Posts Tagged ‘Daniel Mongo’

Congo/Daniel Mongo : Jean-Michel Bokamba Yangouma, un « grand dirigeant syndical »

juin 24, 2020

 

Le secrétaire général de la Confédération syndicale congolaise (CSC), Daniel Mongo, évoque la mémoire de son prédécesseur à la tête de cette centrale syndicale, notamment Jean-Michel Bokamba Yangouma qu’il qualifie de « grand dirigeant syndical ».

 

« Jean-Michel Bokamba Yangouma était un camarade, un frère, un grand dirigeant de la CSC. Il a pris le relais à la tête de cette organisation à un moment où il y avait un trio constitué de Ambali Constant, Aubin Mongo et Mikolo- Ngoulou à la suite de la suspension du secrétariat confédéral et de certains membres par la direction politique de l’époque », indique Daniel Mongo.

« Je représentais la CSC au département de l’organisation et chaque vendredi nous nous retrouvions en réunion. Il fallait donc arriver à combler le vide au niveau de la CSC et malheureusement, c’est moi qui faisait les propositions sur tel ou tel camarade et le nom de Bokamba-Yangouma a été retenu au cours de cette réunion placée sous l’autorité du camarade Denis Sassou N’Guesso. C’est ainsi qu’il a pris les rênes de cette organisation », poursuit-il.

Daniel Mongo a dit avoir connu l’homme au moment où il était le secrétaire général de la fédération syndicale de l’industrie et de la métallurgie. « Bokamba Yangouma était pour moi un dirigeant intrépide de cette organisation et comme à l’époque le Parti congolais du travail (PCT) était cet avant-garde de la classe ouvrière.  Il était membre du bureau politique.  Il revenait avec certaines décisions où parfois les militants cherchaient à avoir des précisions et enfin de grands évènements préparés sous lui comme le 8e congrès de la CSC qu’on a baptisé très long métrage et puis ensuite la Conférence nationale souveraine où il était le vice-président à côté de Mgr Ernest Kombo », explique Daniel Mongo.

Pour lui, Bokamba Yangouma était une figure devenue emblématique pour le syndicat congolais. « Je l’ai connu très courageux et très responsable et lorsqu’il avait quelques manquements, il s’excusait auprès de ses amis. Depuis hier soir sa voix s’est éteinte… Je regrette sa disparition, une mort que nous qualifions de tragique. Il a connu des secousses au niveau de sa santé. Je l’ai approché lorsque nous préparions le 3e congrès extraordinaire de l’organisation syndicale des travailleurs de l’Afrique centrale dont il était à l’époque le président. Nous avons échangé sur un certain nombre de questions. C’était un frère, un camarade de lutte. C’est avec des pincettes au cœur que nous avons appris sa mort », conclut-il.

 

 

Jean Jacques Koubemba