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Congo-Assemblée nationale : la justice demande la levée de l’immunité parlementaire de Ghyslain Millet Galibali

avril 9, 2022

Le procureur général près la Cour suprême, Gilbert Mouyabi, dans une requête en autorisation de poursuite pénale à l’encontre du député de Lékana, dans le département des Plateaux, Ghyslain Millet Galibali, a demandé à l’Assemblée nationale la levée de son immunité parlementaire.

Le député Ghyslain Galibali/DR

Les actes de dénonciation imputés à l’élu du peuple sont l’infraction de faux et usage de faux suite à une mission de vérification de la conformité des dossiers de recrutement des agents du Fonds routier et du Bureau de contrôle des bâtiments et des travaux publics, pour la période 2009-2021.

Selon une source, le député de Lékana aurait fait usage de faux diplôme d’ingénieur obtenu à l’étranger alors qu’il n’aurait jamais fréquenté au sein de cet établissement. L’affaire a été inscrite à l’ordre du jour de la quatorzième session ordinaire de l’Assemblée nationale qui s’achève le 11 avril. Les députés sont donc appelés à voter pour ou contre la levée de l’immunité parlementaire de leur collègue. Ceci conformément à la loi qui stipule qu’aucun député ne peut être poursuivi sans l’autorisation de l’Assemblée nationale.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

La guerre en Ukraine fait bondir la demande pour des mères porteuses canadiennes

avril 9, 2022

La procréation assistée au Canada coûte plus cher qu’en Ukraine mais beaucoup moins cher qu’aux États-Unis. Photo : Istock

L’Ukraine est un des seuls pays au monde à autoriser la gestation pour autrui commerciale pour les étrangers. Chaque année, des milliers de couples de partout dans le monde s’y rendent pour obtenir les services d’une mère porteuse. Mais depuis le début de la guerre, c’est la course contre la montre pour sauver le matériel génétique des futurs parents, lesquels sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le Canada, un pays plus stable que l’Ukraine et plus abordable que les États-Unis.

On est très occupés, lance Sally Rhoads-Heinrich, propriétaire de Surrogacy in Canada Online, une agence ontarienne spécialisée dans l’accompagnement des couples tout au long du processus de gestation pour autrui.

Depuis le début du conflit, le 24 février, l’agence est submergée de demandes de couples étrangers qui cherchent une mère porteuse canadienne.

« Le nombre de demandes a triplé. »— Une citation de  Sally Rhoads-Heinrich, propriétaire de Surrogacy in Canada Online

Actuellement, nous avons plus d’une soixantaine de dossiers de couples et seulement une mère porteuse disponible, dit-elle.

Certains des couples qui la contactent viennent d’aussi loin que de l’Australie ou encore de l’Irlande, comme Mark et Suzanne Sheerin, dont les huit embryons ont été créés dans une clinique de fertilité de Kiev.

Sauver les embryons des bombes

Lorsque les bombes ont commencé à s’abattre sur Kiev, en février, les deux Irlandais ont cru voir leur rêve d’avoir un enfant issu de leur ADN partir en fumée.

Mark et Suzanne Sheerin étaient sur le point d’être jumelés à une mère porteuse ukrainienne lorsque la guerre a éclaté. Photo : Fournie par Mark et Suzanne Sheerin

Tous les gens en Ukraine essayaient de sauver leur vie et leur famille. On s’est donc dit qu’il y avait peu de chances de pouvoir faire sortir nos embryons du pays. […] On était en train de faire notre deuil et de se faire à l’idée que nous allions devoir recommencer tout le processus, raconte ce couple, qui vit au sud de Dublin.

Environ deux semaines plus tard, les deux trentenaires ont donc eu la surprise de leur vie en apprenant que leurs embryons se trouvaient maintenant en Slovaquie.

Celui qui les a sauvés s’appelle Birol Aydin. Lorsqu’il s’est réveillé au son des explosions, le 24 février, cet embryologiste turc n’a eu qu’un seul réflexe : prendre son passeport et aller récupérer en vitesse les quelque 50 000 embryons et 10 000 ovocytes stockés dans son laboratoire de la clinique de fertilité IV MED, à Kiev.

