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Danemark: le patron de la 1ère banque emporté par un scandale de blanchiment d’argent

septembre 19, 2018

Le patron de la première banque danoise, Danske Bank, Thomas Borgen, à Copenhague le 16 novembre 2017 / © Ritzau Scanpix/AFP/Archives / Anne BAEK

Le patron de la première banque danoise, Danske Bank, a annoncé mercredi sa démission, emporté par un scandale de blanchiment en Estonie entre 2007 et 2015 dont l’ampleur exacte reste à déterminer mais qui pourrait se chiffrer en dizaines de milliards d’euros.

« Il est évident que Danske Bank n’a pas été à la hauteur de ses responsabilités dans le cas du possible blanchiment d’argent en Estonie », a indiqué le directeur général Thomas Borgen dans un communiqué de presse alors que la banque présentait mercredi les résultats de son enquête interne.

Même si cette enquête, réalisée par un cabinet indépendant, « conclut que j’ai respecté mes obligations légales, je crois qu’il est mieux pour toutes les parties que je démissionne », ajoute M. Borgen, âgé de 54 ans et en poste depuis 2013.

Cette enquête, réalisée par un cabinet indépendant, a porté sur des flux de 1.500 milliards de couronnes danoises, soit plus de 200 milliards d’euros, ayant transité par une filiale de la banque en Estonie. A titre de comparaison, le Produit intérieur brut de l’Estonie se montait en 2017 à 23 milliards d’euros.

Sur cette somme totale de quelque 200 milliards d’euros, Danske Bank n’est pas « capable de fournir une estimation précise du montant des transactions suspectes », selon un communiqué.

– Des milliards d’euros –

Début septembre, le quotidien américain Wall Street Journal avait évoqué une somme de 150 milliards de dollars (129 milliards d’euros) provenant « d’entreprises ayant des liens avec la Russie et l’ex-Union soviétique » ayant transité par la filiale estonienne durant la période.

Un chiffre de 8,3 milliards de dollars de capitaux blanchis avait été avancé lors de l’ouverture en août d’une enquête par le parquet financier danois.

Le quotidien danois Berlingske, qui avait évoqué en 2017 des sommes d’environ 3,9 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros), avait alors plus que doublé le chiffre après avoir consulté les relevés bancaires de vingt sociétés ayant eu des comptes dans cette filiale entre 2007 et 2015. Des relevés liés à une affaire plus ancienne révélée par l’avocat russe Sergueï Magnitsky, décédé en 2009 après un an de détention en Russie.

Danske Bank a également annoncé mercredi le versement de l’équivalent de 200 millions d’euros à une fondation indépendante qui sera créée pour soutenir les initiatives visant à combattre la criminalité financière internationale, y compris le blanchiment d’argent, « également au Danemark et en Estonie ».

Cette somme sera comptabilisée au troisième trimestre, ce qui oblige la banque à revoir à la baisse ses prévisions de bénéfice pour 2018.

L’action Danske Bank a décroché à la Bourse de Copenhague, perdant 8,29% à 160,40 couronnes à 9H55 GMT.

« Nous n’avons rien appris sur l’étendue du problème de blanchiment. Cela signifie que l’incertitude peut durer. La peur de fortes amendes est toujours là », a analysé Mikkel Emil Jensen de Sydbank pour l’agence locale Ritzau Finans.

Selon des informations du Wall Street Journal, Danske Bank, qui n’opère pas aux Etats-Unis mais possède des obligations en dollars, est aussi dans le collimateur du gendarme financier américain.

La banque danoise n’est pas le seul établissement financier soupçonné de blanchiment: de grandes banques européennes comme BNP Paribas et Deutsche Bank ont été condamnées à ce titre.

Début septembre, la banque néerlandaise ING a payé la somme de 775 millions d’euros dans un accord conclu avec les autorités suite à une enquête concernant du blanchiment d’argent aux Pays-Bas entre 2010 et 2016.

