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Cameroun : le Wouri est-il vraiment l’un des fleuves les plus pollués d’Afrique ?

juin 8, 2021
Lors d’une opération de ramassage de déchets sur le fleuve Wouri, à Douala, organisé par l’ONG River Cleanup le 7 juin 2021.

Chaque année, le Wouri déverse plus de trois millions de tonnes de déchets dans l’océan Atlantique. À Douala, les associations se mobilisent pour tenter, difficilement, de limiter les dégâts.

Le bras d’un excavateur s’enfonce dans un amas de détritus sous le regard d’une foule de riverains. Son godet en ressort quelques minutes plus tard chargé de déchets puants, qu’il déverse sur le bord d’une rivière saturée d’ordures. Le mouvement se répète sous un soleil de plomb, accompagné par quelques applaudissements.

Ici au quartier Dakar-Combi, dans le 3arrondissement de Douala, les hommes et les femmes avaient perdu l’espoir de revoir couler l’eau de ce bras mort du fleuve Wouri, l’un des nombreux qui traversent la capitale économique camerounaise. La couche d’immondices – tissus, bouteilles ou sacs en plastique – est si épaisse que les chenilles de l’excavateur peuvent rouler dessus.

« De toute ma vie, je n’ai jamais vu l’eau de cet affluent couler en dehors des périodes de grandes pluies, raconte Anicet, 30 ans. Le lit de la rivière est bouché en permanence par les déchets. Si bien que pendant les pluies, les quartiers sont rapidement inondés. »

2 500 tonnes de déchets par jour

À Douala, le fleuve Wouri et ses affluents sont devenus, au fil des ans, le réceptacle du trop-plein d’ordures que produisent les quelque 4,5 millions d’habitants de la ville. Ces derniers, selon les statistiques de la mairie, génèrent chaque jour près de 2 500 tonnes de déchets. En raison du déficit de financement, l’entreprise chargée de leur collecte rencontre des difficultés à couvrir l’ensemble des quartiers de la ville. Une bonne partie des ordures se retrouve dans les rigoles, les drains et les rivières.

La pollution s’est aggravée par la propagation des matières plastiques, notamment des emballages et des bouteilles qui constituent le gros des produits finissant dans les cours d’eau. Et l’interdiction en 2014 de la fabrication, de l’importation, de la détention et de la commercialisation ou de la distribution des contenants en plastique de moins de 60 microns sur l’ensemble du territoire national n’a pas suffi à en réduire l’usage.

CHAQUE ANNÉE, HUIT MILLIARDS DE KILOGRAMMES DE PLASTIQUES D’ORIGINE FLUVIALE SE DÉVERSENT DANS NOS OCÉANS

Le 6 juin, quatre organisations se sont mobilisées pour nettoyer le canal du Wouri, à Dakar-Combi. Les opérations de désengorgement ont été initiées par la société des Brasseries du Cameroun, qui en a confié la mission à Seca, une entreprise de collecte et de transport des déchets industriels. En aval, les détritus ont été ramassés par les ONG belges Namé Recycling et River Cleanup qui luttent ensemble contre la pollution des cours d’eau dans la ville. River Cleanup, dont l’activité tourne autour du ramassage des plastiques dans les fleuves, a ce jour-là symboliquement collecté son millionième kilogramme de déchets dans le monde.

Attaquer le problème à la source

« Chaque année, huit milliards de kilos de plastiques d’origine fluviale se déversent dans nos océans, affirme Thomas de Groote, fondateur de River Cleanup. Le Wouri déverse à lui seul près de trois millions de tonnes. » Cette statistique en fait le troisième fleuve le plus pollué d’Afrique.

