Posts Tagged ‘Démission’

Démission de la ministre des Finances du Nigeria, accusée d’usage de faux

septembre 15, 2018

Abuja – La ministre des Finances du Nigeria, Kemi Adeosun, a présenté vendredi au président Muhammadu Buhari sa lettre de démission après avoir été accusée d’avoir falsifié un document dans le but d’échapper au service national obligatoire.

« J’ai aujourd’hui pris connaissance des conclusions de l’enquête à la suite de l’allégation d’un média en ligne, selon laquelle le certificat d’exemption du Service national pour la jeunesse (National Youth Service Corp, NYSC) que j’ai présenté n’était pas authentique », a déclaré la ministre démissionnaire dans sa lettre.

Ces dernières semaines, Mme Adeosun était au coeur d’une polémique après les révélations du site d’informations indépendant Premium Time, qui l’a accusée d’avoir obtenu un faux certificat d’exemption du NYSC.

Dans le cadre d’un programme instauré au début des années 1970 pour promouvoir l’unité entre les groupes multiethniques du Nigeria, après une guerre civile de 30 mois, les diplômés de moins de 30 ans sont censés servir la nation pendant un an.

Mme Adeosun, qui a suivi ses études et a été diplômée à l’étranger à 22 ans, n’est retournée au Nigeria qu’à 34 ans et n’a pas effectué son année de service.

Âgée de 51 ans, la désormais ex-ministre a déclaré qu’elle démissionnait afin de préserver l’intégrité du gouvernement.

« Cela a été un choc pour moi et je crois que, conformément à l’accent mis par cette administration sur l’intégrité, je dois faire la chose honorable et démissionner », a ajouté Kemi Adeosun, qui avait été nommée par M. Buhari en 2015.

Le président nigérian a accepté la démission de sa ministre, qui était reconnue pour avoir aidé le Nigeria à sortir de la récession.

« Le président a remercié la ministre pour les services qu’elle a rendus à la nation et lui a souhaité bonne chance dans ses futures activités », a déclaré le cabinet présidentiel, ajoutant que la vice-ministre du budget, Zainab Ahmed, gèrerait son portefeuille.

M. Buhari, 75 ans, arrivé au pouvoir en 2015 en promettant de vaincre Boko Haram et en mettant en avant un programme anticorruption, est candidat à sa réélection aux élections de 2019.

Le principal parti d’opposition, le Parti démocratique populaire (PDP), a salué la démission de la ministre mais a réclamé « son arrestation immédiate et des poursuites judiciaires ».

Il a aussi souligné que le gouvernement actuel avait tenté de défendre Mme Adeosum dans un premier temps et l’a accusé de « protéger ses nombreux responsables malhonnêtes et corrompus ».

La ministre n’a accepté de partir que sous la pression, selon le PDP, qui ajoute que le gouvernement fédéral tentait de « l’aider à échapper à des poursuites ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 11h47)                                                        

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France: le départ de la ministre des Sports lié à sa « situation fiscale »

septembre 4, 2018

Paris – La démission mardi de la ministre française des Sports, Laura Flessel, est liée à sa « situation fiscale », a affirmé à l’AFP une source proche du dossier, confirmant des informations de presse.

L’ancienne championne olympique d’escrime, qui a démissionné en invoquant « des raisons personnelles », « a décidé de partir pour des raisons liées à sa situation fiscale », a indiqué cette source.

« Elle n’a fait aucune erreur. Ce n’est pas la cause de son départ », a de son côté affirmé l’entourage de l’ex-ministre à l’AFP, précisant que le litige concerne « sa société de droits à l’image dont son mari était gérant ».

Selon le site d’information Mediapart, le fisc a récemment saisi la Commission des infractions fiscales (CIF) après avoir découvert des manquements déclaratifs de la ministre concernant cette société exploitant le droit à l’image de l’ancienne championne.

Cette société, Flessel and co, a fait l’objet d’une « dissolution anticipée » le 30 septembre 2017. D’après le procès-verbal de dissolution, dont l’AFP a eu connaissance, Laura Flessel y apparaissait propriétaire de 875 parts sur 1000, son mari, Denis Colovic, de 125 parts.

