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Laurent Gbagbo introduit une demande de passeport pour rentrer en Côte d’Ivoire

juillet 29, 2020

 Laurent Gbagbo à La Haye, à lissue d'une audience de la CPI, le 6 février 2020.

Laurent Gbagbo à La Haye, à lissue d’une audience de la CPI, le 6 février 2020. © Jerry Lampen/AP/SIPA

 

L’ancien président ivoirien a déposé une demande pour un passeport et un laisser-passer auprès de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Bruxelles, a annoncé son avocate mardi 28 juillet.

« Après plusieurs demandes infructueuses d’établissement d’un passeport diplomatique auprès du ministère des Affaires étrangères à Abidjan, le président Laurent Gbagbo s’est déplacé ce jour auprès de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Bruxelles pour introduire une demande de passeport ordinaire et d’un laisser-passer », indique Me Habiba Touré.

« Le Président Laurent Gbagbo compte sur la bonne volonté des autorités ivoiriennes afin qu’il lui soit remis son passeport ou un laisser-passer pour lui permettre de retourner dans son pays, la Côte d’Ivoire », poursuit l’avocate.

« En effet, à l’issue de son acquittement le 15 janvier 2019, et de la levée des conditions restrictives le 28 mai 2020, il est plus que temps pour le président Laurent Gbagbo de rentrer chez lui », conclut-elle.

Compte à rebours

Le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire revêt un enjeu politique majeur, à trois mois de l’élection présidentielle. Son parti le Front populaire ivoirien (FPI) le presse en effet de se présenter au scrutin.

L’ex-chef d’État (2000-2010) a été acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l’humanité et libéré après sept ans de détention à La Haye. La Cour examine actuellement la demande d’appel de la procureure de la CPI Fatou Bensouda.

La CPI a refusé une demande de liberté sans condition présentée par Laurent Gbagbo, 75 ans, mais a cependant assoupli les conditions de sa liberté conditionnelle, l’autorisant à quitter la Belgique, où il était assigné à résidence depuis son acquittement, à condition que tout pays dans lequel il souhaite se rendre accepte au préalable de le recevoir.

Il a par ailleurs été condamné par contumace à 20 ans de prison par la justice ivoirienne pour le « braquage » de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest.

Par Jeune Afrique avec AFP

Le nombre de demandes d’asile continue d’augmenter légèrement au Canada

juillet 24, 2020
© Fournis par La Presse canadienne
OTTAWA — Le nombre de demandes d’asile déposées au Canada continue d’augmenter légèrement malgré les restrictions de voyage mondiales en cours.Les derniers chiffres du ministère de l’Immigration montrent que 1500 demandes de statut de réfugié ont été déposées au Canada en juin, contre 1400 en mai.

Pour la première fois depuis avril — le premier mois complet de restrictions de voyage majeures visant à ralentir la propagation de la COVID-19 —, des demandes de statut de réfugié ont été déposées dans des aéroports. Il y a également eu plusieurs réclamations dans les ports maritimes.

Le nombre de personnes arrêtées par la GRC alors qu’elles tentaient d’entrer au Canada de façon irrégulière a également légèrement augmenté: 32 en juin, contre 21 en mai.

À l’heure actuelle, le Canada refuse ceux qui se présentent à des postes frontaliers non marqués, l’une des nombreuses mesures prises à la frontière en réponse à la pandémie.

Le nombre de personnes qui continueront de tenter d’entrer au Canada de manière irrégulière pourrait changer dans les mois à venir, à la suite d’une décision de la Cour fédérale, mercredi, selon laquelle l’Entente entre le Canada et les États-Unis sur les tiers pays sûrs viole la Charte.

Cet accord est la raison pour laquelle un peu plus de 3000 personnes cette année ont tenté d’entrer au Canada de manière irrégulière pour demander l’asile. En vertu de l’accord, ils seraient refusés aux postes frontaliers officiels.

Cependant, ils peuvent déposer une demande une fois qu’ils sont au Canada.

Mais la juge de la Cour fédérale Ann Marie McDonald a déclaré mercredi que des éléments de la loi sous-tendant l’accord violaient la garantie constitutionnelle de vie, de liberté et de sécurité.

En vertu de l’accord, qui est entré en vigueur en 2004, le Canada et les États-Unis se reconnaissent mutuellement comme des endroits sûrs où chercher protection.

Cela signifie que le Canada peut refuser ceux qui arrivent aux points d’entrée terrestres le long de la frontière canado-américaine au motif qu’ils doivent demander l’asile aux États-Unis, le pays où ils sont arrivés en premier.

Dans le procès de longue date, les demandeurs, qui sont citoyens du Salvador, d’Éthiopie et de Syrie, sont arrivés à un port d’entrée terrestre canadien en provenance des États-Unis et ont demandé l’asile, mais ont été refusés.

Ils ont fait valoir devant les tribunaux que lorsqu’il renvoie des demandeurs d’asile non admissibles aux États-Unis, le Canada les expose à des risques sous forme de détention et d’autres violations de leurs droits.