« Nous avons décidé de nous attaquer au problème à la source, en éliminant les déchets avant qu’ils n’atteignent la mer, c’est-à-dire dans les rivières et sur les berges, explique-t-il. L’éducation des citoyens, la transformation des entreprises et le nettoyage actif de nos rivières et de nos fleuves sont les solutions les plus efficaces pour empêcher la pollution plastique d’envahir notre environnement. »

UNE ATMOSPHÈRE PROPICE À LA PROPAGATION DE MALADIES

Ces actions suscitent beaucoup d’espoir auprès des populations, victimes collatérales de cette pollution. « C’est une atmosphère propice à la propagation de maladies évitables comme le choléra et la fièvre typhoïde, insiste le maire du 3arrondissement de Douala, Valentin Epoupa. En plus de la crainte des infections, les habitants doivent vivre avec une puanteur constante ». Pour les associations, dont River Cleanup, la tâche est certes longue, mais la volonté est bien là.

Avec Jeune Afrique par Franck Foute – à Yaoundé

L’Indonésie va renvoyer 49 conteneurs de déchets en Europe et aux Etats-Unis

juillet 2, 2019

 

L’Indonésie va renvoyer des dizaines de conteneurs de déchets vers la France et d’autres pays occidentaux, à l’instar de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est qui ne veulent plus être des décharges, ont annoncé ce mardi les autorités. Les 49 conteneurs contiendront des détritus, des déchets plastiques et des substances dangereuses en violation des règles d’importation, selon les responsables des douanes de l’île indonésienne de Batam.

«Nous nous coordonnons avec l’importateur afin de procéder à leur renvoi immédiat», a déclaré à l’AFP le porte-parole des services douaniers de cette île. Ces déchets proviennent des Etats-Unis, d’Australie, de France, d’Allemagne et de Hongkong, a-t-il précisé. Mi-juin, Jakarta avait renvoyé cinq conteneurs de déchets aux Etats-Unis, se joignant ainsi à plusieurs pays d’Asie du Sud-Est mécontents de servir de dépotoir à l’Occident.

En 2018, la Chine a soudainement cessé d’accepter les déchets plastiques du monde entier, suscitant le chaos sur le marché mondial du recyclage et obligeant les pays développés à trouver de nouvelles destinations pour leurs déchets. Depuis, d’énormes quantités de déchets ont été ré-acheminées vers l’Asie du Sud-Est.

En mai, la Malaisie avait promis de renvoyer des centaines de tonnes de déchets plastiques. De leur côté, les Philippines ont renvoyé fin mai vers le Canada 69 conteneurs de détritus, provoquant un vif contentieux entre les deux pays. Environ 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année. Une grande partie finit dans des décharges ou dans les mers, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF.

Par Le Figaro.fr avec AFP

5.000 milliards de sacs par an: le monde malade de sa consommation de plastique

juin 5, 2018

Un ruisseau rempli de plastiques dans un bidonville de Manille le 12 mai 2018.n / © AFP/Archives / NOEL CELIS

Environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde et, comme l’essentiel du plastique, une infime proportion est recyclée, affirme mardi l’ONU dans un rapport pointant un défi d’une ampleur « décourageante ».

Dans ce document rendu public à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement, l’ONU relève que si les modes de consommation actuels et les pratiques de gestion des déchets se poursuivent, on comptera environ 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et l’environnement à l’horizon 2050.

« L’ampleur du défi est décourageante », indique l’ONU. « Depuis les années 1950, la production de plastique a dépassé celle de presque tous les autres matériaux. »

« Nos océans ont été utilisés comme une décharge, ce qui provoque l’étouffement de la vie marine et transforme certaines zones marines en soupe plastique », déclare dans le rapport le chef d’ONU Environnement, Erik Solheim.

« Dans certaines villes, les déchets plastiques bouchent les canalisations, ce qui provoque des maladies. Consommés par le bétail, ils trouvent leur chemin jusque dans la chaîne alimentaire. »

L’essentiel de ces déchets sont des plastiques à usage unique, comme les bouteilles en plastique, les bouchons en plastique, les emballages alimentaires, les sacs plastique de supermarché, les couvercles en plastique, les pailles, les touilleurs et les récipients alimentaire à emporter, énumère le rapport.