Sollicitée par l’AFP, l’administration fiscale a répondu que, « soumise au secret professionnel et fiscal, (elle ne pouvait pas) s’exprimer sur des dossiers particuliers ou en cours sans contrevenir à la loi ».

Romandie.com avec(©AFP / 04 septembre 2018 15h04)                                                        

France: la démission de Hulot, symbole d’un « gâchis » pour les ONG

août 28, 2018

Paris – Voici des réactions d’ONG et de défenseurs de l’environnement à la démission de Nicolas Hulot, annoncée mardi.

– Florent Compain, président des Amis de la Terre

(sur Twitter)

« Démission de Nicolas Hulot ! Après un été qui nous a donné un avant goût de ce qui nous attend. Nous sommes d’accord sur le constat. Face au plus grand péril jamais connu pour l’homme, le gouvernement d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe est le problème et pas la solution. »

– Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France

(sur Twitter)

« Quel gâchis! Il aura essayé mais n’a jamais pu s’imposer dans un gouvernement pour lequel l’écologie n’est qu’un vernis. Alors que l’été a montré l’ampleur des dérèglements du climat, le gouvernement n’a pas le choix : avec ou sans Hulot, il doit faire de l’écologie une priorité ».

– Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH, ex-Fondation Nicolas Hulot)

« La lutte contre les conséquences du réchauffement climatique – singulièrement pour les plus démunis-, les combats pour un monde plus respectueux de l’autre et du vivant perdent leur seul défenseur au gouvernement. Triste journée. Sincérité de l’homme. Merci Nicolas Hulot d’avoir essayé ».

– Dominique Bourg, vice-président de la FNH et proche de Nicolas Hulot (sur Twitter)

« Enfin Nicolas Hulot a démissionné après des mois d’avancées en trompe l’oeil ! C’était nécessaire, bravo ! »

– Agir pour l’environnement (sur Twitter)

« Avec la démission de Nicolas Hulot de ce gouvernement productiviste, la communication plus verte que verte d’Emmanuel Macron a fait pschitt et le greenwashing de ce gouvernement apparaît désormais au grand jour. »

– Jean Jouzel, climatologue (sur France Inter)

« Je le regrette, mais je le comprends pour avoir rencontré Nicolas Hulot récemment. J’espérais qu’il pourrait rester au gouvernement, mais je comprends très bien qu’il y a très peu de choses qui se font. (…). Ce n’est pas son départ qui va changer les choses malheureusement.

– Corinne Lepage, ex ministre de l’Environnement

(sur Twitter)

« Nicolas Hulot quitte le gouvernement. Bravo et enfin. Il aura fallu la goutte d’eau des chasseurs pour faire déborder un vase plein depuis des mois qui marque la régression que j’avais soulignée à plusieurs reprises de l’environnement en France. »

– Fondation Brigitte Bardot (sur Twitter)

« Démission de Nicolas Hulot : constat d’échec sur toute la ligne, terrible gâchis qui envoie un signal inquiétant sur la politique défendue par le gouvernement aux bottes des lobbies pro chasse, pro agrochimie et contre toute forme d’évolution positive de la condition animale en France ».

– Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), à l’AFP

« Je ne suis pas surpris (par la démission de Nicolas Hulot), pour tout vous dire on s’était entretenu hier. Ce matin on a le sentiment d’être un peu orphelins. Soit le président entend le message de Nicolas Hulot, soit il persiste, et c’est très inquiétant. Rien n’a changé depuis 40 ans et le livre écrit par Robert Poujade (premier ministre de l’environnement en France) qui s’appelait +Le ministère de l’impossible+. La boucle est bouclée… »

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2018 08h23)                                                        

Un voyage privé en Iran coûte son poste à un ministre norvégien

août 13, 2018

Oslo – Le ministre norvégien de la Pêche, Per Sandberg, a démissionné lundi après avoir enfreint les règles de sécurité lors d’un voyage privé en Iran avec une ex-reine de beauté d’origine iranienne.

