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La justice italienne saisit l’Open Arms et ordonne son débarquement à Lampedusa

août 20, 2019

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Le bateau de l’ONG espagnole compte toujours 107 personnes à bord. ALESSANDRO SERRANO/AFP

Un procureur italien a ordonné mardi le débarquement en Sicile des migrants recueillis par l’Open Arms et la mise sous séquestre du navire de l’ONG espagnole. Ce dernier est bloqué en mer depuis 19 jours, après l’interdiction du ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, d’accoster en Italie.

La justice italienne a ordonné mardi le débarquement à Lampedusa, en Sicile, des migrants recueillis par l’Open Arms et la mise sous séquestre de ce navire espagnol, a-t-on appris de sources judiciaires. Le procureur d’Agrigente, Luigi Patronaggio, après une inspection de la police judiciaire et de deux médecins, a décidé que compte tenu de la situation difficile à bord, les rescapés devaient être débarqués dans les prochaines heures sur la petite île sicilienne.

Le procureur a pris aussi la décision de mettre préventivement sous séquestre le navire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, dans le cadre d’une enquête contre X pour séquestration de personnes, omission et refus d’actes officiels, dont le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini a affirmé, sur Facebook, qu’elle le vise directement. «Si quelqu’un pense me faire peur avec la énième plainte et demande de procès, il se trompe. Ce serait une blague d’être parvenu à convaincre l’Espagne d’envoyer un navire (pour récupérer les migrants) et maintenant d’oeuvrer à les faire débarquer en Italie et faire juger le ministre de l’Intérieur qui continue de défendre les frontières du pays», a-t-il dit sur Facebook.

La décision du procureur a été annoncée peu de temps après le départ d’Espagne d’un navire militaire sur lequel étaient censés être transbordés la centaine de migrants encore à bord de l’Open Arms. Madrid avait pris cette décision après qu’une dizaine de migrants s’étaient jetés à l’eau dans un geste désespéré pour rallier à la nage l’île italienne. Le Figaro fait le point.

  • Situation tendue à bord

Les conditions de vie à bord du navire humanitaire se compliquent a indiqué l’ONG dans un communiqué publié lundi, évoquant une «situation de grave crise psychologique à bord». 27 mineurs non accompagnés ont toutefois pu débarquer samedi mais un peu moins de 100 personnes, secourues le 1er août, restent coincées à bord. Quatre migrants se sont jetés à l’eau dimanche, tentant désespérément de rejoindre la terre ferme. Deux jours plus tard, ce mardi, quinze migrants, certains sans gilets de sauvetage, ont tenté de rallier Lampedusa à la nage. Selon une porte-parole de l’ONG, ils ont été «secourus» par les garde-côtes italiens et amenés sur l’île. «La situation est hors de contrôle», a indiqué sur Twitter l’ONG

Proactiva Open Arms publie régulièrement sur les réseaux sociaux des photos ou des vidéos illustrant les conditions dramatiques et angoissantes dans lesquelles vivent ces personnes, au bout de 19 jours de navigation.

  • L’Italie a-t-elle le droit d’interdire à l’Open Arms d’accoster?

«L’Italie utilise des moyens légaux, analyse Me François de Cambiaire, avocat qui est intervenu sur le dossier de SOS Méditerranée. Pour interdire l’accès à ses ports, le pays invoque la menace à l’ordre public, affirmant qu’il y a des migrants en situation illégale et qu’il faut donc leur restreindre l’accès au territoire». Le droit maritime oblige pourtant les pays les plus proches, géographiquement, de permettre aux bateaux de débarquer quand ils sont en situation de détresse.

«Mais les textes internationaux laissent l’appréciation d’une situation de détresse aux pays d’accueil, explique l’avocat. L’Italie affirme qu’il n’y a plus de personnes en situation de détresse à bord parce que les plus fragiles ont été prises en charge et amenées dans le pays au compte-gouttes. C’est très difficile à contester». Il n’est donc pas possible, d’après Me François de Cambiaire, d’affirmer que la décision de l’Italie est illégale.

«Les ONG agissent en toute conformité avec le droit international et le droit maritime, indique l’avocat. L’organisation Open Arms a donc saisi la justice italienne pour pouvoir contester un décret de Matteo Salvini qui interdisait le bateau d’entrer dans les eaux territoriales italiennes. Cela ne l’autorise toutefois pas à accoster dans le port».

  • Tensions entre l’Espagne et l’Italie

Dans ce contexte, la ministre de la Défense espagnole a haussé le ton face à l’Italie lundi, accusant Salvini de vouloir tirer profit politiquement de cette situation. Le ministre de l’Intérieur poursuit en effet sa politique de fermeté alors que le pays traverse une importante crise politique qu’il a lui-même déclenchée en faisant exploser la coalition au pouvoir.

