Posts Tagged ‘Démission’

États-Unis: Nikki Haley, ambassadrice américaine à l’ONU, démissionne

octobre 9, 2018

Washington – L’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, qui a un rang de ministre au sein du gouvernement américain, a présenté sa démission à Donald Trump, ont rapporté mardi des médias américains.

« Le président Trump et l’ambassadrice Nikki Haley vont se rencontrer dans le Bureau ovale à 10H30 ce matin (14H30 GMT) », a simplement dit à la presse la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders.

Donald Trump a de son côté tweeté qu’il allait faire une « grosse annonce » avec son « amie » Nikki Haley.

L’ex-gouverneure de Caroline du Sud, l’un des membres les plus populaires de l’administration républicaine, s’est distinguée en portant une ligne dure notamment contre la Corée du Nord et l’Iran, les deux principaux dossiers de politique étrangère de ce gouvernement.

Après l’arrivée à la Maison Blanche du milliardaire, novice en relations internationales, elle avait occupé le devant de la scène diplomatique américaine, profitant de l’effacement médiatique du secrétaire d’Etat de l’époque, Rex Tillerson. Elle est apparue davantage en retrait depuis que le département d’Etat a été confié à Mike Pompeo, un responsable politique très proche de Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 14h34)                                                        

Publicités

Canada/Québec: Philippe Couillard démissionne en défendant les minorités

octobre 4, 2018

 

philippe

© La Presse canadienne, Nicolas Perron-Drolet

C’est en demandant aux Québécois de prendre soin des minorités et de demeurer «une terre d’accueil souriante» que Philippe Couillard a quitté ses fonctions de chef du PLQ et de député de Roberval.

Lors d’une déclaration faite à l’Assemblée nationale jeudi, en compagnie de sa femme Suzanne Pilote, M. Couillard a averti le nouveau gouvernement de la CAQ, sans le nommer, qu’il devra faire face à de grands défis de démographie et de pénurie de main-d’oeuvre. Dans ce contexte, il souhaite que l’intégration des immigrants continue de bien se dérouler au Québec. «Chaque mot, chaque geste compte, dans un sens ou dans l’autre.»

Selon lui, «la majorité n’a pas tous les droits» et il revient à l’Assemblée nationale de protéger les droits des minorités. Il souhaite que le Québec demeure «un endroit où on juge les humains pour ce qu’ils ont dans leur tête et pas sur leur tête».

Dans son discours, qui était en quelque sorte son testament politique, M. Couillard a demandé au Parti libéral de «rester fidèle à ses valeurs», et de ne «jamais les marchander pour quelques votes».

  1. Couillard a aussi fait le bilan de ses années comme premier ministre, se disant fier d’avoir «redonné au Québec les moyens de ses ambitions». Applaudi par son personnel politique, M. Couillard a soutenu que son équipe avait procédé à une «relance historique du Québec» ces quatre dernières années. Il dit maintenant vouloir céder sa place à «une nouvelle personne, peut-être même une nouvelle génération».

Après la terrible défaite encaissée lundi soir, il soutient que rester en politique est au-dessus de ses capacités. Il «demande aux Québécois et aux Québécoises de le comprendre et de me laisser prendre congé en paix».

  1. Couillard n’a pas répondu aux questions des journalistes. Il a livré son discours avec aplomb, mais il est devenu très émotif lorsqu’il a remercié sa conjointe Suzanne Pilote pour son soutien.

Même s’il a été élu facilement dans sa circonscription du Lac-Saint-Jean, avec 42 % des voix, M. Couillard ne souhaite pas siéger sur les banquettes de l’opposition, alors que son parti a perdu le pouvoir le 1er octobre aux mains de la Coalition avenir Québec de François Legault.

Son départ déclenche une réorganisation du parti, qui débutera en après-midi, alors que les 125 candidats aux élections seront réunis en caucus à l’hôtel Hilton de Québec. Les 32 députés élus se retrouveront également entre eux vendredi, afin de choisir un chef intérimaire et préparer la course à la chefferie. Il provoquera également une élection partielle dans Roberval, au Lac-Saint-Jean.

Âgé de 61ans, Philippe Couillard a été le 31e premier ministre du Québec. Ce neurochirurgien a connu une importante carrière comme médecin avant de se lancer en politique.

Né à Montréal, M. Couillard a été chirurgien-chef de l’Hôpital Saint-Luc de 1989 à 1992 avant de cofonder le Service de neurochirurgie de Dhahran, en Arabie saoudite, où il travaillé de 1992 à 1996.

Il a été professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke de 1996 à 2003, et directeur du Département de chirurgie du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke de 2000 à 2003.

