Posts Tagged ‘demande officielle’

Canada/Étudiants étrangers : aucune demande officielle pour interdire leur arrivée en Ontario

mai 9, 2021
Une main agite un petit drapeau du Canada alors qu'un homme portant un masque marche dans l'aéroport.

Les étudiants étrangers représentent une part importante des financements des universités canadiennes. (Archives)

PHOTO : REUTERS / CARLOS OSORIO

Pour le moment, le gouvernement ontarien n’a formulé « aucune demande officielle pour interdire les étudiants internationaux » à Ottawa.

Le bureau du premier ministre de Doug Ford a offert cette précision après l’annonce du premier ministre Justin Trudeau, vendredi. Lors de la rencontre entre les premiers ministres des provinces et territoires et le premier ministre du Canada, la question d’interdire l’arrivée de ces étudiants en Ontario en raison de la propagation des variants avait été soulevée par M. Ford.

Le premier ministre Ford a demandé à ce que nous suspendions l’arrivée des étudiants internationaux. Parce qu’à l’heure actuelle, l’Ontario est la seule province à en faire la demande, nous sommes heureux de travailler plus étroitement avec eux. Nous contacterons les fonctionnaires [vendredi] pour officialiser cette demande, avait dit Justin Trudeau en point de presse.

Plus tard, le bureau de M. Ford a toutefois précisé qu’aucune demande officielle n’avait été envoyée à Ottawa : Nous attendons avec impatience que le gouvernement fédéral fournisse des solutions pour réduire l’introduction des variants au Canada.

Il est ajouté dans la déclaration que les restrictions de voyages actuelles, notamment le système de quarantaine, ne fonctionnent pas.

Le cabinet du ministre des Affaires intergouvernementales du Canada, Dominic LeBlanc, répond lundi par courriel que les provinces ont le pouvoir de déterminer qui peut entrer sur leur territoire, comme nous l’avons vu au Canada atlantique. Nous avons des contrôles parmi les plus rigoureux au monde à notre frontière internationale. Notre gouvernement reste là pour aider de toutes les façons possibles et nous continuerons à travailler en collaboration avec les provinces et les territoires pour lutter contre la COVID-19.

À l’heure actuelle, les étudiants internationaux sont exemptés des règles de voyage du Canada relatives au COVID-19. Ils peuvent entrer au Canada s’ils ont un permis d’études valide ou une lettre d’introduction qui montre qu’ils ont été approuvés pour un permis d’études et qu’ils fréquentent un établissement d’enseignement désigné avec un plan de préparation à la COVID-19 approuvé par sa province ou son territoire.

C’est le ministère de l’Immigration qui accepte les candidatures des étudiants après leur admission à l’université. Lors du passage à la frontière, ce sont les agents frontaliers qui valident leur entrée sur le territoire canadien.

Les universités se disent préparées

Le système actuellement en place repose sur une collaboration entre le gouvernement fédéral et ceux des provinces et territoires. C’est à ces derniers de fournir aux services frontaliers une liste d’institutions postsecondaires qui ont établi des mesures sanitaires adéquates.

Pour interdire l’arrivée de ces étudiants, il faudrait donc que certains établissements d’enseignement supérieur spécifient qu’ils n’acceptent plus de tels étudiants.

Le président et président-directeur général du Conseil des universités de l’Ontario, Steve Orsini, a fait savoir dans un communiqué que les universités de la province ont mis en place des politiques et des procédures solides pour garantir que les étudiants de l’extérieur du Canada peuvent arriver en toute sécurité et répondent aux exigences fédérales d’auto-isolement.

Selon M. Orsini, les universités ont investi massivement dans la prévention et le contrôle des infections et des procédures permettent de soutenir les étudiants lors de leur arrivée au pays, y compris des procédures de surveillance.

Il est également demandé aux gouvernements fédéral et provincial de tenir compte des conséquences que cela aurait sur les étudiants et les universités, si une telle mesure était mise en place.

Un apport financier important

Environ 50 % des étudiants internationaux du pays viennent étudier en Ontario, selon les dernières données de Statistique Canada (2018).

Ces étudiants ont contribué de 22,3 milliards de dollars à l’économie canadienne en 2018, soit 19,7 milliards de dollars au PIB du pays. La plus importante contribution à ce PIB, soit 55,3 %, est venue de l’Ontario, suivie de la Colombie-Britannique (19,8 %) et du Québec (11,9 %).

Depuis 2010, le pourcentage d’étudiants étrangers dans les universités a presque doublé. Du côté des collèges, ce pourcentage a presque triplé. Les institutions comptent aussi de plus en plus sur les revenus tirés de leurs droits de scolarité.

Des inquiétudes parmi les étudiants

Sur Twitter, les messages d’inquiétude se sont multipliés depuis la prise de parole du premier ministre Trudeau.

Cher M. Trudeau, nous vous demandons d’autoriser l’entrée [des étudiants étrangers], car c’est un énorme investissement pour tout le monde. Il s’agit d’une demande de millions d’étudiants, car notre avenir dépend entièrement du gouvernement canadien. Veuillez ne pas nous interdire de voyager.

Nous ne somme autorisés [à voyager] qu’après avoir effectué un test PCR négatif dans les 72 heures précédant le départ, nous sommes testés à l’aéroport, restons trois nuits en hôtel de quarantaine, sommes à nous testés et passons une quarantaine. Comment pouvez-vous nous blâmer pour la propagation [du virus]?, questionne dans son message sur Twitter Mandeep Kaur.

Joint sur Twitter, l’étudiant vit à Punjab Mam, en Inde. Il est inscrit au Collège Canadore, à North Bay. Depuis janvier, il suit les cours en ligne, mais a obtenu son visa pour venir au pays à la fin du mois de février. Il devait arriver le 25 avril, mais en raison de l’interdiction des vols en provenance de l’Inde et du Pakistan, il a dû annuler son voyage.

