Posts Tagged ‘Démantèlement’

Maroc: la «cellule terroriste» démantelée ciblait des «sites sensibles en mer»

octobre 28, 2019

 

Une «cellule terroriste» affiliée au groupe Etat islamique (EI) démantelée vendredi au Maroc comptait attaquer des sites «sensibles en mer» et sur le littoral de Casablanca, a annoncé ce lundi la police marocaine.

Sept hommes accusés d’appartenir à cette cellule ont été interpellés vendredi au cours d’une opération antiterroriste menée à Tamaris, au sud de la capitale économique Casablanca, ainsi qu’à Chefchaouen et Ouazzane, dans le nord du pays. «Leurs préparatifs étaient à un stade très avancé pour perpétrer des actes terroristes visant des sites sensibles en mer et à l’intérieur de Casablanca, dans le but de nuire aux intérêts économiques du royaume», a déclaré à la presse Abdelhak Khiam, le patron du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ, antiterrorisme).

«Des équipements de plongée, un zodiac, des cagoules, des armes et des munitions ont été saisis pendant les perquisitions», a-t-il poursuivi, en précisant que le chef présumé était un «maître-nageur». «Les suspects disposaient de points de repli dans des zones montagneuses dans le nord, près de Chefchaouen et Ouazzane», a déclaré Abdelhak Khiam, où ils comptaient se replier après leurs attaques selon des premiers éléments de l’enquête.

En contact sur les réseaux sociaux

Le chef présumé avait tenté de rejoindre les rangs de l’EI dans la région du Sahel en 2016, mais des «cadres opérationnels de cette organisation, avec qui il était en contact sur les réseaux sociaux, l’ont incité à commettre des attaques à l’intérieur du royaume», selon la même source. Des recherches sont en cours pour identifier un «intermédiaire soupçonné d’être Syrien» qui aurait fourni les moyens logistiques, a ajouté le patron du BCIJ.

Longtemps épargné par les violences liées aux groupes djihadistes, le Maroc a été le théâtre l’an dernier d’une attaque d’un groupe basé à Marrakech contre deux touristes scandinaves, décapitées au nom de l’EI dans les montages du Haut-Atlas (sud). Le procès en appel doit se conclure cette semaine. Trois Marocains ont été condamnés à la peine de mort -non appliquée au Maroc depuis 1993- en première instance. Des peines allant de cinq ans de prison à la perpétuité ont sanctionné 21 autres prévenus accusés d’appartenir à ce groupe, dont les activités n’avaient pas été détectées.

Le Figaro.fr avec AFP

Un trafic de cannabis entre le Maroc et la France démantelé

octobre 5, 2019

 

Un trafic de résine et d’herbe de cannabis entre le Maroc et la France a été démantelé dans la nuit de mardi à mercredi avec l’interpellation de quatre personnes et la saisie d’environ 600 kg de drogue, a annoncé la gendarmerie française. L’enquête avait débuté après une première saisie de 150kg de résine de cannabis, dont la date et le lieu n’ont pas été précisés.

Le commanditaire, «défavorablement connu et en fuite à l’étranger», organisait des remontées régulières de résine et d’herbe de cannabis depuis le Maroc, en passant par l’Espagne, où des complices venaient récupérer le chargement, précise vendredi la gendarmerie dans un communiqué, qui estime que ce trafic générait un chiffre d’affaires de 200.000 euros par semaine.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les deux véhicules d’un convoi ont été interceptés sur une autoroute du sud de la France, près de Narbonne. Trois personnes ont été interpellées et 528 kg de résine de cannabis et 90 kg d’herbe ont été saisis. À Clermont-Ferrand (centre), un quatrième homme a été arrêté en possession de 200.000 euros en espèces. Les quatre interpellés, âgés «d’une trentaine à une cinquantaine d’années», étaient déjà connus de la police et de la gendarmerie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Grèce: démantèlement d’un réseau de trafic d’ovaires et de nourrissons

septembre 25, 2019

 

Un réseau de trafiquants vendant ovaires et nourrissons de femmes venues principalement de Bulgarie a été démantelé mercredi 24 septembre à Thessalonique, au nord de la Grèce, a annoncé la police grecque.

Les femmes, des Bulgares, des Géorgiennes et des Roms grecques, étaient emmenées dans des cliniques privées de Thessalonique pour accoucher ou se faire prélever leurs ovaires, selon la police grecque. Les enquêteurs ont dénombré 22 cas d’adoptions illégales et 24 cas de ventes d’ovaires dans le cadre de trafic d’un montant supérieur à 500.000 euros depuis 2016, selon la police. Douze personnes ont été arrêtées mercredi, parmi lesquelles un médecin, un avocat, et deux employés de cliniques privées de Thessalonique. Mais 66 autres personnes pourraient être impliquées dans ce réseau soupçonné aussi de blanchiment d’argent. A la tête des opérations se trouveraient un avocat et une gynécologue, selon les enquêteurs grecs. «Les familles candidates à l’adoption donnaient entre 25.000 et 28.000 euros pour adopter un enfant, ce prix comprenait l’argent versé à la mère biologique, à l’avocat, les frais d’hospitalisation et le pourcentage versé aux intermédiaires du réseau», a expliqué Christos Dimitrakopoulos, le chef de la police de Thessalonique. Les femmes qui faisaient partie du réseau touchaient entre 4000 et 5000 euros pour accoucher en Grèce.

En Grèce, la lenteur des procédures légales d’adoption, qui peuvent prendre jusqu’à cinq ans, conduit de nombreux candidats à l’adoption à recourir à ce type de trafics illégaux. Le gouvernement précédent du premier ministre Alexis Tsipras avait réformé les procédures d’adoption pour réduire le temps d’attente. En 2011, 10 Bulgares et deux Grecs avaient été poursuivis pour avoir acheminé en Grèce 17 femmes bulgares enceintes, pour vendre leurs nouveaux-nés. En 2013, la petite Maria, surnommée l’«ange blond» par les médias grecs, avait été retrouvée dans un camp rom et confiée à une association, «Le sourire de l’enfant». L’intérêt médiatique pour Maria avait poussé les autorités bulgares à se pencher sur les trafics de bébés à l’étranger, notamment en Grèce. Les parents roms bulgares de Maria, vivant dans une extrême pauvreté, l’avaient abandonnée à l’âge de sept mois et avaient fait l’objet d’une enquête pour vente d’enfant en Bulgarie. Le couple rom chez qui la fillette avait été retrouvée avait finalement été blanchi de l’accusation d’enlèvement d’enfant.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Corée du Nord: Pyongyang lancera le démantèlement de son site d’essais atomiques entre le 23 et 25 mai

mai 12, 2018

Photographie fournie le 13 avril 2017 par le Centre national d’études spatiales (CNES), Airbus Defense and Space et le site 38 North, montrant une image satellite prise le 12 avril 2017 du site d’essais nucléaires nord-coréen de Punggye-ri / © CNES/AFP / HO

La Corée du Nord « prend des mesures techniques » pour démanteler son site d’essais atomiques et invitera des journalistes étrangers à une cérémonie de lancement du processus entre les 23 et 25 mai, a annoncé samedi l’agence d’Etat KCNA.

« Une cérémonie de démantèlement du site d’essais atomiques est maintenant prévue entre les 23 et 25 mai, en fonction des conditions météorologiques », a indiqué l’agence, qui cite un communiqué du ministère nord-coréen des Affaires étrangères.

A l’occasion d’un sommet intercoréen historique le 27 avril, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avait proposé à Séoul de fermer en mai son seul site connu d’essais nucléaires, Punggye-ri, une installation secrète près de la frontière avec la Chine.

Ce site souterrain a été le théâtre des six essais nucléaires menés par Pyongyang dont le dernier en date remonte à septembre.

Le site, entouré de sommets escarpés, est creusé profondément sous une montagne granitique de 2.000 m d’altitude dans le Hamqyong du Nord, province du nord-est frontalière de la Chine. Il est réputé l’endroit idéal pour résister aux forces déchaînées par des explosions nucléaires.

Son existence a été mise au jour en octobre 2006 avec le premier test nucléaire nord-coréen, au temps de Kim Jong Il, le père aujourd’hui décédé de M. Kim. Depuis, il est scruté par des images satellitaires.

Certains experts ont estimé qu’il s’agissait d’une concession de façade car le site pourrait être déjà inutilisable en raison du « syndrome de la montagne fatiguée ». Selon des sismologues chinois cités en avril sur le site de l’Université de science et technologie de Chine, le dernier essai a provoqué un effondrement de roches à l’intérieur de la montagne.

Romandie.com avec(©AFP / 12 mai 2018 15h57)                

La Belgique conclut son plan de reprise pour Dexia

octobre 10, 2011

L’Etat belge va débourser 4 milliards pour nationaliser Dexia Banque Belgique. Le royaume garantira 60% de la «bad bank» contre 36,5% pour la France. Un accord reste à trouver pour les activités françaises.

Les contours de la nationalisation de Dexia se dessinent. Au moment où Nicolas Sarkozy et Angela Merkel discutaient du sauvetage des banques de la zone euro à Berlin, le premier ministre François Fillon, son homologue Yves Leterme et des représentants luxembourgeois se sont eux penchés sur ce dossier à l’occasion d’un sommet aux allures de marathon. Et ce matin, à l’issue d’un conseil des ministres, la Belgique a décidé de prendre le contrôle de 100% de Dexia Banque Belgique, l’entité belge de l’établissement présente dans la banque de détail, moyennant un investissement de 4 milliards d’euros. Un prix dans le bas de la fourchette de valorisation espérée par les actionnaires, qui misaient sur un montant compris entre 3 et 7,5 milliards d’euros.

Le ministre belge des Finances Didier Reynders a qualifié ce montant de «raisonnable». L’offre de l’Etat belge entraînerait, sur la base des comptes arrêtés à fin juin, une perte «de l’ordre de 3,8 milliards d’euros» pour la banque. Le mécanisme validé par le conseil prévoit un éventuel complément de prix en cas de revente dans un délai de cinq ans. La Belgique entend en effet rester plusieurs années propriétaire de cette banque, afin d’en «assurer la continuité» avant d’adosser le réseau à un acteur privé.

De son côté, le ministre des Finances du Luxembourg, Luc Frieden, a annoncé qu’un groupe d’investisseurs liés à la famille royale du Qatar allait acquérir la branche luxembourgeoise de la banque en crise, Dexia BIL, présente dans la banque de détail et la gestion d’actifs.

Les États «attentifs au sort des employés»
Le conseil d’administration de Dexia soutient l’offre de Bruxelles, estimant qu’elle s’inscrit dans «l’intérêt social» du groupe. Il assure par ailleurs que les 600 employés de la holding Dexia seront reclassés dans les différentes filiales promises à une reprise. «Selon leur situation géographique», ces salariés pourront intégrer la filiale belge Dexia Banque Belgique, la filiale française Dexia Crédit Local ou l’entité luxembourgeose Dexia BIL, souligne le conseil d’administration.

Même son de cloche à Matignon. Le gouvernement français affirme que les trois gouvernements parties prenantes à l’avenir de la banque «seront particulièrement attentifs à ce que les droits et les intérêts des employés du groupe et de ses filiales soient préservés». Le groupe Dexia comptait environ 35.200 employés fin juin, l’essentiel réparti en Belgique, en France et en Turquie.

Garantie de 90 milliards

Parallèlement, les Etats se sont mis d’accord sur la répartition des 90 milliards d’euros de garantie à apporter à la future «bad bank» qui subsistera à l’issue du démantèlement, soit la structure de défaisance pour isoler les actifs à risques. «Les Etats sont convenus de se répartir cette garantie dans des proportions identiques à celles de 2008 (lors du sauvetage de Dexia), soit 60,5% pour la Belgique, 36,5% pour la France et 3% pour le Luxembourg», précise le gouvernement belge. Lors du sauvetage de Dexia en 2008, le montant de la garantie apportée par les trois États s’élevait à 150 milliards d’euros.

La «band bank» devra payer des primes sur ces garanties dont une immédiate de 450 millions d’euros dont 270 millions pour la Belgique, a indiqué Didier Reynders.

De son côté, l’Etat français doit créer une nouvelle banque dédiée aux collectivités, détenue à la fois par la Banque Postale et par la Caisse des dépôts CDC. Le conseil d’administration de Dexia a mandaté l’administrateur Pierre Mariani pour mener ces négociations. Sa copie pour un plan détaillé de reprise de cette branche est attendue «dans les prochaines semaines».

Lefigaro.fr par Mathilde Golla

San Pedro: Plus de 38.000 ex-miliciens profilés

juin 30, 2011

La mission du PNRRC à l’intérieur du pays tire à sa fin. Mardi dernier, Djouha Kéhi Edouard a fait le point à la presse.

Djouha Kéhi Edouard, conseiller spécial du coordonnateur national du Programme national de réinsertion et de réhabilitation communautaire(Pnrrc) est depuis le 5 juin dernier à l’intérieur du pays. Il est en mission préparatoire de sensibilisation et d’information sur la prochaine opération de revue des effectifs des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) et de profilage des associés au conflit.

Après les étapes du Worodougou, de la région des Montagnes, du Moyen-Cavally, du Haut-Sassandra, le conseiller de Ouattara Kossominan Daniel a fait, mardi dernier, à San Pedro, le bilan de sa mission à mi-parcours. C’était au cours d’une conférence de presse tenue à la préfecture de la cité portuaire. « le profilage d’ex-miliciens ayant participé au dépôt volontaire d’armes a permis de lister environ 300 nouveaux miliciens, en addition des 38. 033 ex-miliciens antérieurement profilés par le Pnrrc et qui figuraient déjà dans notre base de données», a-t-il déclaré. Il a tenu à préciser que l’opération de revue des effectifs Frci et le profilage des associés ont démarré le 8 mai dernier à Abidjan. Ce qui a permis de dégager trois catégories de personnes identifiées à savoir, les éléments pour l’ar­mée nouvelle (Ean) et les additifs de sécurité( Ads), les jeunes associés et les groupes d’auto-défense (Gad). Et le bilan partiel a permis « de confirmer plus de 8.000 éléments issus des ex-FaFn pour l’armée nouvelle-Frci. Et environ 11.000 jeunes associés ont été profilés ».

Kéhi Edouard termine enfin en indiquant que la mission préparatoire en cours a donc pour objectif de préparer les bureaux régionaux du Pnrrc en charge du profilage. De même, il s’agit d’impliquer les autorités administratives, militaires et politiques régionales dans la gestion de ces opérations. Il sera aussi question d’évaluer le niveau d’exécution des projets de réin­sertion, d’informer les partenaires du Pnrrc des activités à venir, et de sensibiliser les cibles à profiler. Il s’agit des Frci, des groupes d’autodéfense et des communautés d’accueil. La mission en cours a relevé, selon Kéhi, « de vastes insuffisances d’infrastructures communautaires de base ». L’émissaire du Pnrrc a tenu à rassurer sur l’engagement du gouvernement à œuvrer pour la restauration d’un climat de sécurité et de paix pour tous. Tous les ex-combattants démobilisés et les ex-miliciens démantelés, a-t-il indiqué, seront assistés, orientés et réinsérés dans le tissu socio-économique.

Avant ces points, le conseiller de Kossomina Daniel avait évoqué le con­texte de sa mission. Celle-ci s’inscrit dans la volonté de l’exécutif ivoirien de procéder le plus tôt possible à la revue des effectifs en vue de l’encasernement des Frci d’une part, et d’autre part, au désarmement et au démantèlement des miliciens.

Nord-Sud Allah Kouamé à San Pedro