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Années de plomb: la justice française examine l’extradition en Italie d’ex-militants d’extrême gauche

mars 21, 2022
Années de plomb: la justice française examine l’extradition en Italie d’ex-militants d’extrême gauche© AFP/Archives/Alain JOCARD
Source AFP

La justice française va examiner, à partir de mercredi et jusqu’à la fin du mois d’avril, les demandes d’extrader en Italie dix anciens militants d’extrême gauche, condamnés dans leur pays pour des actes de terrorisme dans les années 1970-1980, et réfugiés en France depuis parfois plus de trente ans.

Au printemps 2021, après des mois de tractations avec Rome, le président français Emmanuel Macron avait décidé de favoriser la mise à exécution des demandes d’extradition renouvelées par l’Italie pour quatre anciens militants d’extrême gauche et six anciens membres des Brigades rouges. Jusqu’alors, Paris n’avait quasiment jamais accédé aux requêtes de Rome.

Mercredi, la première audience au fond de la chambre des extraditions de la cour d’appel de Paris concerne Enzo Calvitti, psychothérapeute à la retraite de 67 ans et ancien des Brigades rouges. Il a été condamné par contumace à 18 ans de réclusion pour « association à finalité terroriste » et « participation à une bande armée ».

Son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, va rappeler aux magistrats l’engagement pris en 1985 par François Mitterrand de ne pas extrader les anciens activistes ayant rompu avec leur passé, a-t-il indiqué à l’AFP.

Sept d’entre eux avaient été interpellés le 28 avril 2021, deux s’étaient présentés à la justice le lendemain et un dernier avait été arrêté en juillet.

Les autorités italiennes les réclament en vertu de condamnations, que plusieurs contestent, pour des actes de terrorisme commis en Italie dans les années 1970-1980, « les années de plomb ». Tous ont refusé leur remise à l’Italie et ont été placés sous contrôle judiciaire dans l’attente des audiences au fond qui vont se succéder jusqu’au 20 avril.

Restaurateur, assistante sociale, éducatrice spécialisée, psychothérapeute: ces militants, huit hommes et trois femmes, âgés de 61 ans à 78 ans, ont refait leur vie depuis les années 1980 en France.

Réclamer plus de « trente ans après l’asile, quarante ans après les faits » leur extradition pose « des problèmes de droit infranchissables sur la chose jugée, la sécurité juridique, des prescriptions trafiquées, la vie privée et familiale », a estimé auprès de l’AFP Me Irène Terrel, avocate de sept d’entre eux, dont Marina Petrella, ex-dirigeante de la « colonne romaine » des Brigades rouges.

« Réussite de la réinsertion »

« D’un point de vue du droit je suis confiante » quant au refus des juges de les remettre à l’Italie, « mais je suis méfiante sur la raison d’Etat », a-t-elle ajouté, dénonçant « une pure instrumentalisation » de la justice par le pouvoir politique « qui fait des dégâts intolérables sur les aspects humains ».

Cette menace d’extradition, à rebours des promesses de la France, constitue « un non sens, un châtiment vain et cruel » qui risque « d’envoyer mourir en prison ces dix personnes », ont dénoncé leurs familles début mars lors d’une conférence de presse organisée par la Ligue des droits de l’homme (LDH).

« Cela fait presque un an que nous vivons dans l’angoisse de perdre nos êtres chers, que nous sommes déphasés, perdus du fait de cet anachronisme qui nous tombe dessus », a témoigné sous couvert d’anonymat la femme d’un des mis en cause. « Pourquoi un tel revirement, alors que la pleine et entière réussite du pari de la réinsertion ne peut être contestée par personne ? »

Leur éventuelle extradition ignorerait « leur parcours, de la lutte armée à la paix civile », a considéré lors de cette conférence de presse le psychiatre Paul Brétécher. « Comme si le temps s’était arrêté en 1980 » et que « le qualificatif de terroriste formulé dans une lointaine époque devait ad vitam aeternam rester accolé à ceux qui justement ont su se déprendre des logiques du terrorisme ».

Lors des premiers débats à l’été 2021 portant sur la validité des demandes d’extraditions, les magistrats avaient enjoint aux autorités italiennes de fournir diverses pièces, estimant que les dossiers étaient incomplets.

Mercredi, la chambre des extraditions doit aussi examiner la situation de Giorgio Pietrostefani, le doyen de 78 ans, gravement malade. Son avocate, Me Terrel, va demander aux magistrats d’ordonner un complément d’information, la procédure de son client étant « carencée » selon elle.

Par Le Point avec AFP

France/Immigration : avec 132.600 demandes en 2019, l’asile poursuit sa hausse en France

janvier 21, 2020

Les principaux pays d’origine des demandeurs d’asile étaient l’Afghanistan, la Guinée, la Géorgie et l’Albanie, les demandes provenant de ces deux dernières nations constituant une «anomalie», selon Beauvau.

Evacuation d'un camp de migrants et de demandeurs d'asile au parc de La Vilette, en août 2019 à Paris.
Evacuation d’un camp de migrants et de demandeurs d’asile au parc de La Vilette, en août 2019 à Paris. Martin BUREAU / AFP

Les demandes d’asile ont augmenté de 7,3% l’an dernier, avec 132.614 dossiers déposés à l’agence chargée d’attribuer le statut de réfugié, tandis que les expulsions ont augmenté de 19%, selon les statistiques de l’immigration publiées mardi par le ministère de l’Intérieur.

Après une hausse de 22% en 2018, les demandes enregistrées par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ont enregistré une progression moins forte l’an dernier. Elles ont atteint leur niveau le plus élevé depuis la crise migratoire de 2015, lorsque la France n’enregistrait que 80.000 demandes.

Si cette demande augmente alors que les «flux irréguliers entrant en Europe ont beaucoup baissé», c’est «en raison des mouvements secondaires» qui font de la France un «pays de rebond» pour des personnes ayant cherché asile dans un autre pays dans un premier temps, explique-t-on au ministère de l’Intérieur.

Demandeurs d’asile : faut-il durcir les critères ?
Débat dans Points de vue sur les demandes d’asile en France, alors que près de 10.000 demandes de statut de réfugié déposées en France depuis le 1er janvier 2019 par des Géorgiens et des Albanais.

Les principaux pays d’origine des demandeurs d’asile en 2019 restaient, comme l’année précédente, l’Afghanistan (9163 demandes) et la Guinée (6027). En troisième et quatrième position, la Géorgie (5780) et l’Albanie (5599), deux pays dits «sûrs», continuent de représenter une «anomalie», relève l’Intérieur.

«On est le premier pays en Europe de destination des demandeurs d’asile multiples. Et en 2019, on devrait encore être le premier pays d’Europe pour les demandes d’asile issues de ces deux nationalités, qui se caractérisent par un taux de protection faible», poursuit-on au ministère.

Aux 132.614 dossiers déposés, comprenant les mineurs accompagnants et les réexamens, il convient d’ajouter les 39.630 personnes ayant déposé une demande d’asile en préfecture et relevant de la procédure dite Dublin, c’est-à-dire des personnes dont la demande relève du premier pays d’entrée en Europe.

L’année 2019 a par ailleurs vu une augmentation significative de 9,5% du nombre de personnes ayant obtenu l’asile, avec 36.512 dossiers acceptés contre 33.330 l’année précédente.

Par ailleurs, le total des expulsions d’étrangers en situation irrégulière a augmenté de 19%, avec 23.746 éloignements.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Irlande croule sous les demandes de passeports après le Brexit

juin 27, 2016

L’Irlande a enregistré une forte hausse des demandes de passeport de la part de ressortissants britanniques, a indiqué le ministère irlandais des Affaires étrangères. Après le Brexit, nombreux sont ceux qui souhaitent rester citoyens de l’Union européenne.

Toute personne née en république d’Irlande, en Irlande du Nord ou ayant un parent ou un grand-parent de nationalité irlandaise est éligible à un passeport irlandais. On estime à plus de six millions le nombre de personnes d’ascendance irlandaise résidant en Grande-Bretagne.

Les bureaux de poste d’Ulster sont à court de formulaires. L’ambassade d’Irlande à Londres a elle reçu plus de 4000 dossiers contre les quelque 200 enregistrés quotidiennement en temps normal, a précisé une source diplomatique.

Une forme d’inquiétude
« Cette hausse exprime clairement une forme d’inquiétude parmi les détenteurs de passeports britanniques de voir prendre fin brutalement les avantages dont ils bénéficient en tant que citoyens européens », explique le ministre irlandais des Affaires étrangères, Charlie Flanagan, dans un communiqué.

Un membre du Sinn Féin, principale formation républicaine d’Irlande du Nord, a demandé aux autorités de Dublin d’ouvrir à Belfast une antenne dédiée à la délivrance de passeports. Même le député unioniste Ian Paisley Jr., fils d’un farouche opposant aux revendications des nationalistes en faveur d’un rapprochement avec l’Irlande, a proposé son aide.

« Mon conseil est que si vous avez droit à un second passeport, prenez-le. J’ai signé tout un tas de formulaires pour des administrés », écrivait-il sur Twitter après le référendum de jeudi.

Romandie.com avec(ats / 27.06.2016 16h24)