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France: Décès de Mylène Demongeot, figure du cinéma populaire, de « Fantômas » à « Camping »

décembre 1, 2022
Deces de Mylene Demongeot, figure du cinema populaire, de "Fantomas" a "Camping"
Décès de Mylène Demongeot, figure du cinéma populaire, de « Fantômas » à « Camping »© AFP/Archives/Martin BUREAU

De la trilogie « Fantômas » dans les années 1960 à celle de « Camping » un demi-siècle plus tard, chaque génération gardera un souvenir de Mylène Demongeot, actrice appréciée du public et disparue jeudi après 70 ans de carrière.

L’actrice, qui ne s’est pas cantonnée au cinéma populaire qui l’a rendu célèbre, aura tourné au total près de 70 films, aussi bien avec Jean Marais ou Yves Montand que Roger Moore. Elle est décédée jeudi, dans un hôpital parisien, à l’âge de 87 ans.

Chevelure blonde, visage souriant, Mylène Demongeot, qui a aussi tenu des rôles au théâtre et à la télévision, fut souvent comparée à Brigitte Bardot, avec laquelle elle partageait un même amour des animaux et de l’environnement, et dont elle fut même présentée comme la rivale.

Figure populaire, elle fut demandée jusqu’au bout, tenant encore un rôle dans « Maison de retraite », une comédie avec Kev Adams et Gérard Depardieu, l’un des rares films français à dépasser les deux millions d’entrées en 2022.

Née à Nice le 29 septembre 1935, d’un père italien et d’une mère ukrainienne, Mylène Demongeot (de son vrai nom Marie-Hélène) commence à 7 ans des études de piano qu’elle suit assidûment à Paris, avec ses maîtres Yves Nat et Marguerite Long. Mais à l’âge de 15 ans, elle renonce à devenir concertiste et suit des cours d’art dramatique.

Parallèlement à ses premiers petits rôles au cinéma à partir de 1953, elle pose pour des photos publicitaires et tombe amoureuse du photographe Henri Coste, qu’elle épouse en 1958. L’un de ces clichés lui vaudra d’être remarquée par Raymond Rouleau qui lui confie le rôle d’Abigail dans l’adaptation des « Sorcières de Salem » (1957).

Grand retour en 2004

Elle enchaîne l’année suivante avec « Bonjour tristesse » d’Otto Preminger, « Sois belle et tais-toi » de Marc Allégret. Elle part en Italie où elle devient très populaire avec un péplum, « La Bataille de Marathon » puis avec « Les Garçons » de Mauro Bolognini, auprès de Laurent Terzieff.

Dans les années 1960, elle devient Milady de Winter dans « Les trois mousquetaires » de Bernard Borderie, mais aussi la reporter photographe Hélène dans la série des « Fantômas » d’André Hunebelle, tournée avec Jean Marais et Louis de Funès.

Elle a comme partenaires quelques-uns des acteurs les plus réputés de leur génération: Curd Jürgens, David Niven, Dirk Bogarde, Sami Frey…

A la fin des années 60, elle rencontre l’amour de sa vie, le réalisateur Marc Simenon, fils de l’écrivain Georges Simenon, qu’elle épousera en 1968. Pour lui, elle met sa carrière en arrière-plan et le seconde dans ses productions. Leur amour résistera à la « maladie alcoolique » de Marc et seule sa mort accidentelle, en 1999, les séparera.

En 2004, elle fait son grand retour au cinéma avec le film « 36 quai des Orfèvres » d’Olivier Marchal, qui lui vaut une nomination aux Césars 2005 et donne un nouveau souffle à sa carrière.

Elle retourne alors aux films populaires, comme la trilogie « Camping », mais aussi au cinéma d’auteur, où elle est notamment remarquée pour son interprétation de Thérèse dans « Les Toits de Paris » d’Hiner Saleem (2007).

« Mylène Demongeot était une actrice engagée, sensible, notamment à la défense de la cause animale et environnementale et au droit de mourir dans la dignité », soulignent ses proches dans le communiqué annonçant son décès.

Elle a écrit plusieurs livres, comme « Les animaux de ma vie », « Mes monstres sacrés » et « Très chers escrocs », en 2019, racontant ses déboires financiers avec un banquier, coupable d’escroquerie contre de célèbres clients.

Par Le Point avec AFP

Mort de l’ancien président chinois Jiang Zemin, à l’âge de 96 ans

novembre 30, 2022

Jiang Zemin, président de la Chine de 1993 à 2003, après Deng Xiaoping, s’est éteint des suites d’une leucémie mercredi. Il avait 96 ans.

Jiang Zemin, qui a été président de la Chine de 1993 à 2003, traversant une décennie de profonds bouleversements, est décédé mercredi 30 novembre à l’âge de 96 ans. C’est l’agence d’État Chine nouvelle qui a officialisé l’information. Jiang Zemin était arrivé au pouvoir au lendemain de la répression des manifestations de la place Tian’anmen de Pékin et avait accompagné la transformation de la nation la plus peuplée du monde en une puissance mondiale.

« Jiang Zemin est décédé d’une leucémie et d’une défaillance de plusieurs organes à Shanghai à 12 h 13 (mercredi) le 30 novembre 2022, à l’âge de 96 ans », a annoncé Chine nouvelle.

Les drapeaux seront en berne sur les bâtiments du gouvernement, a indiqué la télévision d’État CCTV. Chine nouvelle a précisé que l’annonce du décès avait été faite dans une lettre des autorités chinoises exprimant une « profonde tristesse », adressée à l’ensemble du Parti communiste chinois, à l’armée et au peuple.

Quand Jiang Zemin a officiellement été désigné, en 1989, par l’ex-dirigeant Deng Xiaoping comme son successeur (prenant d’abord la tête du Parti communiste chinois puis accédant à la présidence en 1993), la Chine n’en était qu’aux prémices de sa modernisation économique.

Toujours impliqué en politique, même après la retraite

Lorsque Jiang Zemin a quitté ses fonctions de président, en 2003, la Chine était devenue membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), avait remporté l’organisation des Jeux olympiques de Pékin 2008 et était en passe de devenir une superpuissance.

Ancien maire et chef du Parti communiste à Shanghai, Jiang Zemin a continué, avec un cercle de dirigeants proches, d’exercer une influence sur la vie politique chinoise, même après sa retraite officielle, selon des analystes. Il laisse derrière lui sa femme Wang Yeping ainsi que deux fils.

Par Le Point avec AFP

Congo: Jean Marie Michel Mokoko éprouvé par le décès de sa sœur cadette

novembre 22, 2022

De la Maison d’arrêt de Brazzaville où il est en détention, Jean Marie Michel Mokoko a appris le décès de sa sœur cadette, Marie Noelle Mokoko. En cette douloureuse circonstance, Ouabari Mariotti, proche de la famille, a publié un poème libre en forme d’élégie. Voici l’intégralité de ce texte.

De sa prison

Il la pleure.

Comme il avait pleuré sa mère.

Un deuil frappe la famille Jean Marie Michel Mokoko.

Mme Marie Noelle Mokoko, sœur cadette du Général Jean Marie Michel Mokoko nous a quittés le 20 novembre 2022 au Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville.

C’est avec tristesse que des amis et connaissances de Jean Marie Michel Mokoko ainsi que ses partenaires politiques de la Fédération de l’Opposition Congolaise ont appris la bouleversante nouvelle.

Un décès qui survient, quelques années après celui de sa mère, elle aussi, morte dans la capitale congolaise.

De sa cellule de détention à la Maison Centrale d’Arrêt de Brazzaville, Jean Marie Michel Mokoko, enfermé dans le chagrin, il pleure sa sœur. Du même endroit, dans le profond désarroi, il avait pleuré sa mère, quelques années auparavant.

Toutes nos pensées accompagnent Jean Marie Michel Mokoko dans cette dure épreuve qu’il traverse. Que la force et le courage l’habitent.

À sa famille, nous adressons nos condoléances les plus attristées et l’expression de notre solidarité.

Une mère ne s’en va jamais vraiment. Elle est là pour ses enfants durant sa vie, et elle reste ensuite dans leur cœur pour toujours. Il en est de même pour une sœur qui, dans nos coutumes et traditions, tient lieu de mère à la disparition de celle-ci. La détresse de l’autre nous plonge dans notre propre angoisse de la mort et de la séparation.

Tenez bon, mon Général.

La mort fait partie de ces choses dont nul n’a le contrôle sur cette terre des hommes, de plus en plus menacée de toute part par les forces du mal.

Avec Sacer-infos par Ouabari Mariott

Canada-Québec: Une femme est morte après avoir été coincée entre deux véhicules en Abitibi-Ouest

novembre 2, 2022
Des gyrophares d'une voiture de la Sûreté du Québec

L’accident a eu lieu à Macamic en Abitibi-Ouest. (archives) Photo : Sûreté du Québec/Olivier Leclerc

La femme qui s’est retrouvée coincée entre deux véhicules dans une cour privée ce matin à Macamic a succombé à ses blessures.

La victime était âgée d’une trentaine d’années selon la Sûreté du Québec.

Les policiers ont été contactés vers 6 heures mercredi pour lui venir en aide.

Elle a été transportée au centre hospitalier dans un état critique où malheureusement son décès a été constaté , rapporte Nancy Fournier, agente à l’information pour la Sûreté du Québec.

L’enquête se poursuit, mais la thèse accidentelle est privilégiée par les policiers pour le moment.

Selon nos informations, c’est une dame qui se trouvait dans une cour privée. Elle s’est malheureusement retrouvée coincée entre son véhicule et un autre véhicule qui était stationné, avait décrit Nancy Fournier tôt mercredi matin

Avec Radio-Canada

Congo-Décès de Joséphine Moutou-Bayonne : des témoignages sur une grande militante

octobre 26, 2022

Décédée le 24 octobre à Paris, en France, à l’âge de 93 ans, la sénatrice Joséphine Moutou-Bayonne, co-fondatrice du Parti congolais du travail (PCT), est, d’après de nombreux témoignages recueillis tant au plan national qu’au plan international, « une véritable défenseuse de la cause des femmes ».  

Joséphine Moutou-Bayonne, une icône de la politique nationale/DR

Le Sénat a annoncé officiellement, le 25 octobre, au cours d’une plénière spéciale présidée par son premier secrétaire, Julien Epola, la disparition de la sénatrice Joséphine Moutou-Bayonne.  Présidente de l’Union révolutionnaire des femmes du Congo (URFC) dans les années 1970, l’illustre disparue était sénatrice depuis 2002 et membre de la Commission économie et finances.

Selon des témoignages, Joséphine Moutou-Bayonne a gagné le combat de l’égalité homme/femme lors de son passage à la tête de l’URFC entre 1974 et 1979. A cette époque, les filles enceintes étaient suspendues des cours jusqu’à l’accouchement, mais en sa qualité de présidente de l’URFC, elle avait fait sauter cette pratique discriminatoire.

« Joséphine Moutou-Bayonne encourageait la femme à aller de l’avant, elle avait très tôt compris qu’il fallait que la femme soit présente aux côtés de l’homme… Dans les églises catholiques, les sœurs ne montaient pas sur l’autel, c’est elle qui a fait sauter ce verrou. Joséphine Moutou-Bayonne a milité pour le respect des femmes qui subissaient des mauvais traitements après le décès de leur mari et l’intégration des femmes dans les instances de prise de décisions, administrations », a témoigné la présidente de la Commission santé, affaires sociales, famille, genre et développement durable du Sénat, Odette Massoussa Matéo, précisant que le combat de Moutou-Bayonne a fait d’elle présidente de l’URFC.

Sénatrice et ancienne ministre, Jeanne Françoise Leckomba Loumeto Pombo, de son côté, a connu Joséphine Moutou-Bayonne depuis la création de l’URFC en 1965. « Elle nous a encadrées, formées politiquement. Elle nous a accompagnées dans tout ce que nous faisions comme actions au niveau des femmes, des jeunes filles… Je me rappelle une fois, elle nous disait mes filles, il faut aller loin dans les études. Même si vous travaillez déjà, il ne faut pas vous arrêter, il ne faut pas laisser les hommes vous dominer, il faut travailler, prouver à tout le monde que vous êtes capables de faire quelque chose de bien dans ce pays », s’est-elle souvenue.

Selon elle, l’ancienne présidente de l’URFC est une icône difficile à oublier au regard des actions qu’elle a menées pour la promotion du statut de la femme surtout et de la jeune fille en particulier. « Elle encourageait la jeunesse, surtout les jeunes filles à aller de l’avant. Elle aimait le travail bien fait, c’était son dada. Quand elle nous donnait un discours à écrire, elle était toujours derrière pour regarder s’il y avait des fautes d’orthographe, de grammaire, de tournures…Nous restons vraiment accrocher à ses œuvres. En tant que sénatrice, je dis que j’ai beaucoup appris auprès d’elle, c’est elle qui m’a pratiquement façonnée parce que j’étais au Conseil central de l’URFC qui est maintenant l’OFC», a conclu Jeanne Françoise Leckomba Loumeto Pombo.

Premier questeur du Sénat, Edouard Roger Okoula a lui aussi salué la mémoire de l’icône de la politique congolaise.  « Je l’ai connue comme grande militante du PCT. Nous avions été presque de toutes les grandes réunions : congrès, assemblées du parti. Depuis un certain temps, elle a été terrassée par la maladie et elle vient de nous quitter, nous perdons là notre doyenne du Sénat. Elle était très affectueuse, très aimante dans les relations humaines. Je n’ai jamais constaté qu’elle avait des relations d’antipathie particulière avec d’autres personnes. Pour moi, c’est une grande dame que nous venons de perdre », a-t-il déclaré.

De Paris, Françoise Kythouca, actuelle membre du bureau fédéral du PCT France-Europe, militante de premières heures de l’URFC, témoigne : « Joséphine Moutou-Bayonne était une femme admirable tant personnellement que politiquement. Son combat qu’elle a mené pour le genre en ne lâchant jamais son objectif et en ne cédant pas un millimètre de terrain a permis d’obtenir des avancées telles que la parité dans nos instances congolaises. A la suite de son décès, nous perdons une icône de la lutte pour les femmes. »

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

France/Magistrate morte à Nanterre : une autopsie va être pratiquée

octobre 19, 2022

Dans quelles circonstances cette juge de 44 ans est-elle décédée mardi au tribunal de Nanterre ? « Le travail tue », dénoncent deux syndicats.

Cette femme  de 44 ans est decedee alors qu'elle presidait une audience mardi 18 octobre 2022 a Nanterre.
Cette femme  de 44 ans est décédée alors qu’elle présidait une audience mardi 18 octobre 2022 à Nanterre.© JACK GUEZ / AFP

Prise d’un malaise alors qu’elle présidait les comparutions immédiates, une magistrate de 44 ans est décédée en pleine audience correctionnelle, mardi 18 octobre en fin d’après-midi, au tribunal judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine). Vice-présidente en titre de cette juridiction, Mme Marie Truchet était âgée de 44 ans. Selon nos informations, une autopsie devrait être rapidement pratiquée pour déterminer les circonstances exactes de sa mort. L’organisation des secours, qui ont mis vingt minutes pour intervenir, sera également questionnée par une enquête interne. La victime n’avait, semble-t-il, aucun antécédent médical qui aurait pu laisser présager une mort aussi brutale.

Comme souvent, l’audience qu’elle présidait était très chargée ; les comparutions immédiates, où sont jugés à la chaîne les délinquants d’habitude ou pris en flagrant délit, se terminent souvent très tard, parfois jusqu’à une heure avancée de la nuit. Lors de son discours d’installation, il y a quelques semaines, Benjamin Deparis, président du tribunal judiciaire de Nanterre – et par ailleurs président de la Conférence nationale des présidents de tribunaux judiciaires – avait évoqué la charge importante de travail pesant sur les magistrats de sa juridiction, en état de sous-effectif chronique.

Boycott

La mort de Mme Truchet a suscité une vive émotion parmi ses collègues magistrats et greffiers. Dans un mail adressé à la communauté judiciaire, Paul Huber, directeur des services judiciaires (DSJ) à la chancellerie, s’est dit « profondément affecté » et a adressé ses condoléances aux proches et collègues de la défunte. « Je me suis rendu dès hier soir [mardi 18 octobre] auprès des magistrats et fonctionnaires du tribunal judiciaire de Nanterre afin de leur adresser mes condoléances et leur manifester ma solidarité, ainsi que celle de mes équipes. » Une cellule de soutien psychologique a été mise en place au tribunal afin d’accompagner les agents de la juridiction. « Elle sera mobilisée autant que nécessaire pour accompagner la communauté judiciaire dans cette épreuve », précise le DSJ.

Dans un communiqué commun publié ce mercredi sous le titre « Oui, le travail tue », le Syndicat de la magistrature et la CGT-Justice déplorent le refus que le ministère avait opposé à leur demande d’expertise sur les conditions de travail au sein des juridictions, lors d’un CHSCTM (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) du 25 janvier dernier. « Face à une telle situation de mépris, toutes les organisations syndicales ont décidé de boycotter le CHSCT ministériel prévu ce 18 octobre […]. Oui, le travail tue, surtout quand l’organisation gestionnaire du travail empêche le travail épanoui. Cette dure réalité s’est rappelée à nous cruellement hier soir avec le décès d’une magistrate en pleine audience », écrivent les deux organisations. Celles-ci annoncent avoir demandé une enquête approfondie. « Nous osons espérer que le ministère aura la décence de déclarer ce décès brutal en accident de travail », concluent-ils dans leur communiqué.

Plus prudente sur les circonstances de ce décès, Béatrice Brugère, secrétaire générale d’Unité Magistrats-FO, regrette néanmoins qu’« aucun dispositif de premiers secours ne soit prévu dans les cours et tribunaux du pays, où circule pourtant beaucoup de monde. À Nanterre, aucun défibrillateur n’est en place alors même qu’un public important fréquente ces locaux », confie-t-elle.

Le 23 août 2021, une jeune magistrate de 29 ans, juge placée dans différentes juridictions du Nord, s’était suicidée, soulevant une vague d’émotion dans toute la magistrature. Ses conditions de travail avaient été rapidement mises en cause. Le 23 novembre, un « appel » signé par 3 000 magistrats et une centaine de greffiers avait été publié dans Le Monde. « Nous ne voulons plus d’une justice qui n’écoute pas et qui chronomètre tout », écrivaient les signataires dans leur tribune, alertant sur « la souffrance au travail » au sein du corps judiciaire. « L’importante discordance entre notre volonté de rendre une justice de qualité et la réalité de notre quotidien fait perdre le sens à notre métier et crée une grande souffrance », s’indignaient-ils encore. Un appel à la grève s’en était suivi.

Avec Le Point par Nicolas Bastuck

L’écrivain Jean Teulé est mort

octobre 19, 2022

Celui qui a été un pilier de « L’Écho des savanes » est décédé mardi 18 octobre à 69 ans d’un arrêt cardiorespiratoire, selon son éditrice.

L'auteur est mort d'un arret cardiorespiratoire, a 69 ans.
L’auteur est mort d’un arrêt cardiorespiratoire, à 69 ans.© JOEL SAGET / AFP

Jean Teulé est mort. L’écrivain et auteur de bande dessinée a fait un arrêt cardiorespiratoire mardi 18 octobre, selon son éditrice Betty Mialet, interrogée par RTL. Connu pour ses pages à L’Écho des savanes, le compagnon de l’actrice Miou-Miou avait été primé en 1984 au festival d’Angoulême pour son adaptation de Bloody Mary, de Jean Vautrin. En 1990, le même festival lui décernera un prix spécial pour sa contribution au renouvellement du genre de la bande dessinée.

Depuis cette consécration, celui qui est né à Saint-Lô (Manche) s’était tourné vers l’écriture de roman. Son dernier, Crénom, Baudelaire ! était sorti en 2020. Depuis Le Magasin des suicides en 2007, ses ouvrages étaient particulièrement attendus. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au grand écran, notamment par Patrice Leconte.

« Betty Mialet et Bernard Barrault ont l’immense tristesse de devoir confirmer que leur auteur Jean Teulé aurait succombé hier soir, 18 octobre, à un arrêt cardiaque », ont écrit les éditions Mialet-Barrault dans un communiqué, tandis qu’une source policière précisait que le romancier était mort à son domicile à Paris dans la soirée.

Avec Le Point

France-Accident de chasse : son coup part accidentellement, il tue sa femme

octobre 16, 2022

Terrible accident dans les Côtes-d’Armor. Un chasseur préparait son arme quand la balle est partie en plein thorax de la compagne de l’homme, selon France 3.

La Britannique etait invitee a la chasse ce dimanche. Son compagnon organisait une battue de sangliers.
La Britannique était invitée à la chasse ce dimanche. Son compagnon organisait une battue de sangliers.© Thierry GACHON / MAXPPP / PHOTOPQR/L’ALSACE/MAXPPP

Elle accompagnait simplement son compagnon. Une femme, âgée de 67 ans et d’origine britannique, est morte dimanche, après avoir pris une balle en plein thorax. Elle avait décidé de se joindre à son compagnon à une battue aux sangliers à Goudelin (Côtes-d’Armor). D’abord hospitalisée, elle est décédée de ses blessures selon France 3.

La battue était lancée par une dizaine de chasseurs. Le compagnon de la victime serait le président de la société de chasse locale. Le procureur de la République de Saint-Brieuc a expliqué la situation dans un communiqué : « Les chasseurs progressaient dans un champ de maïs fauché quand l’un d’eux, un homme âgé de 69 ans, dans des circonstances restant à déterminer, a procédé au tir avec sa carabine qu’il portait à l’épaule, canon dirigé vers l’arrière. Le coup de feu atteignait sa compagne, invitée à cette battue, et dont la balle occasionnait une plaie transfixiante au-dessus du cœur. »

Une enquête pour homicide involontaire

Le tireur a été, dans un premier temps, placé en garde à vue. Des examens médicaux ont ensuite montré qu’il n’était pas en capacité d’être entendu, et il a été envoyé à l’hôpital, en état de choc. Les prélèvements ont déterminé que le chasseur n’était pas alcoolisé ni sous substances. 

Du côté de la fédération de chasse des Côtes-d’Armor, « On pense à la famille de la victime.(…) On espère aussi qu’il n’y a pas eu de manquement aux règles de sécurité. Dès qu’un événement tragique de ce type arrive, on se fait démolir dans l’opinion et la presse. On va donc continuer à insister sur la sécurité auprès de nos chasseurs. C’est notre préoccupation principale », a-t-il été confié à nos confrères de France 3. Une enquête en flagrance du chef d’homicide involontaire lors d’une action de chasse a été ouverte. Diligentée sous l’autorité du parquet de Saint-Brieuc, l’enquête devra permettre de « déterminer rapidement les causes de ce dramatique accident », ajoute le procureur Nicolas Heitz.

Par Le Point avec AFP

Canada: L’auteur québécois Simon Roy est décédé

octobre 16, 2022
L'auteur Simon Roy devant un micro avec un bonnet et un casque d'écoute sur la tête.

L’auteur Simon Roy Photo : Radio-Canada/Christian Côté

Après avoir combattu un cancer du cerveau, l’auteur québécois Simon Roy a eu recours à l’aide médicale à mourir samedi après-midi, ont indiqué dans un communiqué les Éditions du Boréal.

À la fin du mois de juin, M. Roy a partagé des nouvelles concernant son état de santé sur sa page Facebook. Il annonçait que sa tumeur progressait rapidement et qu’il avait largement perdu ses capacités langagières.

Il indiquait dans sa publication que les médecins estimaient qu’il lui restait environ deux mois à vivre. « J’ai l’intention de demander l’aide médicale à mourir vers la fin août. J’accepte ce sort le plus sereinement possible, j’y étais préparé depuis 16 mois maintenant. Quand même, c’est une maudite claque », avait-il déclaré.

Avant de mourir, il a dicté un message à sa conjointe Marianne Marquis-Gravel afin qu’elle le publie sur les réseaux sociaux. Il mentionnait qu’il prévoyait partager un dernier repas avec sa compagne et ses enfants, qu’il prendrait une dernière coupe de vin en l’honneur de la vie qu’il a menée et qu’il écouterait une chanson qui lui est chère, avant de rendre son dernier souffle.

Durant ces dernières minutes, les enfants poseront une main sur mes joues et Marianne se blottira la tête contre mon cœur. J’espère être pleinement conscient, les yeux grands ouverts pour pouvoir les regarder une dernière fois et leur sourire à pleine bouche, peut-on lire sur la publication Facebook de Mme Marquis-Gravel.