C’est sous la gouverne de Jean Charest qu’il décide de servir le Québec, ayant été ministre de la Santé pendant cinq ans. M. Couillard retourne travailler au privé avant de ravoir le goût de la politique et de gagner la course à la chefferie du parti, contre Pierre Moreau et Raymond Bachand.

  1. Couillard aura gouverné le Québec pendant un mandat complet de quatre ans.

© La Presse canadienne, Nicolas Perron-Drolet

+          

DISCOURS INTÉGRAL

Mesdames, messieurs, bonjour

Chers Québécois, Québécoises

J’annonce aujourd’hui que je met fin à ma carrière politique.

J’ai informé le président du Parti Libéral du Québec de ma démission à titre de chef du parti. Le caucus des députés choisira sous peu un chef intérimaire, puis nos instances planifieront la tenue d’une course à la direction au moment jugé le plus opportun.

Je ne débuterai pas non plus mon mandat de député de Roberval. Je remercie encore une fois mes concitoyens de leur soutien. Il faudra donc tenir une élection partielle dans la circonscription dans les délais prévus par la loi.

Je présenterai bien sûr ma démission au Lieutenant-Gouverneur afin d’assurer la transition la plus harmonieuse possible.

Le résultat sans équivoque de l’élection générale, après un mandat pourtant marqué par un redressement et une relance historiques du Québec, m’amène à prendre cette décision. Le désir de changement s’est clairement exprimé, il faut donc en assumer les conséquences. Une nouvelle personne, peut être une nouvelle génération si les militants le décident, guidera la prochaine étape de la vie de notre grand parti.

J’ai été très fier de représenter le comté de Roberval, la région du Saguenay Lac St-Jean et d’y baser mon action politique. Fier aussi d’avoir été un premier ministre de région, habitant en zone rurale auprès d’agriculteurs, de forestiers et d’entrepreneurs, à proximité d’une communauté autochtone.

Ma fonction m’a permis, je crois, de faire en sorte que ma région, que les régions en reçoivent les fruits, et les bénéfices ont été appréciables. Je crois que c’est ce que les électeurs ont voulu reconnaître en me renouvelant leur confiance le premier Octobre.

Je les remercie de leur amitié, de leur soutien, j’ai été tellement fier de parler d’eux et d’elles partout au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde. Je crois, j’espère qu’ils comprendront ma décision, dans les circonstances.

Avec un bilan plus qu’enviable et le résultat de l’élection du 1er Octobre, après avoir mis toute mon énergie au service du Québec, demeurer en politique, à quelque titre que ce soit, est au-delà de ce que je me sens humainement capable de faire. Je demande aux Québécois de le comprendre et de me laisser prendre congé en paix. Au total, j’aurai consacré près de 10 ans de ma vie au service public, ce sera toujours pour moi une grande source de fierté.

Je veux prendre un moment pour remercier les hommes et les femmes qui se sont engagés en politique à mes côtés, y compris ceux et celles qui ont été défaits le 1er Octobre. Ceux et celles qui ont fait vivre nos bureaux de circonscription et nos cabinets au cours du mandat qui vient de se terminer. Aussi tous les militants, bénévoles, membres de la permanence du Parti Libéral du Québec. Sans eux, sans elles, un parti politique ne peut pas vivre, durer et grandir.

Un grand merci aussi à notre remarquable fonction publique. Travailler quotidiennement avec ces hommes et ces femmes de grande qualité aura été pour moi source d’inspiration et d’apprentissage. Prenons en grand soin.

Comme je l’ai dit le 1er Octobre, je laisse le Québec dans un bien meilleur état que celui dans lequel je l’ai trouvé en Avril 2014. Entre Avril 2014 et Octobre 2018, le changement est profond. Nos finances sont solidement équilibrées. Le poids de la dette est en baisse. L’économie tourne à plein régime. Un nombre d’emplois record a été créé. Nos moyens retrouvés nous permettent de bien financer nos services publics, particulièrement l’éducation, notre grand projet de société, sur la base d’une vision ambitieuse de la réussite pour tous. Aujourd’hui, plus de 3000 personnes de plus oeuvrent dans nos écoles, 1500 de plus en soins à domicile, 2000 en soins à domicile, 2000 en soins prolongés. Plus d’un million de Québécois de plus ont accès à un médecin de famille. Dans les faits, la pauvreté a reculé.