Il s’inquiète que cette interdiction soit prolongée.

C’est vraiment difficile à cause du décalage horaire de rester éveillés pour travailler la nuit. On a aussi des problèmes de réseau Internet. Malgré tout, on poursuit [nos études], car c’est notre avenir qui est en jeu, dit-il.

M. Kaur raconte aussi que les étudiants comme lui s’inquiètent du message envoyé par les gouvernements lorsqu’ils considèrent interdire l’arrivée des étudiants internationaux. Pourquoi tout le monde nous blâme pour la COVID-19? Nous prenons toutes les précautions nécessaires pour assurer la sécurité, conclut-il.

Avec Radio-Canada par Camille Feireisen

Poutine accuse les Etats-Unis d’avoir coincé Snowden en Russie

juillet 15, 2013

MOSCOU – Le président russe Vladimir Poutine a accusé lundi les Etats-Unis d’avoir coincé Edward Snowden en Russie tout en assurant que l’ex-consultant du renseignement américain quitterait le pays dés qu’il le pourrait.

Il est arrivé sur notre territoire sans invitation, il n’avait pas l’intention de venir chez nous, il était en transit vers d’autres pays, a déclaré le président sur des images diffusées par la télévision russe.

Quand sa présence dans l’avion a été révélée, nos partenaires américains ont de facto bloqué la suite de son voyage, a-t-il ajouté.

Ils ont intimidé tous les autres pays, personne ne veut plus l’accueillir, ils (les Américains) l’ont de facto coincé sur notre territoire, a poursuivi Vladimir Poutine.

Ils nous ont fait un beau cadeau de Noël, a-t-il plaisanté.

Le jeune fugitif américain, bloqué à l’aéroport Moscou-Cheremetievo où il est arrivé le 23 juin en provenance de Hong Kong, a fait part vendredi de son intention de demander l’asile politique à la Russie, en attendant de pouvoir se rendre en Amérique latine, où le Venezuela, la Bolivie et le Nicaragua se sont dits prêts à l’accueillir.

Dès qu’il aura la possibilité d’aller ailleurs, il le fera sans aucun doute, a déclaré le président russe.

L’Américain avait demandé il y a deux semaines l’asile politique à une vingtaine de pays, dont la Russie. Mais il était revenu sur sa demande auprès de Moscou après que M. Poutine ait posé comme condition que l’ancien consultant de la CIA cesse ses révélations sur le programme de surveillance électronique américain.

Vendredi, Snowden a de nouveau demandé l’asile en Russie lors d’une rencontre dans la zone de transit de l’aéroport Cheremetievo avec treize personnalités russes dont des avocats et défenseurs des droits de l’homme.

Aucune demande officielle n’était cependant parvenue lundi aux autorités russes.

Nous lui avons dit +nous avons des relations avec les Etats-Unis, nous ne voulons pas que vous portiez préjudice à ces relations. Il a dit non, a déclaré M. Poutine à des journalistes après avoir effectué une plongé en bathyscaphe au fond de la Baltique.

II a dit +je veux poursuivre mon activité, je vais me battre pour les droits de l’homme+ (…) Nous avons répondu +cela se fera sans nous, nous avons d’autres combats à mener, a conclu le président russe.

Romandie.com avec (©AFP / 15 juillet 2013 18h25)

Mali : le front anti-putsch réclame l’intervention militaire de la Cedeao « sans délai »

septembre 4, 2012
La coalition du Front uni pour la défense de la République et de la démocratie (FDR) a publié à Bamako un communiqué exhortant les autorités maliennes à demander officiellement l’intervention de la Cedeao pour reconquérir le nord du pays, occupé par des islamistes.

Alors que les islamistes du Nord-Mali progressent sensiblement vers le sud du pays – ils occupent depuis le 1er septembre la ville de Douentza (dans la région de Mopti, Centre) – le front anti-putsch est monté au créneau à Bamako pour réclamer l’intervention d’une force africaine afin de libérer le pays. Dans un communiqué daté de lundi 3 septembre, le Front uni pour la défense de la République et de la démocratie (FDR), qui regroupe 40 partis politiques, « demande instamment au président de la République d’adresser, sans délai, à la Cedeao [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest], à l’Union africaine et aux Nations unies la requête tant attendue aux fins d’interventions des forces africaines pour aider « l’armée malienne » à libérer le territoire national ».

En apparence, le problème est simple. La Cedeao se déclare prête à envoyer au Mali une force de quelque 3 300 soldats, mais souhaite auparavant obtenir un mandat de l’ONU. Laquelle organisation attend une demande officielle de Bamako, ainsi que des plans détaillés de la Cedeao – ce qui n’est toujours pas le cas. Par ailleurs, des négociations ont été entamées avec les islamistes d’Ansar Eddine et du MNLA, sans succès jusqu’à présent.

« Affront intolérable »

« Il est temps, grand temps de mettre fin aux tergiversations sur la question de la requête qui est la jauge de notre volonté politique et de notre détermination à nous engager dans la voie du recouvrement de l’intégrité de notre territoire », ajoute le FDR, qui s’indigne de la prise de Douentza par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

« La prise de Douentza par le Mujao, à la barbe des forces armées et de sécurité massivement cantonnées à Sévaré (à environ 15 km à l’est de Mopti) » est un « affront intolérable » à l’armée. Il « exige du gouvernement des actions appropriées et immédiates pour sécuriser les zones non encore occupées et procéder sans délai à la récupération des zones occupées par les islamistes armés », indique encore le FDR.

Jeuneafrique.com avec AFP