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Picasso à Dakar : entre hommage, relecture et découverte

mai 28, 2022

REPORTAGE. Alors que l’exposition « Picasso à Dakar 1972-2022 » bat son plein, la galerie Le Manège propose un dialogue inédit entre artistes africains contemporains et Picasso.

Alors que le musée des Civilisations noires de Dakar propose depuis le 1er avril l’exposition « Picasso à Dakar 1972-2022 », cinquante ans après l’exposition des œuvres de l’artiste espagnol au Musée dynamique de Dakar, la galerie de l’institut français Le Manège offre une inversion des paradigmes à travers les œuvres de seize artistes originaires ou liés au continent africain.

Découverte des liens entre Picasso et l’Afrique

En cette matinée de début mai, les 28 élèves de cm2 de l’Institution Sainte-Jeanne-d’Arc de Dakar attendent, alignés en file indienne dans le hall du musée des Civilisations noires (MCN), de pouvoir assister à la visite guidée de l’exposition « Picasso à Dakar 1972-2022 ». « L’artiste s’appelle Pablo Ruiz Picasso et il a exposé à Dakar en 1972 au Musée dynamique après avoir rencontré Senghor à Paris », renseigne Youssou, 11 ans, prouvant au passage qu’il a bien fait les recherches recommandées par son enseignante en amont de la visite. Sa camarade Khadija, âgée de 10 ans, ajoute : « Il faisait des sculptures d’animaux, peignait des tableaux et aimait les masques africains. » C’est sa tante qui lui en a parlé. En dehors de ces informations glanées sur le Web, ce jeune public connaît peu l’artiste, et notamment ses œuvres. Ce qui est encore moins connu de ces préadolescents, comme de nombreux adultes, c’est l’attrait de Picasso pour le continent africain, lui qui vivait entouré d’œuvres et d’objets africains. Cinquante ans après la première exposition de Picasso au Musée dynamique de Dakar, sous l’impulsion de Léopold Sédar Senghor, c’est cette « parenté » que l’exposition actuelle souhaite mettre en avant. Celle-ci a été réalisée en collaboration entre quatre musées, deux français et deux sénégalais : le musée Picasso-Paris, le musée du Quai Branly-Jacques-Chirac, le musée Théodore-Monod ainsi que le musée des Civilisations noires qui l’accueille.

Au centre de l’exposition, les portes cuuray réalisés en céramique par le Collectif Ban.© Clémence Cluzel

Studieux, les élèves écoutent la médiatrice culturelle leur détailler cette filiation artistique, ou tout du moins ces jeux de miroirs constants. Munis d’une feuille de papier, ils ne ratent rien des informations récoltées : « négritude », « portrait d’un homme noir représenté comme un empereur », « cubisme », « art figuratif », etc. Arrivée devant un masque baoulé positionné à côté d’un tableau de Picasso (celui de l’affiche de l’exposition), Asmaou Manga les interroge : « Quelles sont les ressemblances que vous pouvez noter ? » Les doigts se lèvent : « La forme du visage allongée », dit l’une ; « le nez », ajoute un autre ; « la forme des yeux », analyse encore un élève. S’arrêtant devant une immense photo de l’artiste drapé dans un tissu orange au milieu de son atelier, la médiatrice culturelle, qui a suivi une formation d’une semaine pour approfondir ses connaissances sur l’artiste, continue de renseigner son auditoire qui l’interroge sur la vie privée de l’artiste : « Avait-il des enfants ? » Même jeu de miroirs quelques mètres plus loin entre la toile La Femme dans un fauteuil et un masque bedu : couleurs similaires, même forme… L’origine africaine de l’inspiration du catalan est visible. De toute l’exposition, Amsatou a jeté son dévolu sur le tableau La Femme couchée lisant, car elle aussi « adore lire ». Khadija en passant devant la toile s’interroge : « Qui est cette dame ? Ce ne serait pas Olga, la femme de Picasso ? », se rappelant que Mme Manga l’avait évoquée quelques minutes plus tôt. Au sortir de cette visite d’une trentaine de minutes, Émilie Sarr, l’enseignante de la classe, est très satisfaite : « Au départ, j’étais réticente, mais je trouve que c’est vraiment très intéressant. J’ai appris plein d’informations, notamment les correspondances entre les œuvres de l’artiste et l’Afrique, le lien avec les arts nègres… Les enfants ont besoin de s’ouvrir au monde, peut-être même qu’il y a des futurs peintres dans la classe ! » Elle compte d’ailleurs revenir avec ses enfants. Les visites scolaires s’enchaînent chaque jour au musée des Civilisations noires. « On a beaucoup de demandes ! » affirme Asamou Manga. « Cette exposition est un moyen de montrer que l’art rassemble, que le musée est ouvert à toutes les cultures tout en sauvegardant la nôtre. Pour les écoles, c’est aussi un moyen de faire connaître l’art aux enfants sénégalais, beaucoup ne connaissent pas ce milieu, et de susciter un intérêt », détaille-t-elle.