Les gens paniquaient et il y avait beaucoup d’accidents sur les routes. […] Quand je suis arrivé, la clinique était vide. Je me suis mis à congeler tous les embryons, raconte l’embryologiste.

Sa collègue Uliana Dorofeyeva et lui-même ont ensuite rempli le coffre de leurs deux voitures de réservoirs d’azote liquide et transporté tout le matériel génétique des patients, y compris les embryons de Mark et Suzanne Sheerin, vers Bratislava, la capitale slovaque.

Birol Aydin et sa collègue Uliana Dorofeyeva ont transporté des milliers d’embryons et d’ovocytes de Kiev jusqu’à Bratislava, en Slovaquie, dans le coffre de leur voiture. Photo : Fournie par Birol Aydin

Nous avons d’abord tenté de traverser la frontière polonaise, mais nous avons dû attendre en file pendant 30 heures. Nous avons donc décidé de faire demi-tour, parce que pendant tout ce temps, nous ne pouvions pas dormir. Nous devions aussi arrêter la voiture pour économiser l’essence, mais il faisait très froid, raconte Birol Aydin, qui a réussi à traverser la frontière slovaque au bout du troisième jour de ce périple.

L’embryologiste a dû faire trois voyages et parcourir près de 5000 km pour mettre à l’abri tous les embryons et tous les ovocytes de la clinique.

Je n’avais pas le consentement de la clinique ni celui des patients pour transporter le matériel. Sur la route, j’ai longtemps pensé au risque que je prenais d’un point de vue juridique, par exemple si j’avais un accident. Mais je savais que je faisais la bonne chose, raconte-t-il.

Un long voyage vers le Canada

Aujourd’hui établi à Bratislava, Birol Aydin continue de veiller sur ses embryons. C’est de là que Mark et Suzanne Sheerin tentent maintenant de faire expédier leurs embryons au Canada.

Le problème, c’est qu’au Canada, la procréation assistée peut coûter plus de 100 000 $, soit plus du double qu’en Ukraine.

Quand on s’est rendu compte qu’on devait se tourner vers le Canada, il a fallu revoir tous nos projets. Nous sommes en train de réhypothéquer notre maison, explique Suzanne Sheerin.

De plus, contrairement à l’Ukraine, le Canada n’autorise que la gestation pour autrui dite altruiste. Une femme porteuse ne peut donc pas être payée pour ses services, ce qui réduit énormément le nombre de femmes porteuses disponibles.

Nous n’avons pas assez de femmes porteuses […]. Habituellement, en Ukraine, trouver une femme porteuse prend trois mois, tandis qu’au Canada, cela peut prendre des années, explique Sally Rhoads-Heinrich.

À l’autre bout du pays, en Colombie-Britannique, la propriétaire et fondatrice de l’agence ANU Fertility Consultants Ltd, Lorraine Smith, observe le même phénomène.

Le problème, c’est qu’il y a trop de gens qui ont besoin de notre aide. Et quand on perd un pays comme l’Ukraine et qu’on doit réorienter les gens vers un système qui est déjà surchargé, ça devient encore plus compliqué, explique-t-elle.

L’avocate Cindy Wasser, de la firme torontoise Hope Springs Fertility Law, précise que faire venir du matériel génétique comme des embryons peut imposer certains contraintes.

Les embryons doivent avoir été créés dans une clinique qui respecte les règles canadiennes en matière de santé et de sécurité, explique-t-elle.

L’avocate souligne également que les embryons doivent être accompagnés de la bonne documentation pour être utilisés au Canada.

Mark et Suzanne Sheerin ne perdent toutefois pas espoir, même si l’attente est difficile.

Nous savons [que nos embryons] sont en sécurité, mais nous ne voulons pas nous y attacher. La route sera longue avant que nous ayons un bébé dans nos bras, dit Suzanne Sheerin.

