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Séminaire gouvernemental : le quotidien des Congolais s’invite aux débats

juin 17, 2021

Le volet social, notamment l’accès à l’eau et à l’électricité, les pensions de retraite, ainsi que les bourses des étudiants, ont dominé les débats dans le groupe 2, lors de la troisième journée du séminaire gouvernemental qui se tient depuis le 14 juin au Centre international de conférence de Kintélé.

Le Premier ministre présidant les travaux du groupe 2/PM

Comme le jour précédent, le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso, a pris part aux exposés portant, entre autres, sur l’identification des principes et avantages de travail pour chaque chef de département ministériel, la gestion axée sur les résultats (GAR) et l’impact des styles de leadership sur les performances.

« Les échanges de ce matin, dans le groupe 2, ont porté sur la fixation des priorités de chaque ministère. Ce qui s’est fait dans un climat de responsabilité et qui appelle à la nécessité des résultats pour chaque membre du gouvernement », a commenté le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Ghislain Thierry Manguessa Ebome.

Se tenant jusqu’au 19 juin prochain, le séminaire gouvernemental permettra aux ministres de s’approprier les priorités du projet de société du président de la République, « Ensemble, poursuivons la marche », ainsi que ses orientations contenues dans son discours d’investiture. Selon la ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault, cette initiative est la bienvenue car elle permettra de décliner le projet de société du chef de l’Etat en programme de gouvernement, en politique générale.

« Il était impératif que nous regardions dans le même sens. Il est important que nous ayons le même langage, la même approche. Donc, cet échange vient à point nommé », s’est-elle réjouie.

Notons que les exposés présentés par les experts nationaux et autres consultants, le 15 juin, ont porté sur différentes problématiques dont la poursuite des négociations avec le Fonds monétaire international, les priorités du gouvernement, le management par objectif et le climat des affaires. Ces travaux ont, par ailleurs, permis de mettre en exergue les priorités de chaque ministère afin d’aboutir à une GAR.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Côte d’Ivoire : l’Assemblée adopte le projet de nouvelle constitution

octobre 11, 2016

Alassane Ouattara à Abidjan le 29 octobre 2015. © Schalk van Zuydam/AP/SIPA

L’Assemblée nationale ivoirienne a adopté mardi le projet de réforme de la Constitution porté par le Président. Sans surprise, la quasi totalité des votants s’est prononcée en faveur du texte, qui sera soumis à un référendum fin octobre.

Le suspense n’avait rien d’haletant, le résultat du vote l’a confirmé. Avec 239 voix pour sur un total de 249 votants, 8 contre, 2 abstentions et un absent, l’Assemblée nationale ivoirienne a, sans surprise, adopté l’avant-projet de Constitution du président Alassane Dramane Ouattara.

Si le résultat était aussi prévisible, c’est que l’opposition avait boycotté les législatives de 2011. Mathématiquement, 90% des 250 députés sont donc aujourd’hui du côté présidentiel. Ce qui n’a pas empêché le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion, d’affirmer que les députés avaient « écrit une page d’histoire [du] pays ».

Avec cette nouvelle Constitution, c’est « la stabilité de la Côte d’Ivoire que le président Ouattara recherche », a affirmé Guillaume Soro, soulignant que le pays « a souffert 25 ans durant de l’instabilité de l’État ». Il a rappelé que « seul le peuple souverain en dernier ressort décidera du sort de cette Constitution » lors du référendum qui devrait avoir lieu le 30 octobre, date encore non officielle.

 

« L’ivoirité » au centre des débats

Le projet veut en finir avec l’ »ivoirité » et « tourner définitivement la page des crises successives » qui ont secoué le pays, selon le président Ouattara. Pour ce faire, il clarifie notamment les conditions d’éligibilité à la présidence de la République.

En outre, le texte prévoit la création d’un poste de vice-président « élu en même temps » que le président et d’un Sénat, dont un tiers des membres sont nommés par le Président. Il prévoit aussi l’institutionnalisation de la chambre des rois et chefs traditionnels ou une extension des compétences du Conseil économique et social, dans les domaines culturels et environnementaux notamment.

Vingt-trois partis d’opposition, dont le Front Populaire Ivoirien (FPI) fondé par l’ancien président Laurent Gbagbo, ont dénoncé le projet la semaine dernière. « Craignant que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets », l’opposition avait alors appelé les Ivoiriens à « faire échec à cette initiative anti-démocratique et qui menace très gravement la paix et la stabilité ». « Comment voulez-vous que les Ivoiriens aillent voter dans moins de trois semaines une Constitution de 57 pages qu’ils n’ont même eu le temps de lire ? C’est une première mondiale », avait même déclaré Moriféré Bamba, porte-parole de la Coalition.

Jeunafrique.com avec AFP