« Picasso Remix » : inverser et émanciper les regards

En résonance à l’exposition du MCN, la galerie de l’institut français Le Manège propose de changer de paradigmes à travers son exposition « Picasso Remix »*. « Nous avons monté cette exposition avec Olivia Marsaud, directrice du Manège, à la demande de Hamady Bocoum, le directeur du MCN », explique Mohamed Amine Cissé, cocommissaire de « Picasso Remix ». Cette fois-ci, ce sont les œuvres de seize artistes**, issus de la diaspora, résidant ou ayant un lien fort avec le continent africain, qui s’emparent des œuvres de Picasso pour les revisiter et inverser les regards : les œuvres sont vues depuis le continent. « On sait que Picasso s’est inspiré de l’Afrique. On a voulu changer de paradigme, en donnant carte blanche aux artistes pour qu’ils expriment leur rapport à l’artiste, à son style, à ses réalisations. Les œuvres exposées ont été produites entre 2000 et 2022. Certaines étaient déjà existantes et rentraient en résonance, tandis que d’autres ont été créées pour l’occasion », ajoute Mohamed Amine Cissé avant de préciser que le but était également de multiplier les supports : peinture, toile, photocollage, sculpture, céramique… « Peu de gens savent que, vers la fin de sa vie, Picasso a produit environ 3 500 pièces en céramique », rapporte-t-il.

Les portes cuuray réalisés en céramique par le Collectif Ban.© Clémence Cluzel

« Certaines des œuvres sont des réponses, d’autres des hommages avec la revendication d’un héritage et une filiation assumée », raconte le commissaire. La toile hors norme du Guernicaest ici revisitée par le Béninois Roméo Mivekannin, qui insère dans la toile ses portraits, pour mieux se l’approprier et placer l’homme africain au cœur de l’œuvre. Elle apparaît plus que jamais actuelle, car elle fait écho aux conflits qui agitent notre siècle : SyrieAfghanistan et, dernièrement, la guerre en Ukraine. Sandra Seghir offre une relecture du célèbre tableau du peintre catalan Les Demoiselles d’Avignon avec sa peinture Les Primitifordiales, qui conserve le format original. S’il représente toujours le corps féminin, l’artiste y réinvente les codes esthétiques et la diversité en représentant des femmes fortes, aux différentes carnations. Une réappropriation plus féminine et féministe de l’œuvre qui brise les codes de l’art classique. Cette volonté de replacer la femme comme créatrice, et non plus comme simple muse, se retrouve également dans les peintures de Marianne Collin Sané et dans l’autoportrait réalisé par Audrey d’Erneville qui représente une femme à la taille démesurée pour illustrer la force et le pouvoir de la femme africaine. Un peu plus loin, la fameuse Tête de taureau de Picasso est revisitée par Meissa Fall qui l’a reconstituée avec des pièces de vélo, en l’occurrence une selle. « Il a créé cette œuvre pour permettre à tout le monde de la voir. L’originale est dans un musée, donc tout le monde n’y a pas accès », développe Mohamed Amine Cissé.

Les Primitifordiales, oeuvre de Sandra Seghir inspirée de la toile Les demoiselles d’Avignon.© Clémence Cluzel

« Picasso ne m’a rien appris. C’est lui qui s’est inspiré de moi. Et quand je dis moi, je parle de nous, les Africains », revendique l’artiste Moussa Traoré. Souvent appelée la « Picasso africaine », Kiné Aw s’en agace, arguant que le cubisme n’a pourtant pas été inventé par Picasso, bien qu’en Europe on le désigne largement comme le précurseur de ce style artistique.

Oeuvre de Thierry Fontaine qui aborde le colonialisme.© Clémence Cluzel

Les masques africains de Thierry Fontaine, dont les yeux ont été remplacés par des bougies, la cire perlant, telles des larmes, évoquent l’attrait pour les masques de Picasso. Mais derrière l’œuvre, l’artiste évoque la colonisation, l’interdiction de l’animisme pendant cette période et la douleur vécue par les populations. Le discours se fait plus politique avec le photocollage de Vincent Michéa qui évoque à travers la photo d’œuvres africaines encadrées, « enfermées », la question du retour des œuvres en Afrique. Un questionnement soulevé également par la réalisation du collectif Ban qui a réalisé des encensoirs traditionnels sénégalais (cuuray) en céramique qui « interrogent le sens que conserve un objet lorsqu’il est enfermé dans un musée et qu’il perd la raison de sa création. Il devient un objet mort ». Alors que la question de la restitution des œuvres d’art africaines au continent est plus que jamais actuelle, l’émancipation des regards s’impose. Ainsi, cette exposition en donnant la parole à ces artistes leur offre l’occasion de donner leur point de vue et de mettre en lumière l’apport des créateurs africains dans l’histoire de l’art mondiale. Une réappropriation salutaire et nécessaire avec une confrontation des esthétiques, des techniques, des inspirations qui vise au-delà de multiplier les regards sur l’histoire de l’art, à affirmer la place des artistes africains contemporains face aux critères de l’art moderne occidental. Le titre de l’exposition « Picasso Remix » est ainsi un hommage à « Africa Remix », l’une des plus grandes expositions d’art contemporain africain qui a permis de mettre celui-ci sur l’échiquier mondial et contribué à une meilleure reconnaissance des arts contemporains hors de l’Occident », souligne Mohamed Amine Cissé.

* « Picasso Remix », une exposition à voir à la galerie Le Manège de l’Institut français de Dakar, jusqu’au 30 juin.

**16 artistes de 7 pays = Meissa Fall, Thierry Fontaine, Collectif Ban, Camara Gueye, Kiné Aw, Noumouke Camara, Audrey d’Erneville, Dimitri Fagbohoun, Marianne Collin Sané, Sandra Seghir, Moussa Traoré, Hervé Yamguen, Carl-Edouard Keïta, Koko Komegne, Vincent Michéa, Roméo Mivékannin.

Avec Le Point par Clémence Cluzel à Dakar

France : un Congolais découvre que la femme qu’il est allé épouser au pays est une lesbienne

février 26, 2022

Alors que le pauvre Congolais regrette son argent dépensé pour faire venir cette fille en France, ses amis, son ex femme et sœurs se moquent de lui. « Tu es tellement Youma que tu ne t’es pas rendu compte avoir épousé une lesbienne» lui rappelle sa sœur aînée, qui a tenté en vain de le réconcilier avec la mère de ses deux enfants. Le P Rapha est en arrêt maladie pour anxiété depuis cette découverte.

C’est maintenant qu’un Congolais vivant dans le 95 en banlieue parisienne se rappelle que la majorité des copines de sa femme au pays avaient un style à la garçonnet et un langage peu féminin. Il ne fait que dire à tout le monde avoir perdu plus de 25000 euros entre dot, mariage et le voyage de sa femme en France par Air France.

Après s’être séparé de la mère de ses deux enfants qu’il a connu en France, le P Rapha a pris la résolution d’aller chercher l’amour à Pointe-Noire, sa ville natale. C’est lors de ce voyage d’inspection amoureuse qu’il a fait connaissance lors d’un enterrement de Flavie qui va devenir plus tard sa fiancée.

Les deux vivent le grand amour à Pointe-Noire avant que Rapha reparte en France se préparer pour le mariage. Selon ses témoignages, Flavie était toujours accompagnée d’une autre fille présentée comme sa cousine. Les trois vivaient dans l’appartement loué par Rapha à Songolo dans une auberge. Le pauvre homme a appris que cette cousine était en réalité la femme de sa femme Flavie.

Flavie qui joue le rôle de l’homme dans sa vie de lesbienne, sort avec les hommes pour se faire des sous afin de s’occuper de sa femme. Ayant trouvé son parisien, les deux lesbiennes se sont convenues de se défaire de la jalousie pour leur intérêt.

Quelques mois plus tard, le P Rapha revenait à Pointe-Noire pour officialiser sa relation avec Flavie qui vivait avec sa supposée cousine dans la maison que le couple a pris en location au quartier Mpita, très loin des regards de leurs connaissances de Tié Tié.

Flavie va obtenir un visa de regroupement familial et rejoindre son époux Rapha en France.« Dès son arrivée, elle m’a dit ne pas être prête à assumer la maternité et qu’elle devrait trouver d’abord du travail». C’est avec les économies de son travail que Flavie a fait venir en France sa cousine de femme avec ses papiers.

«On a tout vu dans ce pays, mais jamais on pouvait s’imaginer que notre propre frère pouvait ramener du pays une femme qui s’avérerait être une lesbienne en réalité!» commentent les sœurs de Rapha qui traitent Flavie de véritable sorcière.

Les deux lesbiennes ont quitté la banlieue parisienne pour Strasbourg à l’Est vivre leur amour et espère bien se marier après l’obtention de la part de Flavie de son divorce avec le P Rapha.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Afghanistan: 12 millions de dollars découverts, en pleine pénurie de liquidités

septembre 15, 2021
Afghanistan: 12 millions de dollars decouverts, en pleine penurie de liquidites
Afghanistan: 12 millions de dollars découverts, en pleine pénurie de liquidités© AFP/Hoshang Hashimi

La Banque centrale afghane a annoncé mercredi avoir retrouvé 12,3 millions de dollars chez d’anciens membres du gouvernement à l’heure où le pays, contrôlé depuis un mois par les talibans, fait face à une pénurie de liquidités.

« L’argent retrouvé venait de hauts dirigeants du précédent gouvernement, tel Amrullah Saleh (l’ex-vice-président, NDLR), et de certaines agences sécuritaires qui gardaient du liquide et de l’or dans leurs bureaux », d’après le communiqué de la Banque centrale.

« L’Emirat islamique », le nom donné à l’Afghanistan par les talibans, a selon ce texte transféré le tout « dans les caisses nationales » au nom de la « transparence » dont se targuent les islamistes, par opposition à l’ancien régime dont ils dénoncent la corruption.

Un mois après la chute de Kaboul, la population afghane reste rongée par l’inquiétude économique et la crainte qu’une nouvelle chape de plomb ne s’abatte sur elle, venant rogner les droits acquis ces vingt dernières années.

La plupart des fonctionnaires n’ont pas encore repris le travail et une grande partie d’entre eux peine à joindre les deux bouts faute d’avoir pu toucher un salaire. Pour ceux qui ont de l’argent en banque, les retraits ont été limités à environ 200 dollars par semaine et par personne pour éviter un effondrement du système bancaire.

Privé des aides de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, et des réserves de la Banque centrale gelées par Washington, le pays est en effet confronté à une pénurie de liquidités.

‘Pas de quoi manger’

Les spécialistes de transfert de fonds, comme Western Union et Moneygram, ont certes annoncé la reprise de leurs opérations, suspendues le 18 août. Mais sur le terrain, de nombreux Afghans indiquent sur leurs succursales sont à court d’argent.

Abdul Rahim, un ancien militaire, a parcouru près de 1.000 kilomètres de Faryab, dans le nord de l’Afghanistan, à Kaboul pour récupérer son salaire.

