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Centrafrique: nouvelle arrestation d’un colonel voyou de la Séléka

octobre 11, 2013

Le « colonel » Mahamat Amine, de la coalition rebelle Séléka désormais dissoute, a été arrêté avec six de ses hommes à Damara à 75 km au nord de Bangui, où ils semaient la terreur depuis plusieurs mois, a annoncé vendredi à l’AFP le ministre de la Justice Arsène Sendé.

Mercredi, « sept criminels avec à leur tête un soi-disant colonel nommé Mahamat Amine, sorti des buissons de Damara, ont été appréhendés par nos éléments des forces de défense et de sécurité », a expliqué le ministre.

« Ce faux colonel qui s’est installé dans la ville de Damara régnant en roitelet, semait la terreur dans la ville de Damara et ses environs et a fait fuir toute la population », a-t-il ajouté.

Toujours selon le ministre, les combattants ont été conduits à Bangui où ils ont été mis à la disposition du parquet de Bangui.

C’est la deuxième arrestation d’un chef de guerre voyou se réclamant de la Séléka. Mercredi, le « colonel » Abdallah, qui régnait lui aussi sur la ville de Bangassou (est) a été arrêté par un contingent de « Séléka intégrés », membres des nouvelles forces armées centrafricaines – puis transféré à Bangui avec ses quatre « adjoints ».

« Le procureur de la République et la Section des recherches et investigations (SRI de la gendarmerie) sont à pied d’oeuvre pour mettre tout en oeuvre afin que ces criminels puissent être jugés dans un bref délai », a précisé le ministre Arsène Sendé.

Depuis la prise du pouvoir par l’ex-coalition Séléka en mars, les anciens rebelles sèment le chaos en Centrafrique, se livrant à d’incessants pillages et exactions sur la population.

Le président de la transition centrafricain, Michel Djotodia, après avoir dissout la Séléka qui l’avait porté au pouvoir, tente désormais de rétablir son autorité face à la montée en puissance des chefs de guerre locaux.

Mais si un calme relatif est revenu à Bangui, le pouvoir ne dispose quasiment d’aucun contrôle sur les combattants de l’ex-Séléka à l’intérieur du pays.

Jeuneafrique.com

Centrafrique: Nous sommes aux portes de Bangui, affirme un chef rebelle

mars 22, 2013

LIBREVILLE – Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka, qui ont annoncé vouloir prendre la capitale, sont aux portes de Bangui et affirment n’avoir devant eux que la barrière des soldats sud-africains, a affirmé à l’AFP à Libreville un des chefs militaires de la rébellion, le colonel Djouma Narkoyo.

Nous sommes aux portes de Bangui. Je ne peux pas vous dire où, c’est un secret militaire de même que nos effectifs, mais Damara (75 km de Bangui, dernier verrou) est derrière nous. La dernière barrière, ce sont les Sud-Africains, a déclaré M. Narkoyo, joint au téléphone depuis Libreville.

Interrogé sur le moment où ils comptaient attaquer, le colonel Narkoyo a répondu: C’est le programme de Dieu. On est en progression.

Il a précisé que les rebelles n’avaient pas rencontré de résistance des Forces armées centrafricaines (FACA): Ils sont démoralisés. Les FACA ne peuvent plus combattre pour (le président François) Bozizé.

Ce chef rebelle a fait état d’une attaque par un hélicoptère sud-africain. Il a survolé notre position, ils nous ont tiré dessus mais il n’y a pas eu de victimes. Cette attaque n’a pas été confirmée de source indépendante.

Selon une source de l’opposition centrafricaine en France et aéroportuaire à Bangui, le président Bozizé a effectué un voyage éclair en Afrique du sud dans la journée.

Les rebelles, dont l’ultimatum au président Bozizé avait pris fin mercredi, demandaient notamment le respect des accords de paix de Libreville, le départ des troupes sud-africaines du pays et l’intégration des combattants Séléka dans l’armée. Ils ont lancé leur offensive vers midi, forçant le barrage tenu par la Force multinationale des Etats d’Afrique centrale (Fomac).

Ce barrage, à Damara, était considéré par les Etats d’Afrique centrale comme la ligne rouge à ne pas franchir par les rebelles.

Parallèlement à l’offensive sur Bangui, la rébellion a mené vendredi une attaque sur Bossangoa, importante ville de 40.000 habitants dans le nord-ouest du pays, qu’elle affirme avoir prise. Selon une source militaire centrafricaine, les combats se poursuivaient vendredi.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mars 2013 19h32)

Centrafrique : les rebelles prennent Sibut, 160 km au nord de Bangui

décembre 29, 2012

La ville de Sibut, située à 130 km au nord de Bangui, est tombée aux mains des rebelles de la coaltion Séléka, samedi 29 décembre, a déclaré une source militaire centrafricaine. L’information a été confirmée par la rébellion.

La rébellion centrafricaine de la coalition Séléka a pris la ville de Sibut située à 130 km au nord de la capitale Bangui, samedi 29 décembre. « Les rebelles sont entrés dans Sibut. Il n’y a pas eu de combats, les Forces armées centrafricaines (FACA) stationnées là ainsi que les troupes tchadiennes ayant quitté la ville hier soir (vendredi) pour se positionner à Damara (75 km de Bangui) », a déclaré à l’AFP une source militaire centrafricaine.

Une partie (150 hommes) du contingent tchadien envoyé le 18 décembre par le président Idriss Déby Into était basée à Sibut. Le reste étant stationné à Bossangoa. Selon des habitants en provenance de Sibut vers Bangui, une soixantaine de véhicules de troupes tchadiennes et centrafricaines ont été aperçus dans la soirée de vendredi en train de converger vers Damara.

Quid des négociations ?

Joint par Jeune Afrique, une source au sein de la rébellion a confirmé l’information. « Cela ne remet pas en cause notre volonté de négocier », a précisé la source. « Nous avons seulement répondu à la provocation des FACA ».

Vendredi matin, l’armée centrafricaine avait lancé une contre-offensive pour reprendre aux rebelles la ville stratégique de Bambari (centre), proche de Sibut (Voir carte). « Des éléments des Forces armées centrafricaines ont attaqué Bambari pour essayer de la reprendre. Les combats ont été particulièrement violents. On ne sait pas encore qui contrôle la ville », avait indiqué une source sécuritaire centrafricaine sans plus de précisions.

Jeuneafrique.com avec AFP