Avec Radio-Canada par Andréane Williams

Des armes « maintenant » ou « ce sera trop tard », implore l’Ukraine

avril 7, 2022

Severodonetsk, dans la région de Louhansk, a été la cible d’importants bombardements russes mercredi. La ville est sur la ligne de front dans le Donbass ukrainien, où l’armée russe concentre désormais ses opérations après s’être retirée du nord du pays. Photo : Getty Images/Fadel Senna

L’Ukraine a besoin des armes des pays de l’OTAN « maintenant », ou « ce sera trop tard », a déclaré jeudi le ministre ukrainien des Affaires étrangères au terme d’une réunion avec ses homologues des pays membres de l’Alliance, à Bruxelles.

Je ne doute pas que l’Ukraine aura les armes nécessaires pour combattre. La question c’est quand, a insisté Dmytro Kouleba lors d’une conférence de presse au siège de l’OTAN. Il a aussi réclamé avec la même urgence que les Occidentaux cessent d’acheter du pétrole et du gaz russes.

Nous avons besoin d’avions, de véhicules blindés, de défense antiaérienne , avait plaidé le ministre Kouleba avant la rencontre. J’appelle tous les alliés à mettre de côté leurs hésitations, leur réticence à fournir à l’Ukraine tout ce dont elle a besoin.

« Je viens demander trois choses : des armes, des armes et des armes. Plus rapidement elles seront livrées, plus de vies seront sauvées et de destructions évitées. »— Une citation de  Dmytro Kouleba, ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, avant la rencontre

« Nous savons nous battre. Nous savons comment gagner, mais sans un approvisionnement durable et suffisant de toutes les armes demandées par l’Ukraine, cette victoire imposera d’énormes sacrifices, avait ajouté le chef de la diplomatie ukrainienne.

L’Ukraine a le droit de se défendre. Nous allons écouter les besoins que va nous soumettre Dmytro Kouleba et discuter comment répondre, avait commenté le secrétaire général de l’Alliance transatlantique, Jens Stoltenberg.

Ce dernier doit s’adresser à la presse vers 9 h 30 (HNE) pour communiquer les résultats de la rencontre.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, en conférence de presse après sa rencontre avec ses homologues des pays de l’OTAN Photo : La Presse Canadienne/AP/Olivier Matthys

La requête de M. Kouleba est faite au moment où Kiev craint des villes de l’est ukrainien ne subissent le même sort que Marioupol, où des milliers de personnes vivent dans des conditions extrêmement précaires en raison du siège des troupes russes.

Les prochains jours sont peut-être la dernière chance pour partir. Toutes les villes libres de la région de Louhansk sont sous le feu ennemi, a alerté sur Facebook le gouverneur de la région, Serguiï Gaïdaï, indiquant que les Russes étaient en train de couper toutes les voies possibles de sortie.

La situation à Roubijne et Popasna, deux villes de la région de Louhansk, se détériore, a-t-il ajouté. Les évacuations sont compliquées et il n’y a pas un hôpital de la région qui soit toujours intact.

Le G7 s’engage à fournir une assistance accrue à Kiev

Avant la réunion des pays membres de l’OTAN, le ministre Kouleba a pu présenter ses arguments à ses homologues des pays du G7 et au chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, réunis au quartier général de l’Alliance.

Dans un communiqué publié au terme de la rencontre, les pays les plus industrialisés de la planète l’ont assuré de leur volonté de fournir une assistance accrue, notamment en termes de matériel militaire et de moyens financiers pour permettre à l’Ukraine de contrer l’agression russe et de se reconstruire.

Le G7 affirme par ailleurs condamn(er) dans les termes les plus vifs les atrocités commises par les forces armées russes à Boutcha et dans d’autres villes ukrainiennes.

Les auteurs de ces massacres […] devront rendre des comptes et seront poursuivis, ont-ils fait valoir, quelques jours après que des dizaines de corps de civils eurent été retrouvés dans cette banlieue de Kiev après le retrait des troupes russes.

Nous continuerons de lutter contre l’impunité de tous les complices de cette guerre choisie par Moscou, et notamment du régime d’Alexandre Loukachenko au Bélarus , assure en outre le G7.