« Les succursales des banques sont fermées en province », explique-t-il à l’AFP. Mais dans la capitale, « je viens depuis trois jours à la banque, en vain, raconte-t-il. Aujourd’hui, je suis arrivé vers 10 heures du matin et il y avait déjà environ 2.000 personnes qui attendaient. »

Face au risque d’une catastrophe humanitaire, la communauté internationale s’est engagée, selon l’ONU, à verser 1,2 milliard de dollars (environ un milliard d’euros) d’aide pour les organisations humanitaires dans le pays.

Mercredi, l’Union européenne a annoncé qu’elle allait verser 100 millions d’euros supplémentaires à l’Afghanistan.

L’inquiétude reste toujours vive dans la population, avec notamment une question : les femmes seront-elles autorisées à travailler ?

« Les talibans nous ont dit de rester à la maison », souligne une employée du ministère des Télécommunications. « Il y a la sécurité certes, mais si on n’a pas de quoi manger », la situation risque de changer, prévient-elle.

L’inquiétude est grande dans le pays de revivre le scénario des années 1996-2001, lorsque les talibans gouvernaient selon une application stricte de la charia, la loi islamique.

Fuite de l’équipe de foot féminin

Les femmes n’étaient alors pas autorisées à étudier ou à travailler, il leur était également interdit de pratiquer du sport ou d’assister à un match.

Depuis leur prise de Kaboul, les islamistes ont assuré avoir changé en l’espace de vingt ans et promis que les droits des femmes seraient respectés, tout en maintenant le flou.

Face à cette incertitude, l’équipe féminine junior de football s’est réfugiée mardi au Pakistan voisin.

Seul point positif de ce tableau toujours sombre, la sécurité se serait améliorée selon plusieurs habitants après des années d’attentats et d’assassinats ciblés. « Actuellement, la situation du pays est bonne, il n’y a pas de guerre », estime l’un d’entre eux, Mohammad Ashraf.

A l’aéroport de Kaboul, théâtre de scènes de chaos fin août en marge de l’évacuation de plus de 123.000 personnes lors d’un pont aérien des Etats-Unis et leurs partenaires, l’activité reprend doucement.

Après un premier vol commercial entre Kaboul et Islamabad lundi, l’Iran a annoncé à son tour mercredi la reprise de ses vols commerciaux avec l’Afghanistan.

Sur le plan politique, la cérémonie officielle de présentation du nouveau gouvernement se fait toujours attendre.

Dévoilée début septembre, sa composition – exclusivement des caciques du premier gouvernement taliban et aucune femme – avait été accueillie fraîchement par les Etats-Unis et l’Union européenne.

Par Le Point avec AFP

Deux têtes découvertes dans des bureaux de vote au Mexique

juin 7, 2021

Deux têtes humaines ont été découvertes dans des bureaux de vote de la ville mexicaine de Tijuana, frontalière des États-Unis, lors des élections de dimanche au Mexique, ont rapporté les autorités locales.

Lors d'un premier incident, un homme s'est approché du bureau de vote et a jeté une tête humaine à l'intérieur.

© JORGE DUENES/Reuters Lors d’un premier incident, un homme s’est approché du bureau de vote et a jeté une tête humaine à l’intérieur.

Lors d’un premier incident, alors que les bureaux de vote étaient ouverts depuis un peu plus d’une heure, un homme s’est approché et a jeté une tête humaine à l’intérieur, selon un rapport du bureau du procureur de l’État de Basse-Californie.

Le vote a été momentanément perturbé et l’intervention de la police a été nécessaire pour emporter la tête.

Quelques heures plus tard, dans un bureau de vote de la même zone, un homme s’est approché et a laissé une autre tête ainsi que des restes humains démembrés dans une boîte en bois, placée juste à côté de l’urne.

À proximité d’un autre bureau de vote, des sacs contenant des restes humains ont également été découverts, selon le rapport du procureur.

Cette suite d’incidents s’est produite dans la même circonscription électorale de Tijuana, en bordure de San Diego, en Californie.

D’autres macabres découvertes

Au coeur des violences liées à la drogue, Tijuana a déjà été le théâtre de découvertes macabres de restes humains.

Il y a quelques années, un corps nu avait été retrouvé pendu à un pont, les doigts et la langue coupés, cousus ensemble et placés autour de son cou.

Un autre homme a été retrouvé pendu, nu et avec ses organes génitaux dans la bouche.

Le Mexique a organisé des élections dimanche pour renouveler les 500 sièges de la Chambre des députés et élire plus de 20 000 responsables locaux. La campagne a été marquée par des violences, avec 91 politiciens tués depuis septembre, dont 36 candidats ou pré-candidats, selon le cabinet de conseil Etellekt.

Selon les chiffres officiels, plus de 300 000 personnes ont été tuées au Mexique depuis 2006, année où le gouvernement fédéral a lancé une opération militaire d’envergure contre les cartels de la drogue.

Avec  CBC/Radio-Canada

Congo-B/Ville: le cadavre d’une femme découvert à l’hôtel Bikoumou

avril 13, 2021

Un corps sans vie d’une jeune dame âgée d’une trentaine d’années, originaire de la République démocratique du Congo, a été découvert le 12 avril  à l’hôtel Bikoumou situé à Poto-Poto, à Brazzaville. Ce corps déjà en état de décomposition a été conduit au cimetière public de Mayitoukou au sud de la capitale pour l’inhumation.

Dérangés par les odeurs qui sortaient dans l’une des chambres d’un hôtel de la place, les proches d’une jeune femme la trentaine révolue qui se nommait Jeannine, avaient résolu tôt ce matin de connivence avec  certaines personnes épis de bonne volonté, de défoncer la porte où elle était logée depuis un certain temps, pour retrouver le corps sans vie  de la victime en décomposition.

Le corps de la victime a été sorti de la chambre par les services de la pompe funèbre, emballé  dans un sachet avec l’aide des jeunes du quartier OCH, avant d’être mis  dans un cercueil fabriqué de toute pièce par les jeunes du quartier.

D’après le témoignage de ses amies,  la dernière fois qu’elles ont pu échanger, remonte à plus de trois jours.  Distraite, la victime qui était une prostituée, avait l’habitude de déserter sa chambre d’hôtel pendant les jours, pour réapparaître après. C’est la raison pour laquelle ses amies  ne se sont pas inquiétées de sa disparition.

Cet hôtel qui se trouve actuellement dans un état piteux, avec les chambres  transformées en appartement pour les jeunes filles prostituées, ressemble à une maison close.

Affligées, ses amies n’ont pas pu retenir leurs larmes, de voir le corps de Jeannine enseveli dans un cercueil et peinent encore à réaliser la disparition tragique d’une proche. C’est au cimetière public de Mayitoukou, au sud de Brazzaville que le corps de Jeanine repose pour l’éternité.

Une brigade de la police est arrivée sur le lieu et a mis la main sur l’un des responsables de l’hôtel, qui était conduit aux services de la police pour les besoins d’enquêtes.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

RDC : plus de 30 corps retrouvés dans la région de Beni, le groupe armé ADF accusé

novembre 17, 2020

Plus de 30 corps ont été retrouvés en deux temps dans l’est de la République démocratique du Congo, ont indiqué les autorités provinciales et des experts mardi 17 octobre dans la région de Beni où 811 personnes ont été tuées depuis le 31 octobre 2019.

Vingt-neuf corps «précédemment exécutés en masse» à une date non-précisée ont d’abord été retrouvés dans le parc des Virunga, a indiqué le ministre de l’Intérieur du Nord-Kivu Jean-Bosco Sebishimbo, qui a accusé le groupe armé ADF. Le bilan a été repris par les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Six à sept corps de civils tués mardi matin ont été également découverts ailleurs dans la même région, ont rapporté d’autres sources locales.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Elle trouve au Village des Valeurs les cendres d’une personne décédée

décembre 16, 2019

 

© Emily Allain (courtoisie)
 

Une femme de Moncton découvre un sac de cendres caché dans un cadre en bois.

Emily Allain est maintenant déterminée à retrouver les membres de la famille de cette personne.

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L’objet recelant ce mystère avait été acheté au Village des Valeurs, à Moncton. Il s’agit d’un cadre ovale en bois, posé sur un socle, contenant la photo ancienne de couleur sépia d’une femme d’un certain âge.

Estimant qu’il aurait été irrespectueux de jeter la photo de l’inconnue aux poubelles, Mme Allain a décidé de la laisser à l’intérieur. L’image encadrée fait donc depuis un an partie de la décoration de son salon.

Samedi dernier, en redécorant pour Noël, Emily Allain a malencontreusement fait tomber l’objet. Une partie du cadre s’est brisée, révélant un sachet de plastique contenant des cendres.

J’espère au moins apprendre qui était cette dame, quel était son nom, dit Emily Allain.

 

Un sac de plastique contenant des cendres était inséré à l'intérieur du cadre.

© Fournis par Radio-Canada.ca Un sac de plastique contenant des cendres était inséré à l’intérieur du cadre.
Emily Allain aimerait que la famille de la défunte puisse récupérer les cendres. J’espère au moins apprendre qui était cette dame, quel était son nom, dit-elle.

Il n’y a aucune information inscrite derrière la photo. Mme Allain estime que la photo pourrait avoir été prise dans les années 1940.

L’inconnue est devenue célèbre à sa façon dans le cercle d’amis de Mme Allain. Tout le monde me demande, tout le temps : qui est-ce?, dit la résidente de Moncton. Je me demande vraiment quelle était la vie de cette dame.

Si personne ne finit par se manifester et que le mystère demeure, elle envisage d’organiser la dispersion des cendres de façon respectueuse.

RBC/Radio-Canada.ca

France: Une nonagénaire découverte morte dans un cimetière du Gers

décembre 15, 2019

 

Une femme de 90 ans, en grande partie dénudée, a été découverte morte dans un cimetière à Estramiac (Gers), et son fils a été placé dimanche en garde à vue, a indiqué à l’AFP la procureure Charlotte Beluet.

C’est un homme venu déposer des fleurs au cimetière qui a donné l’alerte samedi, vers 18 heures. «Elle était allongée sur le dos, sur une pierre tombale, le torse entièrement dénudé, et le pantalon de pyjama au niveau des genoux», a détaillé Mme Beluet. «Les causes de sa mort n’ont pas encore été identifiées (…) mais le médecin légiste qui est arrivé sur place le soir-même a pu constater un certain nombre de blessures ante mortem, des fractures costales qui pourraient être post-mortem, et une légère plaie à la tête», a ajouté la procureure. L’autopsie aura lieu lundi.

Les enquêteurs de la gendarmerie de la brigade de recherche d’Auch, épaulés par ceux de la section de recherche de Toulouse, ont pu identifier la femme, une résidente de la commune de Saint-Clar, à quelque 10 km d’Estramiac. C’est sur la tombe de son défunt mari qu’elle avait été placée. Son fils, qui vivait avec elle, a été interpellé dimanche à son domicile et placé en garde à vue pour «homicide sur ascendant», une qualification «susceptible d’évoluer en fonction des résultats de l’autopsie», a souligné la procureure. «Selon ses premières déclarations, il affirme avoir trouvé sa mère morte et, ne sachant que faire, l’avoir transporté jusqu’au cimetière», précise Charlotte Beluet.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: Trois cadavres découverts dans une résidence de Pointe-aux-Trembles

décembre 11, 2019

 

© Simon-Marc Charron
 

Les cadavres d’une femme et de deux enfants en bas âge ont été découverts mercredi dans une maison du quartier Pointe-aux-Trembles, dans l’est de Montréal. L’hypothèse d’un triple meurtre est retenue.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) indique que des agents se sont rendus à la résidence de la place des Pointeliers vers 8 h ce matin afin d’annoncer à une femme la mort de son conjoint survenue la veille, à l’hôpital de Joliette.

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Inquiétés par l’absence de réponse, les agents sont finalement entrés dans la résidence, où ils ont découvert les corps sans vie d’une femme de 42 ans et de ses deux garçons âgés respectivement de 4 et 2 ans.

