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Québec/Lendemain de tempête à Trois-Rivières : de nombreux dégâts et des écoles fermées

juin 9, 2021

Des rues de Trois-Rivières sont toujours paralysées par les inondations causées par l’orage qui s’est abattu sur la ville mercredi. À 11 h 30, environ 7 000 clients étaient aussi toujours privés d’électricité. De plus, des écoles doivent fermer leurs portes pour la journée.

Dégâts constatés mercredi matin à la place Germain-Deschênes, à Trois-Rivières

© Éric Langevin/Radio-Canada Dégâts constatés mercredi matin à la place Germain-Deschênes, à Trois-Rivières

Une voiture est toujours coincée, mercredi, sous un arbre sur la rue Hart, à Trois-Rivières.

© Éric Langevin/Radio-Canada Une voiture est toujours coincée, mercredi, sous un arbre sur la rue Hart, à Trois-Rivières.

Au plus fort de l’orage, environ 30 000 clients d’Hydro-Québec se sont retrouvés sans électricité. Selon les prévisions de la Société d’État, la majorité des gens devraient retrouver le courant d’ici la fin de la journée.

Les monteurs de ligne sont à pied d’oeuvre depuis hier pour rétablir le réseau endommagé notamment par des branches tombées sur les fils.

Des employés d’autres villes ont été appelés en renfort. Une trentaine d’équipes d’Hydro-Québec seront donc sur le terrain aujourd’hui. Hydro-Québec s’attaquera en priorité aux pannes touchant le plus grand nombre de personnes, a précisé le conseiller en communications et collectivités chez Hydro-Québec, Marc-Antoine Ruest, en entrevue à l’émission Toujours le matin.

De nombreux clients, dont ces résidents du secteur Cap-de-la-Madeleine, ont subi des dommages en raison du violent orage survenu mardi.

© Courtoisie De nombreux clients, dont ces résidents du secteur Cap-de-la-Madeleine, ont subi des dommages en raison du violent orage survenu mardi.

Que s’est-il passé?

Le météorologue d’Environnement Canada André Cantin affirme que la cellule orageuse s’est déplacée lentement, ce qui a engendré les fortes précipitations. Il affirme que le temps chaud et humide a contribué au phénomène.

Environnement Canada rapporte que de la petite grêle», des branches cassées, des refoulements d’égouts et de nombreuses pannes d’électricité ont été rapportés.

La tempête fait des sinistrés

Entre 16 h et 19 h, la Ville de Trois-Rivières affirme que 875 appels ont été logés à son service 311. L’opération nettoyage se poursuit mercredi. Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, affirme que personne n’a été blessé.

De nombreux sous-sols ont été inondés. La pluie et les forts vents ont causé beaucoup de dommages.

Une partie du toit d'un immeuble de 10 logements de la place Germain-Deschênes a été arraché par les forts vents, mardi.

© Martin Chabot/Radio-Canada Une partie du toit d’un immeuble de 10 logements de la place Germain-Deschênes a été arraché par les forts vents, mardi.

À la place Germain-Deschênes, une partie du toit d’un immeuble de 10 logements s’est envolé pour atterrir non loin.  La majorité des locataires ont quitté l’endroit mardi soir. L’eau a causé de grands dommages aux appartements.

Un des résidents, Gilles Ricard, était encore sur place mercredi matin. Il affirme que personne n’est venu l’avertir qu’il devait quitter les lieux.

M. Ricard a raconté n’avoir jamais vécu une telle tempête. C’est pas agréable vivre cela», a-t-il raconté, en précisant qu’il avait la chance d’avoir des assurances. Il est tout de même découragé de devoir se trouver un nouveau logement.

Le boulevard des Récollets est encore inondé mercredi à la suite de la pluie torrentielle de la veille.

© /Radio-Canada Le boulevard des Récollets est encore inondé mercredi à la suite de la pluie torrentielle de la veille.

La pluie a causé un glissement de terrain sur le boulevard des Chenaux, à Trois-Rivières.

© Martin Chabot/Radio-Canada La pluie a causé un glissement de terrain sur le boulevard des Chenaux, à Trois-Rivières.

Un avis d’ébullition préventif est toujours en cours dans un secteur de la ville.