Dans sa décision, la juge McDonald a conclu que les conséquences que les demandeurs non admissibles peuvent subir à leur retour aux États-Unis sont «incompatibles avec l’esprit et l’objectif» de l’accord sur le statut de réfugié et constituent une violation des droits garantis par l’article 7 de la Charte.

Le jugement a cependant été suspendu pendant six mois pour permettre au gouvernement de trouver une solution.

Des pourparlers entre le Canada et les États-Unis pour mettre à jour l’Entente sur les tiers pays sûrs sont en cours depuis un certain temps, et les défenseurs des droits des deux pays ont exhorté le Canada à utiliser la décision comme une occasion de les faire avancer.

Les restrictions de voyage actuellement en place pour ralentir la propagation de la COVID-19 semblent avoir provoqué une baisse globale des demandes d’asile.

À la fin du mois de juin 2019, 26 725 demandes d’asile avaient été déposées, contre 16 865 demandes déposées jusqu’à présent cette année.

Avec La Presse canadienne par Stephanie Levitz

RDC : la CPI rejette la demande de dédommagement de Jean-Pierre Bemba

mai 20, 2020

Jean-Pierre Bemba, le 4 septembre 2018,

Jean-Pierre Bemba, le 4 septembre 2018, © Colin Delfosse pour JA

 

La Cour pénale internationale (CPI) a décidé lundi de rejeter la demande de l’ancien vice-président congolais, acquitté en 2018 de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Son avocat avait annoncé en mars 2019 demander plus de 68 millions d’euros d’indemnisation et dommages et intérêts, arguant que les biens de Jean-Pierre Bemba, dont sept avions et trois villas au Portugal, avaient « tout simplement été laissés à pourrir » pendant qu’il était derrière les barreaux à La Haye, où siège la Cour. Jean-Pierre Bemba aura passé près d’une décennie en prison avant d’être acquitté.

Les juges ont « considéré que Jean-Pierre Bemba n’avait pas établi qu’il avait subi une erreur judiciaire grave et manifeste » et ont donc refusé de lui accorder un dédommagement, a annoncé la CPI dans un communiqué.

D’une peine de 18 ans de prison à l’acquittement

La demande de l’ancien vice-président comportait deux volets : une demande d’indemnisation, ainsi qu’une demande de dommages et intérêts, en lien avec des accusations de mauvaise gestion du Greffe de la CPI de ses avoirs gelés.

L’ancien chef de guerre a été acquitté par la Cour à la surprise générale en juin 2018 des accusations de meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003, pour lesquelles il avait été condamné en première instance à 18 ans de prison.

Il a toutefois été condamné pour subornation de témoins dans le cadre de son procès, ce qui lui a valu d’être exclu de la course à la présidence en République démocratique du Congo en décembre 2018.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire: la CPI rejette à nouveau la demande de remise en liberté de Laurent Gbagbo

septembre 26, 2017

L’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, à la Cour Pénale Internationale. © Michael Kooren/AP/SIPA

Dans un communiqué, la CPI estime ce mardi 26 septembre que la détention est la seule mesure qui garantisse la participation de l’ancien président à son procès.

En juillet dernier, une première décision de la chambre de première instance de la Cour pénale internationale (CPI) avait été cassée en appel. Mais le réexamen de la demande de Laurent Gbagbo n’a rien changé à la sentence finale : la CPI a rejeté la demande de remise en liberté de l’ancien président ivoirien.

Dans un communiqué publié mardi 26 septembre, la Cour estime « que la détention demeure la seule mesure qui garantisse la participation de Laurent Gbagbo au procès, et qu’elle est donc raisonnable, appropriée et nécessaire. » « L’existence d’un réseau de partisans qui pourrait l’aider à échapper à la justice » ou qui pourrait exercer des pressions sur des témoins a notamment été étudiée, précise le communiqué.

État de santé « amélioré »

La CPI estime également que l’état de santé de l’ancien président s’est « amélioré » et qu’il permet un maintien en détention. Depuis plusieurs mois, plusieurs proches de Laurent Gbagbo faisaient en effet savoir qu’à 72 ans l’ancien président ivoirien faisait face à des problèmes médicaux.

Chez ses partisans, l’espoir était pourtant de taille. Plus d’un an et demi après l’ouverture du procès et alors que les audiences ne semblent pas près de s’achever, beaucoup estimaient qu’une libération de l’ex-leader socialiste était proche.

Arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan, Laurent Gbagbo a été transféré à la prison Scheveningen, dans les faubourgs de La Haye, aux Pays-Bas en novembre 2011. Depuis janvier 2016, il est jugé aux côtés de Charles Blé Goudé, l’ancien leader des jeunes patriotes, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité pendant la crise post-électorale de 2010-2011.

Jeuneafrique.com par

Le Maroc demande son adhésion à la Cedeao

février 25, 2017

Le roi Mohammed VI à Ouarzazate le 4 février 2016. © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

En formulant la demande d’adhésion à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, le Maroc confirme son intention de renforcer un pôle nord-ouest africain.

La nouvelle est tombée mais n’a pas surpris grand monde. Vendredi 24 février, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères envoyé à Ellen Johnson Sirleaf, présidente en exercice de l’organisation, le Maroc a demandé d’adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), où il jouit déjà d’un statut d’observateur.

Changement de voilure

Le 30 janvier, au sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, le roi du Maroc avait enterré l’Union du maghreb arabe (UMA), estimant que « sa flamme s’est éteinte parce que la foi dans un intérêt commun a disparu». Désormais, le Maroc considère que « la famille africaine est sa famille de référence ». Un autre sujet de divergence avec ses voisins algérien et mauritanien, qui, eux, croient encore au vieux rêve maghrébin et souhaiteraient le réanimer. 

Pôle nord-ouest africain

Depuis la conclusion du projet d’extension du pipeline ouest-africain entre le Maroc et le Nigeria en décembre dernier, les responsables politiques du royaume parlent de plus en plus ouvertement de leur intention de créer un pôle nord-ouest-africain. L’activisme de la monarchie marocaine dans cette partie de l’Afrique est manifeste depuis plusieurs années. Mohammed VI a effectué 23 visites dans 11 pays de la région, signant plusieurs centaines d’accords.

Après la Zambie et la Guinée, il est arrivé le 24 février à Abidjan pour une visite très économique. Les deux pays sont liés par des accords dans presque tous les domaines dont le plus important est le réaménagement de la baie de Cocody. 

Jeuneafrique.com par Nadia Lamlili

Vers une « force d’interposition » au Burundi ?

mai 19, 2015

Une manifestante anti-Nkurunziza à Musaga, le 18 mai 2015.
Une manifestante anti-Nkurunziza à Musaga, le 18 mai 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

Dans un « appel urgent » datant du 18 mai dont « Jeune Afrique » a pu se procurer une copie, Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye, deux anciens chefs d’État burundais, ainsi que plusieurs membres de l’opposition et de la société civile du Burundi appellent au déploiement d’urgence d’une « force d’interposition » dans le pays.

Ils étaient quatre pour la première lettre aux chefs d’État de la sous-région, ils ne sont plus que deux pour la seconde. Pierre Buyoya et Jean-Baptiste Bagaza n’ont pas en effet signé « l’appel urgent » datant du 18 mai adressé par deux autres anciens présidents du Burundi – Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye – aux chefs d’État de la Communauté des États d’Afrique de l’Est (EAC), de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Comesa.

Joint au téléphone par Jeune Afrique, Sylvestre Ntibantunganya se veut rassurant : « Ils n’ont pas signé parce qu’ils n’étaient pas géographiquement joignables ». Autrement dit, il n’y aurait pas de discordance de vue. Au contraire. » Pour cette deuxième lettre, nous sommes même rejoints par des représentants des partis politiques d’opposition, ceux de la société civile et les déléguées du Mouvement des femmes et filles burundaises, qui étaient conviées au dernier sommet extraordinaire de l’EAC à Dar es-Salaam« , explique celui qui a dirigé le Burundi entre 1994 et 1996.

Que réclament-ils ?

1. Pas de troisième mandat pour Nkurunziza. D’entrée, les signataires considèrent que «  la dernière tentative de coup d’État du 13 mai 2015 est venue aggraver la situation » au Burundi.

Ils espéraient que le sommet de l’EAC, court-circuité par le putsch, allait « convaincre le président Nkurunziza de respecter scrupuleusement les prescrits de l’accord d’Arusha » : ne pas briguer un troisième mandat.

2. Arrêt des violences. Dénonçant un « contexte de black out total » dans le pays, après l’incendie des radios privées qu’ils attribuent « aux forces loyalistes appuyées par la milice Imbonerakure » (la jeunesse du CNDD-FDD, parti au pouvoir), ils appellent à l’arrêt immédiat des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires et des autres violations massives des droits humains en cours selon eux.

3. Force d’interposition. Les deux chefs d’État, les opposants et les membres de la société civile signataires exigent également le déploiement d’une « force d’interposition » au Burundi. « Une force destinée à dissuader tout ce qui pourrait porter atteinte à la sécurité de la population burundaise », explique Sylvestre Ntibantunganya.

« La région et la communauté internationale se doivent d’être vigilantes lorsque l’on connaît l’histoire de la sous-région », avertit l’ex-président, faisant allusion notamment au génocide rwandais de 1994 au cours duquel « le monde n’avait pas agi avec l’urgence qu’il fallait ».

4. Report des élections et réouverture des radios privées. Les signataires réitèrent enfin leur appel au report des scrutins législatifs, communaux (26 mai) et présidentiel (26 juin). « L’environnement politico-sécuritaire actuel ne permet pas la tenue des élections » au Burundi, écrivent-ils, soulignant également la nécessité de « rétablir dans l’immédiat le fonctionnement des différents organes de presse » dans le pays.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula