Posts Tagged ‘Délégation’

RDC-Coopération: Félix Tshisekedi échange avec une délégation d’officiers militaires américains

mars 3, 2022

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu le 2 mars, dans son cabinet de travail à la cité de l’Union africaine, une délégation américaine mixte composée des officiers de la task force opérationnelle sud-européenne et africaine et des membres du département américain du travail.

La délégation d’officiers militaires américains

La rencontre s’est déroulée en présence de l’ambassadeur américain en poste à Kinshasa, Mike Hammer, rapporte une dépêche de la cellule de communication de la présidence de la République.  Au sortir de l’audience, Aida Borras, commandant de la task force, a indiqué que la sécurité, la coopération et l’assistance en coopération entre la République démocratique du Congo (RDC) et les Etats-Unis d’Amérique, la professionnalisation des militaires congolais, le respect des droits de l’homme et la nécessité de promouvoir de bonnes relations avec les pays de la région ont figuré au menu de leurs échanges avec le président  Félix Tshisekedi.

Pour sa part, Thea Mei Lee, membre du Département américain du travail, a déclaré que sa délégation a échangé avec le chef de l’Etat congolais notamment sur le renforcement de la protection des enfants dans les mines ainsi que sur le respect des droits des travailleurs. Sur place en RDC, son groupe est en synergie avec les ministères congolais  du Travail, des Affaires sociales et des Mines. Son souhait est de voir la RDC renforcer son inspection du travail et la guerre contre la corruption dans le secteur de l’extraction des minerais et du business. Ce qui concourt, d’après elle, à la croissance économique de tout pays. A en croire les deux porte-parole, le président congolais a été très réceptif des points soulevés et s’est félicité de la coopération entre les deux pays.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Burkina: la junte rétablit la Constitution, visite d’une délégation conjointe Afrique de l’Ouest-ONU

janvier 31, 2022
Burkina: la junte retablit la Constitution, visite d'une delegation conjointe Afrique de l'Ouest-ONU
Burkina: la junte rétablit la Constitution, visite d’une délégation conjointe Afrique de l’Ouest-ONU© AFP/JOHN WESSELS

La junte qui a pris le pouvoir il y a une semaine au Burkina Faso a rétabli lundi la Constitution qu’elle avait suspendue, le jour d’une rencontre avec une délégation conjointe de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’ONU.

Le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR, junte) « assure la continuité de l’Etat en attendant la mise en place des organes de transition », indique un « acte fondamental » de 37 articles, lu à la télévision nationale par un de ses membres, le lieutenant-colonel Cyprien Kaboré.

Il précise que « l’acte fondamental lève la suspension de la Constitution », qu’il complète jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel à une date qui n’est pas précisée.

« Le MPSR est l’organe central de définition et d’orientation de la politique sécuritaire, économique, sociale, de développement et de la restauration de l’intégrité territoriale », poursuit le texte.

Il précise que le président du MPSR est le « président du Faso, chef de l’Etat, chef suprême des forces armées nationales ».

L’acte fondamental garantit l’indépendance de la justice et la présomption d’innocence, ainsi que les libertés fondamentales contenues dans la Constitution, en particulier la liberté de circuler, la liberté d’expression et celle de la presse.

Un décret lu à la télévision a par ailleurs mis fin aux fonctions du chef d’état-major des armées, Gilbert Ouedraogo, dans un pays en proie depuis 2015 à des attaques de groupes jihadistes de plus en plus fréquentes, que le pouvoir du président renversé Roch Marc Christian Kaboré n’a pas réussi à contenir.

L’annonce du rétablissement de la Constitution intervient le jour de la visite à Ouagadougou d’une délégation conjointe de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédeao) et de l’ONU, conduite par Shirley Ayorkor Botchway, la ministre ghanéenne des Affaires étrangères, et Annadif Mahamat Saleh, le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas).