Les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’un triple meurtre dans cette affaire. Les services de l’identité judiciaire ont été dépêchés sur les lieux où un poste de commandement a également été érigé.

Selon des voisins, la famille qui habitait cette demeure était en proie à des difficultés conjugales.

D’ordinaire, les policiers n’entrent pas dans une résidence lorsqu’ils n’obtiennent pas de réponse à moins de détenir des informations qui justifient une vérification des lieux.

Selon Guy Ryan, inspecteur à la retraite du SPVM, lorsqu’ils se rendent à un domicile, les patrouilleurs ont l’historique des appels à la police concernant cet endroit, «ils savent habituellement à qui ils ont affaire». Ils peuvent donc pénétrer dans le logis sans mandat, s’ils estiment que la sécurité des habitants pourrait être menacée.

Antécédents

Quant au conjoint de la femme mort hier à l’hôpital de Joliette, l’institution n’a fait aucune corrélation entre l’événement et le drame survenu à Pointe-aux-Trembles, mais confirme qu’il y a eu un suicide mardi dans ses installations, mais que la personne n’était ni un membre du personnel ni un patient.

Selon une recherche au plumitif, le conjoint de la femme avait été récemment accusé de voies de fait armé et de voies de fait simple. Le dossier s’était réglé par une ordonnance de garder la paix et de ne pas entrer en contact avec le ou les plaignants.

La Sûreté du Québec qui traite l’affaire n’a fourni aucun détail supplémentaire pour le moment.

CBC/Radio-Canada

France/ Découverte d’un bébé mort dans le Rhône: la mère identifiée par la recherche de parentalité

novembre 28, 2019

Placée en garde à vue mardi, la jeune femme âgée de 25 ans était présentée jeudi au juge d’instruction.

La mère d’un nouveau-né retrouvé mort dans un sac poubelle jeté dans le Rhône en juin a pu être identifiée par un portrait-robot génétique et une recherche de parentalité, a appris l’AFP jeudi auprès de la police de Lyon.

Placée en garde à vue mardi, la jeune femme âgée de 25 ans était présentée jeudi au juge d’instruction en vue d’une mise en examen. L’enquête, qui avait débuté le 10 juin avec la découverte du corps d’un nouveau-né dans un sac poubelle jeté dans le Rhône à Lyon, a été «minutieuse et longue», a expliqué à l’AFP Jean-Daniel Dorent, adjoint au chef de la sûreté départementale de Lyon.

L’autopsie avait révélé que le nourrisson était né à terme et vivant – il avait de l’air dans les poumons -, mais n’avait apporté aucune réponse sur les causes de la mort, a-t-il ajouté, en soulignant qu’il n’y avait «pas de trace de violence». Le 20 juin, le parquet de Lyon avait ouvert une information judiciaire pour «homicide volontaire». Les enquêteurs ont travaillé sur l’ADN de la mère, retrouvé dans le sac contenant le nourrisson, pour tenter d’identifier celle-ci. «C’était un fil à tirer».

Un portrait robot génétique dressé

Grâce à l’INPS (Institut national de la police scientifique), «un portrait-robot génétique a été dressé déterminant que la mère était partiellement d’origine africaine avec des yeux marrons. Ensuite avec la recherche de parentalité, il a été établi un lien avec un homme résidant en Guyane et originaire de Guadeloupe, dont nous avions l’ADN dans notre base», a poursuivi Jean-Daniel Dorent.

Il s’est avéré que cet homme avait une demi-sœur de 25 ans vivant à Lyon. Les enquêteurs ont pu par la suite par diverses investigations découvrir qu’elle avait été enceinte fin 2018 et que son téléphone portable avait borné près du lieu où le sac contenant le nourrisson avait été découvert. Placée en garde à vue mardi, la jeune femme a déclaré, selon les enquêteurs, avoir accouché seule et que l’enfant était décédé peu après sa naissance sans qu’elle s’en explique la raison.

Par Le Figaro.fr avec AFP