Romandie.com avec(©AFP / (19 septembre 2018 12h42)

Le Danemark interdit le voile intégral dans l’espace public

mai 31, 2018

Stockholm – Le parlement danois a adopté jeudi une loi interdisant le port du voile intégral islamique (burqa ou niqab) dans l’espace public, suivant ainsi d’autres pays européens comme la France ou la Belgique.

« Toute personne qui, dans des lieux publics, porte un vêtement qui lui cache le visage est passible d’amende », dispose le texte qui a été adopté par 75 voix contre 30.

Le projet de loi, porté par le gouvernement de centre-droit, avait aussi les faveurs des deux premières forces politiques au Parlement: les sociaux-démocrates et le Parti populaire danois (populiste, anti-immigration).

A partir du 1er août, date d’entrée en vigueur de la nouvelle législation, toute infraction à l’interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics sera sanctionnée d’une amende de 1.000 couronnes danoises (134 euros). Si les infractions sont répétées, l’amende pourra s’élever à 10.000 couronnes.

« Si certaines restrictions spécifiques au port du voile intégral peuvent être légitimes pour des raisons de sécurité publique, cette interdiction n’est ni nécessaire ni proportionnée et viole les droits à la liberté d’expression et de religion », a réagi Amnesty International dans un communiqué.

L’interdiction vise également d’autres accessoires qui dissimulent le visage comme les cagoules ou les fausses barbes.

Aucun document officiel ne fait état du nombre de femmes portant le niqab ou la burqa au Danemark.

« Je ne pense pas qu’il y en ait beaucoup (…). Mais si c’est le cas, vous devez être puni d’une amende », avait déclaré le ministre de la Justice Søren Pape Poulsen à des journalistes, selon l’agence de presse Ritzau.

Le port du voile intégral islamique est interdit ou limité dans plusieurs pays européens.

La France a été le premier pays d’Europe à interdire le voile intégral dans l’espace public, avec une loi « interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public » promulguée en octobre 2010 et appliquée depuis avril 2011.

Validée par la Cour européenne des droits de l’Homme en 2014, elle prévoit pour les infractions jusqu’à 150 euros d’amende. En cinq ans, plus de 1.600 verbalisations ont eu lieu.

En juillet, la Cour européenne des droits de l’homme a validé son interdiction dans l’espace public en Belgique. Le port du voile islamique intégral est également banni en Autriche depuis octobre.

Les députés allemands ont eux adopté le 27 avril 2017 une loi interdisant partiellement le port du voile intégral dans certains contextes, obligeant notamment les agents publics à avoir le visage totalement découvert dans le cadre de leurs fonctions et les personnes dont le visage est dissimulé à se découvrir en cas de vérification d’identité. Le Bundesrat, la chambre haute, a approuvé à son tour le texte le 12 mai.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2018 11h51)                                                        

Affaire Skripal: Danemark, Pays-Bas et Finlande expulsent des diplomates russes

mars 26, 2018

Copenhague – Le Danemark, les Pays-Bas et la Finlande ont annoncé lundi l’expulsion de cinq diplomates russes au total après l’empoisonnement au gaz innervant d’un ex-agent russe et de sa fille en Grande-Bretagne dont ils accusent Moscou.

Le Danemark et les Pays-Bas ont chacun annoncé l’expulsion de deux diplomates vers Moscou, la Finlande d’un diplomate russe en poste à Helsinki.

« Notre solidarité envers la Grande-Bretagne est univoque », a indiqué lors d’une conférence de presse Anders Samuelsen, ministre des Affaires étrangères du pays nordique, le seul de la région membre à la fois de l’Union européenne et de l’Otan.

Le ministre n’a précisé ni la fonction ni l’identité des deux diplomates visés mais a souligné qu’ils disposaient d’une semaine pour quitter le territoire danois.

« Il est très probable que la Russie soit responsable » de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal. « Il n’y a pas d’autre explication plausible », a ajouté le ministre, exhortant la Russie à « changer de trajectoire ».

De son côté, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a fait savoir sur son compte Twitter que le gouvernement néerlandais avait « décidé, en étroite concertation avec d’autres pays, que deux collaborateurs des services du renseignement russes n’étaient plus les bienvenus dans notre pays ».

« Ils ont deux semaines pour quitter les Pays-Bas », a-t-il ajouté.

Grand-Duché russe jusqu’à la révolution bolchevique en 1917, la Finlande a également annoncé lundi l’expulsion d’un diplomate russe après l’empoisonnement M. Skripal, acte qualifié par Helsinki de « menace grave contre la sécurité de toute l’Europe ».

Douze autres pays de l’UE ont décidé, en solidarité avec Londres, le renvoi de diplomates russes. Au même moment, les États-Unis ont annoncé l’expulsion de 60 « espions » russes.

Romandie.com avec (©AFP / 26 mars 2018 14h16)                                            

A son procès, le Danois Peter Madsen nie le meurtre de la journaliste Kim Wall

mars 8, 2018

Croquis d’audience, réalisé par Anne Gyrite Schuett, du Danois Peter Madsen (g), accusé du meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, et du procureur Jakob Buch-Jepsen (debout, le 8 mars 2018 au tribunal de Copenhague / © Ritzau SCANPIX/AFP / Anne Gyrite SCHUETT

« Je plaide non-coupable »: le Danois Peter Madsen a nié avoir tué à bord de son sous-marin la journaliste suédoise Kim Wall en août 2017, au premier jour de son procès retentissant jeudi à Copenhague où l’accusation a dressé le portrait d’un « pervers polymorphe » adepte de vidéos de décapitation.

Le procès a débuté à 09H30 (08H30 GMT) au tribunal de Copenhague, en présence de proches de la victime, dont ses parents, et de nombreux journalistes danois et étrangers.

Lunettes de vue à monture noire, t-shirt sombre, Peter Madsen a pris place dans une salle d’audience exiguë au côté de son conseil, Betina Hald Engmark.

Après l’exposé des faits par le procureur Jakob Buch-Jepsen, dont l’avocate a dénoncé le « manque de preuves », Peter Madsen a pris la parole, maintenant sa ligne de défense selon laquelle Kim Wall est morte accidentellement le 10 août 2017 à bord du Nautilus, le sous-marin artisanal construit par le Danois sur lequel elle avait embarqué quelques heures plus tôt pour l’interviewer.

« Je maintiens que je n’ai pas tué Kim Wall intentionnellement », a-t-il déclaré d’une voix assurée. Il a expliqué avoir changé de versions à plusieurs reprises pour « épargner » aux proches de la jeune femme les circonstances « terribles » de sa mort, qu’il continue de dire accidentelles sans les préciser.

L’homme paraît souvent irrité, apostrophe le procureur par son prénom, s’attarde dans de longues digressions.

Le procureur avait auparavant fait lecture de l’acte d’accusation et présenté les pièces matérielles à charge: le corps décapité, mutilé, démembré et lesté de pièces de métal de Kim Wall retrouvé après sa disparition en plusieurs endroits dans la baie de Køge séparant le Danemark de la Suède, son sang dans le sous-marin et sur le nez de Peter Madsen, la scie à bois retrouvée elle aussi en mer et qui aurait servi à découper le cadavre.

– ‘Je suis encore vivante’ –

L’avocate de la défense lui a répondu en ironisant sur les « défaillances » de l’accusation.

« Si ces déclarations telles que présentées par le procureur peuvent être prouvées, ce serait très incriminant pour mon client, mais il n’y a pas assez de preuves » du meurtre, moins encore de la préméditation, a-t-elle déclaré au tribunal.

Le parquet danois va requérir la prison à vie à l’issue du procès qui doit se terminer le 25 avril. Peter Madsen, 47 ans, également poursuivi pour atteinte à l’intégrité d’un cadavre et agression sexuelle, reconnaît avoir découpé le corps et l’avoir jeté à la mer, mais nie le reste en bloc.

Les derniers échanges de SMS entre Kim Wall et son petit ami, resté à terre fêter avec des amis le proche départ du couple qui avait décidé de s’installer en Chine, ont été projetés sur grand écran.

« Je suis encore vivante », plaisante-t-elle à 20h15 le soir du 10 août. « Mais nous allons plonger maintenant. Je t’aime ». Et puis elle envoie un dernier message une minute plus tard: « Il a même amené du café et des petits gâteaux ».