Le secteur au nord de l'autoroute 40 direction ouest et du boulevard des Chenaux est concerné par un avis d'ébullition préventif.

© Ville de Trois-Rivières Le secteur au nord de l’autoroute 40 direction ouest et du boulevard des Chenaux est concerné par un avis d’ébullition préventif.

Des services perturbés par des fermetures

Des écoles du Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy ont subi des dommages, comme des refoulements d’égout. Des établissements doivent donc fermer leurs portes pour la journée.

Il s’agit des écoles des Pionniers, Cardinal-Roy, Saint-François-d’Assise, les édifices Monseigneur-Comtois et Sainte-Bernadette de l’École des Bâtisseurs ainsi que l’École primaire d’éducation internationale du secteur est et l’École d’alimentation et d’hôtellerie du Centre de formation professionnelle Bel-Avenir.

Ces écoles de Trois-Rivières seront fermées mercredi et devraient pouvoir à nouveau accueillir les élèves jeudi, selon le centre de services scolaires.

Le Centre de prélèvement du centre Saint-Joseph doit annuler tous les rendez-vous prévus mercredi, en raison de dégâts dans la bâtisse située sur la rue Sainte-Julie. Pour les prélèvements urgents, les citoyens sont invités à se rendre au Centre multiservice de santé et de services sociaux Cloutier, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

Jean-Yves Lacombe avait de l’eau jusqu’aux genoux mardi sur la rue Clermont, à Trois-Rivières.

© Carolyne Brochu/Radio-Canada Jean-Yves Lacombe avait de l’eau jusqu’aux genoux mardi sur la rue Clermont, à Trois-Rivières.

De nombreuses voies, comme cette intersection des rues Williams et Nicolas-Perrot, ont été inondées mercredi, en raison de l'orage survenu à Trois-Rivières.

© Marilyn Marceau/Radio-Canada De nombreuses voies, comme cette intersection des rues Williams et Nicolas-Perrot, ont été inondées mercredi, en raison de l’orage survenu à Trois-Rivières.

Avec Radio-Canada par Marilyn Marceau

Québec: [En images] Un violent orage a frappé Trois-Rivières, un scénario qui pourrait se répéter

mai 26, 2021

Foudre, pluie forte, vents violents et grêle se sont abattus sur la région mardi soir durant un dizaine de minutes vers 20 h 30. Le météorologue d’Environnement Canada André Cantin affirme que des grêlons de un à deux centimètres de diamètre sont tombés à Trois-Rivières et que les vents ont atteint au moins 80 km/h.

De la grêle d'une grosseur de 1 à 2 centimètres a été observée.

© Marie-Claude Julien/ Facebook De la grêle d’une grosseur de 1 à 2 centimètres a été observée.

Une cellule orageuse a traversé le centre-ville de Trois-Rivières et une autre est passée plus à l’ouest, a expliqué le météorologue en entrevue à l’émission Toujours le matin.

Les deux cellules orageuses ont ensuite traversé le fleuve pour aller sur la rive sud, notamment vers Bécancour. Elles seraient passées entre Thetford Mines et Vallée-Jonction, selon André Cantin. Personne n’aurait rapporté de grêle à ces endroits, mais le météorologue ne serait pas surpris que de tels témoignages surgissent au cours de la journée.

La police de Trois-Rivières a dû fermer une partie de la rue Champflour mardi soir, en raison de la présence d'une toiture qui s'était envolée d'un immeuble à logements.

© Courtoisie de Rémi Pothier La police de Trois-Rivières a dû fermer une partie de la rue Champflour mardi soir, en raison de la présence d’une toiture qui s’était envolée d’un immeuble à logements.

De la grêle encore aujourd’hui?

Le météorologue d’Environnement Canada André Cantin affirme qu’il faut possiblement s’attendre à recevoir de la grêle encore aujourd’hui et indique les rafales de vent pourrait atteindre jusqu’à 90 kilomètres à l’heure

La masse d’air demeure chaude et instable aujourd’hui», explique André Cantin. Il ajoute qu’un front froid est attendu en fin d’après-midi ou en début de soirée.

En fin de soirée mardi, Hydro-Québec faisait état de 14 pannes en Mauricie affectant plus de 1400 clients. Mercredi matin, le courant avait été rétabli.

Vos vidéos et photos de cet orange

  • L'orage a causé des dégâts à certains endroits à Trois-Rivières.
  • Exemple de dommages causés par la grêle dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap
  • L'orage survenu mardi soir a été court, mais a causé des dommages à Trois-Rivières.

L’orage a causé des dégâts à certains endroits à Trois-Rivières.Ecran suivantPlein écran1/4 DIAPOSITIVES © Gracieuseté de Jonathan Desrosiers

Avec Radio-Canada

Tempête sanitaire

mai 10, 2021

Tempête pluri-sanitaire

Aux relents victimaires

D’une pandémie contemporaine

Aux nombreux dégâts mortuaires

Dans la course de la vaccination

Et la logistique de la distribution

Les nations essaient de sauver les meubles

Pour épargner des vies du comble

Avec l’apparition des variants

Aux atomes crocus et mordants

La volonté de vaincre la pandémie

Est le prix à payer du dernier cri

Bernard NKOUNKOU

Congo-Climat : les pluies causent d’importants dégâts à Brazzaville

décembre 15, 2020

La pluie qui s’est abattue dans la nuit du 12 au 13 décembre dans la ville capitale a laissé des traces dans plusieurs quartiers à cause des inondations, des éboulements de terrains et l’ensablement des habitations.

L’avenue Jean-Dominique Okemba après la pluie ;

Comme à chaque période pluvieuse, des dégâts majeurs ont été enregistrés dans les arrondissements 9 Djiri et 6 Talangaï. C’est le cas de l’avenue Jean Dominique-Okemba qui a été, pour la première fois, engloutie par le sable provenant des versants de montagne des quartiers Ngamakosso et Maman-Mboualé. Les riverains de la Tsiémé n’ont pas été épargnés d’autant plus que l’eau est sortie de son lit, rendant ainsi difficile la traversée sur le pont reliant les quartiers Mikalou et Texaco.

Selon des témoignages, un jeune d’environ 18 ans a également trouvé la mort dans le sixième arrondissement. Disparu dans un collecteur sous la pluie au quartier Domaine, la victime serait un contrôleur d’un bus faisant la liaison Terminus Mikalou-Domaine. Il serait descendu du véhicule et tombé directement dans le gros collecteur qui se jette dans la rivière Kélé Kélé, débordé par les eaux de pluie dans la nuit.

La société SGEC indexée

Dans le 9e arrondissement Djiri, notamment au quartier Massengo-Ibalicko, la situation a été empirée par les travaux inachevés sinon mal exécutés par l’entreprise SGEC, bénéficiaire du Projet d’extension en zones périphériques et renforcement du service d’eau potable à Brazzaville (PEPS) dans cette zone. Destiné à renforcer le service d’eau potable au profit de La Congolaise des eaux, ce projet dont le ministère de l’Aménagement, de l’Equipement du territoire et des Grands travaux est le maître d’ouvrage est financé par l’Agence française de développement. La mission de contrôle est assurée par la société SCET Tunisie.

Accueilli comme un ouf de soulagement par les habitants de ce quartier dès son démarrage en août dernier, le PEPS est devenu au fil du temps un véritable casse-tête au regard de nombreux dégâts qu’il cause après l’installation des conduites d’eau. En effet, certaines avenues et rues sont devenues impraticables suite aux éboulements de sol.

Selon des témoins, deux maisons se sont déjà écroulées à cause des travaux mal réalisés à certains endroits. La dernière en date est la maison qui a perdu sa fondation le 13 décembre au croisement de l’avenue Sénateur Odziki-rue Ello.  Les riverains accusent l’entreprise SGEC et ses sous-traitants d’être à l’origine de ce malheur. « Après avoir fait passer les tuyaux, ils ont commencé à ériger les digues ici depuis le 28 novembre mais les travaux n’avancent pas. Nous doutons également de la qualité de ces ouvrages parce que deux digues ont cédé car il ne s’agit pas des bétons armés comme les ouvriers nous rassuraient », s’est plaint un riverain.

En effet, la société adjudicatrice du marché et les sous-traitants ne semblent pas être sur la même lancée d’autant plus que les instructions données sont souvent foulées aux pieds. « Nous venons de virer le sous-traitant », nous a confié une source proche de la SGEC.

L’occupation anarchique, principale cause du malheur

Ces travaux sont, en effet, venus augmenter les peines des habitants de cette zone qui sont confrontés aux difficultés de circulation à cause des mauvaises pratiques des propriétaires. « Nous sommes dans une zone où les eaux ont du mal à ruisseler parce que les avenues Sénateurs Odziki et Bikoutas ainsi que la rue Hello qui nous entourent sont des impasses », a dénoncé un habitant du quartier.

Avec adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Canada: Vents violents, dégâts et pannes d’électricité au Québec

avril 14, 2020

 

Un arbre a été déraciné sous la force des vents sur la rue Saint-Denis, près de Boucher, à Montréal.
© Alain Béland/Radio-Canada Un arbre a été déraciné sous la force des vents sur la rue Saint-Denis, près de Boucher, à Montréal.
Les forts vents qui ont balayé le sud du Québec en soirée lundi ont privé d’électricité environ 24 000 clients d’Hydro-Québec.

Les régions de la Montérégie et des Laurentides sont les plus touchées par ces pannes, avec 5070 et 4592 clients, respectivement, sans électricité.

De nombreuses interruptions de services, déclenchées par un bris de l’équipement ou un incident sur les lignes du réseau, se sont également produites dans Lanaudière (20 pannes, 3991 clients) en Estrie (46 pannes, 3570 clients) et dans Chaudière-Appalaches (22 pannes, 2981 clients).

Les techniciens étaient à pied d’œuvre pour rebrancher les clients. Presque tout le monde a retrouvé le courant à Montréal et à Laval.

Un mur endommagé à Montréal où les rafales ont atteint un maximum de 102 kilomètres à l’heure.

© Alain Beland/Radio-Canada Un mur endommagé à Montréal où les rafales ont atteint un maximum de 102 kilomètres à l’heure.
En Estrie, ce sont près de 3000 abonnés qui ont été privés de courant. En tout, 49 interruptions de services ont été enregistrées dans la région. Le Granit est le secteur qui a été le plus touché.

La plupart des régions le long de la vallée du Saint-Laurent étaient sous le coup d’avertissements de pluie ou de vent avec des rafales atteignant 90 kilomètres à l’heure.

La force des rafales variait selon les endroits. Au Québec, des rafales de 124 kilomètres à l’heure ont été enregistrées à Rivière-la-Madeleine. Elles ont atteint un maximum de 102 kilomètres à l’heure à Montréal. Les vents étaient un peu moins forts à Saint-Hubert avec 96 kilomètres à l’heure, alors qu’à Gander à Terre-Neuve, le vent a soufflé jusqu’à 193 kilomètres à l’heure.

En Ontario, Hydro One rapporte que 28 000 abonnés sont privés de courant dans le centre et l’est de la province.

Avec CBC/Radio-Canada

Congo/Importants dégâts de pluie à Brazzaville: La route de la corniche abimée par endroits

janvier 9, 2020

Le Congo-Brazzaville une fois meurtri par les dégâts et inondations après la pluie. De Brazzaville capitale politique à Pointe-Noire capitale économique, les populations des zones touchées sont dans une extrême précarité et vulnérabilité

Publiée le 9 janv. 2020 par Le Chroniques congolaises DK-Le-mentaliste

Indonésie: le bilan passe à 832 morts, début de pillages

septembre 30, 2018

Des proches de victimes tentent d’identifier des corps devant un hôpital de Palu en Indonésie, le 30 septembre 2018 / © AFP / BAY ISMOYO

Le bilan du tremblement de terre suivi d’un tsunami qui a frappé l’île indonésienne des Célèbes a été porté à 832 morts dimanche, alors que la population de la ville de Palu à court de vivres et d’eau a commencé à piller les magasins.

« A 13H00 (06H00 GMT) aujourd’hui il y a 832 morts », essentiellement dans la ville de Palu, a annoncé Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes au cours d’un point presse.

Ce chiffre qui double le dernier bilan, pourrait encore s’aggraver : le vice-président indonésien Jusuf Kalla a dit craindre que le bilan n’atteigne « un ou plusieurs milliers », se basant sur les précédentes catastrophes.