L’Ukraine propose un accord équitable : le monde nous fournit le soutien que nous demandons, nous nous chargeons de combattre et de vaincre (le président russe Vladimir) Poutine en Ukraine, a écrit M. Kouleba sur Twitter après cette réunion.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, et le secrétaire d’État américain Antony Blinken, en discussion avec le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, jeudi, au siège de l’OTAN, à Bruxelles. Photo: Getty Images/AFP/Pool/Evelyn Hockstein

L’objectif de la réunion d’aujourd’hui au sein du G7 est de s’assurer que nous maintenons la pression sur la Russie, avait déclaré avant la rencontre la chef de la diplomatie canadienne, Mélanie Joly.

« Nous voulons aussi nous assurer qu’il n’y a pas de failles, qu’au sein de l’Occident, nous sommes coordonnés, et que chaque juridiction peut imposer des sanctions fortes sur les gens, en particulier Vladimir Poutine et ses oligarques, mais aussi sur des entreprises très importantes, qui alimentent la machine de guerre. »— Une citation de  Mélanie Joly, ministre des Affaires étrangères du Canada

Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 ont par ailleurs demandé jeudi la suspension de la Russie du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, dans une déclaration commune.

Nous sommes convaincus que le moment est venu de suspendre l’adhésion de la Russie au Conseil des droits de l’Homme, ont-ils déclaré.

Cette proposition doit être soumise au vote jeudi de l’Assemblée générale de l’ONU.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

Laurent Gbagbo introduit une demande de passeport pour rentrer en Côte d’Ivoire

juillet 29, 2020

 Laurent Gbagbo à La Haye, à lissue d'une audience de la CPI, le 6 février 2020.

Laurent Gbagbo à La Haye, à lissue d’une audience de la CPI, le 6 février 2020. © Jerry Lampen/AP/SIPA

 

L’ancien président ivoirien a déposé une demande pour un passeport et un laisser-passer auprès de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Bruxelles, a annoncé son avocate mardi 28 juillet.

« Après plusieurs demandes infructueuses d’établissement d’un passeport diplomatique auprès du ministère des Affaires étrangères à Abidjan, le président Laurent Gbagbo s’est déplacé ce jour auprès de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Bruxelles pour introduire une demande de passeport ordinaire et d’un laisser-passer », indique Me Habiba Touré.

« Le Président Laurent Gbagbo compte sur la bonne volonté des autorités ivoiriennes afin qu’il lui soit remis son passeport ou un laisser-passer pour lui permettre de retourner dans son pays, la Côte d’Ivoire », poursuit l’avocate.

« En effet, à l’issue de son acquittement le 15 janvier 2019, et de la levée des conditions restrictives le 28 mai 2020, il est plus que temps pour le président Laurent Gbagbo de rentrer chez lui », conclut-elle.

Compte à rebours

Le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire revêt un enjeu politique majeur, à trois mois de l’élection présidentielle. Son parti le Front populaire ivoirien (FPI) le presse en effet de se présenter au scrutin.

L’ex-chef d’État (2000-2010) a été acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l’humanité et libéré après sept ans de détention à La Haye. La Cour examine actuellement la demande d’appel de la procureure de la CPI Fatou Bensouda.

La CPI a refusé une demande de liberté sans condition présentée par Laurent Gbagbo, 75 ans, mais a cependant assoupli les conditions de sa liberté conditionnelle, l’autorisant à quitter la Belgique, où il était assigné à résidence depuis son acquittement, à condition que tout pays dans lequel il souhaite se rendre accepte au préalable de le recevoir.

Il a par ailleurs été condamné par contumace à 20 ans de prison par la justice ivoirienne pour le « braquage » de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest.

Par Jeune Afrique avec AFP

Le nombre de demandes d’asile continue d’augmenter légèrement au Canada

juillet 24, 2020
© Fournis par La Presse canadienne
OTTAWA — Le nombre de demandes d’asile déposées au Canada continue d’augmenter légèrement malgré les restrictions de voyage mondiales en cours.Les derniers chiffres du ministère de l’Immigration montrent que 1500 demandes de statut de réfugié ont été déposées au Canada en juin, contre 1400 en mai.