Prenant acte du refus de Rome d’accueillir ces exilés, l’Espagne a proposé dimanche au navire de débarquer à Algésiras, dans l’extrême sud de l’Espagne. Une solution que l’ONG a jugée «irréalisable». Le gouvernement espagnol a alors suggéré Majorque (île des Baléares) comme alternative, plus proche mais toujours distante d’un millier de kilomètres de Lampedusa.

«Alors que notre bateau est à 800m des côtes de Lampedusa, les États européens demandent à une petite ONG comme la nôtre de faire face (…) à trois jours de navigation dans des conditions climatiques hostiles», a déclaré l’ONG dans son communiqué, manifestant son incompréhension. «La réponse que nous leur avons donnée est que nous ne pouvons pas garantir la sécurité de ces personnes sur notre bateau. Vu que l’Italie et l’Espagne ont assumé la responsabilité de ces personnes, qu’ils trouvent des solutions», a-t-elle complété. Finalement, le gouvernement espagnol a annoncé mardi qu’il envoyait un bateau militaire récupérer les exilés présents à bord de l’Open Arms. Le navire Audaz «partira cet après-midi à 17h00, naviguera pendant trois jours jusqu’à Lampedusa où il prendra en charge les personnes recueillies par l’Open Arms» et les transportera jusqu’au port de Palma de Majorque dans les Baléares, a indiqué le gouvernement dans un communiqué.

Mardi, en fin d’après-midi, la justice italienne a finalement tranché en faveur du débarquement immédiat des migrants de l’Open Arms à Lampedusa. Le procureur italien a pris aussi la décision de mettre préventivement sous séquestre le navire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, dans le cadre d’une enquête contre X pour séquestration de personnes, omission et refus d’actes officiels, dont le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini a affirmé, sur Facebook, qu’elle le vise directement.

«Si quelqu’un pense me faire peur avec la énième plainte et demande de procès, il se trompe. Ce serait une blague d’être parvenu à convaincre l’Espagne d’envoyer un navire (pour récupérer les migrants) et maintenant d’oeuvrer à les faire débarquer en Italie et faire juger le ministre de l’Intérieur qui continue de défendre les frontières du pays», a-t-il dit sur Facebook.

  • Accord prévu entre pays européens

La Commission européenne a appelé «tous les États membres à coopérer et trouver une solution qui fonctionne et qui permette de débarquer les gens à bord de l’Open Arms dans les plus brefs délais» tout en félicitant l’Espagne pour sa «bonne volonté». Un accord est en effet prévu entre pays européens afin de répartir ces naufragés, après leur débarquement, entre la France, l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal, la Roumanie et l’Espagne. La France s’est engagée à accueillir 40 personnes si elles sont «en besoin de protection», c’est-à-dire si elles remplissent les conditions pour obtenir le statut de réfugié.

Par Le Figaro.fr avec AFP agence

Air France: menace de grève après le « débarquement » d’un commandant de bord

janvier 4, 2018

Les syndicats de pilotes d’Air France menacent d’une grève / © AFP/Archives / VANDERLEI ALMEIDA

L’ensemble des syndicats de pilotes d’Air France ont dénoncé jeudi le non-respect par la direction d’une « règle fondamentale » de l’aviation civile, qui confie « pour des raisons de sécurité » au commandant de bord effectuant un vol « la responsabilité de la mission », et menacé d’une grève jeudi prochain.

Dans un communiqué commun, les trois syndicats de pilotes d’Air France – SNPL, Spaf et Alter – dénoncent le « débarquement » mardi par la compagnie d’un commandant de bord qui avait refusé « pour des raisons de sécurité » d’effectuer un vol au départ de l’aéroport d’Orly « avec une composition d’équipage dégradée ».

En remplaçant « contre son gré » ce commandant de bord, la direction « a choisi, de manière inédite, de piétiner cette règle fondamentale », qui confie « au commandant de bord exécutant un vol, la responsabilité de la mission ». Elle « bafoue les dispositions du Code des transports et du Code de l’aviation civile relatives aux prérogatives des commandants de bord », estiment les syndicats.

Ils veulent que la direction « reconnaisse que cette décision n’était pas conforme au respect des prérogatives des commandants de bord » et « rappelle le périmètre de ces prérogatives à l’ensemble de l’encadrement ». Ils demandent aussi que soient modifiées des « dispositions litigieuses » du manuel d’exploitation d’Air France qui pourraient donner lieu à des « interprétations » concernant ces prérogatives.

Si « aucune réponse satisfaisante » n’est apportée, les trois syndicats « appelleront les pilotes à cesser le travail » le 11 janvier. Un préavis de grève devait être déposé dans la journée, a précisé à l’AFP Philippe Evain, président du SNPL.

