Posts Tagged ‘Décision’

RDC/Ecoles conventionnées catholiques : tout enseignant du degré primaire doit désormais être catholique pratiquant

octobre 5, 2020

Les élèves d’une école primaire catholique /DR

La décision, qui prend déjà effet au cours de l’année scolaire 2020-2021, a été annoncée par l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo, au cours d’une homélie prononcée le dimanche dernier, à huit jours de la rentrée des classes pour l’année indiquée.

La décision du Cardinal Fridolin Ambongo de n’accepter désormais comme enseignant du degré primaire dans les écoles catholiques que les chrétiens de cette confession religieuse, a été annoncée, le 4 octobre, dans son homélie, à l’issue de l’inauguration et de l’installation du nouveau doyenné Saint Eugène de l’archidiocèse de Kinshasa à Maluku. Selon le site Sosoyamboka.info, cette décision entre en vigueur en cette année scolaire 2020-2021. « L’enseignant de l’école primaire dans les écoles conventionnées catholiques sera, sans autre forme de procès, un fidèle catholique », a dit l’archevêque métropolitain.

Le Cardinal Fridolin Ambongo, précise la source, a invité les curés et coordonnateurs des écoles conventionnées catholiques de la République démocratique du Congo au strict respect des valeurs catholiques et à l’observance des valeurs de l’Eglise par tous les prêtres et fidèles. « A l’école primaire, tout enseignant doit être un catholique pratiquant, car la catéchèse figure dans le programme scolaire dans toutes nos écoles. On ne peut pas accepter qu’un enseignant non catholique vienne dispenser la catéchèse aux élèves, d’autant plus qu’il n’a aucune notion sur les valeurs de l’Eglise », a soutenu le Cardinal. Fridolin Ambongo a, par ailleurs, menacé des sanctions, tous curés et coordonnateurs qui n’appliqueront pas cette nouvelle décision. Si je rencontre un tel cas, a-t-il clairement indiqué, c’est le curé et le coordonnateur à qui je demanderai des comptes. « Je ne m’en prendrais pas à l’enseignant. On ne badine pas avec les valeurs catholiques », a-t-il insisté.

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

Dopage: Moscou dénonce une décision politique, veut faire appel

décembre 9, 2019

 

La Russie, exclue pour quatre ans des compétitions internationales pour un scandale de dopage, a dénoncé lundi une décision «politiquement motivée» qui «contredit la charte olympique», tandis que des sportifs dépités se préparent à poursuivre leurs carrières sous drapeau neutre. «Il n’y a aucune reproche à faire au comité olympique russe, et s’il n’y aucune reproche à ce comité, le pays doit participer aux compétitions sous son drapeau national», a lancé le président russe Vladimir Poutine, lors d’une conférence de presse à Paris. Cette décision «contredit donc la charte olympique», d’après lui. «Toute punition doit être individuelle» et non pas «collective», a-t-il insisté. «Il y a toutes les raisons à croire que cette décision est motivée non pas par une inquiétude pour un sport propre, mais qu’elle est politiquement motivée», a souligné Vladimir Poutine.

Pour sa part, le Premier ministre Dmitri Medvedev a dénoncé la «poursuite d’une hystérie antirusse devenue chronique», tout en reconnaissant que la Russie a un «un sérieux problème de dopage». Le chef du gouvernement a jugé que les instances sportives russes devaient faire appel de la décision de l’Agence mondiale antidopage (AMA) d’exclure la Russie des grandes compétitions, Jeux olympiques 2020 de Tokyo inclus.

Cinq ans après la découverte d’un système de dopage d’Etat en Russie, le pays est sanctionné de nouveau pour quatre ans pour avoir été pris la main dans le sac, selon l’AMA, en manipulant des bases de données de contrôles.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Espagne: Valls et Barcelone, une «décision intime» plus que «politique»

mai 19, 2019

Valls

Manuel Valls Pau Barrena / AFP.

L’ancien premier ministre Manuel Valls, qui a traversé les Pyrénées pour se présenter à la mairie de Barcelone, s’est confié au Parisien sur la raison de ce nouvel engagement et sur le retour dans son pays natal.