Suspension de l’UA

Après sa suspension vendredi des instances de la Cédeao, le Burkina Faso l’a été lundi de celles de l’Union africaine (UA) « jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel dans le pays », comme le Mali et la Guinée voisins, où des militaires ont également pris le pouvoir.

Samedi, la Cédéao avait déjà envoyé une délégation de plusieurs chefs des armées de la région pour rencontrer le chef de la junte, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

La junte avait a cette occasion « réaffirmé son engagement vis-à-vis des organisations sous-régionales et internationales », selon la présidence du Faso.

Les dirigeants de la Cédéao se réuniront jeudi à Accra, au Ghana, pour étudier les résultats de ces deux missions et décider d’éventuelles sanctions supplémentaires contre le Burkina.

Procès Sankara suspendu

Le lieutenant-colonel Damiba ne s’est exprimé publiquement qu’une fois, dans une allocution jeudi soir à la télévision nationale.

S’il a fait de la sécurité sa « priorité », il s’est aussi engagé au « retour à une vie constitutionnelle normale », « lorsque les conditions sont réunies », sans préciser de durée.

Il a également indiqué que son pays avait « plus que jamais besoin de ses partenaires » internationaux.

Dimanche soir, l’état-major français a annoncé avoir tué 60 jihadistes dans le nord du pays, lors d’une opération conjointe avec les forces burkinabè.

Le Burkina Faso, qui abrite des forces spéciales françaises, est un allié majeur de Paris dans la lutte antijihadiste.

Lundi, à la reprise du procès des assassins présumés de l’ex-président Thomas Sankara (1983-1987) et de 12 de ses compagnons en 1987 – interrompu par le putsch -, le tribunal militaire de Ouagadougou a décidé de le suspendre jusqu’au « rétablissement de la Constitution », ce qui vient d’être fait.

M. Damiba semble pour le moment pouvoir compter sur plusieurs soutiens.

Celui de la population d’abord, les critiques contre le coup d’Etat restant très rares à Ouagadougou où plusieurs manifestations avaient appelé au départ de M. Kaboré, accusé notamment d’être incapable de faire face à la violence jihadiste.

Plusieurs organisations de la société civile et des partis d’opposition se disent également prêts à collaborer avec la junte pour aider le pays à sortir de la crise sécuritaire.

Dans le sillage du Mali et du Niger, le Burkina Faso est pris depuis près de sept ans dans une spirale de violences attribuées à des mouvements jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique, qui ont fait plus de 2.000 morts et contraint au moins 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers.

Plusieurs attaques récentes particulièrement meurtrières avaient amplifié l’exaspération de la population contre le régime de l’ex-président Kaboré.

Par Le Point avec AFP

Centrafrique : au Ledger Plaza, la fin d’un improbable feuilleton ?

janvier 4, 2022
Ledger Plaza Hotel à Bangui © Ledger Plaza Hotel

Fin décembre, une délégation libyenne s’est vue empêcher d’accéder à l’hôtel le plus en vue de Bangui. Un ultime rebondissement dans le bras de fer qui a longtemps opposé la Libye et la Centrafrique autour de la gestion de cet établissement.

Drôle de scène que celle qui s’est déroulée devant le Ledger Plaza de Bangui, le 29 décembre. Ce jour-là, des employés mécontents interdisent l’accès du palace à des représentants des autorités libyennes. La délégation, dirigée par le vice-président du Conseil présidentiel libyen, Abdallah Hussein al-Lafi, est arrivée le matin même dans la capitale centrafricaine.

Celui-ci a rapidement pu rencontrer le président Faustin-Archange Touadéra et devait descendre au Ledger Plaza. Mais l’établissement, qui appartient au groupe Laico (Libyan African Investment Company), est depuis plusieurs années au cœur d’un bras de fer entre Tripoli et Bangui. Les Libyens ont même eu toutes les peines du monde à en reprendre le contrôle.

