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À la CPI, l’accusation tente de défendre son dossier contre Laurent Gbagbo

octobre 3, 2018

Depuis le 1er octobre, la demande d’acquittement de l’ex-président ivoirien et de Charles Blé Goudé est débattue devant la Cour pénale internationale.

Des Ivoiriens regardent, depuis Abidjan, une retransmission de l’audience de la Cour pénale internationale dans le procès de l’ex-président Laurent Gbagbo, le 1er octobre 2018. Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP

Au soir d’une longue journée d’audience, une jeune femme habille le panneau d’entrée de la Cour pénale internationale (CPI) d’un drapeau ivoirien, s’agenouille, mains lancées vers le ciel, et récite quelques incantations. « C’est bien ici qu’ils sont ? », demande-t-elle, comme pour s’assurer que sa prière n’est pas vaine.

 

« Ils » ? Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, jugés par la CPI depuis janvier 2016. Pendant deux ans, le procureur a appelé 82 témoins à la barre et déposé ses pièces à conviction. Mais les avocats de l’ex-président ivoirien et du chef des Jeunes patriotes assurent que son dossier est vide, qu’il n’y a rien à contester. La première phase du procès, consacrée à l’accusation, a révélé la faiblesse des éléments de preuve sur les points essentiels : l’élaboration d’un plan criminel par Laurent Gbagbo, sa mise en œuvre par « un cercle » d’initiés et le choix délibéré de cibler des civils. Les avocats jugent dès lors inutile d’appeler des témoins à décharge. Ils réclament dès maintenant l’acquittement ou, à défaut, le non-lieu. Lundi 1er et mardi 2 octobre, le procureur ne « requiert » donc plus vraiment. Il doit défendre son dossier contre les deux hommes qu’il accuse de « crimes contre l’humanité » commis lors des violences ayant suivi l’élection présidentielle de 2010 durant lesquelles quelque 3 000 personnes avaient été tuées, selon l’ONU, et plus de 150 femmes violées, d’après l’organisation Human Rights Watch.

A La Haye, pour cette étape clé du procès, plusieurs centaines de partisans des deux accusés ont installé chaises pliantes et réchauds à gaz face à la prison de la CPI. « C’est la dernière fois que je viens ici ! », assure une militante drapée dans les couleurs orange-blanc-vert du pays. Les pro-Gbagbo de la diaspora sont venus en nombre, comme à chaque grand-messe de ce procès-fleuve. Cette fois, ils croient dur comme fer assister aux funérailles du dossier de l’accusation. Que leur champion sera bientôt libéré.

Pendant un rassemblement de la coalition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté, favorable à l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, le 28 juillet 2018 à Yopougon, un quartier d’Abidjan.

Pendant un rassemblement de la coalition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté, favorable à l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, le 28 juillet 2018 à Yopougon, un quartier d’Abidjan. Crédits : SIA KAMBOU / AFP

Un mobile, un moyen, un ennemi

Selon la thèse du procureur, l’ex-président aurait élaboré une politique d’Etat visant des civils ivoiriens, partisans de son concurrent à la présidentielle de 2010, Alassane Ouattara. C’est l’existence d’une telle politique d’Etat qui fait que les meurtres, les viols, les persécutions et les actes inhumains perpétrés par les Forces de sécurité ivoiriennes (FDS) et les miliciens peuvent être qualifiés de « crimes contre l’humanité ». Et c’est le volet le plus délicat du dossier de l’accusation.

En décembre 2010, au terme d’un vote contesté, Laurent Gbagbo avait refusé de laisser le pouvoir à Alassane Ouattara, dont l’élection fin novembre était reconnue par les Nations unies. Barbe de deux jours et armé d’un solide accent canadien, le substitut du procureur, Eric Macdonald, tente : « S’il s’était retiré, M. Gbagbo aurait changé de façon radicale le cours des événements. Les crimes n’auraient pas été commis, ou d’une façon différente. »

Il assure donc que l’ex-président avait un mobile : conserver le pouvoir à tout prix. Un moyen : la mobilisation des FDS, de groupes de jeunes et de mercenaires, notamment libériens. Un ennemi : les partisans d’Alassane Ouattara, ciblés parce qu’assimilés à la rébellion des Forces nouvelles qui s’était emparée d’une partie du pays en 2002 et avançait vers la capitale. « Les discours assimilant les civils à des partisans d’Alassane Ouattara montrent bien que la population civile était ciblée », assure le substitut. Le pays était menacé par une rébellion, lui rétorque la défense. Il était du devoir du chef de l’Etat d’agir.