De nombreuses stratégies innovantes sont en place. Un plan de lutte à la pauvreté, une politique culturelle renouvelée, une stratégie numérique. Oui, nous avons été le gouvernement de l’économie et des finances bien gérées, et bien plus encore. Nous avons tenu un nombre record d’engagements, agi pour l’équité entre les générations, reconnu les gouvernements de proximité et l’insularité des Iles de la Madeleine. Le Québec est le leader canadien de la lutte aux changements climatiques. Le Québec a sa première stratégie maritime. Nous avons sauvé l’Ile d’Anticosti de la dévastation à laquelle d’autres la destinaient. Toutes nos régions se portent mieux qu’en 2014.

Je serai toujours fier -tellement fier- d’avoir, avec mon équipe, redonné au Québec les moyens de ses ambitions et de l’avoir fait avancer vers sa destination : Un Québec prospère, instruit, équitable et vert. Le chemin est tracé, il reste bien sûr beaucoup à faire.

Faisons en sorte que le Québec demeure la société la plus équitable d’Amérique et puisse continuer son développement de façon durable. Il faut rester engagés dans la lutte aux changements climatiques. Il faut poursuivre la lutte contre la pauvreté, les moyens sont là. La politique culturelle renouvelée doit être déployée au profit de nos créateurs et de leurs publics. Nous devons continuer à faire progresser notre influence dans le monde, notamment dans la francophonie.

Je souhaite que notre élan se poursuive au cours des prochaines années. Souvenons-nous qu’il est fragile. Notre plus grand défi demeure la démographie et la pénurie sévère de main d’œuvre qui touche toutes nos régions.

Dans cette circonstance, outre la formation, l’automatisation et la pleine participation au marché du travail, le maintien de la cohésion sociale et du caractère inclusif de notre société deviennent encore plus importants. Les nouveaux arrivants qui combleront beaucoup d’emplois disponibles ne représentent pas une menace pour notre caractère distinct en Amérique.

Au contraire, chacun et chacune constitue un actif essentiel à notre croissance. A nous de faire en sorte qu’ils s’intègrent bien à la société Québécoise, sur tout le territoire. A cet effet, chaque mot, chaque geste compte. Dans un sens, ou dans l’autre.

Il faut impérativement continuer à faire évoluer notre relation de nation à nation avec les premières nations et les Inuits. La déclaration des Nations Unies doit constituer la base de notre travail. Ces peuples dont nous occupons les territoires traditionnels doivent détenir eux mêmes les leviers de leur développement et en retirer une juste part des bénéfices.

Suzanne et moi allons entreprendre une nouvelle phase de notre vie, il est difficile de dire aujourd’hui où elle nous mènera. Vers de nouveaux défis passionnants, je l’espère. Certainement vers plus de quiétude, de sérénité, et des contacts plus réguliers avec ma mère, nos enfants et petits-enfants. Je veux la remercier encore pour sa générosité, son amour si souvent démontré. Aussi pour son écoute, sa connaissance très fine et personnelle de la vraie vie du vrai monde, comme on dit chez nous. Il est maintenant temps de penser un peu à nous, comme dit la chanson.

Je veux terminer cette déclaration en vous parlant de nos libertés.

Au cours de nos 400 ans d’histoire, nous les avons défendues, parfois jusqu’au sacrifice ultime. Elles sont contenues dans les Chartes Québécoise et Canadienne des droits et libertés. Elles sont précieuses, donc fragiles. Prenons en grand soin.

Voici une belle phrase d’Amin Malouf, à méditer :

« Pour toute société, et pour l’humanité dans son ensemble, le sort des minorités n’est pas un dossier parmi d’autres ; il est, avec le sort des femmes, l’un des révélateurs les plus sûrs de l’avancement moral, ou de la régression. »

Notre Assemblée Nationale, comme tous les parlements, se doit de protéger leurs droits plutôt que de les restreindre si elle veut conserver sa légitimité. En fait, c’est un de ses devoirs principaux. La majorité n’a pas tous les droits, et ceux qu’elle exerce doivent être compensés par la protection de ceux des minorités. C’est un principe démocratique fondamental.

Le Québec doit demeurer une terre d’accueil souriante, une société inclusive où tous et toutes sont invités à la table. Un endroit où on juge les humains pour ce qu’il y a dans leur tête, dans leur coeur, pour ce qu’ils et elles ont à nous apporter. Je souhaite qu’on nous admire, qu’on parle de nous avant tout pour notre énergie créatrice, notre résilience, nos artistes, nos savants et nos entrepreneurs.

Je demande à mon parti de rester fidèle à ses valeurs et surtout de ne jamais les marchander pour quelques votes. Tenter d’imiter nos adversaires ne nous conduira pas à la victoire. La force de nos convictions, oui.