Au moment du séisme, 71 étrangers, se trouvaient à Palu, a précisé le porte-parole, dont la plupart sont en cours d’évacuation. Mais les autorités cherchent encore à localiser trois Français, a-t-il précisé.

« C’est très dur », explique à l’AFP Risa Kusuma, une mère de 35 ans qui berce son petit garçon fiévreux dans un centre pour réfugiés de la ville de Palu. « L’ambulance apporte de nouveaux corps chaque minute », « il n’y a pas beaucoup d’eau et les magasins sont pillés partout ».

– « Pas de nourriture, rien » –

Séisme en Indonésie / © AFP / AFP

Devant la pénurie de nourriture, eau et carburant, les habitants ont commencé à se servir dans les supermarchés et des stations services, ont constaté des journaliste de l’AFP.

« C’est une crise : il n’y a pas de nourriture, rien », se justifie un pillard. « A manger, de l’eau, c’est ce dont nous avons désespérement besoin ».

La plupart des victimes ont été recensées jusqu’à présent à Palu, une agglomération de 350.000 habitants située sur la côte ouest des Célèbes qui a été secouée vendredi par un séisme de magnitude 7,5 puis a essuyé un tsunami.

Les autorités et les ONG s’inquiètent aussi de la situation dans la région de Donggala plus au nord, qui reste très incertaine. Onze morts ont déjà été retrouvés dans cette zone, selon l’agence.

Le président indonésien Joko Widodo est arrivé à Palu dimanche pour observer le déploiement militaire destiné à porter assistance à la population.

Des indonésiens récupèrent des affaires après un séisme et un tsunami à Palu, dans l’île des Célèbes, le 29 septembre 2018 / © AFP / MUHAMMAD RIFKI

S’adressant aux militaires, le président vêtu d’une veste militaire de camouflage, leur a demandé « d’être prêts à travailler jour et nuit pour procéder aux évacuations » et aider la population, selon un communiqué de la présidence.

Les hôpitaux, dont certains ont été endommagés, peinent à faire face à l’afflux de victimes. Et de nombreux blessés sont soignés en plein air.

– Survivants extraits des décombres –

Des équipes de sauveteurs en combinaison orange étaient en train de fouiller les décombres d’un hôtel, qui pouvait héberger jusqu’à 150 personnes, et d’un centre commercial qui se sont effondrés.

« Nous avons réussi à extraire une femme vivante de l’hôtel Roa-Roa la nuit dernière », a indiqué à l’AFP Muhammad Syaugi, chef des services de secours. « Et nous avons même entendu des gens qui criaient à l’aide ».

Une femme blessée allongée dans un hôpital de fortune, le 29 septembre 2018 après le séisme qui a dévasté l’île indonésienne des Célèbes. / © AFP / MUHAMMAD RIFKI

L’agence est aussi préoccupée par le sort de plusieurs centaines de personnes qui travaillaient à la préparation d’un festival sur une plage de Palu vendredi soir peu avant le tsunami.

Des avions chargés de matériel et de nourriture ont pu atterrir à l’aéroport de Palu, dont plusieurs pistes sont inutilisables.

A Palu on pouvait voir des carcasses de véhicules, des bâtiments réduits à des amas de débris, des arbres déracinés et des lignes électriques abattues, témoignant de la violence des secousses ressenties à des centaines de kilomètres de là, et de la vague de 1,5 mètre qui s’est abattue sur la côte.

– Trouver des vivres et un abri –

Effrayés par les répliques de tremblement de terre, de nombreux habitants de Palu ont dormi dans des abris de fortune en bambou ou sur des terrains de football.

Indonésie: Palu dévasté après un séisme et un tsunami / © AFP / Bagus Saragih

La population locale était confrontée aux impératifs de base de la survie: trouver des vivres et un abri.

Beaucoup d’habitants patientent dans de longues files d’attente pour obtenir de l’eau potable ou des nouilles instantanées.

