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Covid-19 en France : dispense du port du masque dans les lieux demandant le passe sanitaire

juillet 20, 2021

Un décret publié au « Journal officiel » précise les modalités de l’obligation du passe sanitaire lors de rassemblements culturels et de loisir de plus de 50 personnes.

Des visiteurs patientent pour accéder à la tour Eiffel, à Paris, vendredi 16 juillet 2021.
Des visiteurs patientent pour accéder à la tour Eiffel, à Paris, vendredi 16 juillet 2021. PASCAL ROSSIGNOL / REUTERS

La circulation du SARS-CoV-2 en France est, désormais, « une épidémie de jeunes », a déclaré le ministre de la santé, Olivier Véran, invité sur l’antenne de RTL, mardi 20 juillet. « Les 15-40 et même les 20-30 ont le taux d’incidence le plus élevé dans certains départements, je pense aux Pyrénées-Orientales, on a un taux d’incidence qui est au-dessus de 1 000 [cas sur 100 000] chez les jeunes », a-t-il poursuivi.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens du Covid-19 a continué d’augmenter, lundi, selon les chiffres publiés par Santé publique France. L’agence sanitaire fait état de 4 151 cas détectés en vingt-quatre heures, contre 1 260 lundi dernier. Dimanche, 12 532 nouveaux cas avaient été détectés. La grande majorité de ces nouveaux cas est due au variant Delta, plus contagieux.

  • Dispense du port du masque dans les lieux demandant le passe sanitaire

Le port du masque ne sera plus obligatoire pour le public dans les lieux où l’entrée est conditionnée au passe sanitaire, sauf si la situation épidémique locale l’exige, selon un décret publié mardi au Journal officiel. Le texte prévoit, comme annoncé par le gouvernement, que le document (certificat de vaccination, test virologique négatif récent ou certificat de rétablissement) doit être demandé lors de rassemblements culturels ou de loisir dépassant la jauge de 50 personnes et sera exigible dans les lieux de culture (cinémas, musées, théâtres…) à partir de mercredi.

« Là où il y a le passe sanitaire », les personnes « pourront enlever le masque », car « ça veut dire qu’on est sûr que toutes les personnes qui rentrent sont vaccinées complètement ou ont un test très récent qui est négatif », a également déclaré M. Véran sur RTL. Lorsque le passe sanitaire entrera en vigueur, « vous n’aurez plus l’obligation de porter le masque » dans ces endroits-là, « sauf contrordre des préfets dans les départements en fonction de la situation épidémique », a-t-il poursuivi. Le décret précise que « l’exploitant ou l’organisateur » du rassemblement concerné pourront également imposer le masque s’ils le souhaitent, sans qu’une décision soit prise par la préfecture.

Toutefois, contrairement au public qui y accède, les salariés qui travaillent dans ces endroits devront garder le masque pour l’instant, a précisé le ministère du travail à l’Agence France-Presse. « Le port du masque reste la règle en entreprise. Le passe étant obligatoire à partir du 30 août pour les salariés [des lieux soumis au passe], il n’est pas envisagé pour le moment de le supprimer pour ces salariés », a fait savoir le ministère.

Le professeur de droit public Paul Cassia a annoncé mardi matin avoir déposé devant le Conseil d’Etat, avec trois représentants de professionnels des loisirs, un référé (procédure d’urgence) demandant la suspension de ce nouveau décret, estimant notamment qu’il avait été pris « sans visibilité aucune » et que « sa nécessité et à plus forte raison sa stricte proportionnalité ne sont pas établies », selon la requête consultée par l’AFP.

  • Port du masque obligatoire en extérieur dans 45 communes en Charente-Maritime

Le port du masque en extérieur redevient obligatoire, mardi, en Charente-Maritime dans 45 communes touristiques, comme à l’île de Ré ou à La Rochelle, alors que le département est confronté à une « évolution rapide et inquiétante » de l’épidémie de Covid-19, a annoncé, lundi 19 juillet, la préfecture dans un communiqué.