Aux premières heures du procès, il y a plus de deux ans, Eric Macdonald assurait détenir les preuves de cette politique d’Etat. Mais cette fois, il doit demander aux juges de « déduire ». Déduire d’une multitude d’actes que les civils étaient délibérément ciblés. Un tel plan est « très rarement prouvé par des ordres écrits directs ». « Point n’est besoin qu’il soit explicite », lance-t-il pour se dédouaner, le dossier étant moins solide que promis.

Il évoque donc plusieurs réunions, mais demande aux juges de déduire le contenu de celle qui, le 16 décembre 2010, a suivi la répression d’une manifestation de l’opposition vers la Radio-Télévision ivoirienne (RTI). « On peut raisonnablement en déduire que M. Gbagbo a discuté avec ses ministres de la répression du 16 décembre », argue-t-il. Depuis son pupitre, regard perplexe, Laurent Gbagbo relève la tête en direction du juge présidant, Cuno Tarfusser, souvent prompt à tacler le substitut. Mais l’Italien ne dit mot.

Partisans dans la galerie du public

A côté, Charles Blé Goudé noircit des lignes. Il est, pour le procureur, « un intermédiaire essentiel entre M. Gbagbo et les jeunes ». Devenu ministre aux premiers jours de la crise, le patron des Jeunes patriotes recrute, instruit, incite. « Posez-vous ces questions, bataille Eric Macdonald face aux trois juges : pourquoi les jeunes ont-ils été autorisés à ériger des barrages routiers ? Que faisaient-ils là ? » M. Gbagbo, « le président, commandant supérieur, était conscient que cela allait aboutir à des crimes ». Des crimes que le procureur lui reproche de ne pas avoir prévenus ou punis, mais d’avoir au contraire encouragés.

Aux suspensions d’audience, comme un rituel, les accusés saluent leurs partisans assis dans la galerie du public, qui surplombe la salle. Des enfants de Laurent Gbagbo, son ancien directeur de cabinet et quelques représentants de l’opposition sont venus à La Haye.

Les audiences ont été suspendues, mercredi 3 octobre, jusqu’au 12 novembre à la demande des avocats des deux accusés qui doivent préparer leur réponse au procureur. Rien ne dit que la prière des partisans de Laurent Gbagbo sera exaucée. A ce stade, les juges doivent déterminer si les preuves, ou une partie d’entre elles, méritent d’être contestées. Ils prononceront l’acquittement s’ils estiment que le dossier est vide. Dans le cas contraire, les avocats devront appeler leurs témoins à décharge. La décision ne sera pas rendue avant décembre, au plus tôt. La défense comme l’accusation pourront faire appel.

Lemonde.fr par Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)

Congo: un commando invisible s’organise pour défendre Nianga Mbouala

mai 3, 2018

 

 

A Brazzaville, un secteur radical du pouvoir fait courir la rumeur sur l’imminente arrestation, du général Ngatsé Nianga Mbouala, soupçonné de connivence avec le général Norbert Dabira, dans un projet de renversement des institutions de la république. Norbert Dabira est écroué à la maison d’arrêt depuis décembre 2017.

Ancien patron de la sécurité présidentielle, le général Ngatsé Nianga Mbouala, est pourtant, celui qui avait alerté son parent Denis Sassou Nguesso, des intentions de Norbert Dabira. Mais, ses mauvais rapports, avec Jean Dominique Okemba et Jean François Ndenguet ont fait de lui, complice du dit projet.

Il y a quelques semaines, un journal paraissant à Brazzaville et financé par le directeur général de la police, Jean François Ndenguet, a presque signé l’arrêt de mort de Nianga Mbouala, en lieu et place, du procureur de la république.

Conscient de la gravité de la situation et du danger qui le guette, Nianga Mbouala, qui clame son innocence, observe le cours des événements. Il se sait lâcher par Sassou Nguesso, mais soutenu par ses enfants et la famille. De par son passé de guerrier, Nianga Mbouala jouit d’une grande sympathie parmi la troupe, et certains officiers, qui jusque-là, ont retardé son arrestation. Selon une source concordante, des tracts circuleraient parmi ces hommes en treillis, appelant à union autour de ce général.

Un mouvement appelé «  commando invisible », qui préparerait des représailles d’envergure en cas d’arrestation du général Nianga Mbouala. Un mouvement spontané et autonome dont Nianga Mbouala lui-même n’a pas le contrôle.

Jean Dominique Okemba n’a jamais pardonné à Nianga Mbouala son refus d’appartenir à sa loge maçonnique, et sa liberté spirituelle. Un électron libre,très dangereux capable de se retourner contre eux, d’où son acharnement à le faire taire. Des tractations seraient en cours à Oyo pour essayer de régler à l’amiable ce conflit familial capable de dégénérer et anéantir le clan. Le pétrole du Kouilou ne peut pas se perdre.

Sacer-infos.com par Stany Franck

 

Assad se défend après l’attaque chimique présumée, tensions russo-américaines

avril 13, 2017

 

Le président syrien Bachar el-Assad lors d’une interview à Damas accordée à l’AFP le 12 avril 2017 / © Syrian Presidency Press Office/AFP / Handout

Le président syrien Bachar al-Assad a mis en cause les pays occidentaux pour avoir monté l’attaque chimique présumée à Khan Cheikhoun, à l’origine de fortes tensions entre Washington et Moscou dont les relations sont « au plus bas ».

Dans un entretien exclusif accordé mercredi à l’AFP à Damas, M. Assad a affirmé que son armée n’était pas responsable de l’attaque présumée qui a provoqué selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) la mort de 87 civils dans cette ville rebelle du nord-ouest syrien le 4 avril.
« Il s’agit pour nous d?une fabrication à 100% », a déclaré le chef de l’Etat syrien qui s’exprimait pour la première fois depuis cette attaque qui a provoqué un vif choc dans le monde.

« Notre impression est que l’Occident, principalement les Etats-Unis, est complice des terroristes et qu’il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte à l’attaque » menée le 7 avril par les Etats-Unis contre une base aérienne du régime syrien, a-t-il ajouté.

L’attaque chimique présumée a provoqué une brusque montée des tensions autour du conflit en Syrie. Dénonçant une attaque « très barbare », le président américain Donald Trump a ordonné le bombardement de la grande base d’Al-Chaayrate, la première frappe américaine contre le régime depuis le début du conflit en 2011.

« Notre puissance de feu, notre capacité à attaquer les terroristes n’a pas été affectée par cette frappe », a affirmé M. Assad à l’AFP.

Pour l’administration américaine, il n’y a « pas de doute » que le régime de Damas est responsable de l’attaque chimique présumée. Et M. Trump a jugé « possible » que la Russie, principal allié de Damas, ait été au courant de cette attaque.

Dans l’entretien à l’AFP, le président syrien a assuré que son régime ne possédait plus d’armes chimiques depuis leur destruction en 2013. « Il y a plusieurs années, en 2013, nous avons renoncé à tout notre arsenal (…) Et même si nous possédions de telles armes, nous ne les aurions jamais utilisées ».

Le président syrien Bachar el-Assad (D) interviewé par le journaliste de l’AFP Sammy Ketz le 12 avril 2017 à Damas / © Syrian Presidency Press Office/AFP / Handout

– Nouveau veto russe –

Le regain de tension entre Américains et Russes a été palpable durant la première visite du secrétaire d’Etat Rex Tillerson à Moscou où il a rencontré mercredi le président Vladimir Poutine après le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

M. Tillerson, ex-PDG d’ExxonMobil ayant été décoré par Vladimir Poutine en 2013, a déploré le « faible niveau de confiance entre (nos) deux pays ».

« A l’heure actuelle, nous ne nous entendons pas du tout avec la Russie », a reconnu Donald Trump à Washington, en évoquant une « relation peut-être au plus bas (niveau) de tous les temps ». Mais jeudi, il s’est dit convaincu que les choses « vont s’arranger » avec la Russie.