D’une magnitude de 7,5, selon l’institut géologique américain (USGS), le séisme qui a frappé les Célèbes juste avant 11H00 GMT vendredi a été plus puissant que la série de tremblements de terre qu’a connus l’Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés sur l’île de Lombok, voisine de Bali. Un raz-de-marée s’est déclenché peu après sur la côte proche de Palu.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

Le 26 décembre 2004, elle avait été frappée par une série de tremblements de terre dévastateurs, dont l’un de magnitude 9,1 sur l’île de Sumatra. Un tsunami avait alors provoqué la mort de 220.000 personnes dans la région, dont 168.000 rien qu’en Indonésie.

Romandie.com avec(©AFP / (30 septembre 2018 12h22)

La colère du dieu Outaouais

septembre 23, 2018

 

Du haut de la colline du Parlement

Sur le majestueux firmament

A soufflé un triste vent violent

D’une colère sans précédent

 

Épais était son beau manteau

Dessinant les muscles de sa peau

Quand soudain au soir d’Ottawa

La peur provoquait le branle-bas

 

Voyant à côté les ombres de l’atmosphère

Gatineau tremblait dans toute sa chair

Quand de sa bouche et de sa langue acérée

Il vomissait des vents inouïs et forcenés

 

De son passage d’une rare violence

Il arrachait les toitures des maisons

Emportant des objets des balcons

Qui volaient dans les airs sans grâce

 

L’hébétude était à son comble

Comme une scène de guerre

Dont la désolation décapait la ville

Semant un désastre de grande frayeur

 

Personne ne pouvait lui résister

Le Dieu d’Outaouais déchainé

Qui demande respect et considération

À ses enfants de premières nations

 

Bernard NKOUNKOU

Tempêtes/assurances: 200 millions d’euros de dégâts, selon une estimation provisoire

janvier 6, 2018

Des vagues causées par le passage de la tempête Eleanor s’écrasent dans le port de Pornic, le 1er janvier 2018 / © AFP/Archives / LOIC VENANCE

Le passage en France des tempêtes Carmen et Eleanor a occasionné plus de 150.000 sinistres, pour un coût estimé à environ 200 millions d’euros, selon une première estimation de la Fédération française de l’Assurance (FFA).

« Ces chiffres pourraient être amenés à évoluer au regard des risques d’inondations toujours en cours », a précisé dans un communiqué envoyé vendredi soir, la principale organisation du secteur en France.

Le calme est revenu vendredi après le passage de la tempête Eleanor, qui a fait cinq morts, mais les crues consécutives aux fortes pluies nécessitent encore une vigilance particulière.

Depuis mardi soir, une grande partie du pays avait été placée en alerte par Météo-France. Aux vents violents ont succédé des pluies intenses puis un redoux qui a fait fondre la neige et gonfler les cours d’eau.

Eleanor, quatrième tempête hivernale, succède à Carmen, qui avait balayé quelques jours plus tôt notamment la Bretagne, le littoral aquitain et la Corse avec des rafales à plus de 130 km/h.

« Les assureurs sont pleinement mobilisés aux côtés des particuliers et des professionnels pour les accompagner dans la prise en charge des dommages subis et procéder aux indemnisations dans les meilleurs délais », assure le président de la FFA, Bernard Spitz, dans le communiqué.

Romandie.com avec(©AFP / 06 janvier 2018 12h29)

États-Unis: après des incendies qui ont fait 21 morts, la Californie reçoit de l’aide

octobre 11, 2017

Ben Pederson (à droite) cherche ce qu’il pourrait récupérer dans les débris calcinés de sa maison à Santa Rosa en Californie le 11 octobre 2017. / © AFP / Robyn Beck

La Californie a fait appel aux Etats proches, et au-delà, pour lutter contre les incendies particulièrement violents qui ont fait au moins 21 morts depuis dimanche.

« C’est un événement grave, sévère, catastrophique », a prévenu Ken Pimlott, responsable du département californien des forêts et de la protection incendie, lors d’une conférence de presse de l’Agence des situations d’urgence du gouverneur de Californie (Cal OES). « Ces incendies brûlent littéralement plus vite que ne peut courir un pompier dans certaines zones », a-t-il ajouté.

Attisés par des vents pouvant dépasser 60 km/h avec seulement 8% d’humidité dans l’air, 22 incendies ont calciné depuis dimanche soir près de 69.000 hectares dans huit comtés californiens. Les pompiers estiment qu’au moins 3.500 bâtiments (maisons et commerces) ont été détruits.

Plus de 8.000 pompiers luttent contre les flammes, sans parvenir jusqu’à présent à les circonscrire, appuyés dans les airs par plus de 70 hélicoptères et 30 avions bombardiers d’eau et des centaines de véhicules au sol.

Les autorités de l’Etat américain le plus peuplé a déjà obtenu des ressources d’Etats proches (Nevada, Washington, Oregon, Arizona) et d’autres devraient suivre.

– Soldats en renfort –

La Garde nationale de Californie a également déployé 700 soldats, qui devaient être renforcés mercredi et jeudi par 1.800 personnes supplémentaires, a indiqué le major général Dave Baldwin, chef d’état-major du gouverneur de Californie.

Des particuliers apportent leur aide également. A l’instar de Chris Hoffmann, 58 ans, au volant d’un des six camions-citerne de l’entreprise de BTP qui l’emploie: « Comme les pompiers ne peuvent pas descendre chercher de l’eau, nous la leur apportons », a-t-il expliqué à l’AFP.

Ken Pimlott a prévenu que ces incendies allaient « rester très imprévisibles pendant les prochains jours ». « Les conditions climatiques continuent d’être un fléau », a-t-il confié.

Selon lui, 21 personnes sont mortes dans ces incendies. Le Los Angeles Times a précisé qu’il y avait onze morts dans le comté de Sonoma, six dans celui de Mendocino, deux dans celui de Napa et deux dans le comté de Yuba.

Mais le shérif du comté de Sonoma Robert Giordano a précisé à la presse que 560 personnes n’avaient pas été localisées, soulignant que la destruction de plus de 70 relais de téléphonie mobile compliquait la tâche des autorités.

L’incendie baptisé « Tubbs », qui sévit près de la ville de Santa Rosa, en tuant à lui seul onze personnes, est devenu le sixième plus mortel de l’histoire de la Californie.

Il a brûlé entre dimanche soir et mercredi matin plus de 11.000 hectares et détruit plus de 570 bâtiments, dont 550 résidentiels. Environ 16.000 structures sont toujours menacées.

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi l’état de catastrophe naturelle.

– Extrêmement dangereux –

La police de Santa Rosa a prévenu sur Facebook que les services météorologiques prévoyaient un « retour des vents puissants sur la région à partir de mercredi soir (…) et jusqu’à jeudi matin ». « Cette évolution crée des conditions extrêmement dangereuses pour les pompiers », a-t-elle relevé.

M. Giordano s’est également dit « très inquiet concernant le front des incendies à cause du vent », soulignant que le feu « a été incroyablement rapide ».

Des milliers d’habitants ont été contraints de fuir précipitamment devant les flammes galopantes, parfois en pleine nuit, et les évacuations se poursuivaient toujours mercredi. Au total, 51 refuges ont été ouverts dans dix comtés.

Dans le seul comté de Sonoma, plus de 25.000 personnes ont été chassées de chez elles par les flammes, et 5.000 ont trouvé refuge dans des abris temporaires, avait indiqué lundi le bureau du shérif.

Certains habitants ont pu retourner dans leur quartier, où ils n’ont retrouvé pour nombre d’entre eux que les décombres fumants de leur maison. La ville de Santa Rosa est ainsi particulièrement meurtrie.

« On nous a évacués dans la nuit de dimanche à 2 heures. On a pu retourner hier à notre maison, qui n’avait pas de dégâts. Mais nous avons de nouveau été évacués hier », raconte mercredi à l’AFP Bob Nelson, 53 ans. Sa maison est prise en tenaille « entre deux feux ».

Plusieurs exploitations de cette région très viticole, parfois centenaires, ont été totalement ou partiellement détruites. Certaines étaient toujours mercredi dans la trajectoire des flammes.

Le vignoble Signorello Estate et l’exploitation de vins biologiques Frey, notamment, ont été dévorés par les flammes.

L’incendie le plus mortel répertorié en Californie avait fait 29 morts dans le Griffith Park de Los Angeles en octobre 1933. Le plus destructeur, le « Tunnel fire » à Oakland, avait détruit 2.900 bâtiments et tué 25 personnes (2e plus mortel) en octobre 1991.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 00h28)