De l’île d’Oléron aux stations balnéaires de Royan et Châtelaillon-Plage, le préfet Nicolas Basselier a ordonné l’extension du port du masque en extérieur pour tous à partir de 11 ans dans 45 communes touristiques, sauf à la plage, en forêt et dans les parcs et jardins, a précisé la préfecture.

La préfecture a justifié ce tour de vis par une « dégradation brutale » des indicateurs épidémiques. « Cette situation a d’ores et déjà un impact sur l’activité économique avec des fermetures d’établissement qui se multiplient, suite à des cas positifs ou cas contacts parmi le personnel », souligne la préfecture dans son communiqué. En tout, une vingtaine de bars et de restaurants ont dû fermer, précise une source préfectorale à l’Agence France-Presse.

En Charente-Maritime, le taux d’incidence a atteint mardi 145,4 cas pour 100 000 habitants contre 63 pour 100 000 pour la France et 79,7 pour la région où il apparaît comme le département le plus touché par la reprise épidémique. La flambée est particulièrement marquée chez les 10-19 ans où ce taux atteint 395 pour 100 000 et les 20-29 ans où il s’envole à 545 pour 100 000, selon la préfecture.

Par Le Monde avec AFP

Congo/Administration du territoire: nomination des administrateurs-maires d’arrondissement

juillet 9, 2020

 

Par décret n ° 2020-197 du 9 juillet 2020, le président de la République a procédé à la nomination des administrateurs-maires d’arrondissement des communes de Brazzaville, de Dolisie, de Mossendjo, de Nkayi, de Ouesso et de Pointe-Noire.

Brazzaville

Arrondissement 1 Makelekelé : Edgard Bassoukissa

Arrondissement 2 Bacongo : Simone Loubienga

Arrondissement 3 Poto-Poto: Jacques Elion

Arrondissement 4 Moungali: Bernard Batantou

Arrondissement 5 Ouenzé : Marcel Nganongo

Arrondissement 6 Talangaï : Privat Ndéket

Arrondissement 7 Mfilou : Sylvie Ngakabi

Arrondissement 8 Madibou : Alain Milandou

Arrondissement 9 Djri : Victorine Ida Ngampolo

Dolisie

Arrondissement 1 : Clotaire Welo Louangou

-Arrondissement 2 : Modeste Ibrahim Kikoungat-Ngot

Mossendjo

-Arrondissement 1 : Pierre Makelé

-Arrondissement 2 : Jean Robert Ngouma Mboungou

Nkayi

-Arrondissement 1 : Jean Claude Bamenguina

-Arrondissement 2 : Eugène Nzou

Ouesso

-Arrondissement 1 : Irène Andziou

-Arrondissement 2 : Nicaise Bodzola

Pointe-Noire

-Lumumba : Joachim Ngomakica

-Mvouvou : Mme Mberi née Bigny Lauréate Liliane

-Tsié-Tsié : Romuald Tchikambou

-Loandjili : Zéphirin Nguié

-Mongo Mpoukou : Apolinaire Molebé

-Ngoyo :  Genest Wilfrid Bantou Paka

 

Avec Adiac-Congo par La Rédaction

L’ONU décrète comme «Journée mondiale du jeu d’échecs» le 20 juillet

décembre 12, 2019

 

L’Assemblée générale des Nations unies a adopté jeudi une résolution décrétant le 20 juillet «Journée mondiale du jeu d’échecs». L’ONU a souligné qu’y jouer contribue à l’égalité des genres et à la mise en oeuvre des objectifs de développement pour 2030.

Selon cette résolution, dont l’application repose sur les contributions financières volontaires des Etats membres, le jeu d’échecs permet le «renforcement de l’éducation, de l’égalité des genres et de l’avancement des femmes et des filles, ainsi que de l’inclusion, la tolérance, la compréhension mutuelle et le respect».

L’ONU «invite tous les Etats membres, organismes des Nations Unies et autres organisations internationales et régionales, le secteur privé et la société civile, y compris les ONG, les particuliers (…) à célébrer la Journée mondiale du jeu d’échecs», précise le texte. La résolution a été proposée par plusieurs pays dont l’Arménie, la Russie, le Bangladesh, l’Inde, la Chine, le Cameroun, Cuba ou le Liban.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Chili : émeutes à Santiago, l’état d’urgence décrété

octobre 19, 2019

 

Le président chilien Sebastian Pinera a confié à un militaire la responsabilité d’assurer la sécurité après une journée de violences et d’affrontements nés de protestations contre l’augmentation des prix des transports.

Chil

Le bâtiment emblématique de la multinationale de l’énergie ENEL en feu suite aux émeutes à Santiago du Chili le 18 octobre REUTERS/Ramon Monroy

Le président chilien Sebastian Pinera a décrété vendredi soir l’état d’urgence à Santiago et a confié à un militaire la responsabilité d’assurer la sécurité après une journée de violences et d’affrontements nés de protestations contre l’augmentation des prix des transports. «J’ai décrété l’état d’urgence et, à cette fin, j’ai nommé le général de division Javier Iturriaga del Campo à la tête de la défense nationale, conformément aux dispositions de notre législation concernant l’état d’urgence», a déclaré Sebastian Pinera dans un message au palais gouvernemental.

Santiago du Chili a été le théâtre de violentes confrontations une bonne partie de la journée de vendredi entre les forces de l’ordre et des manifestants, qui ont obligé les autorités à boucler toutes les stations de métro. Les affrontements se sont multipliés à la tombée de la nuit et plusieurs bâtiments ont été pillés et incendiés.

Avant que les stations de métro ne soient bouclées, des appels à monter dans les trains sans billet avaient circulé, pour protester contre l’augmentation des prix des tickets de métro, passés de 800 à 830 pesos (1,04 euro) aux heures de pointe, après déjà une première augmentation de 20 pesos en janvier dernier. «L’ensemble du réseau est fermé en raison des émeutes et des destructions qui empêchent les conditions minimales de sécurité pour les passagers et les travailleurs», a annoncé sur Twitter le gestionnaire du métro, après des attaques contre presque l’intégralité des 164 stations, où beaucoup de barrières et tourniquets ont été détruits.

Le métro de Santiago, le plus étendu (140 km) et le plus moderne d’Amérique du sud, devrait rester clos ce week-end et pourrait rouvrir progressivement la semaine prochaine. En attendant, beaucoup d’habitants de Santiago ont dû rentrer chez eux à pied, parcourant parfois de longue distances, ce qui a provoqué des scènes de chaos et de désespoir.

En divers endroits de la ville, des manifestants ont érigé des barricades et se sont heurtés à la police, qui a fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes, des scènes de bataille de rue plus vues depuis longtemps dans la capitale chilienne. Le président Sebastian Pinera a qualifié les manifestants de délinquants. «Ce désir de tout casser n’est pas une protestation, c’est criminel», a-t-il déclaré dans une interview à la radio.

Jeudi, 133 personnes avaient été arrêtées pour des dégradations dans les stations de métro, où les dommages se montent selon le gestionnaire à 400 à 500 millions de pesos (630.000 euros). Les transports en commun sont très utilisés à Santiago, une ville très polluée et congestionnée.

Par Le Figaro avec AFP

La Cour suprême valide le décret migratoire très controversée de Trump

juin 26, 2018

La Cour suprême des Etats-Unis, photographiée ici le 23 avril dernier, a validé mardi le décret migratoire du président Donald Trump, après une âpre bataille judiciaire de 17 mois. / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / MARK WILSON

La Cour suprême des États-Unis a validé mardi le décret migratoire de Donald Trump, offrant une victoire définitive au président américain à l’issue d’une âpre bataille judiciaire autour de cette mesure extrêmement controversée.

La décision, prise à la majorité de cinq juges conservateurs contre les quatre autres progressistes, entérine ce décret qui interdit le territoire américain, de façon permanente, aux ressortissants de six pays, pour la plupart à majorité musulmane.

« Ouah! », a très vite réagi M. Trump dans un tweet lapidaire. Il a ensuite salué « une fantastique victoire » pour le peuple américain après « des mois d’hystérie » de la part des médias et des démocrates.

« Tant que je serai président, je défendrai la souveraineté et la sécurité du peuple américain », a-t-il promis dans un communiqué.

La décision est tombée en plein débat sur les arrivées à la frontière mexicaine de migrants d’Amérique centrale, alors que le président Trump a été forcé de reculer sur sa politique de tolérance zéro, se traduisant par des séparations de familles.

La haute cour, dans son arrêt rédigé par le président de l’institution John Roberts, estime que le président n’a fait qu’user de façon légitime de ses prérogatives en matière d’immigration.

« L’Etat a mis en avant une justification suffisante en termes de sécurité nationale », a écrit le juge Roberts.

Le texte en cause est la troisième mouture d’un décret qui avait provoqué une onde de choc mondiale en étant abruptement mis en vigueur par la Maison Blanche le 27 janvier 2017, une semaine après l’entrée en fonction de M. Trump.

Cette dernière version ferme les frontières américaines à environ 150 millions de personnes, ressortissantes des pays suivants: Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie et Corée du Nord. Il bloque aussi l’entrée à certains responsables gouvernementaux du Venezuela.

Les opposants au texte dénonçaient un « décret antimusulman », une thèse vivement combattue par le gouvernement.

– « Terroristes étrangers » –

Durant l’audience solennelle consacrée au texte en avril, les quatre juges progressistes de la Cour suprême étaient apparus préoccupés par les accusations selon lesquelles ce décret ciblait les musulmans, alors que la Constitution américaine interdit la discrimination religieuse.

« Un observateur raisonnable conclurait que le décret était motivé par un préjugé antimusulman », a d’ailleurs écrit la magistrate Sonia Sotomayor, dans un argumentaire de désaccord joint à l’arrêt.

Cette décision « s’inscrira dans l’Histoire comme l’une des plus grandes erreurs de la Cour suprême », a estimé Omar Jadwat, avocat de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), en pointe de la lutte contre le texte.

Cette affaire était probablement pour la Cour suprême la plus importante de l’année.

Donald Trump soutient depuis son arrivée à la Maison Blanche qu’il est libre de restreindre l’accès aux États-Unis s’il le juge nécessaire, au nom de la sécurité nationale.

Il martèle que le décret vise à empêcher l’entrée de « terroristes étrangers » en Amérique.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les attaques les plus graves aux États-Unis ont pourtant été commises soit par des Américains, soit par des personnes ne venant pas des pays visés par le décret.

– Préjugé antimusulman ? –

L’ACLU avait tenté de prouver l’existence de préjugés antimusulmans durables chez M. Trump, en rappelant sa promesse de campagne présidentielle d’interdire l’entrée des États-Unis aux musulmans. Une déclaration qui avait provoqué un émoi planétaire.

M. Trump avait retweeté en novembre des vidéos islamophobes d’une dirigeante d’une formation néofasciste britannique.

Les différentes moutures du décret migratoire ont chacune fait l’objet d’une bataille épique devant les tribunaux américains, avec de multiples rebondissements en première instance et en appel.

La troisième n’a pas échappé à la règle: le texte signé le 24 septembre avait été suspendu le 17 octobre par un juge de Hawaï. Un tribunal du Maryland avait également bloqué la mesure.

Des dizaines d’associations de défense des migrants ou des organisations religieuses ont pris position dans ce débat.

Stephen Yale-Loehr, un universitaire spécialiste des questions migratoires, s’est dit non surpris par la décision de la Cour suprême.

« Vu que l’immigration touche à la sécurité nationale et aux relations avec l’étranger, les tribunaux s’en remettent généralement au président sur ce sujet », a-t-il commenté.

La décision selon lui « est porteuse de vastes conséquences dépassant les pays affectés par le décret ».

« Dans les faits, même si le président échoue à persuader le Congrès à financer son mur à la frontière mexicaine, il a érigé un mur invisible pour de nombreux immigrants », a-t-il conclu.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2018 18h07)

États-Unis: bataille judiciaire finale sur le décret migratoire de Trump

avril 25, 2018

La Cour suprême des Etats-Unis, photographiée ici le 23 avril dernier, examine en profondeur mercredi le décret anti-immigration du président Donald Trump, phase finale d’une âpre bataille judiciaire de 15 mois. / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / MARK WILSON

La Cour suprême des Etats-Unis examine en profondeur mercredi le décret anti-immigration du président Donald Trump, phase finale d’une âpre bataille judiciaire de 15 mois autour de cette mesure extrêmement controversée.