Pour la première fois depuis avril — le premier mois complet de restrictions de voyage majeures visant à ralentir la propagation de la COVID-19 —, des demandes de statut de réfugié ont été déposées dans des aéroports. Il y a également eu plusieurs réclamations dans les ports maritimes.

Le nombre de personnes arrêtées par la GRC alors qu’elles tentaient d’entrer au Canada de façon irrégulière a également légèrement augmenté: 32 en juin, contre 21 en mai.

À l’heure actuelle, le Canada refuse ceux qui se présentent à des postes frontaliers non marqués, l’une des nombreuses mesures prises à la frontière en réponse à la pandémie.

Le nombre de personnes qui continueront de tenter d’entrer au Canada de manière irrégulière pourrait changer dans les mois à venir, à la suite d’une décision de la Cour fédérale, mercredi, selon laquelle l’Entente entre le Canada et les États-Unis sur les tiers pays sûrs viole la Charte.

Cet accord est la raison pour laquelle un peu plus de 3000 personnes cette année ont tenté d’entrer au Canada de manière irrégulière pour demander l’asile. En vertu de l’accord, ils seraient refusés aux postes frontaliers officiels.

Cependant, ils peuvent déposer une demande une fois qu’ils sont au Canada.

Mais la juge de la Cour fédérale Ann Marie McDonald a déclaré mercredi que des éléments de la loi sous-tendant l’accord violaient la garantie constitutionnelle de vie, de liberté et de sécurité.

En vertu de l’accord, qui est entré en vigueur en 2004, le Canada et les États-Unis se reconnaissent mutuellement comme des endroits sûrs où chercher protection.

Cela signifie que le Canada peut refuser ceux qui arrivent aux points d’entrée terrestres le long de la frontière canado-américaine au motif qu’ils doivent demander l’asile aux États-Unis, le pays où ils sont arrivés en premier.

Dans le procès de longue date, les demandeurs, qui sont citoyens du Salvador, d’Éthiopie et de Syrie, sont arrivés à un port d’entrée terrestre canadien en provenance des États-Unis et ont demandé l’asile, mais ont été refusés.

Ils ont fait valoir devant les tribunaux que lorsqu’il renvoie des demandeurs d’asile non admissibles aux États-Unis, le Canada les expose à des risques sous forme de détention et d’autres violations de leurs droits.

Dans sa décision, la juge McDonald a conclu que les conséquences que les demandeurs non admissibles peuvent subir à leur retour aux États-Unis sont «incompatibles avec l’esprit et l’objectif» de l’accord sur le statut de réfugié et constituent une violation des droits garantis par l’article 7 de la Charte.

Le jugement a cependant été suspendu pendant six mois pour permettre au gouvernement de trouver une solution.

Des pourparlers entre le Canada et les États-Unis pour mettre à jour l’Entente sur les tiers pays sûrs sont en cours depuis un certain temps, et les défenseurs des droits des deux pays ont exhorté le Canada à utiliser la décision comme une occasion de les faire avancer.

Les restrictions de voyage actuellement en place pour ralentir la propagation de la COVID-19 semblent avoir provoqué une baisse globale des demandes d’asile.

À la fin du mois de juin 2019, 26 725 demandes d’asile avaient été déposées, contre 16 865 demandes déposées jusqu’à présent cette année.

Avec La Presse canadienne par Stephanie Levitz

RDC : la CPI rejette la demande de dédommagement de Jean-Pierre Bemba

mai 20, 2020

Jean-Pierre Bemba, le 4 septembre 2018,

Jean-Pierre Bemba, le 4 septembre 2018, © Colin Delfosse pour JA

 

La Cour pénale internationale (CPI) a décidé lundi de rejeter la demande de l’ancien vice-président congolais, acquitté en 2018 de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Son avocat avait annoncé en mars 2019 demander plus de 68 millions d’euros d’indemnisation et dommages et intérêts, arguant que les biens de Jean-Pierre Bemba, dont sept avions et trois villas au Portugal, avaient « tout simplement été laissés à pourrir » pendant qu’il était derrière les barreaux à La Haye, où siège la Cour. Jean-Pierre Bemba aura passé près d’une décennie en prison avant d’être acquitté.