Écarté contre son gré

Financé par Mouammar Khadafi, il a été inauguré en 2012, au lendemain de la chute du Guide. En 2013, lorsque la Séléka renverse François Bozizé, elle y prend ses quartiers. L’hôtel devient un lieu de trafic et de pouvoir, et le restera après le départ des rebelles. C’est en 2014 que le Libyen Ziad al-Zarzour en prend la tête. Il tisse alors son réseau et gagne chaque jour en influence, au point que Tripoli finit par en prendre ombrage. Il faudra toutefois attendre septembre 2021 pour que le PDG soit écarté – contre son gré – au profit d’un Tunisien, Chokri Ben Abdallah, directeur administratif et financier de l’hôtel de 2016 à 2018.

LES EMPLOYÉS DE L’HÔTEL CRAIGNAIENT QUE L’ANCIEN DIRECTEUR, ZIAD AL-ZARZOUR, NE REVIENNE AUX AFFAIRES

Quel rapport avec le sit-in du 29 décembre ? Une source interne raconte que les employés de l’hôtel craignaient que l’ancien directeur ne revienne aux affaires. D’autant que Chokri Ben Abdallah, qui est réputé très connecté et bénéficiant de l’appui des autorités centrafricaines, est arrivé à Bangui par le même vol que la délégation libyenne. Des craintes qui sont surtout le reflet des tensions entre la nouvelle équipe dirigeante et l’ancienne.

Chokri Ben Abdallah est en effet très critique à l’égard de son prédécesseur, dont il conteste la gestion. « Il y a eu des détournements et des malversations financières à coup de milliards de francs CFA », assure-t-il à Jeune Afrique. Le groupe Laico reprochait de son côté à Ziad al-Zarzour d’avoir profité de la crise libyenne pour s’émanciper de la tutelle de la maison-mère. Contacté, celui-ci n’a pas souhaité répondre aux accusations portées à son encontre, promettant une « sortie médiatique » dans les prochains jours pour « rétablir les faits ».

Équilibrer les finances

L’installation de son successeur à la tête du Ledger avait d’ailleurs été compliquée, le sortant ayant activé ses réseaux – notamment banguissois – pour tenter de sauver sa tête. Mais Tripoli a pesé de tout son poids pour imposer Chokri Ben Abdallah. Et pour marquer la fin de cet improbable feuilleton, les autorités libyennes ont tenu à organiser, le 15 septembre dernier, une cérémonie d’installation du nouveau DG dans ses fonctions, en présence de la ministre centrafricaine du Tourisme, Maria Lionelle Saraiva-Yanzere.

« La priorité, pour ces prochains mois, sera d’équilibrer les finances tout en essayant de faire venir le plus de clients possible et de récupérer les collaborations perdues, explique aujourd’hui Chokri Ben Abdallah. Elle est aussi de rassurer les membres du personnel, de les mettre en confiance pour leur permettre de travailler librement et d’être efficace. » Depuis la mi-septembre, l’hôtelier tente de « convaincre [ses] partenaires de revenir dans le jeu ». Il a aussi plusieurs fois rencontré les dirigeants de la Commercial Bank Centrafrique (CBCA), à qui l’hôtel doit 500 milliards de F CFA.

Avec Jeune Afrique Pacôme Pabandji

Congo-FOCEB: Visite d’une délégation italienne à Brazzaville

août 8, 2021

Avec Archidiocèse de Brazzaville

Canada: Justin Trudeau est en quarantaine dans un hôtel trois étoiles

juin 16, 2021

OTTAWA — Le premier ministre du Canada s’est inscrit sur le registre d’un hôtel trois étoiles dans à la dernière étape de son voyage à l’étranger.

© Fournis par La Presse Canadienne

Justin Trudeau et le reste de la délégation canadienne qui s’est rendu au Royaume-Uni et en Belgique se sont enregistrés dans un hôtel près de l’aéroport d’Ottawa mardi soir pour commencer une quarantaine de 14 jours.

