Posts Tagged ‘Curiosité’

Dernier regard sur mon corps

septembre 23, 2021

Mon corps inerte amas de glace

Sur lequel ont poussé des ronces

Devenu objet de curiosité amis

Sujet de dispute de mes ennemis

Mon corps source de convoitise

Allongé dans l’institut de la bêtise

Hante, dérange et ronge la conscience

De tous ceux qui manquent de sagesse

Mon corps controverse honteuse

D’une mort à la semence douteuse

Attend la juste décision de vérité

Sous l’œil vigilant des éprouvés

Bernard NKOUNKOU BOUESSO

Ce cimetière pour chiens qui étonne les Camerounais

juin 30, 2011

Une curiosité bien française semble émouvoir les Camerounais, qui s’imaginent difficilement un tel phénomène sous leurs latitudes. C’est le cimetière pour chiens et autres animaux domestiques d’Asnières, situé dans la banlieue ouest de Paris, en France. L’étonnement est tel que le quotidien camerounais Le Jour a dépêché une journaliste sur place pour un reportage.

Après quelques rappels historiques sur ce cimetière animalier créé il y a plus d’un siècle par une journaliste française, Marguerite Durand, et un publiciste, Georges Harmois, le quotidien basé à Yaoundé se demande comment ce cimetière, le premier du genre en Europe, a pu devenir une référence en la matière:

«Il n’existait alors, à Paris, aucun moyen pratique pour se débarrasser d’un animal mort. Beaucoup les jetaient dans la Seine ou dans les fossés de fortifications de la ville, ce qui provoquait des odeurs pestilentielles», explique au journal un employé de la mairie d’Asnières.

L’envoyée spéciale du Jour semble même s’étonner de ce que ce site, devenu monument historique en 1987, soit ouvert pour des visites au public contre la somme de 3,50 euros (2.200 francs CFA) par adulte, afin «d’admirer les sépultures». Une somme qui semble surprendre, puisque des millions de Camerounais vivent avec bien moins de 454 francs CFA (0,7 euro) par jour.

Mais il n’y a pas que le prix des visites qui attire l’attention de la journaliste:

«Les tarifs ne sont pas toujours bon marché. Ils varient en fonction de la taille de la tombe et de la durée de la concession, pouvant aller de 75.000 francs CFA (116 euros) pour un an renouvelable, jusqu’à 2.536.300 francs CFA (3.902 euros) pour 20 ans renouvelables», écrit-elle.

Si dans la plupart des villes camerounaises et même dans les campagnes les familles possèdent un animal domestique, elles sont loin d’entretenir un rapport aussi intime que celui des gens qui viennent enterrer leurs chiens au cimetière d’Asnières. Sur les tombes, on peut lire «des messages aussi poignants qu’insolites». Parmi les petites perles récoltées par la reporter du Jour:

«Sophie mon bébé, nous avons eu 17 ans d’amour. Tes petites sœurs et toi, avez remplacé l’enfant que je n’ai jamais eu. Je t’aime à jamais.Ta petite mère.»

Ou encore: «White, nous n’irons plus au bois où tu courais joyeux. Je te dépose là, mon amour merveilleux.»

Mais aussi: «Mon cher petit Faust, mon joli mouton bien aimé, tu étais trop bon et trop intelligent pour vivre.»

Car dans ce cimetière animalier d’Asnières, d’une superficie de 9.800 mètres carrés, sont aussi enterrés des chevaux (comme celui de la fondatrice du cimetière), des chats, mais aussi des hamsters, des souris, des oiseaux, des lapins, des tortues, des singes ou des poules.

SlateAfrique avec Le Jour

Humour : La dame à la boite de lait

octobre 3, 2010

Une dame souffrant de toux grasse monte dans un autocar avec un sachet bleu, à portée de la main.

Un passager assis, à ses cotés, s’aperçoit que la dame effectue durant le trajet, un mouvement incessant, – exécuté discrètement dans sa boite de lait Nestlé aux oiseaux. Elle y enferme ses crachats feignant de faire croire qu’elle boit du lait.

N’ayant pas payé son billet, en montant, la dame va se déplacer pour s’acquitter de son obligation consistant à payer son ticket de transport; le bon monsieur pendant que la dame se rend auprès du contrôleur, par un geste rapide, saisit la boite et boit d’un trait le contenu qui lui procure un goût désagréable. Sentant avoir ingurgité un mauvais liquide, il place subitement sa main gauche à sa bouche.

La dame à son retour, pour reprendre sa place et avant de s’asseoir, constate que sa boite est renversée dans le sachet alors qu’elle ne l’était pas auparavant. Le monsieur regarde la femme avec un air furieux, le visage, sans expression, sa main condamnée à tenir en respect sa bouche. Dès que la femme finit par s’asseoir; le monsieur se lève précipitamment pour demander au chauffeur d’immobiliser l’autocar afin qu’il descende un instant.

Franchissant le pas de la portière, il vomit d’un trait désespéré le contenu de sa bouche. Il y introduit pour plus de sûreté son index au fond de la bouche pour sortir efficacement le mauvais liquide. Des cris forts de crachats éclatent comme une crevaison de pneu. Spectacle ahurissant et drôle pour les autres passagers. Un autre monsieur, assis juste à coté, dans la rangée parallèle, informe le monde des curieux du bus, l’avoir vu boire intelligemment – d’un trait avide – dans la boite de la dame.

En remontant dans l’autobus, tous ses yeux sont rouges, le nez en buée de morve, les regards des autres passagers accrochés sur lui pendant que ses pas longent, sans force, le plancher avant de regagner sa place.

D’un air confus à la mine défaite, au visage de papier mâché, la bonne dame, propriétaire de la boite lui demande l’objet de son malaise.

Pris dans un rictus de colère, le monsieur lui pousse un cri de mécontentement : c’est à cause de toi que j’ai failli mourir.

– La femme rétorque : que t’ai-je fait?

– Le monsieur répond : tu ne sais pas ce que tu as fait ? Et il ajoute : ta boite-la !

– Et la bonne dame de répondre : qu’est-ce que tu es allé chercher dans ma boite?

– Ça t’apprendra avec ta curiosité insatiable de regarder dans les affaires des femmes.

Bernard NKOUNKOU