Numéro deux du parti du Progrès (droite anti-immigration), M. Sandberg, 58 ans, a admis s’être rendu en Iran en juillet avec sa nouvelle compagne de 28 ans sans avoir au préalable averti les services du Premier ministre et en emportant son téléphone portable de fonction.

Les services de sécurité norvégiens citent régulièrement l’Iran comme l’un des pays les plus actifs en matière d’espionnage, avec la Chine et la Russie.

« Per a lui-même demandé à partir, et j’estime que c’est une bonne décision », a déclaré la Première ministre conservatrice, Erna Solberg, lors d’une conférence de presse. « Il n’a pas fait preuve du bon sens nécessaire en matière de gestion de la sécurité », a-t-elle dit.

L’affaire agitait les médias norvégiens depuis deux semaines et alimentait les critiques tant dans l’opposition qu’au sein du parti du Progrès, au pouvoir au sein d’une coalition regroupant aussi les conservateurs et les libéraux.

Sous pression, M. Sandberg a présenté des excuses mais il a finalement été rattrapé par les révélations distillées jour après jour. Il est par exemple apparu qu’il avait aussi violé les protocoles de sécurité en emmenant son téléphone professionnel en Chine en mai.

« C’est triste », a-t-il affirmé devant la presse. « J’avais pensé pouvoir boucler certains projets », a-t-il ajouté, sans vouloir commenter à ce stade les aspects privés de l’histoire.

Celle-ci est particulièrement pimentée pour les médias en raison de l’identité de la nouvelle conjointe du désormais ex-ministre.

De 30 ans sa cadette, Bahareh Letnes est une ex-reine de beauté devenue femme d’affaires. Elle avait été déboutée trois fois de sa demande d’asile en Norvège et expulsée avant d’obtenir finalement un permis de séjour au motif qu’elle risquait un mariage forcé en Iran.

Favorable à une politique d’immigration stricte, le parti du Progrès préconise l’expulsion rapide des demandeurs d’asile déboutés et est généralement critique à l’égard des étrangers qui retournent dans leur pays d’origine après avoir décroché des papiers dans le royaume nordique.

Les services de sécurité intérieure ont ouvert une enquête sur Bahareh Letnes, qui nie tout lien avec le régime iranien.

M. Sandberg sera remplacé au gouvernement par Harald Tom Nesvik, membre de la même formation politique. Il a aussi renoncé à la vice-présidence du parti.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2018 12h57)                                                        

Congo: L’UPADS exige la démission de Thierry Moungalla et d’André Oko Ngakala

juillet 30, 2018

Tsaty Mabiala, Secrétaire général de l’UPADS

 

La polémique enfle entre les politiques, la police et les familles de treize jeunes garçons retrouvés morts en début de semaine dans le commissariat de Chacona à Mpila dans le 6e arrondissement de Brazzaville. Certaines familles n’ont pas encore retrouvé les corps de leurs enfants et menacent de saisir la justice. La démission du ministre de la Communication et du procureur est désormais réclamée, notamment par l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, première formation d’opposition).

L’UPADS a noté que la séance de la question d’actualité à l’Assemblée nationale du 26 juillet n’a pas permis aux Congolais d’en savoir plus sur les circonstances de la tragédie qui s’est produite au commissariat de Chacona, en raison des déclarations contradictoires du gouvernement et du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Brazzaville. Aussi exige-t-elle le départ du gouvernement du ministre Thierry Lézin Moungalla et la démission du procureur de la République, André NGakala Oko.

L’UPADS a demandé, en outre, la prise des mesures sévères à l’encontre des auteurs de cette tragédie ainsi que la mise en place d’une commission d’enquête indépendante composée des parlementaires, des représentants de la société civile et des hauts fonctionnaires de l’Etat.