Surtout :

Ayons confiance en nous

Ne craignons surtout pas l’autre, ou l’avenir

Écoutons notre belle jeunesse qui nous dit de rester confiants, ouverts.

Nous avons toutes les raisons d’être optimistes pour notre peuple.

Je serai toujours très fier, avec mon équipe, de lui avoir fait faire un bout de chemin au cours des dernières années.

À d’autres maintenant de prendre le relai.

Vive le Québec, terre française d’Amérique

Territoires immenses, paysages magnifiques

Si riche en ressources mais surtout en talents.

Terre de mes ancêtres, et des nouveaux arrivants.

Berceau des premières nations, de blessures à soigner

Terre fertile d’espoir, de résilience et de liberté.

Bonne journée.

EN CINQ DATES

2003

Élu député libéral dans Mont-Royal et nommé ministre de la Santé sous Jean Charest

2008

Quitte la politique pour travailler au privé

2013

Devient chef du Parti libéral du Québec

2014

Élu premier ministre du Québec

2018

Perd le pouvoir aux mains de la CAQ et quitte la vie politique

Le Soleil.com par Patricia Cloutier

France/Démission de Gérard Collomb: un camouflet, un casse-tête

octobre 3, 2018

Le départ du gouvernement du ministre de l’intérieur plonge un peu plus le pouvoir exécutif dans la crise à rebondissements qui le secoue depuis deux mois.

Lors de la passation de pouvoir entre Gérard Collomb et Edouard Philippe, mercredi 3 octobre 2018.

Editorial du « Monde ». C’est un curieux hommage à Guignol, l’emblème de Lyon, « sa » ville chérie, que vient de rendre Gérard Collomb. Lassé du castelet du pouvoir parisien, où il jouait les gendarmes depuis seize mois et apparaissait trop souvent désaccordé, pressé de retrouver au plus vite les faveurs du public lyonnais, l’ancien ministre de l’intérieur a donc quitté la scène. Au terme d’un final rocambolesque avec le président de la République.

S’il ne s’agissait des affaires de l’Etat, l’on pourrait sourire du comique de situation. Mais cette démission du ministre de l’intérieur plonge un peu plus le pouvoir exécutif dans la crise à rebondissements qui le secoue depuis deux mois. Au camouflet sans précédent infligé au chef de l’Etat et au premier ministre s’ajoute le casse-tête de trouver, en catastrophe, un ministre de l’intérieur.

Il y a quinze jours déjà, en proposant sa démission, assortie d’un préavis de dix mois jusqu’aux élections européennes, Gérard Collomb avait transgressé de façon stupéfiante la règle élémentaire qui confie au président de la République le pouvoir de nommer les ministres et de mettre fin à leurs fonctions. En réitérant sa décision de manière irrévocable, mardi 2 octobre, qui plus est à son initiative et par voie de presse, il n’a pas hésité à démontrer le peu de cas qu’il fait désormais de l’autorité présidentielle. C’est encore plus cinglant pour le premier ministre, pris au dépourvu en pleine séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale.

S’il avait voulu démontrer, ce dont il se défend sans convaincre, que le chef de l’Etat a perdu la main sur les événements et qu’il manque de l’expérience et des réflexes indispensables à sa fonction, l’ex-ministre n’aurait pu faire mieux. Comme nous l’écrivions ici même au moment de la première menace de démission de M. Collomb, Emmanuel Macron n’avait guère d’autre choix que de trancher, et de démettre rapidement son ministre. En y renonçant, pour rester maître du calendrier, il se voit aujourd’hui imposer ce départ de façon humiliante.

Un message sans ambiguïté

Deux précédents ajoutent au trouble. De la même façon, le chef de l’Etat n’a pas su gérer efficacement la crise déclenchée, en juillet, par l’affaire Benalla. La décision, finalement prise sous la pression, après des semaines de finasseries maladroites, de licencier l’ancien conseiller aurait dû être prise immédiatement, dès le mois de mai, lorsque fut connu l’épisode mettant en cause M. Benalla. En écartant cette sanction immédiate, par fidélité à un homme qui avait accompagné sa conquête du pouvoir, le président s’est retrouvé empêtré dans un pataquès sans fin. De même avec Nicolas Hulot, dont Emmanuel Macron, trop sûr de son pouvoir de persuasion ou de séduction, n’a pas su calmer les impatiences ni répondre aux inquiétudes. Là encore, il a été mis devant le fait accompli.

Mais la démission du ministre de l’intérieur jette une lumière encore plus cruelle sur la situation du président. Soutien de la première heure à celui qui n’était encore qu’un candidat putatif à l’élection présidentielle, lui apportant expérience, appuis et réseaux, apparaissant alors comme le mentor du jeune impétrant, chantre du « nouveau monde » macronien, Gérard Collomb était l’un des – rares – piliers du gouvernement. En claquant la porte, il adresse un message sans ambiguïté : après seize mois d’expérience, l’avenir de Lyon lui paraît plus décisif que celui de la France. Bref, il n’y croit plus.

Quant à son remplacement, la décision de confier l’intérim du ministère de l’intérieur au premier ministre démontre qu’il relève du casse-tête. C’est, en effet, l’une des faiblesses du chef de l’Etat : ayant délibérément balayé la plupart des caciques expérimentés pour constituer une équipe de néophytes et de techniciens, il se trouve fort dépourvu de candidats de poids pour occuper l’un des postes-clés de la République.

La rentrée du président était cahoteuse. Elle est en passe de devenir chaotique

Lemonde.fr

France: Gérard Collomb réaffirme sa volonté de démissionner

octobre 2, 2018

Lundi, Emmanuel Macron a rejeté sa démission. Le ministre de l’intérieur a réaffirmé mardi son intention de quitter le gouvernement en mai pour préparer sa candidature à la mairie de Lyon.

Gérard Collomb a affirmé mardi 2 octobre « maintenir » sa proposition de démission, vingt-quatre heures après que le président Emmanuel Macron a refusé une première fois de voir le ministre de l’intérieur quitter son poste. « Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », a déclaré M. Collomb dans une interview au Figaro.

 

Emmanuel Macron « attend désormais les propositions du premier ministre » Edouard Philippe après la décision de Gérard Collomb de maintenir sa proposition de démissionner du gouvernement, a indiqué l’Elysée à l’AFP.

Interpellé plus tôt à ce sujet, Edouard Philippe, avait déclaré : « Chaque ministre qui compose ce gouvernement doit se consacrer pleinement à sa tâche ». « Quand il s’agit de la sécurité des Français, jamais il n’y aura d’hésitation de la part du gouvernement », avait-il insisté devant l’Assemblée nationale.

Gérard Collomb, absent mardi de la séance de questions au gouvernement, a présenté lundi soir sa démission à Emmanuel Macron, après avoir annoncé qu’il entendait quitter le gouvernement en mai 2019 pour préparer une nouvelle candidature à la mairie de Lyon l’année suivante.

Dans son interview au Figaro, le ministre de l’Intérieur dit avoir mis en place « beaucoup de choses » depuis son arrivée place Beauvau en mai 2017, « mais aujourd’hui, compte tenu des rumeurs et des pressions qu’il peut y avoir, je ne veux pas que le fait que je sois candidat quelque part demain puisse troubler la marche du ministère de l’Intérieur ».

« Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », dit-il, dans cette interview à paraître dans son intégralité dans la soirée sur le site du journal.

Lemonde.fr

France: le ministre de l’Intérieur a présenté sa démission à Macron qui l’a refusée

octobre 1, 2018

Paris – Le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb a présenté lundi sa démission au président Emmanuel Macron qui l’a refusée, a-t-on appris auprès de la présidence, confirmant une information du quotidien le Figaro.

« Face aux attaques dont le ministre fait l’objet depuis qu’il a confirmé qu’il serait candidat, le moment venu, à la mairie de Lyon, le président de la République lui a renouvelé sa confiance et lui a demandé de rester pleinement mobilisé sur sa mission pour la sécurité des Français », a indiqué la présidence à l’AFP.

Gérard Collomb avait annoncé le 18 septembre son départ du gouvernement l’an prochain pour se présenter aux élections municipales à Lyon (centre-est) en 2020.

Depuis, plusieurs voix s’étaient élevées pour réclamer la démission immédiate du ministre de l’Intérieur.

Lundi encore l’ex-eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit, soutien d’Emmanuel Macron, a estimé que M. Collomb avait « le droit à la retraite ». « Qu’il quitte ce ministère, qu’il aille s’occuper de ses petits-enfants, des pâquerettes », a lancé l’écologiste en dénonçant également la « condescendance » du ministre de l’Intérieur vis-à-vis du président de la République.

Selon Le Figaro, Gérard Collomb, qui avait publiquement critiqué le manque d’humilité et d’écoute de l’exécutif, a remis sa démission au chef de l’Etat lundi en fin de journée.

Le Premier ministre Edouard Philippe a été tenu informé à son retour d’un déplacement à Madrid, a-t-on appris de source gouvernementale.

Contacté, le ministère de l’Intérieur n’était pas joignable dans l’immédiat.

Selon un familier du sommet de l’Etat, le scénario d’une éviction rapide de Gérard Collomb n’a pas été sérieusement envisagé par Emmanuel Macron et Edouard Philippe, moins d’un mois après la démission fracassante de Nicolas Hulot et le mini-remaniement qui s’en est suivi.

Romandie.com avec(©AFP / 01 octobre 2018 20h59)                                                        

Suisse: Démission de deux ministres en moins d’une semaine

septembre 27, 2018

Genève – Après l’annonce du départ en début de semaine du ministre suisse de l’Economie, la ministre en charge du Transport et de l’Energie a annoncé jeudi sa démission, mettant fin à un suspense qui durait depuis 2017.

Doris Leuthard, qui est la doyenne du gouvernement après y avoir passé 12 années, mais n’a que 55 ans, avait indiqué l’an dernier qu’elle partirait d’ici la fin de la législature fin 2019.

« Le temps est venu de faire place à des forces neuves », a indiqué cette ministre respectée par l’ensemble des partis, dans sa lettre de démission.

Avec son départ, le gouvernement suisse ne compte plus qu’une seule femme.

L’annonce de la démocrate-chrétienne (centre, PDC), intervient après celle du ministre de l’Economie, Johann Schneider-Ammann, 66 ans. Le libéral-radical (droite, PLR), qui a annoncé sa décision mardi, partira lui aussi à la fin de l’année.

Il souhaite passer plus de temps en famille et « être un grand-père actif », a-t-il indiqué aux médias suisses lors d’une conférence de presse.

Son départ n’a guère surpris les médias suisses qui se moquaient régulièrement du ministre, l’accusant de s’assoupir régulièrement en public.

« En conférence de presse, en séance, en interview, des silences de plusieurs longues secondes – yeux mi-clos – suivent ses prises de parole. Avant qu’il ne surgisse soudainement de sa torpeur pour achever ses réponses », écrivait ainsi le journal Le Temps à la mi-septembre.

Le ministre a d’ailleurs fait allusion à ces critiques, non sans humour, à l’occasion de sa conférence de presse.

« Vous voyez là, je suis réveillé. Et si je ferme les yeux dans certaines réunions, c’est pour mieux me concentrer sur le contenu de ce qui est dit. Il m’arrive certes d’être fatigué. Mais c’est parce que je travaille et je voyage beaucoup. Ce qui implique des jet-lags », a-t-il dit, selon le quotidien La Tribune de Genève qui le qualifie de « sous-doué en communication ».

Les pannes de communication du ministre et sa lenteur d’élocution ont fait le tour de la planète et des réseaux sociaux lorsqu’en 2016 à l’occasion de la Journée des malades, il expliquait avec une tête d’enterrement que « Rire, c’est bon pour la santé ».

La spécificité de la démocratie suisse est le multipartisme permettant aux principaux partis de se partager les sept portefeuilles ministériels du gouvernement.

Les principaux partis du pays sont représentés au gouvernement selon le système dit de la « formule magique ». Cette équation instaurée en 1959 (2 PS, 2 PLR, 2 PDC et 1 UDC), avait été modifiée en 2003 lorsque l’UDC (Union démocratique du centre, droite populiste), fort de 26,7% des voix au Parlement a obtenu un siège supplémentaire au Conseil fédéral au détriment du PDC.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2018 11h18)                                                        

Démission de la ministre des Finances du Nigeria, accusée d’usage de faux

septembre 15, 2018

Abuja – La ministre des Finances du Nigeria, Kemi Adeosun, a présenté vendredi au président Muhammadu Buhari sa lettre de démission après avoir été accusée d’avoir falsifié un document dans le but d’échapper au service national obligatoire.

« J’ai aujourd’hui pris connaissance des conclusions de l’enquête à la suite de l’allégation d’un média en ligne, selon laquelle le certificat d’exemption du Service national pour la jeunesse (National Youth Service Corp, NYSC) que j’ai présenté n’était pas authentique », a déclaré la ministre démissionnaire dans sa lettre.

Ces dernières semaines, Mme Adeosun était au coeur d’une polémique après les révélations du site d’informations indépendant Premium Time, qui l’a accusée d’avoir obtenu un faux certificat d’exemption du NYSC.

Dans le cadre d’un programme instauré au début des années 1970 pour promouvoir l’unité entre les groupes multiethniques du Nigeria, après une guerre civile de 30 mois, les diplômés de moins de 30 ans sont censés servir la nation pendant un an.

Mme Adeosun, qui a suivi ses études et a été diplômée à l’étranger à 22 ans, n’est retournée au Nigeria qu’à 34 ans et n’a pas effectué son année de service.