Les chiffres donnent le tournis: on estime qu’environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés dans le monde chaque année, soit presque 10 millions par minute.

« S’ils étaient attachés ensemble, ils pourraient entourer la planète sept fois toutes les heures », avance le rapport.

Seulement 9% des neuf milliards de tonnes de plastique que le monde a jamais produites ont été recyclées. Une part à peine plus grande – 12% – a été incinérée.

Le reste a fini dans les décharges, les océans, les canalisations, où il mettra des milliers d’années à se décomposer totalement.

En attendant, il contamine les sols et l’eau avec des particules de microplastiques dont certaines ont été retrouvés selon l’ONU jusque dans le sel de table commercial.

Les études montrent, indique le rapport, que 90% de l’eau en bouteille et 83% de l’eau du robinet contiennent des particules de plastique.

L’ONU salue un début de prise de conscience face à l’ampleur du problème, en relevant que plus de 60 pays ont adopté des politiques visant à réduire cette pollution.

Mais ce n’est pas suffisant, selon l’ONU qui plaide pour une meilleure gestion des déchets, des mesures d’incitation pour encourager les consommateurs à changer leurs habitudes de consommation ou encore davantage de recherches sur les matériaux alternatifs.

« Nous avons un besoin urgent de leadership et d’intervention de la part du gouvernement pour faire face à la marée montante des plastiques », indique le rapport.

Romandie.com avec (©AFP / 05 juin 2018 14h54)                  

A Bali, un océan de déchets envahit les plages

décembre 28, 2017

Des déchets sur une plage de Kuta Beach à Bali, e, Indonésie, le 19 décembre 2017 / © AFP / SONNY TUMBELAKA

Longtemps, les plages bordées de palmiers le long de la rive de Kuta Beach à Bali ont fait office de paradis pour touristes. Mais le sable blanc est maintenant jonché de tant de détritus charriés par l’océan Indien qu’un état d' »urgence déchets » a été déclaré.

Des emballages en plastique et d’autres ordures envahissent les plages où les touristes se prélassent au soleil et se baignent, pendant que des surfeurs glissent sur des vagues qui acheminent toutes sortes de détritus sur l’île la plus touristique d’Indonésie.

« Quand je veux me baigner, ce n’est pas très agréable… », raconte à l’AFP Vanessa Moonshine, touriste autrichienne au bord d’une plage du district de Kuta Beach, dans le sud de l’île. « Je vois beaucoup de détritus ici, tous les jours, tout le temps. Ca vient toujours de l’océan, c’est vraiment horrible ».

Les monticules qui s’accumulent sur les plages nuisent à la réputation de Bali, présentée comme une île de rêve aux eaux turquoise, et mettent en exergue le problème des ordures en Indonésie.

Quatrième pays le plus peuplé au monde avec quelque 255 millions d’habitants, cet archipel d’Asie du Sud-Est est le deuxième producteur mondial de déchets marins après la Chine, avec 1,29 million de tonnes par an jetées en mer, qui provoquent des dégâts immenses sur les écosystèmes et la santé.

– ‘Urgence déchets’ –

A Bali, le phénomène s’est aggravé au point que les autorités locales ont déclaré en novembre un état d' »urgence déchets » le long d’une rive de six kilomètres comprenant les plages de Kuta, Jimbaran et Seminyak, districts les plus fréquentés de l’île – qui a déjà accueilli plus de cinq millions de touristes cette année.

Chaque jour, 700 employés de nettoyage et 35 camions ramassent environ 100 tonnes d’ordures sur les plages pour aller les déverser dans une décharge proche.

« Des personnes en combinaisons vertes collectent des déchets, mais le lendemain la situation est la même », constate le touriste allemand Claus Dignas, affirmant que la quantité de détritus charriés par l’océan augmente à chaque fois qu’il vient passer des vacances à Bali.

« Personne n’a envie de s’asseoir sur d’agréables chaises longues pour faire face à toutes ces ordures », dit-il.

Le problème s’accentue pendant la saison des pluies, de novembre à mars, quand des vents forts et courants marins entraînent les déchets sur les plages et que des rivières en crue en charrient vers la côte, explique Putu Eka Merthawan, de l’agence locale pour la protection de l’environnement.

– Sensibiliser, recycler, interdire –

Pour I Gede Hendrawa, chercheur en océanographie à l’Université Udayana de Bali, ce sujet est une menace tout aussi grave que celle d’une éruption volcanique majeure, à laquelle Bali est confrontée depuis deux mois — à environ 75 km de Kuta, le volcan Agung crache des nuages de fumée grise, ce qui a entraîné l’annulation de nombreux séjours touristiques et le déplacement des dizaines de milliers d’habitants vivant près du cratère.

« Les déchets dérangent les touristes d’un point de vue esthétique mais le problème du plastique est bien plus grave que cela: des microplastiques peuvent contaminer les poissons qui, s’ils sont mangés par des humains, peuvent provoquer des problèmes de santé comme le cancer », explique le chercheur.

Pour lutter contre ce fléau, l’Indonésie a rejoint la quarantaine de pays qui participent à la campagne de l’ONU « Océans propres » lancée début 2017 pour lutter contre les déchets marins.

Le gouvernement indonésien s’est engagé à réduire les déchets en plastique marins de 70% d’ici à 2025. Il entend augmenter le recyclage des détritus – quasi inexistant pour le moment -, lancer des campagnes de nettoyage et réduire l’utilisation des sacs en plastique dans le commerce de détail.

Pour M. Hendrawa, il faudrait même « interdire les sacs en plastique dans les magasins » et mobiliser mieux la population: « le gouvernement central devrait accentuer la campagne visant à réduire l’utilisation d’emballages en plastique ».

A Bali, là aussi, le gouvernement régional « devrait allouer plus de fonds budgétaires pour sensibiliser le public à la protection des cours d’eau et à la nécessité de ne pas y jeter de déchets », estime M. Hendrawa.

Romandie.com avec(©AFP / 28 décembre 2017 08h59)                

Au Cameroun, on fabrique des pavés « écolos » à partir de déchets plastiques

août 17, 2016
A la voirie municipale à Yaoundé, Elvis et son ami en août 2016. Crédits : Josiane Kouagheu
« La première fois que mes amis m’ont vu fouiller dans une poubelle, ils ont cru que je devenais fou, se souvient hilare, Robert Tedonfo. Ils ont couru avertir ma tante qui est venue, pagne noué aux hanches, vérifier de ses propres yeux. » Patiemment, le jeune homme âgé de 26 ans, tente alors de lui expliquer ce qu’il fait : collecter des emballages et des bouteilles plastiques dans les poubelles de Yaoundé, capitale du Cameroun, pour en faire des pavés « écolos », utiles pour la construction de routes et de maisons.

« Je l’ai même invitée à venir au laboratoire lui prouver que je n’étais pas entrer dans une secte comme elle le pensait », poursuit Robert, casquette vissée sur la tête et gants jaunes usés enfilés aux doigts. Ce jeudi, le « laboratoire », un hangar du quartier Essos de Yaoundé, couvert par des tôles ondulées et ouvert aux quatre vents, est en activité. Une cuve métallique chauffe sur un feu de bois. Des sacs d’emballages et des bouteilles en plastique sont posés à côté.

Moins de 61 microns

Avec une durée de dégradation estimée entre 500 et 1 000 ans, les déchets plastiques constituent selon des statistiques, 10 % des six millions de tonnes d’ordures produites chaque jour sur le territoire camerounais. Depuis avril 2014, le gouvernement a interdit la fabrication, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des emballages plastiques non-biodégradables de moins de 61 microns sur l’ensemble du territoire national. Plusieurs centaines de tonnes ont ainsi été saisies depuis l’interdiction.

