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Canada-Québec: Cinq spectacles annulés par Culture Trois-Rivières en raison de la pénurie de main-d’œuvre

mai 31, 2022
Marie-Mai sur scène.

Le spectacle de Marie-Mai prévu le 11juin à la salle J.-Antonio-Thompson est notamment annulé. Photo : Courtoisie / Francos de Montréal – Frédérique Ménard-Aubin

Culture Trois-Rivières vient d’annuler cinq de ses spectacles prévus en mai et juin par manque de personnel. « C’est par bienveillance pour nos équipes qui sont déjà surchargées et épuisées que nous prenons cette décision », mentionne Mélanie Brisebois, directrice des arts de la scène pour Culture Trois-Rivières.

Le spectacle de Marie-Mai prévu le 11 juin à la salle J.-Antonio-Thompson est notamment annulé.

Je suis tellement déçue, j’avais hâte de venir jouer chez vous et de retrouver l’énergie qu’on vous connaît. Chaque show qu’on a fait sur place a toujours été mémorable, a écrit l’artiste sur son compte Instagram.

Une des deux représentations de la pièce de théâtre de Robert Lepage, La face cachée de la lune, sera également annulée soit celle du 24 juin. Finalement les spectacles de P-A Méthot (28-29 mai) et de Billy Tellier (21 mai) ont déjà été annulés.

Le manque de main-d’œuvre se faisait déjà sentir avant la pandémie, mais les nombreux arrêts des salles de spectacle ont accentué le problème. Plusieurs techniciens ont quitté le domaine et ces gens spécialisés en son ou en éclairage ne sont plus disponibles.Les bancs de la salle J.-Antonio-Thompson à Trois-Rivières.

La salle J.-Antonio-Thompson (Archives) Photo: Radio-Canada

En plus de ses équipes permanentes, Culture Trois-Rivières dit avoir régulièrement besoin de main-d’œuvre supplémentaire pour tenir ses spectacles, parfois jusqu’à 10 employés de plus par représentation. Il est donc difficile de trouver ces ressources spécialisées dans le contexte actuel. L’organisation espère pouvoir favoriser la formation et le partage d’employés avec d’autres diffuseurs pour éviter l’annulation d’autres spectacles.

Des conséquences sur la prochaine saison

La pénurie de personnel qualifié pour opérer des salles de spectacle aura certainement des répercussions pour les prochaines saisons de diffusion chez Culture Trois-Rivières. L’équipe dit travailler à construire une programmation qui offrira des semaines équilibrées pour le personnel.

Le problème ne touche pas seulement Culture Trois-Rivières, selon Mélanie Brisebois : c’est à la grandeur du Québec que cette pénurie de ressources techniques se fait sentir et elle semble malheureusement s’installer pour plusieurs années.

Avec Radio-Canada par Anne-Marie Lemay

Vandalisme : une œuvre de Culture Trois-Rivières retirée au centre-ville

juin 10, 2021

 La création de l'Ontarien Brandon Vickerd a été endommagée dans les derniers jours, ce qui force Culture Trois-Rivières à la retirer de la rue des Forges.

© Culture Trois-Rivières/Courtoisie 

La création de l’Ontarien Brandon Vickerd a été endommagée dans les derniers jours, ce qui force Culture Trois-Rivières à la retirer de la rue des Forges.

Une œuvre, installée par Culture Trois-Rivières au centre-ville depuis le 5 juin, a dû être retirée à la suite d’actes de vandalisme répétés.

L’œuvre Alouette, qui prend la forme d’une automobile sur laquelle un engin aérospatial a atterri, a été conçue par l’artiste ontarien Brandon Vickerd. Depuis la semaine dernière, elle prenait place sur la rue des Forges dans le cadre de leur parcours Passages insolites–En tournée à Trois-Rivières.

Graffitis, pièces du véhicule volées, fenêtres brisées et pare-brise fracassé par une chaise, la création de Brandon Vickerd a été la cible d’actes de vandalisme, ce qui force l’organisme trifluvien à le retirer de l’espace public.

Des comportements jugés « inacceptables » par Culture Trois-Rivières.

« On est déçu, très déçu. […] On trouve ça extrêmement déplorable et la seule qu’on se dit, c’est qu’heureusement, ce sont des cas très isolés. Ça arrive très rarement qu’on a des cas de vandalisme comme ça sur des œuvres d’art publiques », a admis la directrice générale de Culture Trois-Rivières Nancy Kukovica.