L’autopsie n’a pas permis de déterminer les causes de la mort de Kim Wall, dont le petit ami avait déclaré la disparition dans la nuit du 10 au 11 août.

Peter Madsen, secouru le 11 par un plaisancier avant le naufrage de son bâtiment, est soupçonné de l’avoir sabordé.

– Vidéos de décapitation –

L’accusation soutient que M. Madsen a torturé et tué la journaliste afin de satisfaire un fantasme sexuel, ce qu’il nie. Aucun mobile n’apparaît cependant clairement.

L’analyse psychologique de Madsen, citée jeudi par le procureur, le décrit comme « très peu fiable, pervers polymorphe et sexuellement déviant ».

« Il a des traits narcissiques et psychopathiques, il manipule avec un manque d’empathie et de remords », a ajouté Jakob Buch-Jepsen.

Des témoins, dont plusieurs ex-liaisons, décrivent un homme nourrissant de multiples perversions sexuelles, adepte de scénarios sado-masochistes, pratiquant des simulacres d’étranglement.

L’étude du disque dur saisi dans son atelier – il nie qu’il s’agisse du sien – a révélé des vidéos de femmes – apparemment réelles selon l’accusation – violées, assassinées, brûlées.

Les enquêteurs n’ont jamais retrouvé les téléphones de Kim Wall, ni de Madsen, mais ils sont parvenus à retracer certaines recherches effectuées par le suspect.

Dans la matinée du 10 août, quelques heures avant le drame, Madsen a fait des recherches sur des décapitations de femmes. Le 26 juillet, il a également recherché des « décapitations de femmes » et a regardé des vidéos.

Pourquoi, lui a demandé le procureur.

« Ce n’est pas sexuel. Je regarde ces vidéos pour pleurer et éprouver des émotions », a répondu Peter Madsen.

Romandie.com avec (©AFP / 08 mars 2018 14h46)                

Des funérailles dans la plus stricte intimité pour le prince Henrik de Danemark

février 20, 2018

La famille royale du Danemark regarde des soldats emportant le cercueil du prince Henrik après ses funérailles chapelle du palais royal de Christiansborg le 20 février 2018. Photo Scanpix / © Scanpix/AFP / Liselotte Sabroe

Une soixantaine d’invités se sont réunis mardi autour de la famille royale du Danemark pour rendre un dernier hommage au prince Henrik, époux d’origine française de la reine Margrethe, décédé le 13 février à l’âge de 83 ans.

A 10H00 GMT, la reine Margrethe, ses deux fils Frederik, 49 ans, et Joachim, 48 ans et leurs familles ont foulé le parvis de chapelle du palais royal de Christiansborg, où se sont déroulées les obsèques du prince.

Selon ses vœux, les funérailles se sont déroulées dans l’intimité; seuls le personnel de la Cour et des représentants officiels étaient rassemblés autour des proches du prince, venus du Danemark et de France.

Comme pour faire l’ultime lien entre les deux pays, le confesseur de la famille royale qui a officié lors de la cérémonie a jeté sur le cercueil de la terre venue de la propriété vinicole de Cayx (ou Caïx) dans le Lot où le prince Henrik était très impliqué, ainsi que celle venue du palais de Marselisborg d’Aarhus, un des palais royaux danois.

Des centaines de Danois ont également tenu à être présents devant le palais royal de Christiansborg, pour rendre un dernier hommage au prince.

L’une d’elles, Elisabeth Larsen, qui avait rencontré le prince lors d’une visite en 2012, se souvient d’un homme « amusant et festif et pas très royal », a-t-elle raconté à l’agence Ritzau.

Il avait publiquement fait savoir l’an dernier qu’il refusait d’être inhumé avec sa femme dans la nécropole royale de la cathédrale de Roskilde, comme le sont traditionnellement les couples royaux.

N’ayant pas obtenu le titre et la fonction qu’il convoitait, il arguait qu’il n’était pas l’égal de sa femme dans la vie et ne souhaitait pas l’être dans la mort.

Atteint de démence, Henrik de Danemark avait été hospitalisé fin janvier pour une infection pulmonaire.

Le prince va être incinéré conformément à sa volonté. La moitié de ses cendres sera dispersée en mer, l’autre inhumée dans une urne sur le domaine du château de Fredensborg, à une quarantaine de kilomètres au nord de Copenhague.

Romandie.com avec(©AFP / 20 février 2018 15h41)                

Le prince consort Henrik de Danemark, atteint de démence, de nouveau hospitalisé

janvier 28, 2018

Le prince consort Henrik de Danemark (G), époux d’origine française de la reine Margrethe II (D), le 12 janvier 2012 à Copenhague / © SCANPIX DENMARK/AFP/Archives / MADS NISSENON

Souffrant de démence, le prince consort Henrik de Danemark, époux d’origine française de la reine Margrethe II, a été de nouveau hospitalisé à Copenhague à son retour d’un séjour en Egypte, a annoncé dimanche le palais.

Agé de 83 ans, le prince « a été admis ce soir au Rigshospitalet de Copenhague », indique un communiqué.

« Le prince se trouvait depuis début janvier en Egypte où il a été hospitalisé il y a quelques jours. Son altesse royale est maintenant rentrée pour subir des examens complémentaires », précise-t-on, sans plus d’informations sur son état de santé.

La maison royale danoise avait annoncé en décembre que le prince souffrait de « démence », dont la maladie d’Alzheimer est une forme fréquente. Le diagnostic précis n’avait pas été révélé mais il « implique une dégradation des fonctions cognitives », avait simplement indiqué le palais.

Né Henri Marie Jean André de Laborde de Monpezat le 11 juin 1934 à Talence, près de Bordeaux (sud-ouest de la France), le comte a épousé en juin 1967 l’héritière du trône danois, Margrethe, couronnée en janvier 1972.

Henrik, qui a pris sa retraite en janvier 2016, n’a jamais obtenu le titre de roi dans son pays d’adoption et en concevait un dépit dont il ne faisait pas mystère.

Il avait ainsi publiquement fait savoir l’an dernier qu’il refusait d’être inhumé avec sa femme dans la nécropole royale de la cathédrale de Roskilde, comme le sont traditionnellement les couples royaux.

N’ayant pas obtenu le titre et la fonction qu’il convoitait, il arguait qu’il n’était pas l’égal de sa femme dans la vie et ne le souhaitait pas être dans la mort.

Henrik et Margrethe ont deux enfants, le prince héritier Frederik, 49 ans et le prince Joachim, 48 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 28 janvier 2018 22h05)                

Le Danemark accuse des Russes d’avoir piraté les mails d’un ministère

avril 24, 2017

Le ministre danois Claus Hjort Frederiksen, ici à Copenhague le 10 juin 2011, dénonce l' »attitude très agressive » de la Russie après la publication d’un rapport faisant état de piratage de courriels par un groupe de hackers russes / © SCANPIX DENMARK/AFP/Archives / MARIE HALD

Le ministre danois de la Défence a dénoncé l' »attitude très agressive » de la Russie après la publication dimanche soir d’un rapport faisant état de piratage de courriels par un groupe de hackers russes accusés d’ingérence dans l’élection présidentielle américaine.

« Cela participe d’une guerre continue dans ce domaine (…), où nous assistons à une attitude très agressive de la Russie », a déclaré à l’agence de presse Ritzau le ministre de la Défense, Claus Hjort Frederiksen.

Selon le rapport du Centre pour la cybersécurité, un groupe de hackers russes pro-Kremlin a réussi à s’introduire dans la messagerie électronique de fonctionnaires du ministère de la Défense en 2015 et 2016.

« Les emails piratés ne contiennent pas de secrets militaires, mais c’est évidemment grave », a avancé le ministre.

APT28, le groupe accusé dans le rapport, est lié au gouvernement russe et a été nommé par le FBI et les services de sécurité intérieure américains comme étant derrière « des cyberactivités nuisibles » contre des sites gouvernementaux américains.

Au Danemark, le Centre pour la cybersécurité avait relevé au début de l’année que « la menace de cyberespionnage contre les autorités et les entreprises danoises » était « très élevée ».

Romandie.com avec(©AFP / 24 avril 2017 11h22)

Le Danemark va extrader la fille de la « Raspoutine » sud-coréenne

mars 17, 2017

Copenhague – Les autorités judiciaires danoises ont annoncé vendredi avoir décidé d’extrader la fille de l’ancienne confidente de la présidente sud-coréennee, au centre d’un gigantesque scandale de corruption qui a provoqué la destitution de Park Geun Hye à Séoul.

Chung Yoo-Ra, 20 ans, fille de Choi Soon-Sil, l’ancienne confidente de la présidente sud-coréenne, est également impliquée dans le scandale et Séoul réclamait son extradition.

Sa mère a été surnomée « Raspoutine » par les médias sud-coréens et est soupçonnée d’avoir profité de ses relations pour extorquer des millions de dollars aux conglomérats du pays.

La jeune fille a été incarcérée au Danemark début janvier, initialement jusqu’au 30 janvier, pour un visa expiré. Le parquet de Séoul avait délivré un mandat d’arrêt à son encontre.

« Après avoir examiné la demande d’extradition de la Corée du Sud, nous estimons que toutes les conditions sont réunies pour l’extradition », a déclaré dans un communiqué Mohammad Ahsan, directeur adjoint du bureau du procureur.

Chung Yoo-Ra, qui a protesté de son innocence, a décidé de faire appel, a annoncé son avocat Peter Martin Blinknberg à l’agence Ritzau. Elle a trois jours pour le faire devant les tribunaux danois.

Selon des médias, Chung Yoo-Ra, passionnée d’équitation, a acheté dans le passé des chevaux entraînés au Danemark. Après son arrestation, elle avait expliqué à la police se trouver au Danemark en raison de ses activités dans le sport.

Dans une des ramifications du scandale à tiroirs qui a secoué la Corée du Sud, Mme Choi est accusée d’avoir utilisé ses relations pour faire admettre sa fille dans une grande université du pays aux dépens d’autres candidats plus qualifiés.

Mme Choi est elle-même jugée pour s’être servie de sa relation avec Mme Park afin de contraindre divers conglomérats à verser près de 70 millions de dollars à des fondations douteuses.

L’ex-présidente était accusée de complicité et d’avoir laissé son amie se mêler des affaires de l’Etat.

Romandie.com (©AFP / 17 mars 2017 13h20)                   

Le Danemark demande au Premier ministre turc de reporter sa visite prévue fin mars

mars 12, 2017

Stockholm – Le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen a « proposé » dimanche à son homologue turc Binali Yildirim de reporter une visite au Danemark prévue fin mars en raison de « l’escalade » entre Ankara et les Pays-Bas.

« Une telle visite ne pourrait se tenir en faisant abstraction des attaques actuelles de la Turquie contre les Pays-Bas. J’ai donc proposé à mon collègue turc de reporter notre rencontre », a écrit le chef du gouvernement danois dans un communiqué.

« En temps normal, ce serait un plaisir d’accueillir le Premier ministre Turc Yildirim avec lequel j’ai eu un dialogue franc et constructif le 10 décembre à Ankara », a-t-il ajouté.

M. Rasmussen a souligné que le Danemark « voyait avec une vive préoccupation l’évolution de la Turquie, où les principes démocratiques sont sous forte pression ».

Une visite du Premier ministre turc pourrait être perçue comme la manifestation « d’une vision plus complaisante » du Danemark quant à l’évolution politique en Turquie, « ce qui est loin d’être le cas », a-t-il assuré.

La visite officielle de M. Yildirim devait se tenir le 20 mars, selon la radio danoise DR.

La participation de ministres turcs à des meetings visant à promouvoir auprès de la diaspora turque le vote du +oui+ lors du référendum du 16 avril sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan a donné lieu ces derniers semaines à des passes d’armes entre Ankara et plusieurs capitales européennes.

M. Erdogan a dénoncé dimanche un comportement rappelant « le nazisme et le fascisme » après l’expulsion par les Pays-Bas d’une ministre turque qui devait participer à un meeting.

Romandie.com avec(©AFP / 12 mars 2017 15h57)             

« J’étudie au Danemark, hors Erasmus, et je touche plus qu’un smic »

février 28, 2017

Séduit par le « bonheur intérieur brut » élevé du pays, Paul Vignes, 20 ans, n’a pas été déçu : il apprécie son bachelor de marketing (sans frais de scolarité), l’ambiance, son job étudiant et les 750 euros de bourse associés…


Paul Vignes, 20 ans, témoigne de son année en bachelor de commerce au Danemark.

Paul Vignes, 20 ans, témoigne de son année en bachelor de commerce au Danemark. Paul Vignes
Agé de 20 ans, Paul Vignes est, depuis septembre, un étudiant heureux en 3e année de marketing au Danemark. Dans ce témoignage, il raconte comment il a choisi ce pays, ses démarches pour s’y installer, et son quotidien sur place.

« J’ai décidé cette année de partir continuer mes études en terre inconnue. Ayant effectué l’intégralité de ma scolarité à Paris, ainsi qu’un BTS commerce international, le temps était venu pour moi de prendre mon envol.

Mon regard s’est porté sur les pays scandinaves et en particulier le Danemark. Pourquoi ce pays et un pas autre, me direz-vous ? La réponse est relativement simple : son BIB, « bonheur intérieur brut ». Ces dernières années, le Danemark était dans le top 3 des classements visant à déterminer le bonheur des pays dans le monde. La qualité de l’enseignement et l’ouverture du pays sur l’international ont été deux autres critères qui ont su me motiver.

J’ai postulé en avril dernier, pour finalement intégrer, fin août, le VIA University College, situé à Horsens, qui propose un bachelor reconnu au niveau licence par l’Etat Français, intitulé International Sales and Marketing Management. J’avais repéré cette école sur le site de l’éducation nationale danoise, qui référence l’ensemble des programmes disponibles aussi bien aux Danois qu’aux étrangers ne parlant pas la langue. Je ne suis pas passé par Erasmus car toutes les informations nécessaires dont j’avais besoin étaient clairement indiquées sur le site de l’école.

J’ai pu intégrer directement la 3e année, grâce à mes bons résultats au BTS et un bon niveau d’anglais – attesté par un score supérieur à 88 au TOEFL ou via le Test Cambridge. Cela s’est fait d’autant plus simplement que les services administratifs de l’université, et plus généralement du pays, sont un de leurs gros points forts. J’ai su quelques jours après avoir candidaté que j’étais accepté.

Le plus fou dans tout ça ? Ma scolarité ne me coûte absolument rien ! Le Danemark est connu pour proposer une éducation gratuite pour tous les Danois et les Européens. Mes seules dépenses en ce domaine sont quelques livres de cours.

Une chose à savoir en revanche : au Danemark, et en particulier dans les grandes villes, trouver un logement demande beaucoup d’efforts, à moins d’avoir de gros moyens ou beaucoup de chance. J’avais prévu le coup, en épluchant quatre mois à l’avance toutes les annonces sur Internet et sur les groupes Facebook spécialisés, que j’ai facilement trouvées en recherchant “Housing Aarhus” ou encore “Roomates Aarhus”. J’ai fini par trouver une colloc avec un Danois et une Espagnole, tous deux étudiants, tous deux sympathiques.

Je vis désormais à Aarhus, deuxième plus grande ville du Danemark avec 300 000 habitants, et je mets une heure à rejoindre mon école, en train et en bus. Située sur la plus grande île du pays, à environ trois heures et demie de voiture de Copenhague, et autant vous dire que mon voyage Paris-Aarhus ne fut pas une mince affaire. Lever aux aurores pour prendre le RER puis l’avion et enfin le bus. Résultat des courses : départ 8 heures, arrivée 19 heures.

