis à Cuba de limiter les dommages de la COVID-19.

On y recense jusqu’ici 90 000 cas et 491 décès seulement.

Un vaccin contre la COVID-19 fait à Cuba

© /Radio-Canada Un vaccin contre la COVID-19 fait à Cuba

Cuba est en train de mettre au point ses propres vaccins. Deux d’entre eux, Soberana 2 et Abdala, sont en phase 3 et ont déjà été inoculés à une partie de la population.

Ils seront fin prêts en juin et seront exportés puis offerts aux touristes, ont assuré les autorités.

Et la dissidence?

L’accès à Internet sur téléphone mobile est en train de tout changer à Cuba.

Des artistes ont formé le groupe de San Isidro et ont protesté contre le manque de liberté. Un groupe de rappeurs a composé une chanson intitulée Patria y Vida (la patrie et la vie), qui fait un malheur sur les réseaux sociaux. Elle parodie le slogan révolutionnaire cubain Patria o Muerte (la patrie ou la mort).

Les manifestations sont réprimées, mais de façon plus «légère». Elles sont considérées comme de la subversion, mais elles sont commentées et débattues dans les organes d’État, journaux et chaînes de télévision. Une première.

Jusqu’où ira la tolérance? La question est à l’ordre du jour au congrès du PCC.

Avec Radio-Canada par  Jean-Michel Leprince

Cuba autorise ses émigrés à investir dans des petits projets sur l’île

mars 10, 2021

Les émigrés cubains pourront investir dans des petits projets sur l’île, par exemple dans la culture d’oranges, de riz et d’avocats, selon le portefeuille d’opportunités dévoilé ce mercredi par les autorités locales, espérant motiver ainsi sa diaspora.

«Nous misons sur des projets de petite taille», avec des investissements «pouvant aller jusqu’à un million de dollars», dans les secteurs de l’agriculture, la pêche, la manufacture et l’industrie légère, a précisé lors d’une conférence de presse Katia Alonso, responsable des investissements étrangers au sein du ministère du Commerce extérieur. Cuba, pays de 11,2 millions d’habitants, compte 1,5 million de citoyens émigrés dans 40 pays, la majorité aux Etats-Unis. Certains d’entre eux avaient manifesté leur intérêt pour investir sur l’île, mais le montant des projets proposés par le gouvernement communiste les freinait. Ces projets plus modestes visent désormais à les convaincre, alors que Cuba traverse une profonde crise économique, avec une chute du PIB de 11% en 2020, la plus forte depuis 1993. Au total, le gouvernement propose aux investisseurs étrangers 503 projets, pour un montant total de 12,07 milliards de dollars.

Cuba peine à attirer des entreprises étrangères

Cuba a ouvert son économie aux investissements étrangers après la chute de l’Union soviétique, qui avait plongé le pays dans une grave crise économique dans les années 1990, appelée «Période spéciale». Mais le pays peine encore à attirer autant d’entreprises étrangères qu’il le souhaite, pénalisé par l’embargo américain et les lourdeurs bureaucratiques de son système encore largement dominé par l’Etat. Selon Katia Alonso, actuellement environ 280 sociétés étrangères, de 40 pays différents, opèrent à Cuba.

Par Le Figaro avec AFP

France/Coronavirus : une vingtaine de députés demandent à Philippe de solliciter «l’aide médicale» de Cuba

mars 24, 2020

Dans un courrier adressé au premier ministre, ces parlementaires de tout bord rappellent «l’expertise» de l’île «dans la gestion des crises d’épidémie sanitaire». Des médecins caribéens sont déjà arrivés lundi en Italie.

Médecins et infirmiers cubains en Italie.
Médecins et infirmiers cubains en Italie. AFP

Dans un courrier envoyé samedi, que Le Figaro a pu consulter, une vingtaine de députés de tout bord s’adressent solennellement au premier ministre Édouard Philippe. Les signataires – qui font très largement partie du groupe d’amitié France-Cuba à l’Assemblée nationale – réclament «l’aide médicale» des Cubains pour faire face à la crise du coronavirus en France.

«Effectivement, Cuba a développé une expertise rare dans la gestion des crises d’épidémies sanitaires sur tous les continents. Cuba dispose de moyens humains experts prêts à partir», souligne François-Michel Lambert, député ex-LREM et président du groupe d’amitié entre les deux pays. Certains médecins caribéens étaient en effet déjà sur le terrain lors de la crise liée à Ebola en Afrique en 2013, et lors du choléra en Haïti au début des années 2010.

«Le gouvernement de Cuba se déclare prêt»

Par ailleurs, les députés rappellent que l’Italie a déjà fait une démarche dans ce sens et qu’une «cinquantaine de médecins cubains sont ainsi déployés depuis hier (lundi) en Italie du Nord», et notamment en Lombardie, soit la région la plus touchée du voisin transalpin. «Le gouvernement de Cuba se déclare prêt à envoyer une brigade médicale (en Franc) pour renforcer nos effectifs, notamment dans nos régions les plus affectées», assurent les signataires.

«Nous vous enjoignons de solliciter sans délai le gouvernement cubain pour disposer de ces moyens supplémentaires dans le cadre d’une collaboration internationale pour faire face à l’urgence», réclament-ils enfin. Ce recours à l’aide médicale cubaine sur le Vieux Continent démontre, selon Jean-Luc Mélenchon, la faiblesse de l’Union européenne pour faire face à cette crise. «Ne trouvez-vous pas incroyable que ce soit Cuba qui vienne en aide à l’Italie plutôt que la France?», a interrogé ce mardi matin le chef de La France Insoumise sur France Info.

Avec Le Figaro par Pierre Lepelletier

Coronavirus à la vice-présidence américaine et à Cuba

mars 20, 2020

Un collaborateur du vice-président américain positif au coronavirus

Un collaborateur du vice-président des Etats-Unis Mike Pence a été testé positif au coronavirus, a indiqué vendredi une porte-parole du numéro deux de l’Etat américain, précisant que ni ce dernier, ni le président Donald Trump n’avaient été en «contact étroit» avec cette personne. «Nous avons été avertis ce soir qu’un membre de l’équipe du vice-président avait été testé positif au coronavirus», a fait savoir dans un communiqué la porte-parole, Katie Miller.

Mike Pence a été désigné par Donald Trump à la tête de la «task force» chargée de lutter contre la propagation de la pandémie aux Etats-Unis.

Coronavirus : Cuba ferme ses frontières

Cuba a annoncé vendredi la fermeture de ses frontières aux non-résidents en raison de la pandémie de coronavirus, après avoir tenté ces derniers jours de préserver au maximum son activité touristique, moteur de l’île.

«Nous allons réguler l’entrée aux frontières du pays, en n’autorisant que l’entrée des résidents à Cuba», a annoncé à la télévision le président Miguel Diaz-Canel, après avoir fait état d’un nouveau bilan de la maladie sur l’île, avec 21 cas dont un décès, celui d’un touriste italien.

Par Le Figaro avec AFP

La Bolivie «suspend» ses relations diplomatiques avec Cuba

janvier 24, 2020

La présidente bolivienne par intérim Jeanine Añez.

La présidente bolivienne par intérim Jeanine Añez. AFP 

Le gouvernement bolivien a annoncé vendredi avoir «suspendu» ses relations diplomatiques avec Cuba, après des déclarations du chef de la diplomatie cubaine sur la présidente par intérim Jeanine Añez jugées «inadmissibles» par La Paz.

«Le ministère des Affaires étrangères (…) annonce avoir pris la décision de suspendre les relations diplomatiques avec la République de Cuba à compter de ce jour», a déclaré en conférence de presse le ministre de la Présidence, Yerko Nuñez, qui assume les fonctions de ministre des Affaires étrangères en l’absence dans son pays de la cheffe de la diplomatie, Karen Longaric.

Selon M. Nuñez, la décision a été prise en réaction aux «récentes et inadmissibles déclarations du ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez (…) et à l’hostilité permanente et aux griefs constants de Cuba contre le gouvernement constitutionnel bolivien et son processus démocratique».

Bruno Rodriguez a notamment évoqué mercredi sur Twitter à propos de Mme Añez «les vulgaires mensonges d’une putschiste autoproclamée».

Le ministre cubain faisait allusion à des déclarations de la présidente bolivienne par intérim sur le programme d’envoi de médecins cubains à l’étranger, auquel le gouvernement intérimaire bolivien a récemment mis fin.

«La suspension était fondamentalement»

Le vice-ministre bolivien des Affaires étrangères, Eduardo Zannier, a par ailleurs précisé au cours de la conférence de presse que «la suspension était fondamentalement très similaire à la rupture de relations» diplomatiques.

Jeanine Añez, une sénatrice de droite, a alors accédé à la présidence par intérim le 12 novembre en tant que deuxième vice-présidente du Sénat, les occupants des fonctions supérieures à la sienne prévues par la Constitution pour remplacer le président ayant également démissionné.

En signe de rupture avec la politique étrangère d’Evo Morales, la nouvelle présidente avait alors annoncé la rupture des relations diplomatiques avec le gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro, un autre allié de l’ancien chef d’Etat, et la reconnaissance de l’opposant Juan Guaido au poste de président par intérim à Cacaras.

Par Le Figaro avec AFP

Bolivie: rapatriement de 226 coopérants cubains après le changement de pouvoir

novembre 16, 2019

 

Un avion a décollé samedi de la Bolivie pour Cuba avec à son bord 226 médecins cubains rapatriés sur décision des autorités de La Havane, hostiles au gouvernement intérimaire bolivien, a annoncé un responsable local d’Interpol. «Il y a 226 citoyens cubains» à bord de l’avion de Cubana de Aviacion qui a décollé de l’aéroport de Santa Cruz, a déclaré à des médias locaux le colonel Rolando Millares, chef d’Interpol pour cette région du centre de la Bolivie. «Ils sont tous médecins et ils rentrent chez eux.»

Ce contingent fait partie des 725 citoyens cubains qui remplissent des tâches de coopération dans différents secteurs et que Cuba a décidé de rapatrier à la demande des nouvelles autorités boliviennes. La Havane a par ailleurs dénoncé vendredi l’arrestation de six Cubains en Bolivie, accusés de manière «calomnieuse» de financer les manifestations contre le nouveau gouvernement par intérim de Jeanine Añez. Ces six ressortissants sont membres de la brigade médicale cubaine, engagés par le gouvernement bolivien pour participer aux services de santé locaux.

La première décision de politique étrangère de Mme Añez, une sénatrice de droite de 52 ans, a été de reconnaître jeudi le dirigeant de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido en tant que président par intérim du Venezuela, faisant volte-face par rapport à l’alliance entre Evo Morales et le président socialiste Nicolas Maduro. Cuba et le Venezuela étaient jusqu’ici les principaux alliés régionaux d’Evo Morales, qui a démissionné dimanche, lâché par l’armée. Il a depuis trouvé asile politique au Mexique.

L’envoi par Cuba de médecins à l’étranger est une tradition de longue date, mais aussi sa principale source de revenus, devant le tourisme et les envois d’argent par les Cubains émigrés à leurs familles.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Cuba aura un président de la République et un Premier ministre en octobre

juin 20, 2019
 

Cuba aura à partir d’octobre un président de la République et un Premier ministre, postes qui ont disparu depuis 1976, et la prochaine Assemblée nationale perdra plus d’un cinquième de ses députés, selon un projet de nouvelle loi électorale rendu public jeudi.

Selon ce projet de loi, qui sera voté en juillet, le président de la République, poste nouvellement créé, sera élu parmi les députés de l’Assemblée nationale pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. La création d’un poste de premier ministre est également prévue, ce dernier devant être proposé par le président de la République et approuvé par l’Assemblée nationale.

L’Assemblée nationale, jusque-là organe exécutif et législatif du pays, passera de 605 à 474 députés, tandis que le Conseil d’Etat, actuellement présidé par Miguel Diaz-Canel, principale figure du pouvoir exécutif, comptera 21 membres, contre 31 aujourd’hui. «Il faudra élire le président de la République en octobre. En juillet nous discutons de la loi, en octobre nous commençons à engager les premières étapes» de restructuration de l’appareil gouvernemental, a expliqué dans une vidéo le président de l’Assemblée nationale, Esteban Lazo.