Âgée de 51 ans, la désormais ex-ministre a déclaré qu’elle démissionnait afin de préserver l’intégrité du gouvernement.

« Cela a été un choc pour moi et je crois que, conformément à l’accent mis par cette administration sur l’intégrité, je dois faire la chose honorable et démissionner », a ajouté Kemi Adeosun, qui avait été nommée par M. Buhari en 2015.

Le président nigérian a accepté la démission de sa ministre, qui était reconnue pour avoir aidé le Nigeria à sortir de la récession.

« Le président a remercié la ministre pour les services qu’elle a rendus à la nation et lui a souhaité bonne chance dans ses futures activités », a déclaré le cabinet présidentiel, ajoutant que la vice-ministre du budget, Zainab Ahmed, gèrerait son portefeuille.

M. Buhari, 75 ans, arrivé au pouvoir en 2015 en promettant de vaincre Boko Haram et en mettant en avant un programme anticorruption, est candidat à sa réélection aux élections de 2019.

Le principal parti d’opposition, le Parti démocratique populaire (PDP), a salué la démission de la ministre mais a réclamé « son arrestation immédiate et des poursuites judiciaires ».

Il a aussi souligné que le gouvernement actuel avait tenté de défendre Mme Adeosum dans un premier temps et l’a accusé de « protéger ses nombreux responsables malhonnêtes et corrompus ».

La ministre n’a accepté de partir que sous la pression, selon le PDP, qui ajoute que le gouvernement fédéral tentait de « l’aider à échapper à des poursuites ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 11h47)                                                        

France: le départ de la ministre des Sports lié à sa « situation fiscale »

septembre 4, 2018

Paris – La démission mardi de la ministre française des Sports, Laura Flessel, est liée à sa « situation fiscale », a affirmé à l’AFP une source proche du dossier, confirmant des informations de presse.

L’ancienne championne olympique d’escrime, qui a démissionné en invoquant « des raisons personnelles », « a décidé de partir pour des raisons liées à sa situation fiscale », a indiqué cette source.

« Elle n’a fait aucune erreur. Ce n’est pas la cause de son départ », a de son côté affirmé l’entourage de l’ex-ministre à l’AFP, précisant que le litige concerne « sa société de droits à l’image dont son mari était gérant ».

Selon le site d’information Mediapart, le fisc a récemment saisi la Commission des infractions fiscales (CIF) après avoir découvert des manquements déclaratifs de la ministre concernant cette société exploitant le droit à l’image de l’ancienne championne.

Cette société, Flessel and co, a fait l’objet d’une « dissolution anticipée » le 30 septembre 2017. D’après le procès-verbal de dissolution, dont l’AFP a eu connaissance, Laura Flessel y apparaissait propriétaire de 875 parts sur 1000, son mari, Denis Colovic, de 125 parts.

Sollicitée par l’AFP, l’administration fiscale a répondu que, « soumise au secret professionnel et fiscal, (elle ne pouvait pas) s’exprimer sur des dossiers particuliers ou en cours sans contrevenir à la loi ».

Romandie.com avec(©AFP / 04 septembre 2018 15h04)                                                        

France: la démission de Hulot, symbole d’un « gâchis » pour les ONG

août 28, 2018

Paris – Voici des réactions d’ONG et de défenseurs de l’environnement à la démission de Nicolas Hulot, annoncée mardi.

– Florent Compain, président des Amis de la Terre

(sur Twitter)

« Démission de Nicolas Hulot ! Après un été qui nous a donné un avant goût de ce qui nous attend. Nous sommes d’accord sur le constat. Face au plus grand péril jamais connu pour l’homme, le gouvernement d’Emmanuel Macron et d’Edouard Philippe est le problème et pas la solution. »

– Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France

(sur Twitter)

« Quel gâchis! Il aura essayé mais n’a jamais pu s’imposer dans un gouvernement pour lequel l’écologie n’est qu’un vernis. Alors que l’été a montré l’ampleur des dérèglements du climat, le gouvernement n’a pas le choix : avec ou sans Hulot, il doit faire de l’écologie une priorité ».

– Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH, ex-Fondation Nicolas Hulot)

« La lutte contre les conséquences du réchauffement climatique – singulièrement pour les plus démunis-, les combats pour un monde plus respectueux de l’autre et du vivant perdent leur seul défenseur au gouvernement. Triste journée. Sincérité de l’homme. Merci Nicolas Hulot d’avoir essayé ».

