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France: Laurent Wauquiez démissionne de la présidence des Républicains

juin 2, 2019

Laurent Wauquiez démissionne de la présidence des Républicains

Laurent Wauquiez sur le plateau de TF1, le 11 décembre 2017. Capture d’écran TF1

Une semaine après la déroute historique de la droite aux européennes, de nombreux élus en avaient appelé à un changement de direction. Le patron de Vaugirard a accédé à leur demande ce dimanche soir au 20H de TF1.

La pression était devenue intenable. Une semaine jour pour jour après la déroute historique des Républicains aux élections européennes (8,48%), Laurent Wauquiez a annoncé dimanche soir qu’il quittait la présidence du parti. «Au fond, pour le dire assez simplement: les victoires sont collectives, et les échecs sont solitaires. C’est comme ça. Il faut que je prenne mes responsabilités», a-t-il expliqué sur le plateau du 20H de TF1, avant d’officialiser une «décision mûrement réfléchie» et «indispensable» selon lui. «J’ai décidé de prendre du recul et (…) je me retire de ma fonction de président des Républicains», a-t-il tranché.

Assurant qu’il ne ressentait pas «la moindre amertume» ni «la moindre aigreur», le démissionnaire a souhaité éviter le «risque d’une guerre des chefs» qui se profile selon lui à droite. «Je ne veux pas être un obstacle, à aucun prix. (…) Je veux que la droite se reconstruise», a-t-il poursuivi, avant de confier s’être «remis en question» et s’être interrogé sur «l’écart entre ce (qu’il) est et l’image qui est donnée» de sa personne. «Sans doute, parfois, je suis trop dur. (…) Au fond de moi, ça n’est pas de la dureté mais de la détermination», a-t-il martelé. Avant de glisser qu’il allait désormais se consacrer à son mandat de président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ce qui allait «sans doute» lui faire «du bien», tant il a été «blessé» par l’«épreuve» qu’il vient de «traverser».

Face aux sondages marquant une image de plus en plus contestée auprès des Français – contrairement à celle de François-Xavier Bellamy ; aux critiques répétées en Bureau politique et en réunion de groupe sur sa ligne stratégique ; à l’échec de sa proposition de lancer des «états généraux de la refondation» ; et aux appels de la majorité présidentielle aux élus LR pour qu’ils quittent le parti, le patron de Vaugirard a préféré jeter l’éponge pour se consacrer à la région Auvergne-Rhône-Alpes. En famille ce week-end, il a toutefois tenté d’échanger avec plusieurs ténors de LR au téléphone, sans parvenir à trouver d’autre solution que sa démission pour faciliter la reconstruction du parti. «À mon avis, Les Républicains sont morts. On devra recréer autre chose», persiste à penser un élu, membre de la direction. En attendant, selon les statuts de LR, c’est au vice-président délégué Jean Leonetti d’assurer l’intérim, le temps que la Haute Autorité organise une nouvelle élection.

En 1999, Sarkozy avait quitté la présidence du RPR après l’échec aux européennes

Ce mardi, le président du Sénat a par ailleurs prévu de lancer un «travail de reconstruction collective» autour des présidents de région – à l’exception de Xavier Bertrand (Hauts-de-France), qui n’a pas l’intention de s’y rendre -, ainsi que des présidents d’associations d’élus et des présidents de groupe de la droite et du centre. «Il faut bien trouver une solution! Ça prend l’eau de toute part», s’inquiétait un élu en fin de semaine dernière, alors que les municipales de 2020 approchent à grands pas. «Laurent Wauquiez c’est François Fillon en pire» se réjouissait d’ailleurs un ex-LR rallié à LREM, convaincu de pouvoir bénéficier «de l’effet repoussoir» du président de LR pour attirer de nombreux élus de droite dans le camp pro-Macron.