« C’est d’abord une décision intime. Peut-être que pour la première fois, ce n’est pas la politique qui décide. Elle joue un rôle, c’est le levier pour justifier ce choix, mais il est avant tout personnel. Quoi qu’il arrive, ma vie est ici», a déclaré l’ancien chef du gouvernement de François Hollande, dans un registre intimiste qu’on ne lui connaît guère.

«C’est sans doute un long processus qui a mûri», déclare Manuel Valls, qui évoque un «déclic», «des sensations qui reviennent», «un retour aux sources», «des changements dans ma vie personnelle». Une dernière formule qui renvoie à son idylle avec Susana Gallardo, riche héritière des laboratoires pharmaceutiques Almirall. L’ancien premier ministre d’ajouter : «En mon for intérieur, je me dis : C’est de ça dont j’ai besoin. Une nouvelle vie, une nouvelle étape. Sans doute que la Méditerranée, le soleil et Barcelone me manquent. Sans doute que j’ai envie de retrouver un équilibre personnel».

On apprend aussi que Manuel Valls, naturalisé français à 20 ans, a récupéré sa carte d’identité espagnole et qu’il habite «rue de Paris» à Barcelone. «Il se trouve sur liste d’attente pour devenir « socio » du Barça, son club fétiche«, ajoute Le Parisien .

Les élections municipales ont lieu dimanche 26 mai, Manuel Valls ne part pas favori.

Par Le Figaro.fr

RDC – Jean-Pierre Bemba: la CPI rendra sa décision le 17 septembre

août 29, 2018

 

L’ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, devant la Cour pénale internationale à La Haye, le 21 juin 2016. © Michael Kooren/AP/SIPA

La Cour pénale internationale rendra sa décision le 17 septembre dans l’affaire de subornation de témoins dans laquelle Jean-Pierre Bemba est toujours poursuivi. Le parquet avait requis cinq ans de prison, la défense plaidant la relaxe.

Jean-Pierre Bemba sera donc fixé sur son sort judiciaire le 17 septembre. « La Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale a programmé une audience le 17 septembre 2018 (…) pour rendre sa décision sur les peines à l’encontre de M. Jean-Pierre Bemba Gombo, M. Aimé Kilolo Musamba et M. Jean-Jacques Mangenda Kabongo », a annoncé la Cour dans un communiqué publié mercredi 29 août.

Cinq ans de prison requis

Acquitté des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en juin dernier, Jean-Pierre Bemba reste poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) dans l’affaire de subornation de témoins. Une affaire qui a valu à l’ex-chef de guerre de voir sa candidature à la présidentielle en RDC écartée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le 25 août. Jean-Pierre Bemba, qui conteste cette décision, a saisi la Cour constitutionnelle congolaise.

La liste définitive des candidats à l’élection de décembre prochain est prévue le 19 septembre, soit deux jours après l’audience de la CPI fixée au 17.

Lors de l’audience du 4 juillet dernier devant la chambre de première instance VII de la CPI, Me Kweku Vanderpuye, premier substitut de la procureure Fatou Bensouda, a requis « cinq ans d’emprisonnement et une amende conséquente » contre Jean-Pierre Bemba et ses coaccusés pour avoir « suborné 14 témoins ». Les avocats ont pour leur part demandé à la Cour d’« ordonner la relaxe moyennant une amende raisonnable au profit du fond pour les victimes. »

Jeuneafrique.com

Zimbabwe: une décision de justice sème déjà le doute sur Mnangagwa

novembre 25, 2017

Le nouveau président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, après avoir prêté serment lors de son investiture, le 24 novembre 2017 au stade de Harare / © AFP / MUJAHID SAFODIEN

La justice zimbabwéenne a jugé légal le coup de force de l’armée qui a abouti à la démission du président Robert Mugabe, une décision qui sème déjà le doute sur la « nouvelle démocratie » promise par son tout frais successeur Emmerson Mnangagwa.

Saisi par deux simples citoyens, un tribunal de Harare a justifié vendredi l’intervention des militaires par la nécessité « de s’assurer qu’un individu non élu n’exerce pas des fonctions qui ne peuvent être remplies que par des élus ».

« Les actes des Forces de défense zimbabwéennes visant à empêcher les proches de l’ancien président Robert Mugabe d’usurper le pouvoir sont constitutionnels », a conclu le juge, dont la décision a été rapportée samedi par la télévision d’Etat.

Sans les nommer, ce jugement fait référence à l’ex-Première dame du pays, Grace Mugabe, et à son entourage, à l’origine de la crise qui a provoqué la chute de son époux.

Les militaires ont pris le contrôle du pays dans la nuit du 14 au 15 novembre pour s’opposer à l’éviction du vice-président d’alors Emmerson Mnangagwa, qui barrait la route à Grace Mugabe pour la succession de son mari, âgé de 93 ans.

Un porte-parole des généraux avait alors démenti toute tentative de coup d’Etat contre le gouvernement.

Pour se prémunir des critiques et de tout risque d’intervention des pays voisins, ils avaient assuré que leur opération ne visait qu’à éliminer des « criminels » de l’entourage du chef de l’Etat, en l’occurrence son épouse Grace et ses soutiens.

– Doutes –

Placé en résidence surveillée, Robert Mugabe a résisté pendant plusieurs jours aux pressions de l’armée, de son parti et de la rue, avant de présenter mardi sa démission, sous la menace d’une procédure de destitution par le Parlement.

Le départ du plus vieux dirigeant en exercice de la planète a été salué par des manifestations de liesse à travers tout le pays.

Son successeur Emmerson Mnangagwa, 75 ans, a été officiellement investi vendredi devant plusieurs dizaines de milliers de partisans enthousiastes, réunis dans un stade de la capitale.

Mais certains, dans l’opposition comme à l’étranger, ont rapidement émis des doutes sur l’aptitude du nouveau chef de l’Etat, longtemps aux commandes de l’appareil répressif de Robert Mugabe, à rompre avec les habitudes de l’ancien régime.

Dans son discours d’investiture, M. Mnangagwa a promis de redresser l’économie, de lutter contre la corruption et que les élections prévues en 2018 seraient « libres et honnêtes ».

De retour d’exil deux jours plus tôt, il avait salué le « début d’une nouvelle démocratie » dans son pays.

Dans un autre jugement rendu vendredi, la justice a également annulé, à la demande de M. Mnangagwa, son limogeage.

« L’éviction du requérant par Robert Gabriel Mugabe, alors président du Zimbabwe, des fonctions de vice-président du Zimbabwe le 6 novembre 2017 est nulle et non avenue », a tranché le juge dans son verdict.

Ces deux décisions ont ravivé le débat sur le passé « démocratique » de celui que l’on appelle le « Crocodile ».

– ‘Dangereux précédent’ –

Fidèle parmi les fidèles du régime, M. Mnangagwa, proche de la hiérarchie sécuritaire et plusieurs fois ministre, traîne derrière lui une réputation d’exécuteur des basses oeuvres répressives de l’ex-président Mugabe.

Selon Amnesty International, des dizaines de milliers de personnes ont été torturées, ont disparu ou ont été tuées pendant les presque quatre décennies de l’ère Mugabe.

Le responsable régional de l’ONG Human Rights Watch (HRW), Dewa Mavhinga, n’a pas caché sa surprise après ces « deux jugements incroyables ». « Justice étrange, sous contrôle ? », s’est-il interrogé sur son compte Twitter.

« La justice a soutenu l’interprétation de l’armée selon laquelle il est autorisé et légal d’intervenir dans les affaires politiques », a renchéri samedi Alex Magaisa, expert zimbabwéen en droit. « C’est un dangereux précédent qui met le gouvernement sous la coupe des militaires », a-t-il écrit sur le site Big Saturday Read.

Comme pour nourrir ces craintes, la justice a commencé samedi à entendre quelques uns des proches soutiens de Grace Mugabe arrêtés par l’armée lors de son coup de force.

L’ex-ministre des Finances Ignatius Chombo était interrogé samedi par un juge, accusé de corruption, d’abus de pouvoir et de fraude.

Avant lui, l’ancien chef de la Ligue des jeunes du parti au pouvoir, la Zanu-PF, Kudzai Chipanga a comparu pour avoir « publié des déclarations qui portent préjudice » à l’Etat ou à l’armée. Le juge l’a placé en détention provisoire jusqu’à son procès.

Romandie.com avec (©AFP / 25 novembre 2017 12h55)                

Gambie: Jammeh déclare à la télévision d’Etat qu’il va quitter le pouvoir

janvier 21, 2017

Banjul (Gambie) – Yahya Jammeh a annoncé samedi à la télévision d’Etat gambienne qu’il allait quitter le pouvoir, après des discussions de dernière heure avec les médiateurs et sous la menace d’une intervention militaire ouest-africaine.

« J’ai décidé aujourd’hui en conscience de quitter la direction de cette grande nation, avec une infinie gratitude envers tous les Gambiens », a déclaré M. Jammeh.

A la tête de la Gambie depuis 1994, M. Jammeh refusait auparavant de céder le pouvoir à Adama Barrow malgré sa défaite à l’élection présidentielle du 1er décembre dont il contestait le résultat.

M. Jammeh a déclaré que son départ du pouvoir, après des semaines de crise, relevait de sa seule décision, malgré la très forte pression exercée par les dirigeants de l’Afrique de l’ouest pour qu’il se retire et malgré une opération militaire ouest-africaine en territoire gambien, opération actuellement suspendue dans l’attente des résultats de la médiation en cours.

Cette médiation de la dernière chance était menée à Banjul par les présidents guinéen Alpha Condé et mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz.

« Ma décision d’aujourd’hui n’a pas été dictée par quoi que ce soit d’autre que l’intérêt suprême du peuple gambien et de notre cher pays », a assuré M. Jammeh à la télévision.

Une source mauritanienne proche du dossier a indiqué vendredi soir à l’AFP que les choses étaient « quasiment réglées ». « Jammeh a accepté de quitter le pouvoir. Les tractations tournent autour d’un point de chute pour son exil et des conditions qui doivent accompagner cet exil », a déclaré cette source.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2017 03h42)             

L’ONU demande l’annulation des arrêtés anti-burkinis en France

août 30, 2016

L’ONU demande aux autorités locales en France qui appliquent encore des arrêtés anti-burkinis de les « annuler immédiatement ». Elle a salué mardi à Genève la décision du Conseil d’Etat français de vendredi dernier.

Ces mesures prises par plusieurs municipalités constituent « une réaction stupide », a estimé devant la presse le porte-parole du Haut Commissariat aux droits de l’homme Rupert Colville. « Cela ne contribue en rien à lutter contre le terrorisme ».

Vendredi, le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative en France, avait suspendu l’interdiction de tenues considérées comme non appropriées par la ville de Villeneuve-Loubet. « Nous appelons toutes les autorités locales ayant adopté des interdictions similaires à les annuler immédiatement », a indiqué M. Colville.

« Humiliante et dégradante »
Les limites à la liberté de manifester sa religion ou ses convictions, y compris par le choix de tenues vestimentaires, ne sont autorisées que de manière restreinte, selon les standards internationaux. Les mesures prises pour des raisons de sécurité publique doivent être indispensables et proportionnées.

Selon le Haut Commissariat, ces arrêtés alimentent « l’intolérance religieuse et la stigmatisation des personnes de confession musulmane ». Ils pourraient augmenter les tensions. « De même, on ne peut prétendre que l’interdiction d’une tenue de bain est nécessaire pour un motif d’hygiène ou de santé publique ».

Et M. Colville de souligner que l’autonomie des femmes à prendre des décisions est « sapée » par de telles décisions de municipalités. L’application des arrêtés a parfois été « humiliante et dégradante », ajoute-t-il encore.

Arrêté suspendu à Cannes
Le même jour, le tribunal administratif de Nice a suspendu l’arrêté « anti-burkini » pris par la ville de Cannes, comme le demandaient des associations de défense des droits de l’Homme, a indiqué le tribunal. L’arrêté de Cannes, pris le 28 juillet, interdisait l’accès aux plages et à la baignade à toute personne n’ayant pas une « tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité ».

Le juge des référés, qui avait pourtant rejeté par le passé des demandes similaires, a ainsi suivi la position du Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, qui a suspendu vendredi un arrêté de ce type pris par le maire de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes).

Il estime que ces dispositions « ne reposent ni sur des risques avérés de troubles à l’ordre public, ni sur des motifs d’hygiène ou de décence ». Elles « méconnaissent la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle, et sont propres à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté », ajoute le juge.

Cet été, une trentaine de maires, pour la plupart de droite, ont pris des arrêtés dits « anti-burkini », au nom de risques de troubles à l’ordre public. Malgré la décision du Conseil d’Etat, des maires ont décidé de maintenir leurs textes, poussant des associations à déposer des recours devant les tribunaux administratifs de Nice et de Toulon (Var) pour faire suspendre des arrêtés toujours en vigueur à Nice, Menton, Roquebrune-Cap-Martin et Fréjus (Var).

Romandie.com avec(ats / 30.08.2016 15h49)

Assange, ému, crie victoire au balcon de l’ambassade d’Équateur à Londres

février 5, 2016

Londres – Victoire!, a déclaré Julian Assange, ému, en apparaissant vendredi après-midi au balcon de l’ambassade d’Équateur à Londres, après la décision d’un comité de l’ONU qui a appelé à mettre fin à sa détention arbitraire.

Comme c’est bon! C’est une victoire indéniable. C’est une victoire d’une importance historique, a déclaré le fondateur de WikiLeaks, s’adressant à un petit groupe de sympathisants rassemblés devant l’ambassade.

Évoquant ses enfants, il a ajouté: Il est temps qu’ils retrouvent leur père. Cela arrivera, d’une manière ou d’une autre.

Je suis coriace, a-t-il dit. Toutefois, de quel droit ce gouvernement (britannique, ndlr) et les gouvernements américain et suédois refusent-ils à mes enfants le droit de voir leur père depuis cinq ans’, a-t-il dit, estimant faire l’objet d’une détention illégale, immorale et injuste.

Je veux remercier les Nations unies, a également dit Assange en brandissant une copie de la décision rendue par le comité de l’ONU, qui appelle les autorités suédoises et britanniques à mettre fin à sa détention et à respecter le droit du fondateur de WikiLeaks à être indemnisé.

Julian Assange, 44 ans, n’est apparu qu’à de très rares reprises au balcon de l’ambassade où il s’est réfugié en 2012 pour demander l’asile politique.

Romandie.com avec(©AFP / 05 février 2016 17h41)

Turquie: Twitter et YouTube bloqués sur décision de justice

avril 6, 2015

Les autorités turques ont bloqué lundi l’accès à Twitter et à YouTube. Elles reprochent aux deux plateformes la diffusion de photos d’un procureur d’Istanbul détenu par des militants d’extrême gauche la semaine dernière, quelques heures avant qu’il ne soit tué.

Un procureur a réclamé le blocage de ces médias sociaux en déclarant que certaines organisations de presse avaient agi « comme si elles propageaient de la propagande terroriste » en répercutant ces photos, a déclaré le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin.

« Le parquet demande que ces photos ne soient utilisées nulle part sur les plateformes électroniques », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Ankara. Dans un communiqué, Twitter a confirmé être « au courant » des mesures visant son service. « Nous travaillons au rétablissement de l’accès pour tous nos abonnés aussi vite que possible », a affirmé le site.

Facebook plie
De son côté, Facebook a annoncé s’être plié à la demande de la justice turque. Le fonctionnement normal du réseau social a été rapidement rétabli après sa décision de supprimer les images litigieuses, a précisé le quotidien turc « Hürriyet ».

Le procureur stambouliote en question, Selim Kiraz, est mort de ses blessures mardi dernier après l’assaut donné par les forces de sécurité contre les locaux où il était retenu en otage par des militants du groupuscule d’extrême gauche DHKP-C.

Le DHKP-C avait diffusé une photo de Kiraz avec un revolver sur sa tempe et avait affirmé qu’il le tuerait si les revendications du groupuscule n’étaient pas satisfaites. « L’épouse et les enfants du procureur Kiraz ont été profondément affectés. Ces photos se sont retrouvées partout », a dit un haut responsable turc.

« Demande a été faite à Twitter et YouTube pour qu’ils retirent ces photos, mais cela n’a pas été accepté, aucune réponse n’a été donnée. C’est pourquoi cette décision a été prise par voie de justice », a-t-il ajouté.

Gouvernement critiqué
Ce nouveau blocage a valu une volée de bois vert au gouvernement turc. « Encore une réponse disproportionnée qui restreint la liberté de la presse et la liberté d’expression », a déploré la députée européenne néerlandaise Marietje Schaake.

De nombreux internautes ont raillé le régime, comme @BinaShah qui a suggéré ironiquement un nouveau slogan pour le tourisme turc: « Venez en Turquie et déconnectez ».

Romandie.com