Sollicitée, la direction d’Air France n’avait pas donné suite à la mi-journée.

Mardi, en l’absence d’un « chef de cabine qualifié » pour un vol au départ d’Orly, la direction a voulu « désigner un steward pour exercer cette fonction », c’est-à-dire « quelqu’un qui n’a pas l’étoffe pour ce rôle capital » en cas d’incident, d’évacuation, a expliqué M. Evain. Le pilote a, lui, demandé « un chef de cabine compétent » et proposé d’attendre « qu’il y en ait un de réserve disponible » et la direction l’a « débarqué », a-t-il ajouté.

Les pilotes « ne sauraient accepter d’exercer leur métier sous la pression d’un management qui fait passer les questions de rentabilité loin devant la sécurité des passagers, des membres d’équipage et des aéronefs », soulignent les syndicats.

Romandie.comavec(©AFP / 04 janvier 2018 13h40)                

Italie: plus de 1.300 migrants ont débarqué en Sicile

juillet 25, 2015

Rome – Plus de 1.300 migrants, venus essentiellement d’Afrique sub-saharienne et de Syrie, ont débarqué samedi en Sicile après avoir été récupérés en Méditerranée par deux navires, un norvégien et un irlandais, ont annoncé les garde-côtes italiens.

Quelque 785 migrants ont débarqué à Palerme, dont 133 femmes et 27 enfants, après avoir été récupérés à la suite de plusieurs opérations de sauvetage au large des côtes libyennes par le navire norvégien Siem Pilot, dans le cadre de l’opération Triton.

A Pozzallo, dans le sud-est de l’île, on a dénombré 468 migrants, dont sept femmes enceintes, arrivés samedi matin à bord du Le Niamh, un navire de la Marine irlandaise.

Enfin, 102 autres, dont deux femmes enceintes, sont arrivées au port de Trapani (ouest de la Sicile). Cinq hommes ont dû être transportés à l’hôpital de Trapani en raisons de blessures non précisées, selon ces sources.

Selon les estimations de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en date du 10 juillet, plus de 150.000 migrants sont arrivés en Europe par la mer depuis le début de l’année, pour moitié en Italie, où les arrivées sont encore supérieures aux records enregistrés en 2014, et pour moitié en Grèce, où elles connaissent une croissance exponentielle.

Au large de la Libye, la traversée a coûté la vie à plus de 1.900 personnes cette année.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2015 20h23)

Gérard Dépardieu urine devant les passagers d’un avion et se fait débarquer

août 17, 2011

Réactualisation : Gérard Depardieu a fait une nouvelle fois le tour des médias en raison de son comportement : il a uriné hors des toilettes, à bord d’un vol Paris-Dublin. Un porte-parole du groupe Air France a précisé à l’AFP que l’acteur a été débarqué de l’avion à Roissy, escorté par du personnel de la compagnie de l’avion, City Jet, filiale du groupe Air France-KLM, et n’a opposé aucune résistance. Le comédien et son agent n’ont pas pu être joints pour le moment par l’AFP. Le porte-parole a toutefois affirmé que la star française était sobre, contrairement à ce qu’a déclaré une passagère à Europe 1.

Le 17 août à 9h50 nous écrivions : Deux César, pour Le Dernier Métro et Cyrano de Bergerac, une filmographie à couper le souffle et une notoriété qui fait des éclats aux quatre coins du monde : Gérard Depardieu n’a pas volé sa titulature de monstre sacré du cinéma. Pourtant, dernièrement, c’est d’une façon pathétique que l’acteur de 62 ans s’est illustré : en urinant.

Selon une information recueillie par Europe 1 grâce au Téléphone rouge, Gérard Depardieu a uriné devant les passagers d’un avion à destination de Dublin, mardi 16 août dans la soirée. Pourquoi en arriver là ? Alors que l’appareil était en phase de décollage, il souhaitait se rendre aux toilettes. Face au refus de l’hôtesse pour des raisons de sécurité, ni une ni deux, le comédien s’est soulagé devant tout le monde. Une triste prestation…

« On voyait bien qu’il avait bu, l’hôtesse était interloquée… mais pas de commentaire […] Il n’y a pas eu de mot, rien. Monsieur Depardieu s’est rassis, nous sommes rentrés au parking de l’aéroport parce qu’il fallait nettoyer, » raconte une des passagères de l’avion interrogée par Europe 1. La radio ajoute que l’incident a provoqué un retard de deux heures pour ce vol.

Entre ses agressions verbales dont ont été victimes, entre autres, une journaliste qui l’a interrogé sur son fils décédé, Guillaume Depardieu, ou Juliette Binoche, et ce genre d’agissements, le Mammuth Gérard Depardieu cumule les frasques.

Purepeople.com