Le 23 juillet, le procureur de la République, André Oko NGakala avait annoncé l’ouverture d’une enquête aux fins « d’élucider les causes et les circonstances de ce drame ». Il présentait les faits tels que, dans la nuit du 22 au 23 juillet 2018, « deux groupes de bandits appelés « bébés noirs », appartenant aux écuries Américains et Arabes, se sont affrontés avec toutes sortes d’armes. Cet affrontement a entraîné mort d’hommes ».

Pour Thierry Moungala, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, «il ne s’est pas passé quelque chose au commissariat. Mais d’abord en amont il y a eu, dans la nuit du 22 au 23 juillet, un incident grave dans un quartier situé dans l’arrondissement 9, Djiri: une rixe absolument épouvantable entre deux bandes rivales. Deux bandes communément appelées, pour ce qui concerne ces voyous, des ‘bébés noirs’, qui se sont affrontées de manière très violente sur la voie publique avec toutes sortes d’armes ; blanches, comme au moins une arme à feu qui a été retrouvée. Et cet affrontement a entrainé la mort de plusieurs hommes, hélas. Voilà les faits. Le temps que les services de police compétents viennent sur les lieux, mettent fin à la rixe, embarquent tous ceux qui étaient encore présents sur les lieux, il y a d’abord eu constat sur place, hélas, de quelques morts. Et ensuite, un transfert des individus qui étaient maîtrisés par les forces de police vers le commissariat de Chacona. Les services de police ont constaté au PSP qu’un certain nombre d’individus étaient très, très mal en point et ils les ont dirigés ensuite vers les services d’urgence qui sont compétents ».

Sacer-infos.com par Stany Franck

Couverture d’actes pédophile: le pape accepte la démission d’un archevêque australien

juillet 30, 2018

Le pape lors d’un discours place Saint-Pierre au Vatican le 22 juillet 2018 / © AFP/Archives / Andreas SOLARO

Le pape François a accepté lundi la démission d’un archevêque australien condamné dans son pays à un an de prison pour avoir couvert des actes de pédophilie et pourtant initialement réticent à quitter ses fonctions.

« Le Saint-père a accepté la démission de ses fonctions pastorales de l’archevêché d’Adélaïde (dans le sud de l’Australie, ndlr) présentée par Mgr Philip Edward Wilson », a annoncé le Vatican dans une courte déclaration.

Agé de 67 ans, Philip Wilson, l’archevêque d’Adélaïde, avait été condamné le 3 juillet à un an de prison, devenant ainsi l’un des ecclésiastiques les plus haut placés dans la hiérarchie catholique mondiale à être sanctionnés par la justice civile.

Dès le mois de mai, il avait été reconnu coupable d’avoir dissimulé les sévices commis dans les années 1970 par Jim Fletcher, un prêtre pédophile notoire, en s’abstenant de signaler les accusations portées contre de ce prélat.

S’il s’était mis en congé de ses fonctions pour la procédure, l’archevêque avait jusqu’à récemment refusé de démissionner dans l’attente de l’issue de son appel. Il dément toutes les accusations retenues contre lui.

Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull avait appelé le 19 juillet le pape François à le congédier. « Il aurait dû démissionner et le temps est venu pour le pape de le limoger », avait déclaré M. Turnbull.

Dans une déclaration publiée lundi en Australie, l’archevêque d’Adelaïde a révélé qu’il avait envoyé sa démission au pape dès le lendemain, soit le 20 juillet. « Même si ma démission n’était pas requise, j’ai pris cette décision parce que je suis de plus en plus inquiet du niveau de douleur provoqué par ma condamnation au sein de la communauté », a-t-il expliqué.

Lundi, le chef du gouvernement australien a salué la mesure, soulignant que « la protection des enfants était la plus importante responsabilité d’une communauté ».

– Pas de trêve estivale –

Le pape François ne connaît pas de trêve estivale sur le dossier mondial des abus sexuels perpétrés par des membres de l’Eglise.

Samedi dernier, il avait accepté la démission du collège des cardinaux de l’Américain Theodore McCarrick, 88 ans, archevêque émérite de Washington, déjà interdit d’exercer son ministère après des accusations d’abus sexuels aux Etats-Unis remontant à presque 45 ans. Le vieil homme devra rester reclus dans une maison pour mener une vie de prière et de repentance.

Selon le site internet catholique américain Crux, un homme l’a notamment accusé d’avoir abusé sexuellement de lui dans la cathédrale St Patrick de New York, alors qu’il n’avait que 16 ans, au début des années 1970.

La confiscation du titre suprême de cardinal est quasiment une première historique (un cardinal français avait démissionné en 1927 pour des motifs politiques).

Elle révèle un évident durcissement du pape, très critiqué en début d’année pour ses erreurs de jugement concernant un vaste scandale de pédophilie au sein de la conservatrice Eglise du Chili.

Dans l’attente d’un procès organisé par le Vatican, qui pourrait l’exclure de l’Eglise, Theodore McCarrick demeure toutefois prêtre, à l’instar de l’archevêque australien démissionnaire.

Plusieurs autres cardinaux sont actuellement dans le collimateur de la justice pénale de leur pays, notamment l’Australien George Pell, le numéro 3 du Vatican, qui doit être jugé pour des accusations d’agressions sexuelles commises dans le passé contre des enfants.

L’archevêque de Santiago, le cardinal Ricardo Ezzati, a été pour sa part convoqué la semaine dernière par le procureur régional de Rancagua (centre du Chili) afin de répondre, le 21 août, aux accusations de dissimulation d’abus sexuels perpétrés par le clergé chilien.

Le pape François a déjà accepté la démission de cinq premiers évêques chiliens, dont le controversé Mgr Juan Barros qu’il avait défendu avec trop de vigueur au cours d’un voyage en janvier au Chili.

L’ensemble de l’épiscopat chilien avait présenté sa démission en bloc le 18 mai après une série de rencontres avec le pape argentin au Vatican, une démarche inédite dans l’histoire récente de l’Eglise catholique.

Le pape est attendu les 25 et 26 août en Irlande, où il sera confronté à l’histoire des scandales liés à des sévices commis au sein de l’Eglise qui ont détourné nombre d’Irlandais de la religion catholique. Il devrait discrètement y rencontrer des victimes.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2018 15h21)

Abus sexuels: le pape accepte la démission du cardinal américain McCarrick

juillet 28, 2018

Le cardinal américain Theodore McCarrick a présenté sa démission du collège des cardinaux au pape François, qui l’a accepté le 28 juillet 2018 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / CHIP SOMODEVILLA

Le pape François a accepté la démission du célèbre cardinal américain Theodore McCarrick, 88 ans, déjà interdit d’exercer son ministère après des accusations d’abus sexuels aux Etats-Unis, a annoncé samedi le Saint-Siège dans un communiqué.

« Le Saint père a reçu la lettre dans laquelle le cardinal Theodore McCarrick, archevêque émérite de Washington (USA) présentait sa démission comme membre du collège des cardinaux », indique le communiqué publié par la salle de presse du Saint-Siège.

« Le pape François accepte cette démission du collège cardinalice et a ordonné sa suspension de tout ministère public, avec l’obligation de rester dans une maison, qui doit encore lui être indiquée, pour mener une vie de prière et de repentance jusqu’à ce que les accusations portées contre lui soient examinées dans le cadre d’un procès canonique normal », ajoute le texte.

Le cardinal McCarrick, un prêtre qui fut promu évêque et archevêque dans l’archidiocèse de New York avant de partir pour Washington en 2001, est l’un des cardinaux américains les plus en vue à l’international.

Bien qu’officiellement retraité, il continuait à voyager, notamment pour défendre des questions de droits de l’homme. Il avait été particulièrement en pointe pour soutenir les mesures prises contre les prêtres pédophiles aux Etats-Unis.

Dans un communiqué publié le 20 juin, le cardinal Timothy Dolan de New York avait expliqué que son diocèse avait reçu des allégations sur des abus supposés du cardinal McCarrick remontant à « presque 45 ans ».

Conformément à la Charte sur la protection des enfants, adoptée en 2002 par les évêques américains après le scandale de pédophilie qui a secoué le diocèse de Boston, « une agence indépendante » a mené une enquête, dont les résultats ont été transmis à une commission qui a jugé les accusations « crédibles et étayées », a souligné le cardinal Dolan.

Theodore McCarrick, « tout en maintenant son innocence, accepte cette décision », avait aussi précisé le cardinal Dolan, en indiquant que le Vatican avait demandé au cardinal suspecté de « ne plus exercer publiquement son ministère ».

Selon le Washington Post, Theodore McCarrick aurait abusé d’un adolescent.

Romandie.com avec(©AFP / 28 juillet 2018 13h50)

Guinée équatoriale: un opposant demande le départ du gouvernement en plein dialogue

juillet 17, 2018

Malabo (Guinée équatoriale) – Un dirigeant de l’opposition en Guinée équatoriale a réclamé, mardi, en plein « dialogue national » à Malabo, la démission du gouvernement qui n’a pas respecté la promesse du président Teodoro Obiang Nguema de libérer les prisonniers politiques.

« Ce gouvernement est incapable d’appliquer et de respecter les lois, il doit démissionner », a déclaré au deuxième jour du « dialogue national » Andres Esono Ondo, secrétaire général de Convergence pour la démocratie sociale (CPDS), deuxième parti d’opposition de Guinée équatoriale.

Il a noté que « treize jours après » un décret présidentiel du 4 juillet portant sur une amnistie totale des prisonniers politiques, « aucun n’a été libéré ».

« Le gouvernement est parfaitement légitime », a rétorqué Eugenio Nze Obiang, ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement. « Et ce n’est pas à ce forum (du dialogue national) que sa continuité doit être questionnée ».

M. Nze Obiang a ensuite assuré à l’AFP que « le gouvernement a instruit au parquet (…) qu’il appelle les personnalités judiciaires indiquées pour libérer les bénéficiaires de cette amnistie ».

A la surprise générale, le président avait décrété, le 4 juillet, avant l’ouverture du « dialogue politique », une « amnistie totale » en faveur de tous les prisonniers politiques et de tous les opposants condamnés ou interdits d’activité.

Cette amnistie était l’une des principales conditions posées par l’opposition de l’intérieur et de la diaspora pour prendre part à ce dialogue national.

En 2014, le pouvoir avait également annoncé une amnistie mais tous les prisonniers n’avaient pas été libérés, selon Amnesty International.

Lundi, un « dialogue national » voulu par le président Teodoro Obiang Nguema s’est ouvert à Malabo en l’absence des principaux leaders de l’opposition.

Ni Gabriel Nse Obiang, chef du principal parti d’opposition, Citoyens pour l’innovation (CI) dissous en février, ni Severo Moto Nsa, chef d’un gouvernement en exil, n’étaient présents.

« Ce dialogue ne doit pas seulement nous servir pour voir d’où on vient, mais aussi de regarder vers où on va », avait déclaré le président Obiang Nguema en ouvrant les travaux de ce dialogue qui doit s’achever vendredi.

Lors du dialogue doivent être abordés « des sujets tels que la démocratie, les droits de l’homme », selon le ministre de l’Intérieur, Clemente Engonga Nguema Onguene.

Les ONG et la communauté internationale ne cessent de s’inquiéter du non-respect des droits de l’homme dans ce pays d’Afrique centrale, malgré les démentis des autorités.

L’opposition dénonce régulièrement les exactions dont sont victimes ses militants emprisonnés.

CI a récemment dénoncé, pour la deuxième fois en 2018, le décès d’un de ses militants « des suites de tortures ».

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2018 21h56)                                                        

Haïti: le Premier ministre annonce avoir démissionné

juillet 14, 2018

Le Premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant arrive à la Chambre des députés à Port-au-Prince le 14 juillet 2018 / © AFP / Pierre Michel Jean

Le Premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant a abruptement annoncé sa démission samedi, une semaine après des violences meurtrières déclenchées par une tentative du gouvernement d’augmenter les prix des carburants.

« Avant de venir ici, j’ai remis ma démission au président de la République. (…) Le président de la République a accepté ma démission et, comme je vous dis, je suis au service de la République », a déclaré Jack Guy Lafontant, devant la Chambre des députés.

Accompagné de l’ensemble de ses ministres, le chef du gouvernement était présent à la Chambre des députés parce que les parlementaires exigeant son départ du pouvoir l’avaient convoqué.

Alors qu’encore vendredi, il signalait via le réseau Twitter son refus de démissionner, Jack Guy Lafontant a finalement annoncé son départ du pouvoir au cours de la séance, s’épargnant ainsi un vote de sanction de la part des députés.

Plusieurs centaines de manifestants ont par ailleurs défilé samedi dans les rues de la capitale Port-au-Prince pour exiger le départ du Premier ministre mais aussi du président Jovenel Moïse.

Cette démission met un terme à une semaine de tension politique et sociale, après la vague de violences qu’a connue le pays les 6, 7 et 8 juillet.

Vendredi dernier, le gouvernement avait annoncé la hausse des prix de l’essence de 38%, du gazole de 47% et du kérosène de 51%, à compter du samedi 7 juillet à minuit.

Les principales villes et routes d’Haïti ont alors été hérissées de barricades, paralysant toute activité. La violence a été la plus vive dans la capitale Port-au-Prince, proie d’incendies volontaires et de pillages durant le week-end, causant la mort d’au moins quatre personnes.

Le gouvernement est revenu sur sa décision moins de 24 heures après son annonce mais, choqués par l’absence de réponse politique aux violences, plusieurs secteurs de la société haïtienne ont, dès lundi, exigé la démission de Jack Guy Lafontant.

Médecin de profession, Jack Guy Lafontant, inconnu de la classe politique haïtienne jusqu’à sa nomination en février, est un ami de Jovenel Moïse, au pouvoir depuis le 7 février 2017.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2018 22h20)

Papa John’s bondit après la démission de son fondateur pour des propos racistes

juillet 12, 2018

New York – Le titre de la chaîne de restauration rapide Papa John’s a bondi jeudi à Wall Street après la démission de la tête du conseil d’administration de son fondateur John Schnatter, accusé d’avoir tenu des propos racistes.

A la clôture, le titre a gagné 11,05% à 53,67 dollars dans un marché en hausse.

Le fondateur et ancien PDG de l’entreprise spécialisée dans la pizza, John Schnatter, a démissionné de son poste de président du conseil d’administration, avait indiqué mercredi soir le groupe dans un communiqué.

Un nouveau président sera élu « dans les prochaines semaines », avait précisé l’entreprise.

Cette annonce est intervenue peu après la publication d’un article dans Forbes indiquant que M. Schnatter avait utilisé le très explosif « mot commençant par N », à savoir « Nigger », à l’occasion d’une conférence téléphonique en mai.

Les commentaires jugés discriminatoires de M. Schnatter étaient liés à une précédente prise de parole du fondateur de la chaîne de restauration rapide en décembre, qui avait déjà suscité la controverse.

Il avait alors tenu des propos considérés comme étant racistes à l’encontre des joueurs de football américain noirs qui protestaient contre la multiplication des brutalités policières contre des hommes noirs non armés en ne se levant pas lors du traditionnel hymne national avant les rencontres sportives.

Ces propos avaient à l’époque déjà abouti à la démission de M. Schnatter de son poste de PDG de Papa John’s.

L’utilisation du mot « Nigger » est extrêmement sensible aux Etats-Unis. Elle a également coûté, fin juin, son poste au principal porte-parole de Netflix, Jonathan Friedland, qui l’avait utilisé deux fois lors de réunions avec des employés.

Cette nouvelle polémique autour de M. Schnatter l’a également contraint à quitter le conseil de surveillance de l’université de Louisville, dont il faisait partie, a indiqué mercredi le président de ce conseil, David Grissom.

Romandie.com avec(©AFP / 12 juillet 2018 21h14)