Pour éviter ce scénario, Valérie Pécresse avait été la première à évoquer publiquement l’éventuel départ de Laurent Wauquiez, dès lundi dernier. «Si j’étais à sa place, et vu la situation, sans doute que je démissionnerais», avait assuré la présidente LR de la région Île-de-France sur RTL. Avant de rappeler que Nicolas Sarkozy, en 1999, avait «pris très courageusement et avec beaucoup de panache la décision de démissionner» de la présidence du RPR, après avoir obtenu 12,9% des suffrages. «J’espère qu’à sa place j’aurais démissionné», avait abondé, quelques heures plus tard, le patron de la droite sénatoriale, Bruno Retailleau. Si Gérard Larcher n’avait quant à lui «appelé à la démission de personne», le président du Sénat avait toutefois souligné que Laurent Wauquiez faisait face à un «sacré défi» qui exige de se «remettre très profondément en question». «La logique gaulliste voudrait qu’il démissionne mais s’il ne le fait pas, les statuts le protègent», avait ajouté le deuxième personnage de l’État.

Le mandat de Wauquiez aura duré moins d’un an et demi

Ce dimanche encore, dans une interview au JDD , le président de la Commission des finances de l’Assemblée, Éric Woerth, avait appelé Laurent Wauquiez à «prendre ses responsabilités». «Ce n’est pas en mettant la poussière sous le tapis, en ayant peur des débats que nous nous en sortirons. Oui, il faut le dire. Il y a aussi un débat sur le leadership. Oui, il y a un rejet des Républicains aujourd’hui. Il faut affronter ce sujet de façon claire, sereine et responsable», appuyait l’ex-ministre du Budget.

Toutes ces déclarations se sont accompagnées du départ de quelques élus ainsi que de menaces de scission au sein du groupe LR à l’Assemblée. Au point de faire redouter à nombre d’élus que le parti devienne «de plus en plus rétréci». «Il n’y a plus de droite», jugeait même Nicolas Sarkozy dimanche soir dernier, en découvrant les résultats des européennes en petit comité. Si rien dans les statuts de LR ne pouvait contraindre Laurent Wauquiez à quitter son poste, c’est donc cette pression des parlementaires et des maires qui l’aura emporté… Un an et demi seulement après son élection à la tête du parti.

Par Le Figaro.fr avec Marion Mourgue

Départ de May: Macron appelle à «une clarification rapide» sur le Brexit

mai 24, 2019

 

Le président français Emmanuel Macron a salué vendredi le «travail courageux» de Theresa May et demandé «une clarification rapide» sur le Brexit, à la suite de l’annonce de la démission de la première ministre britannique, a indiqué la présidence française.

«Il est trop tôt pour spéculer sur les conséquences de cette décision. Les principes de l’Union Européenne continueront à s’appliquer, notamment la priorité à préserver le bon fonctionnement de l’UE, ce qui nécessite une clarification rapide», a ajouté le chef de l’Etat, cité dans un communiqué de la présidence. La présidence a aussi précisé que, sur la question du Brexit, toujours non résolue, «nous ne pouvons pas rester dans l’incertitude indéfiniment». «La France se tient prête à travailler avec le nouveau premier ministre britannique sur l’ensemble des sujets européens et bilatéraux. Notre relation avec le Royaume-Uni est essentielle dans tous les domaines», poursuit l’Elysée.

A deux jours des élections européennes, un scrutin où le parti majoritaire et le Rassemblement national de Marine Le Pen se disputent la première place dans les sondages, l’Elysée souligne dans le même temps que «dans un moment de choix important, les votes de rejet sans projet alternatif conduisent à une impasse».

 

Grande-Bretagne: le successeur de Theresa May nommé d’ici le 20 juillet

Le successeur de la première ministre britannique Theresa May, qui a démissionné vendredi, sera nommé d’ici la pause parlementaire le 20 juillet, a annoncé son Parti conservateur dans un communiqué.

Le Parti conservateur, dont le chef est traditionnellement le premier ministre, tiendra une succession de votes des députés tories afin de déterminer deux candidats qui seront ensuite soumis au vote des militants.

«Les scrutins successifs se dérouleront jusqu’au choix final qui sera effectué par l’ensemble des membres du parti», dit le communiqué. «Nous nous attendons à ce que le processus soit achevé d’ici la fin juin ce qui permettra l’organisation d’une série de consultations à travers le Royaume-Uni pour que les membres se réunissent et interrogent les candidats et votent à temps pour que le résultat soit annoncé avant que le Parlement se sépare pour l’été.»

Les statuts du Parti conservateur prévoient pour l’élection de son dirigeant une première série de votes au sein des élus du parti au Parlement. A chaque tour, le candidat ayant le moins de voix est éliminé. Le processus se répète jusqu’à ce qu’il ne reste plus que deux candidats. Il appartient alors aux adhérents du parti de trancher. En mars 2018, la formation conservatrice comptait 124.000 membres. La dernière primaire interne au sein du Parti conservateur remonte à 2016, après la victoire du camp du Brexit au référendum du 23 juin et la démission de David Cameron. Le processus n’était pas allé à son terme, l’adversaire de Theresa May, Andrea Leadsom, s’étant retirée de la course.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

RDC: le premier ministre présente sa démission, ouvre la voie à la nomination de son successeur

mai 20, 2019

 

L’actuel premier ministre de la République démocratique du Congo, Bruno Tshibala, a indiqué lundi qu’il avait présenté sa démission au président Félix Tshisekedi, ouvrant la voie à la nomination de son successeur attendue depuis près de quatre mois.

Tshibala a indiqué à la presse qu’il avait présenté sa «démission ainsi que celle de (son) gouvernement». Cette démarche ouvre la voie à la «nomination d’un nouveau gouvernement», a-t-il ajouté en sortant d’une rencontre avec le président Tshisekedi investi le 24 janvier. «Bien évidemment, le président de la République en a pris acte et vient de me charger d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’investiture du nouveau gouvernement par la représentation nationale». «D’un moment à l’autre, le président de la République va nommer un nouveau premier ministre», a annoncé un commentateur officiel sur la chaîne d’Etat RTNC.

Investi le 24 janvier, Tshisekedi doit nommer un premier ministre qui fasse consensus avec son prédécesseur, Joseph Kabila, dont la famille politique a conservé tous les autres leviers du pouvoir, à commencer par une large majorité au Parlement. Issu du même parti d’opposition que Tshisekedi, Tshibala avait été nommé en avril 2017 par l’ancien président Joseph Kabila, en pleine période de tension politique. Kabila se maintenait alors au pouvoir au-delà de la fin de son deuxième et dernier mandat de cinq ans selon la Constitution, ce qui avait provoqué des manifestations de l’opposition violemment réprimées en septembre et décembre 2016. L’Eglise avait tenté une médiation avec l’accord de la Saint-Sylvestre 2016. Cet accord avait permis le maintien au pouvoir de Kabila, moyennant l’organisation d’élections fin 2017, qui ont finalement eu lieu le 30 décembre 2018.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Nikki Haley, ambassadrice américaine à l’ONU, démissionne

octobre 9, 2018

Washington – L’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, qui a un rang de ministre au sein du gouvernement américain, a présenté sa démission à Donald Trump, ont rapporté mardi des médias américains.

« Le président Trump et l’ambassadrice Nikki Haley vont se rencontrer dans le Bureau ovale à 10H30 ce matin (14H30 GMT) », a simplement dit à la presse la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders.

Donald Trump a de son côté tweeté qu’il allait faire une « grosse annonce » avec son « amie » Nikki Haley.

L’ex-gouverneure de Caroline du Sud, l’un des membres les plus populaires de l’administration républicaine, s’est distinguée en portant une ligne dure notamment contre la Corée du Nord et l’Iran, les deux principaux dossiers de politique étrangère de ce gouvernement.

Après l’arrivée à la Maison Blanche du milliardaire, novice en relations internationales, elle avait occupé le devant de la scène diplomatique américaine, profitant de l’effacement médiatique du secrétaire d’Etat de l’époque, Rex Tillerson. Elle est apparue davantage en retrait depuis que le département d’Etat a été confié à Mike Pompeo, un responsable politique très proche de Donald Trump.

Romandie.com avec(©AFP / 09 octobre 2018 14h34)                                                        

Canada/Québec: Philippe Couillard démissionne en défendant les minorités

octobre 4, 2018

 

philippe

© La Presse canadienne, Nicolas Perron-Drolet

C’est en demandant aux Québécois de prendre soin des minorités et de demeurer «une terre d’accueil souriante» que Philippe Couillard a quitté ses fonctions de chef du PLQ et de député de Roberval.