– Dominique Bourg, vice-président de la FNH et proche de Nicolas Hulot (sur Twitter)

« Enfin Nicolas Hulot a démissionné après des mois d’avancées en trompe l’oeil ! C’était nécessaire, bravo ! »

– Agir pour l’environnement (sur Twitter)

« Avec la démission de Nicolas Hulot de ce gouvernement productiviste, la communication plus verte que verte d’Emmanuel Macron a fait pschitt et le greenwashing de ce gouvernement apparaît désormais au grand jour. »

– Jean Jouzel, climatologue (sur France Inter)

« Je le regrette, mais je le comprends pour avoir rencontré Nicolas Hulot récemment. J’espérais qu’il pourrait rester au gouvernement, mais je comprends très bien qu’il y a très peu de choses qui se font. (…). Ce n’est pas son départ qui va changer les choses malheureusement.

– Corinne Lepage, ex ministre de l’Environnement

(sur Twitter)

« Nicolas Hulot quitte le gouvernement. Bravo et enfin. Il aura fallu la goutte d’eau des chasseurs pour faire déborder un vase plein depuis des mois qui marque la régression que j’avais soulignée à plusieurs reprises de l’environnement en France. »

– Fondation Brigitte Bardot (sur Twitter)

« Démission de Nicolas Hulot : constat d’échec sur toute la ligne, terrible gâchis qui envoie un signal inquiétant sur la politique défendue par le gouvernement aux bottes des lobbies pro chasse, pro agrochimie et contre toute forme d’évolution positive de la condition animale en France ».

– Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), à l’AFP

« Je ne suis pas surpris (par la démission de Nicolas Hulot), pour tout vous dire on s’était entretenu hier. Ce matin on a le sentiment d’être un peu orphelins. Soit le président entend le message de Nicolas Hulot, soit il persiste, et c’est très inquiétant. Rien n’a changé depuis 40 ans et le livre écrit par Robert Poujade (premier ministre de l’environnement en France) qui s’appelait +Le ministère de l’impossible+. La boucle est bouclée… »

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2018 08h23)                                                        

Un voyage privé en Iran coûte son poste à un ministre norvégien

août 13, 2018

Oslo – Le ministre norvégien de la Pêche, Per Sandberg, a démissionné lundi après avoir enfreint les règles de sécurité lors d’un voyage privé en Iran avec une ex-reine de beauté d’origine iranienne.

Numéro deux du parti du Progrès (droite anti-immigration), M. Sandberg, 58 ans, a admis s’être rendu en Iran en juillet avec sa nouvelle compagne de 28 ans sans avoir au préalable averti les services du Premier ministre et en emportant son téléphone portable de fonction.

Les services de sécurité norvégiens citent régulièrement l’Iran comme l’un des pays les plus actifs en matière d’espionnage, avec la Chine et la Russie.

« Per a lui-même demandé à partir, et j’estime que c’est une bonne décision », a déclaré la Première ministre conservatrice, Erna Solberg, lors d’une conférence de presse. « Il n’a pas fait preuve du bon sens nécessaire en matière de gestion de la sécurité », a-t-elle dit.

L’affaire agitait les médias norvégiens depuis deux semaines et alimentait les critiques tant dans l’opposition qu’au sein du parti du Progrès, au pouvoir au sein d’une coalition regroupant aussi les conservateurs et les libéraux.

Sous pression, M. Sandberg a présenté des excuses mais il a finalement été rattrapé par les révélations distillées jour après jour. Il est par exemple apparu qu’il avait aussi violé les protocoles de sécurité en emmenant son téléphone professionnel en Chine en mai.

« C’est triste », a-t-il affirmé devant la presse. « J’avais pensé pouvoir boucler certains projets », a-t-il ajouté, sans vouloir commenter à ce stade les aspects privés de l’histoire.

Celle-ci est particulièrement pimentée pour les médias en raison de l’identité de la nouvelle conjointe du désormais ex-ministre.

De 30 ans sa cadette, Bahareh Letnes est une ex-reine de beauté devenue femme d’affaires. Elle avait été déboutée trois fois de sa demande d’asile en Norvège et expulsée avant d’obtenir finalement un permis de séjour au motif qu’elle risquait un mariage forcé en Iran.

Favorable à une politique d’immigration stricte, le parti du Progrès préconise l’expulsion rapide des demandeurs d’asile déboutés et est généralement critique à l’égard des étrangers qui retournent dans leur pays d’origine après avoir décroché des papiers dans le royaume nordique.

Les services de sécurité intérieure ont ouvert une enquête sur Bahareh Letnes, qui nie tout lien avec le régime iranien.

M. Sandberg sera remplacé au gouvernement par Harald Tom Nesvik, membre de la même formation politique. Il a aussi renoncé à la vice-présidence du parti.

Romandie.com avec(©AFP / 13 août 2018 12h57)