M. Poutine a, lui, estimé que les relations bilatérales s’étaient détériorées depuis l’arrivée à la Maison Blanche de M. Trump qui avait pourtant prôné au début de sa présidence un rapprochement avec Moscou.

Dans une autre illustration des divisions internationales sur la Syrie, la Russie a opposé mercredi à New York son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité présenté par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni et réclamant une enquête sur l’attaque de Khan Cheikhoun.

C’est la 8e fois depuis le début de la guerre que Moscou bloque toute action de l’ONU contre son allié syrien.

Assad assure ne plus posséder d’armes chimiques / © présidence syrienne/AFP / –

Washington, Londres et Paris ont protesté avec force. « Le jour du Jugement dernier pour Assad », a tweeté l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley.

– Enquête ‘impartiale

Interrogé par l’AFP, M. Assad a affirmé qu’il n’accepterait « qu’une enquête impartiale » sur Khan Cheikhoun, en s' »assurant que des pays impartiaux y prendront part pour être sûr qu?elle ne sera pas utilisée à des fins politiques ».

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a annoncé avoir ouvert une enquête et dit avoir contacté les autorités syriennes.

A Moscou, M. Tillerson, qui avait semblé s’accommoder fin mars d’un maintien au pouvoir du président syrien, a réclamé le départ « organisé » de M. Assad dans le cadre d’une transition politique.

Mais M. Lavrov a rappelé les précédents chaos provoqués selon lui par les chutes des « dictateurs » irakien Saddam Hussein ou libyen Mouammar Kadhafi.

Agé de 51 ans, M. Assad préside la Syrie depuis 2000, lorsqu’il avait succédé à son père Hafez, mort après avoir dirigé pendant 30 ans la Syrie d’une main de fer.

Moscou intervient militairement en soutien à Damas depuis septembre 2015 et les Etats-Unis pilotent depuis septembre 2014 une coalition internationale luttant contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Une des frappes de cette coalition a tué par erreur mardi 18 combattants alliés des Forces démocratiques syriennes dans le nord-est de la Syrie, selon le commandement des forces américaines.

Romandie.com avec(©AFP / 13 avril 2017 15h57)

Crise politique en RDC: la Défense suit la situation de près, l’UE s’inquiète depuis Bruxelles

décembre 18, 2016

 

 Crise politique en RDC - La Défense suit la situation de près
Crise politique en RDC – La Défense suit la situation de près – © Belga

La Défense suit de près la situation, dans le contexte de la tension politique en République Démocratique du Congo, a affirmé dimanche un porte-parole du ministre de la Défense, Steven Vandeput.

« Via nos services de renseignements, nous prenons le pouls de la situation. Nous ferons un pas supplémentaire si cela s’avère nécessaire. Comme c’est décrit dans la vision stratégique du ministre de la Défense, la protection des Belges à l’étranger constitue une tâche centrale pour la Défense », a commenté le porte-parole, sans autre détail.

Les négociations entre pouvoir et opposition pour tenter de trouver une issue à la crise politique autour de la succession du président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, ont été suspendues samedi faute d’accord. Présentées comme celles de la dernière chance, les discussions doivent reprendre mercredi, après l’expiration du mandat de M. Kabila qui s’achève le 19 décembre à minuit, a annoncé la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), médiateur de ces pourparlers.

Malgré la suspension des discussions – qui n’ont enregistré aucune avancée sur les questions les plus clivantes comme celle de l’avenir de M. Kabila – la coalition d’opposition, qui avait menacé de mobiliser dans la rue jusqu’au départ de M. Kabila à partir du 19 décembre, n’a pas appelé à manifester.

RDC: les inquiétudes de l’Union européenne

Pour Federica Mogherini (photo), s’ouvre une «période à haut risque» en RDC.
© REUTERS/Laurent Dubrule

Côte d’Ivoire : Charles Blé Goudé muscle sa défense

décembre 7, 2016

Charles Blé Goudé à La Haye le 28 janvier 2016. © Peter Dejong/AP/SIPA

L’équipe qui représente Charles Blé Goudé devant la CPI s’étoffe. L’ancien ministre ivoirien de la Jeunesse, jugé à La Haye pour crimes contre l’humanité en compagnie de Laurent Gbagbo, a engagé une nouvelle avocate, la Camerounaise Josette Kadji.

Inscrite au barreau du Cameroun depuis 1985 et agréée auprès de la CPI depuis 2004, elle a fait ses preuves au Tribunal pénal international pour le Rwanda à partir de 1997.

« Le procès Blé Goudé, qui est au départ une affaire ivoiro-ivoirienne, pose la question de la pertinence de la justice internationale, qui est actuellement vivement contestée », justifie Me Seri Zokou, lui aussi membre de l’équipe de défense.

Autre atout de Josette Kadji à ses yeux : elle a, à plusieurs reprises, qualifié d’« illégale » la prise de pouvoir d’Alassane Ouattara et a fait partie de l’un des tout premiers pools d’avocats de Laurent Gbagbo, en mai 2011, alors qu’il n’avait pas encore été transféré à la CPI.

Jeuneafrique.com

Faut-il « supplier » les avocats congolais pour défendre nos combattants

novembre 1, 2016

Nos héros et Résistants, les Combattants congolais de Paris

L’appel de Donald Empérator sur Congo-Liberty sonne le glas de notre désorganisation. Ailleurs, ces vaillants combattants qui luttent pour la libération de notre pays, allaient voir leurs compatriotes avocats se présenter spontanément à eux pour se proposer d’assurer leur défense.

Comme toujours, rien ne se fait aussi facilement avec les congolais.

Alors que Paris et sa banlieue sont le creuset d’avocats congolais, nos combattants qui sont incarcérés pour la lutte de libération nationale, en viennent quasiment à lancer une souscription pour faire face aux honoraires d’avocats.

Cette situation est insupportable!

Que nos compatriotes incarcérés sachent que l’aide juridictionnelle existe. Ce mécanisme leur permet d’être assisté par un avocat de leur choix, ou désigné par le Bureau de l’Aide de Juridictionnelle.

A la différence d’un avocat commis d’office qui est désigné par le Bâtonnier de l’Ordre des avocats qu’ils ne voient qu’à l’audience et pour lequel ils n’ont guère le choix, ils ont avec l’aide juridictionnelle la latitude de choisir leur avocat.

Incarcérés dans une procédure pénale, cette aide juridictionnelle est valable jusqu’à l’ordonnance de clôture.

Concrètement, la prison étant un lieu privatif de liberté, nos combattants n’ont pas de marge de manœuvre. Pour cela, ils doivent demander un formulaire d’aide juridictionnelle auprès d’un conseiller d’insertion et de probation ou d’un juriste du point d’accès au droit de l’établissement pénitentiaire dans lequel ils sont incarcérés.

Dans leur condition, compte tenu de leur incarcération, l’aide juridictionnelle leur est accordée de droit. Pour cela, le certificat de présence de l’établissement pénitentiaire dans lequel ils sont incarcérés suffit.

En l’espèce, s’agissant de nos combattants, et donc du Congo, il est préférable qu’ils soient défendus par des avocats congolais engagés. Pour cela, une lettre d’acceptation de l’avocat choisi suffit.

Beaucoup de nos compatriotes sont lucides. Ils savent la gravité de la situation du Congo par ce qu’ils vivent la misère, le chômage de masse, les humiliations, les fins de mois difficiles et, surtout, l’absence d’espoir de ne jamais en sortir.

Mais le dictateur Sassou-Nguesso et ses valets parlent et agissent comme dans un songe. Ils croient, et font croire, que la réalité est soumise à leurs désirs, oubliant que la donne a changé.

La jeunesse africaine est mobilisée. L’alternance est une gageure. Plus rien ne sera comme avant. Les braqueurs électoraux et leurs complices n’auront plus la vie facile. Ils vivent dans un monde virtuel, tout en vivant physiquement dans un monde réel. Ce don d’ubiquité n’est plus pour longtemps.

Nos faiblesses, nos errances, nos querelles stériles, nos divisions et nos égos farfelus ne font que renforcer la dictature de Sassou-Nguesso. Le fruit est mûr. Pourquoi tarde-t-il à tomber? A cause de notre manque de courage et de nos trahisons.

L’incarcération de nos compatriotes combattants est un test. Allons-nous être solidaires, ou allons-nous les abandonner à leur triste sort?

Faute d’organisation, les congolais de bonne volonté peuvent faire parvenir leur mandat cash directement à la maison d’arrêt. Pour cela, il peuvent me contacter à mon adresse mail qui suit, afin de leur communiquer les noms prénoms et numéro d’écrou des prévenus : minguabiango@gmail.com ; ou à celle de donaldemperator@yahoo.fr

Ne pouvant disposer de l’argent en détention, un compte nominatif est ouvert à leurs noms. Ce qui leur permettra de cantiner, c’est-à-dire d’acheter à l’extérieur par le biais de la cantine extérieure ce dont ils ont besoin.

L’unité doit et devrait être notre socle. Nos failles font la force du dictateur et de ses soudards. Changer de braquet est un impératif.

N’abandonnons pas nos combattants comme nous l’avons fait lâchement pour le général Mokoko qui a quitté son confort de Bangui pour tenter de faire libérer le pays des fourches caudines du dictateur Sassou-Nguesso.

Nos combattants et d’autres compatriotes sont conscients que nous devons nous prendre en main, refuser les discours lénifiants, les intimidations de tous ordres et les promesses vides.

Cet épisode de l’incarcération des nôtres, permettra inéluctablement aux uns et aux autres de passer de la parole aux actes.

« Agir est tout à fait autre chose que parler avec éloquence, et tout à fait autre chose que parler avec ingéniosité ».

Si nous sommes incapables d’aider financièrement nos combattants en prison, alors, arrêtons la lutte !

 

 

Congo-liberty.com par Mingwa BIANGO

Maroc – France : Mohammed VI prend en charge la défense du chanteur Saâd Lamjarred

octobre 31, 2016

 

Le roi du Maroc, Mohammed VI. © Christophe Ena/AP/SIPA

Le roi du Maroc intervient dans l’affaire du chanteur marocain Saâd Lamjarred, mis en examen et écroué par la justice française pour viol aggravé. Ce lundi, Mohammed VI a mis à la disposition de l’inculpé son avocat, Maître Éric Dupond Moretti. L’affaire se politise.

L’information a été donnée, ce lundi 31 octobre, par la très officielle agence MAP. Mohammed VI a recommandé à la famille de la pop star marocaine Saâd Lamjarred, accusé de viol en France, de s’adjoindre les services de l’avocat Éric Dupond-Moretti, et a décidé de « prendre à sa charge les frais correspondants ».

Avec l’intervention du roi du Maroc, l’arrestation de Lamjarred qui a défrayé la chronique prend clairement l’allure d’une nouvelle affaire politique entre la France et le Maroc. Maître Eric Dupond Moretti, véritable ténor du barreau parisien, connu pour ses réquisitoires enflammés, connaît bien le palais royal. Il assure la défense de ce dernier dans le procès l’opposant aux deux journalistes français, Catherine Graciet et Eric Laurent, mis en examen il y a un an dans une affaire de chantage à l’égard du roi du Maroc.

Larges soutiens au Maroc et dans le Golfe

Jusque-là défendu par l’avocat français Jean-Marc Fedidi et le Marocain Brahim Rachidi, le chanteur Saâd Lamjarred a été mis en détention, vendredi 28 octobre, pour « viol aggravé » contre une jeune Française de 20 ans qui avait porté plainte contre lui. Sa défense marocaine avait introduit un appel pour obtenir sa libération.

Son arrestation a provoqué un tollé dans le milieu de ses fans au Maroc et dans les pays du Golfe, où il a une très large popularité. De nombreux Marocains, notamment des artistes connus, évoquent la thèse d’un piège qui lui aurait été tendu par ses adversaires du monde du showbiz.

L’incident de Neuilly

Les relations entre Paris et Rabat ont déjà déjà connu de sérieuses turbulences, notamment  en 2014 suite à la convocation du numéro 1 des renseignements marocains, Abdellatif Hammouchi, par la justice française pour répondre à des plaintes pour torture. Après un an de gel diplomatique, Rabat et Paris avaient signé un avenant judiciaire donnant le droit à la justice marocaine d’être consultée par sa consœur française sur toute affaire impliquant de hauts responsables marocains en France.

Maintenant que l’affaire Lamjarred est entre les mains de l’avocat du palais, la suite promet bien des remous. En tout cas, elle risque de mettre les autorités françaises dans un sérieux embarras.

Jeuneafrique.com par Nadia Lamlili

Canada: le frère de Trudeau à la défense d’un membre présumé d’Al-Qaïda

mars 2, 2016

Ottawa – Le frère du Premier ministre canadien Justin Trudeau a exhorté mercredi dans une lettre ouverte le ministre fédéral de la Sécurité publique à surseoir à l’expulsion d’un Algérien soupçonné d’être un agent dormant d’Al-Qaïda, ce que ce dernier dément.

Documentariste engagé, de deux ans plus jeune que le chef du gouvernement canadien, Alexandre Trudeau appelle Ottawa à suspendre le renvoi vers l’Algérie de Mohamed Harkat, ancien livreur de pizza de 47 ans.

Soupçonné d’allégeance à la nébuleuse islamiste, il avait été emprisonné de 2002 à 2006 en vertu d’une procédure canadienne antiterroriste d’exception, introduite dans la foulée du 11-Septembre, permettant aux autorités d’emprisonner indéfiniment sans accusation formelle des étrangers, ainsi que de les juger à huis clos.

Appelée certificat de sécurité, cette mesure avait été édulcorée en 2007, car jugée excessive. Sa version amendée, toujours décriée par les défenseurs des libertés civiles, a été jugée constitutionnelle par la Cour suprême en 2014.

Alexandre Trudeau est engagé au côté de M. Harkat depuis plus d’une décennie: dès 2005 il lui avait proposé de se porter caution pour sa remise en liberté conditionnelle, tout en combattant la loi controversée permettant sa détention.

Dans sa lettre publiée dans le journal Ottawa Citizen et adressée à Ralph Goodale, ministre fédéral de la Sécurité publique, Alexandre Trudeau écrit que les certificats de sécurité sont fondamentalement injustes.

Je suis totalement convaincu qu’actuellement (Mohamed Harkat) ne représente aucun danger pour la population ou la sécurité publique du Canada, souligne Alexandre Trudeau.

Interrogé sur le sujet, Justin Trudeau a remarqué que son frère a les mêmes droits que tout autre citoyen de militer pour les causes auxquelles il croit.

Nous allons suivre ce processus (d’examen du dossier de M. Harkat, NDLR) avec la rigueur et le sérieux auxquels nos citoyens s’attendent, a ajouté le Premier ministre lors d’une conférence de presse à Vancouver.

M. Harkat a toujours nié tout lien avec des organisations extrémistes et affirmé avoir quitté l’Algérie à cause des persécutions frappant son parti politique, le Front islamique du salut (FIS), dissout en 1992. Il est arrivé au Canada comme réfugié en 1995 après avoir vécu pendant cinq ans au Pakistan.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mars 2016 21h05)

Devant la CPI à La Haye, la défense de Gbagbo accuse Ouattara

février 1, 2016

La défense de Laurent Gbagbo a affirmé lundi que son rival, le président Alassane Ouattara, s’était emparé du pouvoir « par la force » avec l’aide de la France. La bataille d’Abidjan est la mise en oeuvre de cette stratégie », a déclaré l’avocat de M. Gbagbo.

Emmanuel Altit s’est exprimé au troisième jour du procès de l’ex-président ivoirien devant la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye. Rappelant que son client a été arrêté en avril 2011 après des bombardements français, l’avocat a soutenu que « la France ne voulait pas d’une paix négociée » entre les deux rivaux de la présidentielle de fin 2010.

Il a accusé Paris, l’ancienne puissance coloniale, d’avoir préparé « en sous-main » l’offensive ayant mené à la chute de l’ex-président. Cela notamment en fournissant des armes aux forces pro-Ouattara malgré un embargo décrété par l’ONU.

L’ex-président, 70 ans, et son coaccusé Charles Blé Goudé, 44 ans, ex-chef de milice, sont poursuivis pour leur rôle dans la crise née du refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara. Ce dernier a été reconnu vainqueur par la communauté internationale de l’élection présidentielle de 2010. Les violences avaient fait plus de 3000 morts en cinq mois dans les deux camps.

M. Gbagbo est le premier ex-chef d’Etat poursuivi par la CPI. Son procès pour crimes contre l’humanité, qui doit durer entre trois et quatre ans, est un test pour la Cour, entrée en fonction en 2003. A l’ouverture du procès jeudi, la procureure Fatou Bensouda avait accusé M. Gbagbo de s’être accroché au pouvoir « par tous les moyens ».

Lecture « partielle » des faits
Mais l’avocat de Laurent Gbagbo a accusé le bureau du procureur de faire une lecture « partielle » des événements ayant secoué la Côte d’Ivoire et de peindre « à grands traits un camp du bien et un camp du mal ». Le dossier présenté par l’accusation « n’est que la reprise pure et simple, sous des habits juridiques, d’un narratif de nature politique », a soutenu Me Altit.

« Peut-être veut-on faire oublier les crimes, dont les pillages et les viols, dont s’étaient rendus coupables dès décembre 2010 soldats et mercenaires pro-Ouattara? », s’est-il interrogé.

Romandie. com

Guerre en Libye : la France a dépensé 300 millions d’euros

octobre 22, 2011

La Libye désormais libérée du régime de Kadhafi, l’Otan va pouvoir cesser ses opérations aériennes. L’heure pour les alliés de faire le bilan financier de sept mois de guerre.

«Je pense qu’on peut dire que l’opération militaire est terminée» en Libye, a déclaré vendredi Alain Juppé, au lendemain de la prise de Syrte par les rebelles et de la mort de Mouammar Kadhafi. «L’objectif qui était le nôtre, c’est-à-dire accompagner les forces du CNT dans la libération de leur territoire, est maintenant atteint», a ajouté le ministre des Affaires étrangères. Les pays membres de l’Otan ont prévu de se réunir vendredi après-midi pour discuter des modalités de l’arrêt de l’opération Harmattan.

L’Alliance avait déclenché ses interventions aériennes en Libye le 19 mars. Sept mois de guerre dont la France a été l’un des fers de lance et qui lui auront valu un surcoût d’environ 300 millions d’euros, a annoncé jeudi le ministre de la Défense, Gérard Longuet. Ce montant comprend en premier lieu le prix des munitions utilisées. Elles représentent «plus d’une centaine de millions» d’euros, a indiqué un responsable du ministère de la Défense, qui note que leur consommation a été «très forte» du fait de l’absence de troupes au sol dans ce conflit. À cela il faut ajouter environ 50 millions d’euros de carburants et le coût de la maintenance pour la quinzaine d’avions, la vingtaine d’hélicoptères et la dizaine de navires employés. Jusqu’à jeudi, la France effectuait encore près de 150 sorties aériennes par semaine. Au plus fort de l’opération, ce nombre était compris entre 250 et 300. Enfin, il y a les primes versées aux soldats engagés.

«L’économie française sera gagnante»

«Sur un budget de 31,7 milliards d’euros, ça représente 1%», précise le ministre de la Défense. C’est néanmoins 50% du budget annuel des opérations extérieures (Opex), voté à l’automne 2010 (630 millions d’euros), pour lequel le gouvernement devrait avoir à demander une rallonge au Parlement. Paris compte-t-il demander à Tripoli de rembourser les frais engagés pour soutenir la révolution ? «Nous n’envoyons pas de facture aux gens qui nous appellent en SOS secours, liberté, indépendance, sécurité», répond Gérard Longuet. «En revanche la coopération française avec la Libye est extrêmement prometteuse, estime-t-il. C’est un pays qui a besoin de se rééquiper, nous sommes capables de le faire et les Français sont bien connus et appréciés en Libye». Outre la reconstruction, la France est d’ores et déjà sur les rangs pour établir des contrats économiques fructueux avec ce pays riche en pétrole. Et le ministre de conclure : «Je crois que l’économie française sera gagnante».

Autre pays en pointe dans le soutien des rebelles face aux troupes de Mouammar Kadhafi, le Royaume-Uni estime la facture de son intervention à 300 millions de livres, soit 343 millions d’euros, a annoncé mercredi le ministre de la Défense Liam Fox. Les États-Unis, plus gros contributeurs de la coalition internationale, n’ont pas encore annoncé de bilan financier. En juin, celui-ci s’élevait déjà pour Washington à près de 500 millions d’euros.

Le Figaro.fr par Thomas Vampouille