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Ukraine: Aucun signe de reddition à Marioupol après l’expiration d’un nouveau délai fixé par Moscou

avril 20, 2022

« Nous n’allons pas déposer nos armes », assure le commandant de la 36e brigade de la marine nationale, retranchée dans l’usine d’Azovstal avec les derniers défenseurs de la ville.

Un résident de Marioupol marche devant des immeubles à logements détruits, le 19 avril. Photo : Reuters/Alexander Ermochenko

La plus récent délai fixé par Moscou pour la reddition complète des derniers combattants ukrainiens retranchés dans un complexe métallurgique de Marioupol a expiré mercredi sans qu’aucun signe d’une capitulation massive ne soit détecté. L’ultimatum du ministère russe de la Défense expirait à 14 h, heure locale (7 h, HNE).

Plus tôt en matinée, les autorités de la république séparatiste autoproclamée de Donetsk, qui appuient militairement les forces russes à Marioupol, avaient annoncé dans un communiqué que cinq militaires ukrainiens ont déposé les armes et ont quitté de leur propre gré l’usine d’Azovstal.

L’absence de reddition, si elle se confirme dans les prochaines heures, ne serait guère étonnante. Dans une entrevue accordée au Washington Post, le commandant de la 36e brigade de la marine nationale, retranchée dans l’usine d’Azovstal, a assuré que ses troupes ne vont pas déposer les armes.

Pas question de profiter d’un couloir de sécurité offert par l’armée russe, a-t-il ajouté, en soulignant que ceux qui ont fait l’erreur de faire confiance aux Russes se sont fait tirer dessus. Personne ne croit les Russes, a-t-il laissé tomber.

Nous vivons peut-être nos derniers jours, voire nos dernières heures, a aussi affirmé le major Serguiy Volina dans une vidéo aux accents tragiques transmise à plusieurs grands médias internationaux. L’ennemi est 10 fois plus nombreux que nous.

« Nous appelons et supplions tous les dirigeants du monde de nous aider. Nous leur demandons d’utiliser la procédure d’extraction et de nous emmener sur le territoire d’un pays tiers. »— Une citation de  Serguiy Volina, commandant de la 36ebrigade de la marine nationale

En entrevue au Post, le major Volina s’est plus directement adressé directement au président américain Joe Biden, en lui demandant d’intervenir pour mettre un terme au calvaire de ses troupes, qui se trouvent dans une situation qu’il a qualifiée de tragique et critique.

Nous espérons beaucoup que le président Biden nous entendra et aidera à résoudre notre situation. Nous croyons qu’il est l’une des rares personnes qui peut vraiment influencer et résoudre la situation rapidement, a-t-il lancé à l’intention du chef d’État américain.

Le major Volina a confirmé par la même occasion que des centaines de civils, dont des femmes et des enfants, ont trouvé refuge dans le réseau de tunnels qui se trouve sous les installations d’Azovstal, où ils vivent dans des conditions exécrables. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky estime qu’ils sont un millier.

Les derniers combattants ukrainiens sont retranchés dans le complexe métallurgique Azovstal (en arrière-plan), l’un des plus grands du genre en Europe. Photo: Reuters/Alexander Ermochenko

Il a refusé de dire combien de combattants étaient retranchés à Azovstal. Outre ses propres combattants, l’usine abrite des membres du bataillon Azov, dont des dirigeants sont d’allégeance néonazie, des membres de la garde nationale ukrainienne, des gardes-frontières et des policiers, a-t-il dit.

Le major Volina a cependant affirmé que 500 personnes, incluant des civils et des combattants, sont blessés, et vivent dans le sous-sol du complexe, sans accès à des médicaments.

Malgré les bombardements incessants de l’armée russe, le moral des soldats reste bon. Nous sauvons l’eau ensemble, nous nous soutenons, nous tentons de nous aider le plus possible. Tout le monde est prêt à continuer, a-t-il dit.

« Nous sommes conscients de tout, et nous comprenons tout, calmement, et nous continuons à nous acquitter de nos missions de combat.  »— Une citation de  Serguiy Volina, commandant de la 36ebrigade de la marine nationale

La semaine dernière, Moscou a annoncé que 1026 militaires ukrainiens de la 36e brigade marine s’étaient rendus à Marioupol. Ils se trouvaient cependant dans la zone de l’usine métallurgique Ilitch, située au nord du complexe d’Azovstal.

Selon les médias russes, deux citoyens britanniques, Aiden Aslin et Shaun Pinner, se trouvaient parmi eux. Les deux hommes sont apparus lundi dans des enregistrements présentés comme des interviews et diffusés par la télévision publique russe, au grand dam de la famille de M. Aslin.

La vidéo d’Aiden parlant sous la contrainte et ayant clairement subi des blessures physiques est profondément éprouvante. Utiliser des images et des vidéos de prisonniers de guerre est contraire à la Convention de Genève et doit cesser, indique-t-elle dans une déclaration relayée sur Twitter par un député britannique.

J’espère qu’il a été traité avec attention et compassion a quant à lui déclaré le premier ministre britannique Boris Johnson, qui a souligné que sa situation était très différente de celle d’un mercenaire, puisque le jeune homme servait dans l’armée ukrainienne depuis un certain temps.