Les juges ont « considéré que Jean-Pierre Bemba n’avait pas établi qu’il avait subi une erreur judiciaire grave et manifeste » et ont donc refusé de lui accorder un dédommagement, a annoncé la CPI dans un communiqué.

D’une peine de 18 ans de prison à l’acquittement

La demande de l’ancien vice-président comportait deux volets : une demande d’indemnisation, ainsi qu’une demande de dommages et intérêts, en lien avec des accusations de mauvaise gestion du Greffe de la CPI de ses avoirs gelés.

L’ancien chef de guerre a été acquitté par la Cour à la surprise générale en juin 2018 des accusations de meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003, pour lesquelles il avait été condamné en première instance à 18 ans de prison.

Il a toutefois été condamné pour subornation de témoins dans le cadre de son procès, ce qui lui a valu d’être exclu de la course à la présidence en République démocratique du Congo en décembre 2018.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire: la CPI rejette à nouveau la demande de remise en liberté de Laurent Gbagbo

septembre 26, 2017

L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, à la Cour Pénale Internationale. © Michael Kooren/AP/SIPA

Dans un communiqué, la CPI estime ce mardi 26 septembre que la détention est la seule mesure qui garantisse la participation de l’ancien président à son procès.

En juillet dernier, une première décision de la chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) avait été cassée en appel. Mais le réexamen de la demande de Laurent Gbagbo n’a rien changé à la sentence finale : la CPI a rejeté la demande de remise en liberté de l’ancien président ivoirien.

Dans un communiqué publié mardi 26 septembre, la Cour estime « que la détention demeure la seule mesure qui garantisse la participation de Laurent Gbagbo au procès, et qu’elle est donc raisonnable, appropriée et nécessaire. » « L’existence d’un réseau de partisans qui pourrait l’aider à échapper à la justice » ou qui pourrait exercer des pressions sur des témoins a notamment été étudiée, précise le communiqué.

État de santé « amélioré »

La CPI estime également que l’état de santé de l’ancien président s’est « amélioré » et qu’il permet un maintien en détention. Depuis plusieurs mois, plusieurs proches de Laurent Gbagbo faisaient en effet savoir qu’à 72 ans l’ancien président ivoirien faisait face à des problèmes médicaux.

Chez ses partisans, l’espoir était pourtant de taille. Plus d’un an et demi après l’ouverture du procès et alors que les audiences ne semblent pas près de s’achever, beaucoup estimaient qu’une libération de l’ex-leader socialiste était proche.

Arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan, Laurent Gbagbo a été transféré à la prison Scheveningen, dans les faubourgs de La Haye, aux Pays-Bas en novembre 2011. Depuis janvier 2016, il est jugé aux côtés de Charles Blé Goudé, l’ancien leader des jeunes patriotes, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité pendant la crise post-électorale de 2010-2011.

Jeuneafrique.com par

Le Maroc demande son adhésion à la Cedeao

février 25, 2017

Le roi Mohammed VI à Ouarzazate le 4 février 2016. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

En formulant la demande d’adhésion à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, le Maroc confirme son intention de renforcer un pôle nord-ouest africain.

La nouvelle est tombée mais n’a pas surpris grand monde. Vendredi 24 février, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères envoyé à Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de l’organisation, le Maroc a demandé d’adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), où il jouit déjà d’un statut d’observateur.

Changement de voilure

Le 30 janvier, au sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, le roi du Maroc avait enterré l’Union du maghreb arabe (UMA), estimant que « sa flamme s’est éteinte parce que la foi dans un intérêt commun a disparu». Désormais, le Maroc considère que « la famille africaine est sa famille de référence ». Un autre sujet de divergence avec ses voisins algérien et mauritanien, qui, eux, croient encore au vieux rêve maghrébin et souhaiteraient le réanimer. 

Pôle nord-ouest africain

Depuis la conclusion du projet d’extension du pipeline ouest-africain entre le Maroc et le Nigeria en décembre dernier, les responsables politiques du royaume parlent de plus en plus ouvertement de leur intention de créer un pôle nord-ouest-africain. L’activisme de la monarchie marocaine dans cette partie de l’Afrique est manifeste depuis plusieurs années. Mohammed VI a effectué 23 visites dans 11 pays de la région, signant plusieurs centaines d’accords.

Après la Zambie et la Guinée, il est arrivé le 24 février à Abidjan pour une visite très économique. Les deux pays sont liés par des accords dans presque tous les domaines dont le plus important est le réaménagement de la baie de Cocody. 

Jeuneafrique.com par Nadia Lamlili

Vers une « force d’interposition » au Burundi ?

mai 19, 2015

Une manifestante anti-Nkurunziza à Musaga, le 18 mai 2015.
Une manifestante anti-Nkurunziza à Musaga, le 18 mai 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

Dans un « appel urgent » datant du 18 mai dont « Jeune Afrique » a pu se procurer une copie, Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye, deux anciens chefs d’État burundais, ainsi que plusieurs membres de l’opposition et de la société civile du Burundi appellent au déploiement d’urgence d’une « force d’interposition » dans le pays.

Ils étaient quatre pour la première lettre aux chefs d’État de la sous-région, ils ne sont plus que deux pour la seconde. Pierre Buyoya et Jean-Baptiste Bagaza n’ont pas en effet signé « l’appel urgent » datant du 18 mai adressé par deux autres anciens présidents du Burundi – Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye – aux chefs d’État de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC), de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Comesa.

Joint au téléphone par Jeune Afrique, Sylvestre Ntibantunganya se veut rassurant : « Ils n’ont pas signé parce qu’ils n’étaient pas géographiquement joignables ». Autrement dit, il n’y aurait pas de discordance de vue. Au contraire. » Pour cette deuxième lettre, nous sommes même rejoints par des représentants des partis politiques d’opposition, ceux de la société civile et les déléguées du Mouvement des femmes et filles burundaises, qui étaient conviées au dernier sommet extraordinaire de l’EAC à Dar es-Salaam« , explique celui qui a dirigé le Burundi entre 1994 et 1996.

Que réclament-ils ?

1. Pas de troisième mandat pour Nkurunziza. D’entrée, les signataires considèrent que «  la dernière tentative de coup d’État du 13 mai 2015 est venue aggraver la situation » au Burundi.

Ils espéraient que le sommet de l’EAC, court-circuité par le putsch, allait « convaincre le président Nkurunziza de respecter scrupuleusement les prescrits de l’accord d’Arusha » : ne pas briguer un troisième mandat.

2. Arrêt des violences. Dénonçant un « contexte de black out total » dans le pays, après l’incendie des radios privées qu’ils attribuent « aux forces loyalistes appuyées par la milice Imbonerakure » (la jeunesse du CNDD-FDD, parti au pouvoir), ils appellent à l’arrêt immédiat des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires et des autres violations massives des droits humains en cours selon eux.

3. Force d’interposition. Les deux chefs d’État, les opposants et les membres de la société civile signataires exigent également le déploiement d’une « force d’interposition » au Burundi. « Une force destinée à dissuader tout ce qui pourrait porter atteinte à la sécurité de la population burundaise », explique Sylvestre Ntibantunganya.

« La région et la communauté internationale se doivent d’être vigilantes lorsque l’on connaît l’histoire de la sous-région », avertit l’ex-président, faisant allusion notamment au génocide rwandais de 1994 au cours duquel « le monde n’avait pas agi avec l’urgence qu’il fallait ».

4. Report des élections et réouverture des radios privées. Les signataires réitèrent enfin leur appel au report des scrutins législatifs, communaux (26 mai) et présidentiel (26 juin). « L’environnement politico-sécuritaire actuel ne permet pas la tenue des élections » au Burundi, écrivent-ils, soulignant également la nécessité de « rétablir dans l’immédiat le fonctionnement des différents organes de presse » dans le pays.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula