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Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa succède à Jacob Zuma à la tête de l’ANC

décembre 18, 2017

Cyril Ramaphosa, lors du congrès de l’ANC, vient d’être élu à la tête du parti, où il succède à Jacob Zuma. © Themba Hadebe/AP/SIPA

 

 

Sur les 4 776 délégués appelés à désigner le nouveau président de l’ANC, 4 708 ont déposé un bulletin dans l’urne. Très exactement 2 440 ont donné leur voix à Cyril Ramaphosa, contre 2 261 pour sa rivale Nkosazana Dlamini-Zuma. Dans l’immense enceinte du centre d’exposition de Nasrec, où près de 3 000 journalistes avaient été accrédités (un record !), des chants et des danses ont accueilli l’annonce de la victoire à 51,8 % des suffrages de l’actuel vice-président de l’Afrique du Sud.

Candidat de l’ANC pour 2019

Sept candidats étaient en lice pour succéder à Jacob Zuma à la tête de l’ANC. Mais une seule faisait figure de challengeuse sérieuse : Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne présidente de l’Union africaine (UA) et ex-épouse de Jacob Zuma, qui s’appuyait sur l’appareil du parti.

Avec cette victoire, Cyril Ramaphosa devient automatiquement le candidat du parti aux élections générales prévues en 2019. Une manière de clore définitivement l’ère très controversée de Jacob Zuma, avec son lot d’accusations de corruption et une crise économique sans fin, le pouvoir d’achat des Sud-Africains étant en baisse depuis 2014.

Ancien protégé de Mandela

Ancien protégé de Nelson Mandela, qui en avait même fait son favori pour lui succéder, Cyril Ramaphosa s’était reconverti dans les affaires après la chute du régime de l’apartheid.

Après plus de vingt ans d’absence de la vie politique, il est finalement sorti de sa retraite en 2012, avec sa nomination à la vice-présidence. Profitant de l’affaiblissement de Jacob Zuma, alors encerclé par les affaires, il s’est peu à peu affirmé sur la scène nationale avec pour credo de mettre un terme à la corruption. Une volonté qui lui a attiré les faveurs des milieux d’affaires, écœurés par la gabegie au sommet de l’État.

Jeuneafrique.com

Afrique du Sud : le vice-président Cyril Ramaphosa visé par des révélations sur sa vie privée

septembre 4, 2017

Cyril Ramaphosa à Pretoria le 5 août 2016. © AP/Sipa/Herman Verwey

En pleine campagne pour remporter la présidence de l’ANC en décembre prochain, le vice-président sud-africain Cyril Ramaphosa fait face à des révélations sur sa vie privée dans la presse.

D’après les échanges de mails révélés par le Sunday Times Independent, un hebdomadaire sud-africain, le vice-président Cyril Ramaphosa entretiendrait à grand frais au moins huit maîtresses, dont certaines seraient encore étudiantes. Entre autres petits cadeaux coûteux, il aurait par exemple payé des frais d’université à l’une d’entre elles.

Averti des futures révélations du journal, Cyril Ramaphosa a tenté samedi soir d’empêcher leur publication auprès de la Haute Cour de Johannesburg, en arguant qu’elles menaçaient sa vie privée et sa réputation. Il a finalement été débouté par le juge, qui a autorisé la mise sous presse dans la soirée.

La chasse aux « sugar daddies »

Pour Cyril Ramaphosa, ces révélations s’avèrent doublement gênantes, après sa violente campagne en 2016 contre les « sugar daddies » – ces hommes d’un certain âge couvrant de cadeaux de très jeunes femmes pour s’attirer leurs faveurs sexuelles. Surtout, elles interviennent à trois mois seulement des élections pour la présidence de l’ANC, en vue des élections générales de 2019.

Sur sa page Facebook, le vice-président s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer une opération destinée « à discréditer sa personne ». « [Les femmes en question] font partie d’un groupe de 54 étudiants – hommes et femmes – à qui ma femme et moi apportons une assistance financière chaque mois depuis plusieurs années », s’est-il défendu.

« Il apparaît que cette opération a eu accès à des ressources à l’intérieur des services de renseignements, qui peuvent intercepter des communications et pirater des mails privés », a-t-il par ailleurs écrit, soulignant la responsabilité d’adversaires soucieux de promouvoir leur propre agenda politique.

Jeuneafrique.com

Nelson Mandela dans un état critique

juin 23, 2013

JOHANNESBURG – Les nouvelles de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, hospitalisé depuis seize jours pour une infection pulmonaire à l’âge de 94 ans, n’ont jamais été aussi mauvaises, la présidence sud-africaine estimant désormais critique l’état de santé du héro national.

L’état de l’ancien président Nelson Mandela, qui est toujours à l’hôpital à Pretoria, est devenu critique, a écrit la présidence, appelant la nation et le monde à prier pour lui.

Le président Jacob Zuma, le vice-président de l’ANC –le parti au pouvoir– Cyril Ramaphosa et Graça Machel, l’épouse de M. Mandela, se sont rencontrés à l’hôpital dimanche soir pour discuter de la situation.

Les médecins font tout leur possible pour que son état s’améliore et font en sorte que Madiba soit bien traité et qu’il soit bien. Il est entre de bonnes mains, a déclaré M. Zuma, utilisant son nom de clan adopté affectueusement par de nombreux Sud-Africains.

La Maison Blanche a déclaré dimanche que ses pensées et ses prières vont vers Nelson Mandela après avoir appris que l’ancien leader sud-africain était dans un état critique, alors que le président Obama prépare une tournée en Afrique notamment en Afrique du Sud.

Brisant une semaine de silence, la présidence avait dit samedi qu’il était dans un état sérieux mais stable, après que la chaine de télévision américaine CBS a rapporté que la situation était sans doute beaucoup plus grave que ne le laissaient entendre les rares communiqués officiels.

Les dernières nouvelles données par M. Zuma, qui remontaient au 16 juin, faisaient état de progrès.

Selon CBS, qui répète que Nelson Mandela a dû être réanimé à son arrivée à l’hôpital, son foie et ses reins ne fonctionneraient qu’à 50%, il ne réagit plus et n’a pas ouvert les yeux depuis des jours.

Mais sur CNN, la fille aînée de l’ex-président Makaziwe Mandela a démenti les déclarations de CBS en affirmant qu’il ouvre les yeux.

La présidence a en outre répété dimanche que la panne de l’ambulance qui conduisait le héros de la lutte anti-apartheid à l’hôpital, aux premières heures du 8 juin, le laissant pendant quarante minutes au bord de l’autoroute, n’avait pas aggravé son état.

Alors que le pays s’était beaucoup inquiété dans les jours qui ont suivi cette dernière hospitalisation, résigné à sa mort prochaine, un certain optimiste était revenu la semaine dernière après que M. Zuma eut indiqué qu’il allait mieux.

Et la quasi totalité des envoyés spéciaux dépêchés par les médias du monde entier sont rentrés chez eux, alors qu’on commençait même à évoquer une sortie de l’hôpital.

L’ex-président Thabo Mbeki, proche des Mandela, avait encore dit jeudi soir que son illustre prédécesseur n’allait pas mourir demain. Nous devons vraiment avoir confiance: nous l’avons encore avec nous, et il va rester avec nous, avait-il ajouté dans une interview.

Nelson Mandela doit fêter ses 95 ans le 18 juillet, une journée désormais reconnue par l’ONU pendant laquelle les citoyens du monde sont appelés à faire une bonne action en son honneur.

Toute l’Afrique du Sud le sait désormais très affaibli et les dernières images diffusées fin avril, lors d’une visite de responsables de l’ANC à son domicile de Johannesburg, le montraient l’air complètement absent.

Il a été hospitalisé quatre fois depuis décembre, à chaque fois pour des récidives d’infections pulmonaires.

Ses problèmes pulmonaires à répétition sont probablement liées aux séquelles d’une tuberculose contractée pendant son séjour sur l’île-prison de Robben Island, au large du Cap, où il a passé dix-huit de ses vingt-sept années de détention dans les geôles du régime raciste de l’apartheid.

Libéré en 1990, il a reçu en 1993 le prix Nobel de la paix pour avoir su mener à bien les négociations en vue d’installer une démocratie multiraciale en Afrique du Sud, conjointement avec le dernier président du régime de l’apartheid, Frederik de Klerk.

Mandela a été de 1994 à 1999 le premier président noir de son pays, un dirigeant de consensus qui a su gagner le coeur de la minorité blanche dont il avait combattu la mainmise sur le pouvoir.

Il n’est plus apparu en public depuis la finale de la Coupe du monde de football, en juillet 2010 à Johannesburg.

Romandie.com avec (©AFP / 24 juin 2013 04h42)