Ottawa a introduit une règle plus tôt dans l’année selon laquelle ceux qui entrent dans le pays par voie aérienne doivent rester dans un hôtel approuvé par le gouvernement jusqu’à trois nuits avant de rentrer chez eux pour terminer le reste de leur quarantaine.

Le bureau de Justin Trudeau a déclaré que le premier ministre et sa délégation officielle suivraient les mêmes règles de voyage qui sont demandées aux Canadiens.

L’opposition conservatrice a dénoncé le fait que le premier ministre ne séjourne pas dans l’un des mêmes hôtels autorisés par le gouvernement que les citoyens doivent choisir.

L’endroit où le premier ministre et le reste de la délégation séjournaient était calme mardi soir.

Les journalistes et le personnel du gouvernement ont reçu des chambres au même étage et ont été accueillis avec des paniers de nourriture.

Les membres de la délégation ne devraient pas quitter la chambre d’hôtel jusqu’à ce qu’ils reçoivent un résultat négatif au test de dépistage de la COVID-19 qu’ils ont subi à leur arrivée.

Justin Trudeau et son équipe ont été testés près de dix fois pour la COVID-19 avant que le vol ne quitte Ottawa pour l’Europe la semaine dernière.

Un groupe consultatif d’experts a récemment déclaré au gouvernement libéral qu’il devrait éliminer progressivement la politique consistant à forcer les gens à rester dans des hôtels de quarantaine, car elle ne respecte pas la science et contient trop de lacunes pour être systématiquement suivie.

Avec Stephanie Taylor, La Presse Canadienne

Première visite officielle d’une délégation émiratie en Israël

octobre 20, 2020

Une délégation des Emirats arabes unis est arrivée mardi 20 octobre en Israël pour signer une série d’accords, la première visite officielle depuis la normalisation entre les deux pays. Accompagnée par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, la délégation a été accueillie par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.

Avec des économies gravement touchées par les conséquences de la pandémie de Covid-19, les deux pays espèrent recueillir rapidement les dividendes de leurs nouvelles relations, qui ont rompu un «consensus arabe» conditionnant toute normalisation avec Israël à un règlement du conflit israélo-palestinien. La délégation émiratie est conduite par le ministre d’Etat aux Affaires financières Obaid Al-Tayer et le ministre de l’Economie Abdallah ben Touq Al-Mari, a indiqué Hend Al-Otaiba, directrice de la communication stratégique au ministère émirati des Affaires étrangères.about:blankhttps://acdn.adnxs.com/dmp/async_usersync.html

«Un jour glorieux pour la paix»

Israël et les Emirats arabes unis ont décidé d’exempter leurs ressortissants de visas, a annoncé mardi le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les Emiratis devenant ainsi les premiers citoyens d’un pays arabe à en être dispensés. «Nous exemptons nos ressortissants de visas», a affirmé M. Netanyahu sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. «Aujourd’hui nous faisons l’histoire qui perdurera sur des générations», a-t-il déclaré avant d’ajouter: «Nous nous souviendrons de ce jour comme d’un jour glorieux pour la paix».

Après cette prise de parole, des représentants israéliens et émiratis ont signé quatre accords: outre celui concernant l’exemption de visas, les autres textes concernent la protection des investissements, l’aviation et la coopération scientifique.

Les Emirats et Israël ont signé le 15 septembre à Washington, sous la houlette du président américain Donald Trump, l’accord de normalisation, qui a été ratifié lundi. Bahreïn a signé le même jour un accord similaire. Ces deux Etats du Golfe sont les premiers pays arabes à normaliser les relations avec l’Etat hébreu depuis l’Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994.

Par Le Figaro avec AFP

Une délégation palestinienne à l’ONU privée de visa pour les États-Unis

juillet 18, 2018

L’ambassadeur palestinien auprès des Nations unies Riyad Mansour, à la tribune de l’ONU, le 13 juin 2018 à New York / © AFP/Archives / Don EMMERT

Une délégation palestinienne de six personnes, qui devait participer à une réunion politique de plusieurs jours cette semaine à l’ONU, n’a pas pu obtenir de visa des autorités américaines, a indiqué mercredi l’ambassadeur palestinien auprès des Nations unies, Riyad Mansour.

Cet incident est survenu alors que les relations entre l’Autorité palestinienne et les Etats-Unis sont à l’arrêt depuis l’annonce fin 2017 par Washington de sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Depuis, les Palestiniens dénient aux Etats-Unis tout rôle impartial dans leur rôle de médiateur pour aboutir à une relance des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, au point mort.

« Le consulat américain leur a refusé un visa et bien sûr la puissance occupante israélienne a compliqué les choses », a affirmé à des journalistes le diplomate palestinien au dernier jour d’une réunion d’examen à New York des Objectifs de développement durable à atteindre en 2030.

A l’instar d’autres membres de l’ONU, la délégation palestinienne devait présenter un rapport sur les efforts des Palestiniens pour atteindre dans 12 ans 17 objectifs décidés en 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies. Sur fond de préservation de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique, ces objectifs visent à éradiquer la pauvreté, la faim, à garantir la santé, une éducation pour tous ou une égalité entre les sexes.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu ni auprès des organisateurs de la réunion, ni des Etats-Unis ou de l’ONU. Le représentant palestinien, au statut d’observateur auprès des Nations unies, a précisé qu’il comptait se plaindre formellement auprès de l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juillet 2018 23h33)

Visite historique d’une délégation érythréenne en Éthiopie

juin 26, 2018

Le Premier ministre éthiopien Ahmed Abiy (g) et le ministre érythréen des Affaires étrangères Osman Saleh (d) à l’aéroport d’Addis Abeba, le 26 juin 2018 / © AFP / YONAS TADESSE

Une délégation gouvernementale érythréenne se trouvait mardi à Addis Abeba pour une visite historique destinée à mettre un point final à la guerre et à des décennies d’hostilité entre les deux voisins de la Corne de l’Afrique.

Inimaginable il y a encore quelques semaines, l’envoi de cette délégation a été décidé par le président érythréen Issaias Afeworki à la suite d’une ouverture du régime éthiopien et de son Premier ministre réformateur Ahmed Abiy.

Le ministre érythréen des Affaires étrangères Osman Saleh et le conseiller spécial du président Issaias, Yemane Gebreab, sont arrivés peu avant 14H00 (11H00 GMT à l’aéroport international d’Addis Abeba, où ils ont été accueillis en fanfare et sur un tapis rouge par M. Abiy et des personnalités éthiopiennes du monde de la culture et du sport, comme le légendaire coureur éthiopien Haile Gebreselassie.

Un dîner devait être organisé dans la soirée par le Premier ministre éthiopien en l’honneur de ses invités érythréens.

Le Premier ministre Abiy, âgé de 42 ans, a pris ses fonctions en avril et il a depuis amorcé un train de réformes sans précédent depuis plus de 25 ans dans le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique.

Au nombre de ces bouleversements, l’annonce début juin de son intention d’appliquer l’accord de paix signé en 2000 avec l’Erythrée et les conclusions de la commission internationale indépendante sur la démarcation de la frontière.

L’Ethiopie et l’Erythrée se sont livré de 1998 à 2000 une meutrière guerre conventionnelle, avec chars d’assaut et tranchées, qui a fait quelque 80.000 morts, notamment en raison d’un désaccord sur leur frontière commune.

Une banderole montre les drapeaux érythréen et éthiopien à l’aéroport d’Addis Abeba avant la visite d’une délégation érythréenne, le 26 juin 2018. / © AFP / Yonas Tadesse

« La relation entre l’Ethiopie et l’Erythrée représente plus que cette question de frontière. Lorsque nous ferons la paix, cela bénéficiera à toute l’Afrique de l’Est », a déclaré à la presse Meles Alem, porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères, depuis l’aéroport.