C’est la première fois que les neuf juges –quatre progressistes et cinq conservateurs– consacrent une de leurs audiences solennelles à une action politique emblématique du milliardaire.

Cette affaire sera la dernière jugée par la haute cour dans sa session annuelle qui s’achève fin juin. C’est probablement aussi pour elle le dossier le plus important de l’année.

Certaines personnes ont campé la nuit durant devant l’édifice de marbre blanc, pour être sûrs d’être les premiers dans la queue du public admis dans la salle.

Au matin, quelques dizaines de manifestants se sont rassemblés, avec des pancartes affichant: « Fier d’être un Américain musulman », ou « Halte à la xénophobie ».

« Je suis originaire d’un continent dont les habitants ont été enlevés comme esclaves pour bâtir ce pays et dont les réfugiés sont aujourd’hui interdits d’entrée », a dénoncé Azza Altiraifi, une femme d’origine soudanaise.

Le texte en cause est la troisième mouture d’un décret qui avait provoqué une onde de choc mondiale en étant abruptement mis en vigueur par la Maison Blanche le 27 janvier 2017, une semaine après l’entrée en fonction de M. Trump.

Cette dernière version interdit le territoire américain de façon permanente aux ressortissants de six pays majoritairement musulmans. Soit environ 150 millions de personnes.

Les opposants au décret l’accusent de cibler les musulmans, alors que la Constitution américaine interdit la discrimination religieuse.

Les différentes moutures du décret anti-immigration ont chacune fait l’objet d’une bataille épique devant les tribunaux, avec de multiples rebondissements en première instance et en appel.

La troisième n’a pas échappé à la règle: le texte signé le 24 septembre avait été suspendu le 17 octobre par un juge de Hawaï. Un tribunal du Maryland avait également bloqué la mesure.

Le gouvernement avait fait appel de ces décisions et la Cour suprême avait finalement remis en vigueur le décret, mais sans se prononcer sur le fond.

– « Terroristes étrangers  » –

D’où l’importance des débats qui vont se dérouler mercredi, avec un temps de parole strictement égal accordé à l’avocat du gouvernement et à l’avocat qui représentera l’Etat de Hawaï, à l’origine de la plainte.

Pour la Maison Blanche, le décret migratoire s’inscrit pleinement dans les attributions du président, définies par le Congrès: il est libre de resserrer les frontières des Etats-Unis s’il le juge nécessaire, au nom de la sécurité nationale.

M. Trump martèle que le décret vise à empêcher l’entrée de « terroristes étrangers » en Amérique.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, les attaques les plus graves aux Etats-Unis ont pourtant été commises soit par des Américains, soit par des ressortissants ne provenant pas des pays visés par le décret.

Ceux-ci sont le Yémen, la Syrie, la Libye, l’Iran, la Somalie et la Corée du Nord. Le Tchad a figuré dans la liste, avant d’en être récemment retiré.

Neal Katyal, l’avocat de Hawaï, tentera sûrement de prouver l’existence de préjugés antimusulmans chez M. Trump, en rappelant sa promesse de campagne présidentielle d’interdire l’entrée des Etats-Unis aux musulmans. Une déclaration qui avait provoqué un émoi planétaire.

Il rappellera aussi que M. Trump avait retweeté en novembre des vidéos islamophobes d’une dirigeante d’une formation néofasciste britannique.

« Le décret migratoire est, selon les propres mots de Trump, une interdiction des musulmans », affirme l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), en pointe de la lutte contre le texte.

– Effacer le préjugé antimusulman –

En 15 mois de litige, le gouvernement a toutefois appris de ses erreurs. Dans sa troisième version du décret, il a fait en sorte que les musulmans apparaissent moins directement visés.

Les autorités américaines ont d’autre part pris soin de motiver les articles du décret et de les adapter à chaque pays visé.

« Les tribunaux normalement s’en remettent au président sur les questions d’immigration, car l’immigration concerne les Affaires étrangères et la sécurité nationale. Mais les tribunaux fixent également des limites à ce pouvoir », explique le professeur Stephen Yale-Loehr, spécialiste des sujets d’immigration.

« Quelle que soit la décision de la cour, celle-ci aura des conséquences profondes pour les Américains, les migrants et le président », prédit-il.

La Cour suprême rendra son arrêt d’ici fin juin.

Romandie.com avec(©AFP / 25 avril 2018 15h49)

États-Unis: la Cour suprême va examiner le décret anti-immigration de Trump

janvier 19, 2018

Washington – La Cour suprême des États-Unis a annoncé vendredi qu’elle allait examiner sur le fond la troisième mouture du décret anti-immigration du président Donald Trump, objet comme les précédentes d’une âpre bataille judiciaire.

Ce décret interdit le territoire américain de façon permanente aux ressortissants de sept pays (Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie, Corée du Nord et Tchad) et suspend l’entrée dans le pays de responsables gouvernementaux vénézuéliens.

Cette troisième version avait été signée le 24 septembre, puis suspendue le 17 octobre, la veille de son entrée en vigueur, par un juge de Hawaï.

Celui-ci estimait que le texte peinait à démontrer en quoi l’entrée autorisée à plus de 150 millions de ressortissants étrangers des pays visés « nuirait aux intérêts des Etats-Unis ». Un juge du Maryland avait également bloqué la mesure.

Le gouvernement avait fait appel de ces décisions, prolongeant ainsi une bataille épique devant les tribunaux qui a débuté fin janvier, avec de multiples rebondissements en première instance et en appel devant diverses juridictions du pays.

En novembre, une cour d’appel de San Francisco avait autorisé son application partielle, exemptant les « étrangers qui peuvent démontrer une relation authentique avec une personne ou une entité aux Etats-Unis ».

La Cour suprême a également remis en vigueur le décret, mais sans se prononcer sur le fond, ce qu’elle a accepté de faire vendredi.

L’audience d’examen du texte devrait se tenir au printemps et la décision devrait être rendue d’ici fin juin.

« Chaque version du décret a été déclarée anticonstitutionnelle, illégale, ou les deux, par les tribunaux fédéraux et les cours d’appel. La Cour suprême peut et doit mettre un terme définitif aux efforts du président Trump de saper l’égalité religieuse garantie par la Constitution et les principes fondamentaux de nos lois migratoires », a commenté Omar Jadwat, avocat de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU).

Romandie.com avec(©AFP / 19 janvier 2018 20h20)                                            

Angola: Isabel Dos Santos limogée de la présidence de la compagnie pétrolière nationale

novembre 15, 2017

Luanda – La PDG de la compagnie pétrolière nationale Isabel dos Santos, fille de l’ex-chef de l’Etat José Eduardo dos Santos et symbole du népotisme reproché à son régime, a été limogée mercredi par le nouveau président angolais Joao Lourenço.

Cette éviction spectaculaire constitue un geste fort de M. Lourenço, qui a promis à plusieurs reprises de rompre avec l’héritage de son prédécesseur.

M. Lourenço a décidé de « relever de leurs fonctions les membres du conseil d’administration » de la Sonangol, a indiqué la présidence dans une déclaration diffusée à la presse.

Surnommée la « princesse », Isabel dos Santos, 44 ans, avait pris en 2016 la direction de la compagnie, en grande difficulté.

La nomination de celle que le magazine américain Forbes présente comme la femme la plus riche d’Afrique avait suscité les plus vives critiques des adversaires de son père, accusé d’avoir privatisé l’économie du pays au bénéfice d’une poignée de proches.

Successeur désigné de M. dos Santos qui a régné pendant trente-huit ans sans partage sur le pays, Joao Lourenço a pris les rênes du pays en septembre après la victoire du parti au pouvoir aux élections générales d’août 2017.

Pendant sa campagne électorale, l’ancien ministre de la Défense, 63 ans, avait promis de prendre ses distances avec son puissant prédécesseur, toujours chef du parti au pouvoir, et de lutter contre la corruption.

« Personne ne sera au-dessus des lois », avait-il proclamé à la veille de sa victoire devant la presse étrangère.

Dans son premier discours devant le Parlement le mois dernier, Joao Lourenço avait plaidé pour un « renforcement du système démocratique » et s’était engagé à « corriger certaines pratiques générales » en « donnant l’exemple ».

Je veux continuer

Le départ d’Isabel dos Santos constitue une surprise, car elle avait elle-même affirmé à plusieurs reprises vouloir garder ses fonctions à la tête de la Sonangol.
« Le mandat de PDG de Sonangol n’est pas dépendant du processus électoral (…) je veux continuer », avait assuré la patronne de l’entreprise avant le scrutin du mois d’août.

Malgré ses efforts, la compagnie pétrolière nationale reste encore très fragile à cause du bas niveau persistant des prix du baril.

Depuis la fin en 2002 de la guerre civile, le pétrole a offert à l’Angola, un de ses deux principaux producteurs d’Afrique subsaharienne avec le Nigeria, une croissance à deux chiffres exceptionnelle, avec un pic de 20% en 2007.

Ses ventes contribuent aujourd’hui pour plus de 70% aux recettes fiscales du pays.

Mais lorsque le cours du brut a commencé à fléchir en 2014, il a mis la Sonangol en difficulté, contraint l’Etat à se serrer la ceinture et entraîné dans sa chute toute l’économie du pays, un des plus pauvres du continent.

L’économie angolaise a connu en 2016 une croissance quasiment nulle qui devrait rebondir pour atteindre 1,3% cette année, selon le Fonds monétaire international (FMI).

En décembre dernier, la compagnie a annoncé qu’elle ne verserait pas de dividendes à l’Etat, une première.

Mme dos Santos sera remplacée à la tête de la Sonangol par l’ancien secrétaire d’Etat au Pétrole Carlos Saturnino, selon le décret présidentiel.

Romandie.com avec(©AFP / 15 novembre 2017 15h34)

Un second juge américain bloque le décret migratoire de Trump

octobre 18, 2017

Une femme couverte d’un voile aux couleurs du drapeau américain participe à une manifestation contre le décret migratoire de l’administration Trump, le 18 octobre 2017 à Washington DC / © AFP / JIM WATSON

Un juge fédéral de l’Etat américain du Maryland a largement suspendu l’application de la troisième version du décret anti-immigration du président américain Donald Trump, quelques heures seulement après un jugement similaire pris mardi par un magistrat de Hawaï.

La décision du juge Theodore Chuang a également une portée nationale et devrait faire l’objet d’un appel rapide du gouvernement, qui entend interdire de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays, musulmans dans leur majorité.

Cette dernière mouture du décret migratoire « est une réanimation difficilement séparable du décret anti-musulmans par deux fois bloqué », a estimé le juge Chuang.

Il a donc interdit aux autorités de bloquer l’arrivée de voyageurs étrangers ayant une « relation valable » avec une personne ou une entité aux Etats-Unis.

Donald Trump a justifié ses trois décrets par des motifs de sécurité nationale. Ses détracteurs lui reprochent au contraire de cibler sans raison et de façon discriminatoire des dizaines de millions de musulmans.

Le président américain avait signé le 25 septembre un troisième et nouveau décret interdisant de façon permanente le franchissement des frontières américaines aux ressortissants de sept pays: Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie, Corée du Nord et Tchad.

De façon punitive, le nouveau décret suspend également l’entrée aux Etats-Unis de responsables gouvernementaux vénézuéliens.

Les restrictions prévues par ce nouveau décret devaient entrer en vigueur dans leur totalité ce mercredi, alors que plusieurs organisations de défense des réfugiés avaient appelé à manifester dans plusieurs villes des Etats-Unis.

A Washington, la manifestation a rassemblé moins d’un millier de personnes devant la Maison Blanche, aux cris de « non au décret anti-musulman » et « pas de décret, pas de mur, liberté pour tous », en référence au mur que M. Trump veut faire construire à la frontière mexicaine. Les organisateurs avaient prévu ensuite de défiler vers l’hôtel Trump International, situé à quelques rues de là.

Le femme de Fathi al-Huthaifi, un manifestant yéménite de 41 ans, est actuellement bloquée en Arabie saoudite à cause de ce décret. « Elle attend son visa, mais son rendez-vous est reporté, et encore reporté », a témoigné à l’AFP ce père de cinq enfants, qui ont tous la nationalité américaine. Il espère que les dernières décisions de justice permettront à son épouse de le rejoindre.

« Si on permet à un groupe d’être interdit d’entrée (aux Etats-Unis) alors on permet à d’autres groupes d’être interdits », a mis en garde l’activiste palestino-américaine Linda Sarsour, responsable de la plateforme MPowerchange.org.

Le décret migratoire « fait partie d’une campagne mise en place par cette administration » a-t-elle dénoncé, allant jusqu’à qualifier le texte de « programme de suprémacistes blancs ».

Isra Chaker, conseillère auprès d’Oxfam America, a pour sa part critiqué une décision « qui affecte la vie de vrais gens ». « Personne ne choisit de devenir un réfugié », a-t-elle ajouté.

Le dernier décret migratoire reste « un affront aux traditions américaines » dans un pays qui « s’est construit par les immigrants et les réfugiés », a-t-elle également proclamé, soulignant que les demandeurs d’asile acceptés aux Etats-Unis subissaient des vérifications de sécurité très poussées.

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2017 21h08)

Le Tchad exprime son « sentiment d’injustice » après le décret migratoire de Donald Trump

septembre 26, 2017
Le président tchadien Idriss Deby Itno lors d’une conférence de presse en octobre 2016. © Markus Schreiber/AP/SIPA

« Sentiment d’injustice », « incompréhension »… Le gouvernement tchadien s’est plaint mardi auprès de l’ambassadrice américaine à N’Djamena, suite à la publication du décret migratoire du président Donald Trump. Celui-ci interdit de façon permanente aux ressortissants tchadiens d’entrer aux États-Unis.

« Nous avons fait part à l’ambassadrice du sentiment d’injustice et d’incompréhension parce que cette décision ne reflète pas le niveau de coopération entre nos deux pays », a expliqué à la presse le ministre secrétaire général du gouvernement assurant l’intérim des Affaires étrangères, Abdoulaye Sabre Fadoul.

« Les excellentes relations entre nos deux pays »

« Nous avons pris bonne note de cette décision regrettable qui n’a aucune dimension politique », a ajouté Abdoulaye Sabre Fadoul, qui parle de motivations « techniques » justifiant la nouvelle mesure américaine.

L’ambassadrice américaine au Tchad, Geeta Pasi, a déclaré pour sa part avoir discuté avec le ministre de « cette décision qui n’entame en rien les excellentes relations entre nos deux pays ». « On est le pays le plus important pour soutenir le Tchad, car on intervient dans le domaine militaire et de la police, et on est en train de lancer un programme (pour les réfugiés, ndlr) dans le Lac », la région au nord-ouest de N’Djamena en crise humanitaire et touchée par le groupe jihadiste Boko Haram, a ajouté l’ambassadrice.

Le manque de coopération de N’Djamena dénoncé par Washington

Avec la Corée du Nord et le Venezuela, le Tchad est le dernier pays en date à intégrer la liste des personæ non grata sur le sol américain. Une décision motivée selon le président Donald Trump par le manque de coopération de N’Djamena, qui « ne partage pas de manière adéquate les informations concernant la sécurité du public et le terrorisme ». Selon le décret, les groupes jihadistes comme l’État islamique, Aqmi et Boko Haram sont présents sur le sol tchadien.

Le Tchad, qui a subi des attentats de Boko Haram, participe au Mali à la lutte contre les groupes jihadistes et abrite la force multinationale du G5 Sahel, se dit actif dans la lutte contre le terrorisme.

Jeuneafrique.com avec AFP