Simon Roy a enseigné la littérature au Collège Lionel-Groulx, mais il a d’abord été connu pour son livre Ma vie rouge Kubrick, paru en 2014, et lauréat du Prix des libraires du Québec cette année-là.

Suivront ses œuvres Owen HopkinsEsquire, Fait par un autre et son plus récent roman qui marie fiction et réalité, Ma fin du monde, paru en mai dernier. Ce dernier propose une réflexion sur la peur à partir de son expérience ainsi que de celle des auteurs Stephen King, Stanley Kubrick et Orson Welles.

Son éditeur mentionne dans un communiqué que ses livres se sont parfois appuyés sur une analyse obsessionnelle du film The Shining de Stanley Kubrick. Il s’interrogeait notamment sur la possibilité de continuer à vivre quand la vie est marquée par la tragédie, un thème qu’il évoque dans son dernier roman où il aborde de façon vertigineuse sa propre mort.

Il ne fait aucun doute que l’œuvre qu’il nous laisse, marquée par une profonde originalité, nous aura obligés à reconnaître que les récits, mêlant inextricablement réalité et mensonge, constituent la substance même de nos vies, ont écrit les Éditions du Boréal.

Sa conjointe, Marianne Marquis-Gravel, qui a récemment signé son premier roman intitulé Dans la lumière de notre ignorance où elle traite de sa relation avec son amoureux, a partagé un message émouvant sur Facebook.

Elle raconte qu’au cours des derniers jours, l’état de Simon Roy s’était dégradé et il avait de la difficulté à se tenir debout. Il a choisi d’avoir recours à l’aide médicale à mourir afin de partir lucide et conscient. Il nous a quittés cet après-midi à 15 heures à la maison, dans la douceur et dans une totale acceptation. Il était prêt depuis des jours, mais il tenait à être présent à mon anniversaire. Du Simon pur et dur, jusqu’au dernier souffle. Il a même fait des blagues jusque dans les dernières secondes, a-t-elle témoigné.

En plus de sa compagne Marianne Marquis-Gravel, Simon Roy laisse dans le deuil ses enfants, Romane et Colin.

Par Radio-Canada avec La Presse canadienne

France-Paris: Michael Benjamin meurt sur scène en plein concert de Carimi

octobre 16, 2022

Âgé de 41 ans, Michael Benjamin a fait un malaise sur la scène de Bercy. Le chanteur haïtien n’a pas survécu, malgré l’intervention des secours.

Le groupe haitien de musique kompa Carimi se produisait a l'Accor Arena de Bercy, a Paris.
Le groupe haïtien de musique kompa Carimi se produisait à l’Accor Arena de Bercy, à Paris. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

C’est un dramatique spectacle auquel de nombreuses personnes ont assisté, samedi 15 octobre au soir, à l’Accor Arena de Paris. L’Haïtien Michael Benjamin, connu sous le nom de scène Mikaben, est décédé sur scène. Âgé de 41 ans, le chanteur du groupe haïtien de musique kompa Carimi a été victime d’un malaise et n’a pas pu être réanimé, « malgré l’intervention des secours », a indiqué sur Twitter l’équipe de l’Accor Arena, se disant « terriblement affectée » par cette nouvelle.

Selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, le chanteur s’est brutalement effondré en quittant la scène en plein morceau. Il avait été invité par le groupe Carimi, formé dans les années 2000, à l’occasion d’un concert unique en France. Le concert a été interrompu et la salle a ensuite été évacuée, selon plusieurs témoignages.

« C’est une grande référence de la musique haïtienne qui vient de s’éteindre. Le pays et la jeunesse haïtienne ont perdu une belle âme », a tweeté dimanche le Premier ministre haïtien, Ariel Henry.

Né à Port-au-Prince en 1981 et fils du chanteur Lionel Benjamin, Mikaben était chanteur, compositeur et producteur. Il avait interprété plusieurs morceaux à succès avec le groupe Carimi, notamment « Baby I Missed You » ou « Fanm sa Move ».

Tele20 par Le Point avec AFP