Cependant, la situation ne compromet pas la suite de l’exposition, assure Mme Kukovica. Au contraire, plusieurs options sont étudiées avec l’artiste pour permettre à l’œuvre d’être exposée à nouveau, comme celle de présenter seulement l’engin aérospatial sans le véhicule.

« Ça ne nous empêchera pas de continuer à faire ce qui doit être fait. C’est-à-dire, pour nous, ça fait partie de notre mission que de rendre l’art accessible », a ajouté Mme Kukovica.

En ce moment, même si l’exposition se poursuit et que l’organisme estime l’événement comme étant un cas isolé, une plainte a tout de même été déposée aux autorités policières de Trois-Rivières, selon la directrice générale.

Avec Jérémie Camirand

Culture Trois-Rivières et Culture Mauricie officialisent une entente de collaboration

mai 12, 2021

Culture Trois-Rivières et Culture Mauricie officialisent une entente de collaboration

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Culture Trois-Rivières et Culture Mauricie ont choisi d’unir leurs forces afin d’être encore plus efficaces devant les défis qui ont été exacerbés, notamment, par la pandémie. C’est par le biais d’une entente d’une durée de trois ans que les deux organismes souhaitent optimiser le rayonnement de leurs actions, soit de soutenir le développement culturel et de favoriser la cohésion.

Ce n’est pas d’hier que les deux organismes collaborent, mais l’encadrement de cette relation permet de la rendre encore plus productive. «On a senti le besoin de formaliser cette collaboration et de la rendre opérationnelle en se donnant des obligations de se rencontrer», soulignait Éric Lord, directeur général de Culture Mauricie, lors de l’annonce qui a été faite à l’occasion d’une conférence de presse virtuelle.

Parmi les avantages qui bénéficieront aux acteurs culturels de la région, il y a, tout d’abord, la formation dont la première sera organisée le 14 mai et qui traitera de la médiation culturelle comme outil d’intervention sociale. «Déjà on voit les bénéfices de cette collaboration puisque ce sera l’une des grosses formations de l’année pour Culture Mauricie. Généralement, les formations rejoignent 5 à 10 personnes donc, avec plus de 20 personnes inscrites, c’est déjà une grosse formation», précise-t-il en ajoutant que des démarches sont présentement en cours pour quatre formations gratuites pour le milieu culturel dans la prochaine année.

«Cette entente vient nous donner un cadre d’assise pour aller plus loin que le ponctuel. Toutes les opportunités qu’on peut saisir on les saisit. Ça nous donne un erre d’aller de planification à moyen et long terme», renchérit Nancy Kukovica, directrice générale de Culture Trois-Rivières. Le deuxième volet touchera la mutualisation de ressources notamment pour la comptabilité et la communication. «On veut aider les organismes à bien identifier les besoins et aider au maillage. Si on prend l’exemple de la comptabilité, on peut avoir un organisme qui a besoin d’une journée par semaine et d’autres organismes qui ont besoin d’une ou deux journées par semaine et ça nous permet d’avoir quelque chose qui est plus attractif pour aller chercher une ressource. On veut être facilitateur et aider nos organismes avec des actions concrètes», expose la directrice.

Le troisième volet touchera la commercialisation et la découvrabilité et se matérialisera avec une plateforme qui regroupera l’ensemble de l’offre culturelle et du contenu original sous forme de blogue, entre autres.

Pour terminer, un dernier élément se retrouve dans cette entente et prendra la forme de rencontre de concertation aux 5 à 6 semaines avec les équipes de direction, mais également d’une grande rencontre annuelle avec les deux équipes. «La pandémie a accéléré la fréquence des rencontres et le besoin de mettre en commun l’identification des enjeux afin de voir comment on pouvait mettre nos énergies ensemble au bénéfice du milieu. De cette collaboration plus rapprochée, il est devenu une évidence qu’on devrait avoir des rencontres plus formelles», précise Mme Kukovica.

«Si on ne se donne pas ses obligations, on a tôt fait de s’oublier les uns les autres même si on est dans le même secteur d’activité et en grande partie sur le même territoire», conclut M. Lord.

Avec Kim Alarie – Le Nouvelliste