– ‘Signaux positifs’ –

Le refus éthiopien d’appliquer une décision en 2002 d’une commission soutenue par l’ONU sur le tracé de la frontière a ensuite, entre autres, entretenu l’animosité entre les deux pays.

Il y a deux ans à peine, en juin 2016, un violent accrochage avait opposé les deux armées à la frontière, les Erythréens affirmant avoir tué plus de 200 soldats éthiopiens. L’Ethiopie avait alors mis en garde son voisin, lui rappelant qu’elle avait « la capacité de mener une guerre totale ».

Répondant à la main tendue du régime éthiopien, le président érythréen Issaias Afeworki a annoncé la semaine dernière l’envoi de cette délégation en Ethiopie pour discuter d’une paix entre les deux ennemis jurés, en réponse aux « signaux positifs » venant d’Addis Abeba.

Cette réponse du président Issaias avait également tranché avec les habituelles diatribes du leader érythréen, à la tête depuis 1993 d’un des régimes les plus fermés et les plus répressifs au monde, qui justife depuis des années l’emprisonnement de dissidents et la conscription obligatoire par la nécessité de se défendre contre l’Ethiopie.

Visite historique d’une délégation érythréenne en Ethiopie / © AFP / Solan Kolli

Autrefois façade maritime de l’Ethiopie avec les ports de Massawa et d’Assab, l’Erythrée a déclaré son indépendance en 1993 après avoir chassé les troupes éthiopiennes de son territoire en 1991 au terme de trois décennies de guerre. A l’époque, les guérillas érythréenne et tigréenne s’étaient alliées pour renverser le pouvoir de Mengistu, tombé en mai 1991.

– Attaque à la grenade –

Si la décision de M. Abiy de tourner la page du conflit de 1998-2000 en respectant l’accord de paix d’Alger a été saluée par la communauté internationale, elle a été accueillie avec défiance par les habitants de la ville symbole de Badme, accordée à l’Erythrée en 2002.

L’Ethiopie n’a d’ailleurs pas indiqué quand ses troupes quitteraient cette localité, dont les 18.000 habitants éthiopiens redoutent de se retrouver sous la coupe de leur ancien ennemi. Un journaliste de l’AFP a constaté à la mi-juin qu’elles étaient toujours sur place.

Le Premier ministre éthiopien, qui a également annoncé la libéralisation partielle de l’économie éthiopienne et a procédé à des remaniements au sein de l’appareil sécuritaire, va devoir montrer sa capacité à concrétiser son ouverture vers l’Erythrée tout en ménageant les sensibilités dans son pays.

Samedi, lors d’un immense rassemblement sur la plus grande place d’Addis Abeba, une grenade a été lancée par un homme encore non identifié, faisant deux morts. Le Premier ministre venait d’achever son discours et, selon l’un des organisateurs du meeting, il était la cible de cette attaque. Les autorités ne se sont pas encore prononcées sur ce point.

« Le point crucial à surveiller, c’est la capacité d’Abiy de surpasser l’inévitable déception ou sentiment de trahison au regard de la décision sur l’Érythrée », expliquait récemment à l’AFP Christopher Clapham, de l’université britannique de Cambridge.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juin 2018 18h11)

Sommet Kim/Trump: une délégation américaine s’entretient avec des Nord-Coréens

mai 27, 2018

Washington – Washington a annoncé dimanche qu’une délégation américaine était engagée dans des discussions avec des responsables nord-coréens dans la Zone démilitarisée (DMZ) qui divise les deux Corées afin de préparer le sommet tant attendu entre Donald Trump et Kim Jong Un.

« Nous continuons à préparer une rencontre entre le président (américain, ndlr) et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un », a écrit la porte-parole du département d’Etat américain, Heather Nauert, dans un communiqué.