En 1976, avec l’entrée en vigueur de sa première Constitution socialiste, Cuba avait adopté une nouvelle structure gouvernementale : les postes de président de la République et de Premier ministre avaient été supprimés ; l’Assemblée nationale était devenue la principale institution de gouvernement, se réunissant deux fois par an. Le Conseil d’Etat assumait ses compétences le reste du temps.

L’ex-dirigeant Fidel Castro (1926-2016) a ainsi été Premier ministre de 1959 à 1976, avant d’occuper le poste de président du Conseil d’Etat de 1976 à 2008. Son frère Raul Castro lui avait succédé pendant dix ans, avant que Miguel Diaz-Canel ne prenne la relève le 19 avril 2018.

L’approbation de la loi et sa publication au Journal officiel n’entraîneront toutefois pas de changement dans la composition de l’Assemblée nationale avant la fin de la législature, en 2024. «L’actuelle composition de l’Assemblée, avec 605 députés, sera maintenue jusqu’à la fin de la législature actuelle. Les changements proposés pour cet organe seront appliqués lors du nouveau mandat dans cinq ans», a expliqué Esteban Lazo, cité par le quotidien officiel Granma. Le projet de loi, dont une partie des dispositions a été prévue par la nouvelle Constitution entrée en vigueur en avril, sera examiné par les députés et discuté en réunions provinciales entre les 21 et 26 juin, et voté lors de la première session annuelle de l’Assemblée en juillet.

Les postes de présidents de l’Assemblée et du Conseil d’Etat devraient être également fusionnés.

Par 

Congo Des étudiants congolais rapatriés « manu militari » de Cuba à Brazzaville

juin 20, 2019

Une partie des 138 jeunes avait manifesté à La Havane pour obtenir le paiement de vingt-sept mois d’arriérés de bourse.

Les autorités du Congo-Brazzaville ont rapatrié, mardi, 138 étudiants originaires de ce pays et inscrits à l’université à Cuba, dont une partie avait manifesté à La Havane pour obtenir le paiement de leur bourse, a-t-on appris mercredi 19 juin de source diplomatique.

En mai, le gouvernement congolais avait précisé à l’AFP qu’une partie de ces étudiants rentreraient au pays pour « avoir réclamé violemment leur bourse d’étude » et l’autre pour avoir enregistré de « mauvais résultats scolaires ».

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Ces étudiants, dont certains « avec leurs bébés », sont partis mardi de Cuba et arrivés mercredi matin à Brazzaville, a indiqué une source diplomatique à La Havane.

Ils ont été escortés dans l’avion par cinq policiers et trois agents de sécurité, tous congolais.

« Tous les étudiants sont bien arrivés avec leurs dossiers académiques et le ministre de l’enseignement supérieur fera de son mieux pour leur réorientation », a précisé la même source, assurant qu’ils ne seraient pas sanctionnés dans leur pays.

« Succession d’échecs »

Le ministre congolais des affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, avait estimé en mai que les étudiants protestataires « avaient franchi la ligne rouge » en ayant violemment réclamé le paiement de leurs arriérés de bourse fin mars devant l’ambassade du Congo à La Havane, déclenchant l’intervention de la police cubaine. « Les autorités cubaines ne souhaitent plus les voir sur leur territoire », avait-il ajouté.

Voyages, bateaux: nouvelles sanctions américaines contre Cuba

juin 4, 2019

 

Les États-Unis ont imposé mardi de nouvelles sanctions contre Cuba en interdisant les voyages de groupes, un secteur essentiel pour l’économie cubaine et le principal moyen pour les citoyens américains de se rendre dans l’île.

Washington, qui accuse La Havane de jouer un «rôle déstabilisateur» en Amérique latine, a également interdit l’exportation de bateaux et d’avions, selon un communiqué du ministère du Trésor.

«Ces actes aideront à garder les dollars américains hors de portée de l’armée, des services de renseignement et de sécurité cubains», a expliqué dans un communiqué le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.

Ces mesures s’attaquent au secteur du tourisme, déjà visé par de précédentes sanctions, alors que le nombre de touristes américains dans l’île a presque doublé entre janvier et avril par rapport à la même période en 2018.

En théorie, les touristes américains ont interdiction de se rendre à Cuba. Seuls sont autorisés des déplacements en relation avec la culture et l’éducation, selon des catégories spécifiques définies par Washington.

Par Le Figaro.fr avec AFP