Dès mon arrivée au Danemark, les démarches administratives ont été ma priorité numéro un. Tout étranger, y compris européen, désirant rester plus de trois mois sur le sol danois, doit obtenir le « numéro CPR ». Composé de 10 chiffres, il s’agit du numéro indispensable, requis pour ouvrir un compte bancaire, souscrire un abonnement téléphonique, obtenir un médecin référent, ou même emprunter un livre à la bibliothèque… Je l’ai pour ma part obtenu après trois semaines d’attente, ce qui reste finalement très raisonnable étant donné le nombre important de candidatures fin août, début septembre.

Côté cours, les universités danoises sont réputées pour la qualité de leur enseignement et je n’ai en effet pas été déçu. Les professeurs ont tous une grande expérience professionnelle, ils sont tous très pédagogues et proches des étudiants. Les écoles sont en très grande majorité publiques et donc gratuites. Le système d’enseignement danois est sensiblement différent du système français. Fini les longues journées 8 h-18 h, fini les quantités monstrueuses de travail à préparer pour le lendemain. Ici, les seuls « devoirs » demandés sont de venir préparé en classe, c’est-à-dire avoir lu les chapitres dont le cours traitera le lendemain. J’ai aussi moins d’examens mais plus de projets en groupes, car le travail en équipe au Danemark est privilégié et très apprécié en entreprise.

J’ai la chance d’être dans une classe très cosmopolite, où plus de 15 nationalités sont mélangées, majoritairement européennes. Ce mix de cultures est une chance incroyable et permet un échange constant de connaissances multiculturelles, en particulier durant les projets en groupes. Et les professeurs ont une approche différente de celle en vigueur en France : ils nous forcent à penser différemment, moins académiquement, en insistant sur la pratique. L’université organise le plus souvent possible des rencontres et « meet-up » avec des entreprises et personnalités danoises qui nous permettent d’élargir notre spectre de connaissances et de nous ouvrir au monde extérieur – dans mon cas, au monde des affaires.

Ce n’est pas un secret, le coût de la vie au Danemark est plus élevé qu’en France. La TVA est la même pour tous les produits : qu’il s’agisse d’acheter des pâtes ou bien des vêtements, comptez 25 % de TVA. S’ajoutent à cela des taxes sur certains produits, notamment sur les oléagineux ou des fruits à coque, et des « taxe gras » et « taxe sucre ». Mieux vaut apporter son Nutella de France, sauf si dépenser 8 € dans un petit pot de 250 grammes est une option.

Néanmoins, être étudiant ne rime pas forcément avec précarité. En effet, le système danois propose aux étudiants une bourse de 750 €, à condition d’exercer un travail rémunéré d’au moins 10 à et 12 heures par semaine à côté de ses études. En travaillant, vous paierez des impôts et la bourse vous permet de ”récupérer” indirectement les impôts payés. Vous pouvez dépasser 12 heures par semaine sans problème, à condition que votre salaire mensuel ne dépasse pas 11 845 Kr, soit l’équivalent de 1 592 €. Cela paraît inconcevable en France mais au Danemark, gagner plus du smic tout en étant étudiant est chose commune ! J’ai eu la chance de trouver un poste dans une entreprise de e-commerce nommée Trendhim et non des moindres, puisque je suis Country Marketing Manager France, le job idéal pour un Français étudiant le marketing. J’y travaille environ 11 heures par semaine, et mon salaire ainsi que la bourse me permettent de couvrir toutes mes dépenses. Pouvoir être indépendant financièrement à 20 ans, sans aide de ses parents, c’est franchement le pied…

Vous l’aurez compris, le Danemark est un pays où il fait bon étudier et bon vivre. On y accorde une grande importance à l’éducation. Les gens y sont accueillants, souriants, et ont le sens de l’humour. L’aspect social est très présent et partager une bière entre amis est chose courante. Ne vous attendez cependant pas à voir un ciel bleu tous les jours : le pays n’est pas réputé pour sa météo très clémente, alors si l’envie vous prenait de venir étudier au Danemark, pensez à votre petite laine et à vos moufles ! »

 

Pour contacter Paul Vignes : Facebook, Linkedin, Trendhim

Lemonde.fr par Claire Ané ,Journaliste au Monde.fr