« Une délégation américaine s’entretient actuellement avec des responsables nord-coréens à Panmunjon », village de la DMZ, poursuit-elle. Donald Trump s’est montré optimiste quant au maintien de cette rencontre historique, prévue le 12 juin à Singapour, après avoir lui-même annoncé son annulation jeudi.

C’est dans ce même village de Panmunjon que le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen ont créé la surprise samedi avec leur rencontre non-annoncée.

« Kim Jong Un a remercié Moon Jae-in pour les grands efforts qu’il a faits en vue (de l’organisation) du sommet » entre la Corée du Nord et les Etats-Unis, et a « exprimé sa détermination » à tenir ce sommet « historique », selon l’agence officielle de presse nord-coréenne KCNA.

Depuis Washington, Donald Trump a encore samedi soir déclaré que les choses avançaient « très bien » et que l’objectif d’organiser le sommet le 12 juin à Singapour n’avait « pas changé ».

Le président américain avait soudainement annulé jeudi ce sommet dont il avait lui-même accepté le principe en mars, citant « l »hostilité » de déclarations récentes de Pyongyang.

La réaction initiale de la Corée du Nord à cette annulation, rendue publique le jour même où Pyongyang déclarait avoir « complètement » démantelé son seul site connu d’essais nucléaires, a été plutôt mesurée.

Donald Trump avait d’ailleurs vendredi salué « la déclaration chaleureuse et productive de la Corée du Nord » en annonçant, dans un nouveau revirement spectaculaire, que ce sommet pourrait finalement bien se tenir le 12 juin.

Washington exige une « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible » de la part du Nord.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mai 2018 18h18)                                                        

Une délégation américaine fuit sous les jets de fruits à Bethléem

janvier 30, 2018

La police palestinienne tente d’empêcher des manifestants de lancer des tomates contre le convoi d’une délégation de diplomates américains, à Bethléem en Cisjordanie occupée, le 30 janvier 2018 / © AFP / Musa AL SHAER

Une délégation de diplomates américains a pris précipitamment la fuite mardi dans la ville palestinienne de Bethléem quand des contestataires ont interrompu une réunion à laquelle ils prenaient part, a indiqué un des participants.

Les manifestants protestaient contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et ont lancé des fruits, apparemment des tomates, sur les voitures de la délégation américaine alors que celle-ci quittait les lieux, selon une vidéo de l’incident mise en ligne.

Samir Hazboun, chef de la Chambre de commerce de Bethléem, en Cisjordanie occupée, a rapporté que la délégation du consulat américain à Jérusalem participait avec un expert américain et des entrepreneurs locaux à une séance de formation sur le commerce numérique.

« Nous avons eu la surprise de voir arriver (…) un certain nombre de manifestants en colère, ce qui nous a contraints à mettre fin à la séance et a forcé le formateur américain à partir immédiatement avec la délégation du consulat », a-t-il dit à l’AFP.

La vidéo montre une poignée de contestataires entrer dans la pièce en criant et en brandissant une bannière proclamant « Sionisme = nazisme = fascisme ».

La délégation américaine a rapidement remballé ses affaires et est partie en voitures, tandis que les manifestants lançaient des fruits et donnaient des coups de pied aux véhicules.

« Les Etats-Unis s’opposent à ce qu’on recoure à la violence et aux intimidations pour exprimer ses opinions politiques », a indiqué dans un message un porte-parole du département d’Etat. Le programme interrompu mardi était « apolitique » et s’inscrivait dans « l’engagement à long terme des Etats-Unis à créer des opportunités économiques pour les Palestiniens », a-t-il ajouté.

Le président américain a provoqué la colère palestinienne en annonçant le 6 décembre reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, annexée par Israël, la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Ils voient dans la rupture de M. Trump avec des décennies de consensus international la négation de leurs revendications et le summum d’un parti pris pro-israélien.

Romandie.com avec(©AFP / 30 janvier 2018 14h31)