Un secouriste travaille à proximité d’immeubles lourdement endommagés de Marioupol, en Ukraine, le 19 avril 2022. Photo: Reuters/Alexander Ermochenko

Nouvelle tentative d’évacuations de civils

Les autorités municipales légitimes de Marioupol estiment qu’environ 100 000 habitants sont toujours coincés dans la ville, mais un nouvel espoir qu’une partie d’entre eux puissent être évacués a été ravivé lundi, après que la vice-première ministre ukrainienne eut annoncé une entente avec Moscou à ce sujet.

Dans un message publié sur Telegram, Iryna Verechtchouk a annoncé qu’un accord préliminaire pour ouvrir un couloir humanitaire pour que les femmes, les enfants et les personnes âgées quittent Marioupol en direction de Zaporijia, qui est contrôlée par l’Ukraine.

Des résidents de Marioupol marchent devant un immeuble détruit en transportant des effets personnels dans des valises, mardi, à Marioupol. Photo: Reuters/Alexander Ermochenko

Le maire Vadym Boïchenko, qui n’est plus à Marioupol, a dit espérer que 6000 résidents profitent de ce couloir à bord des quelques 90 autobus dépêchés dans la ville, assiégée depuis maintenant plus de 50 jours par l’armée russe et des combattants prorusses.

« N’ayez pas peur et évacuez vers Zaporijia, où vous pourrez recevoir toute l’aide dont vous avez besoin – nourriture, médicaments, produits de première nécessité – et le principal est que vous serez en sécurité. »— Une citation de  Vadym Boïchenko, maire de Marioupol

Selon deux témoins de l’agence Reuters, des dizaines de civils ont été vus embarquant dans un petit convoi d’autobus qui a quitté Marioupol à partir d’un point d’embarquement prévu au préalable. L’information n’a pas été confirmée par les autorités ukrainiennes.

Le voyage de 200 kilomètres entre Marioupol et Zaporijia prend parfois plusieurs jours, avec plus d’une dizaine de points de contrôle russes à franchir.

Un résident de Marioupol installe de la marchandise à vendre, lundi, près d’un marché local. Photo: Reuters/Alexander Ermochenko

Aucun couloir d’évacuation n’avait été mis en place en Ukraine depuis samedi, faute d’accord avec les Russes qui ont intensifié ces derniers jours leurs frappes dans l’est de l’Ukraine. La dernière évacuation réussie de civils remonte au 5 mars.

La confiance entre les parties est pour le moins fragile. En entrevue à Sky News, le maire adjoint de Marioupol, Sergei Orlov, a déclaré ne croire aucun mot de la Russie. Ce serait bien s’ils autorisaient des civils à quitter le complexe industriel Azovstal, mais ils ne l’ont pas fait pendant 50 jours. Pourquoi le feraient-ils maintenant?

Environ 300 000 Ukrainiens ont été évacués par des couloirs humanitaires depuis le début de la guerre le 24 février, selon un chiffre communiqué par le ministère ukrainien de la Réintégration.

Depuis le début de la guerre, le gouvernement ukrainien a proposé plus de 340 couloirs humanitaires. Les occupants (russes) en ont accepté environ 300 et de facto 176 ont véritablement fonctionné, a précisé le ministère. Il accuse les Russes d’avoir violé le cessez-le-feu ou bloqué les cars d’évacuation à plusieurs reprises, ce que rejette Moscou.

Selon les autorités municipales de Marioupol, plus de 20 000 des quelque 400 000 personnes qui habitaient la ville avant le déclenchement des hostilités seraient mortes en raison de l’offensive russe.

Le président Volodymyr Zelensky dénonce un manque d’armes

Malgré l’annonce par le Canada et les États-Unis d’une nouvelle aide militaire, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé dans un discours mardi soir que si son pays avait eu à sa disposition toutes les armes souhaitées, la guerre avec la Russie serait déjà terminée.

Si nous avions accès à toutes les armes dont nous avons besoin, que nos partenaires possèdent et qui sont comparables aux armes utilisées par la Fédération de Russie, nous aurions déjà mis fin à cette guerre. Nous aurions déjà rétabli la paix et libéré notre territoire des occupants.

Il est injuste que l’Ukraine soit encore obligée de demander ce que ses partenaires ont stocké quelque part depuis des années. S’ils ont les armes dont l’Ukraine a besoin ici et maintenant, s’ils ont les munitions dont nous avons besoin ici et maintenant, il est de leur devoir moral, avant tout, d’aider à protéger la liberté. Aider à sauver la vie de milliers d’Ukrainiens, a-t-il ajouté.

Avec Radio-Canada

Israël : fin du délai pour former un gouvernement, nouvelles élections en mars

décembre 11, 2019

 

Le délai pour trouver un nouveau chef de gouvernement en Israël a expiré aux premières minutes de la journée de jeudi, forçant la tenue de nouvelles élections prévues pour le mois de mars prochain.

Peu après la date-butoir fixée à 23H59 (21H59 GMT) mercredi pour trouver un chef de gouvernement obtenant une majorité d’appuis, des parlementaires discutaient toutefois toujours d’un projet de loi précisant entre autres des modalités des prochaines élections, prévues le 2 mars.

Par Le Figaro.fr