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Malgré la mise en place des brigades opérationnelles chargées de saisir ces emballages non conformes et d’interpeller les fautifs, la contrebande alimente le marché noir. Sans plan de recyclage, le gouvernement peine à trouver des solutions. Cependant, quelques jeunes comme Robert tentent « de dépolluer leur environnement ».

Au « laboratoire », le jeune homme a été rejoint par « son unique collègue qui est resté. » Elvis Kwambissa est un enfant de la rue qui « rêve de faire du recyclage des déchets plastiques, un vrai boulot ». En un an, les deux jeunes hommes, venus en tant que stagiaires, avec une vingtaine d’autres, sont les seuls qui poursuivent l’aventure au sein de cette fabrique mise sur pied par la fondation « Cœur d’Afrique », de l’ancien international camerounais, Roger Milla, pour aider les jeunes défavorisés à apprendre un métier.

« C’est l’heure des bouteilles »

Dans une cuve chauffée à plus de 200 degrés et alimentée par un feu de bois, ils déversent des emballages plastiques. Armés de malaxeurs et protégés de l’odeur toxique par des cache-nez, ils remuent le mélange jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène d’où émergent des flammes. « C’est l’heure des bouteilles », lance Robert, le visage dégoulinant de sueur. Docile, Elvis s’exécute. Et les bouteilles disparaissent dans les flammes.

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Puis, Elvis court vers un autre hangar, plus petit que le « laboratoire », pour ramasser du sable qu’il tamise. Trois seaux de cinq litres sont versés dans la cuve. Une fois de plus, Elvis et Robert, suent à grosses gouttes et remuent. Quinze minutes plus tard, tout est prêt. Au fur et à mesure, la pâte est versée dans un moule qui donne progressivement leur forme aux pavés « écolos ».

Des pavés réalisés à partir de déchets plastique, en août 2016 à Yaoundé.

Des pavés réalisés à partir de déchets plastique, en août 2016 à Yaoundé. Crédits : Josiane Kouagheu

D’après des résultats du laboratoire du génie civil camerounais, ces pavés sont trois fois plus résistants que ceux qui sont faits à base de ciment : ils peuvent supporter jusqu’à 50,5 tonnes de charge. « Les autres ne supportent qu’entre six et douze tonnes, assure Pierre Kamsouloum, consultant formateur en technique de recyclage des déchets plastiques et directeur technique de la fondation Cœur d’Afrique, qui observe avec satisfaction le travail de ses protégés. Le prix du mètre cube de nos pavés, qui comprend entre 26 et 33 pavés, varie entre 4 000 et 4 500 FCFA [environ 6,5 euros] au lieu de 5 000 à 25 000 [jusqu’à 38 euros] comme les autres. »

« Rendre ma ville plus propre »

« Ce travail me comble de joie car il permet de rendre ma ville plus propre et d’aider la population, se réjouit Robert, orphelin de père. Lorsqu’il y a des commandes, on peut fabriquer plus de 300 pavés par jour que nous livrons aux particuliers. » Mais, peu connus du grand public, les commandes sont encore sporadiques.

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Pour l’environnementaliste Lucien Yoppa, la gestion des déchets plastiques est un secteur prometteur. Le dynamisme des jeunes camerounais, sans emploi pour la plupart, devrait aider à le promouvoir auprès des pouvoirs publics grâce « à son caractère social et environnemental ». « Les pavés plastiques pourraient être utilisés pour la construction et la réhabilitation des routes et des voiries. Ils viendraient ainsi en substitution aux pavés en ciment qui sont deux fois plus chers, ajoute-t-il. Les produits issus de ce recyclage ont un marché évident, que ce soit sur le plan international ou local. »

Trouver des clients et se mettre à son compte en tant que « fabriquant de pavés écolos » est le rêve que nourrit Elvis la nuit, lorsqu’il s’endort dans les rues de Yaoundé.

Par Josiane Kouagheu (contributrice Le Monde Afrique à Yaoundé, au Cameroun)

Abidjan/Déchets toxiques: reportage du deversement des déchets toxiques par le Probo Koala, il y a 5 ans

août 22, 2011