Lors d’une déclaration faite à l’Assemblée nationale jeudi, en compagnie de sa femme Suzanne Pilote, M. Couillard a averti le nouveau gouvernement de la CAQ, sans le nommer, qu’il devra faire face à de grands défis de démographie et de pénurie de main-d’oeuvre. Dans ce contexte, il souhaite que l’intégration des immigrants continue de bien se dérouler au Québec. «Chaque mot, chaque geste compte, dans un sens ou dans l’autre.»

Selon lui, «la majorité n’a pas tous les droits» et il revient à l’Assemblée nationale de protéger les droits des minorités. Il souhaite que le Québec demeure «un endroit où on juge les humains pour ce qu’ils ont dans leur tête et pas sur leur tête».

Dans son discours, qui était en quelque sorte son testament politique, M. Couillard a demandé au Parti libéral de «rester fidèle à ses valeurs», et de ne «jamais les marchander pour quelques votes».

  1. Couillard a aussi fait le bilan de ses années comme premier ministre, se disant fier d’avoir «redonné au Québec les moyens de ses ambitions». Applaudi par son personnel politique, M. Couillard a soutenu que son équipe avait procédé à une «relance historique du Québec» ces quatre dernières années. Il dit maintenant vouloir céder sa place à «une nouvelle personne, peut-être même une nouvelle génération».

Après la terrible défaite encaissée lundi soir, il soutient que rester en politique est au-dessus de ses capacités. Il «demande aux Québécois et aux Québécoises de le comprendre et de me laisser prendre congé en paix».

  1. Couillard n’a pas répondu aux questions des journalistes. Il a livré son discours avec aplomb, mais il est devenu très émotif lorsqu’il a remercié sa conjointe Suzanne Pilote pour son soutien.

Même s’il a été élu facilement dans sa circonscription du Lac-Saint-Jean, avec 42 % des voix, M. Couillard ne souhaite pas siéger sur les banquettes de l’opposition, alors que son parti a perdu le pouvoir le 1er octobre aux mains de la Coalition avenir Québec de François Legault.

Son départ déclenche une réorganisation du parti, qui débutera en après-midi, alors que les 125 candidats aux élections seront réunis en caucus à l’hôtel Hilton de Québec. Les 32 députés élus se retrouveront également entre eux vendredi, afin de choisir un chef intérimaire et préparer la course à la chefferie. Il provoquera également une élection partielle dans Roberval, au Lac-Saint-Jean.

Âgé de 61ans, Philippe Couillard a été le 31e premier ministre du Québec. Ce neurochirurgien a connu une importante carrière comme médecin avant de se lancer en politique.

Né à Montréal, M. Couillard a été chirurgien-chef de l’Hôpital Saint-Luc de 1989 à 1992 avant de cofonder le Service de neurochirurgie de Dhahran, en Arabie saoudite, où il travaillé de 1992 à 1996.

Il a été professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke de 1996 à 2003, et directeur du Département de chirurgie du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke de 2000 à 2003.

C’est sous la gouverne de Jean Charest qu’il décide de servir le Québec, ayant été ministre de la Santé pendant cinq ans. M. Couillard retourne travailler au privé avant de ravoir le goût de la politique et de gagner la course à la chefferie du parti, contre Pierre Moreau et Raymond Bachand.

  1. Couillard aura gouverné le Québec pendant un mandat complet de quatre ans.

© La Presse canadienne, Nicolas Perron-Drolet

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DISCOURS INTÉGRAL

Mesdames, messieurs, bonjour

Chers Québécois, Québécoises

J’annonce aujourd’hui que je met fin à ma carrière politique.

J’ai informé le président du Parti Libéral du Québec de ma démission à titre de chef du parti. Le caucus des députés choisira sous peu un chef intérimaire, puis nos instances planifieront la tenue d’une course à la direction au moment jugé le plus opportun.

Je ne débuterai pas non plus mon mandat de député de Roberval. Je remercie encore une fois mes concitoyens de leur soutien. Il faudra donc tenir une élection partielle dans la circonscription dans les délais prévus par la loi.

Je présenterai bien sûr ma démission au Lieutenant-Gouverneur afin d’assurer la transition la plus harmonieuse possible.

Le résultat sans équivoque de l’élection générale, après un mandat pourtant marqué par un redressement et une relance historiques du Québec, m’amène à prendre cette décision. Le désir de changement s’est clairement exprimé, il faut donc en assumer les conséquences. Une nouvelle personne, peut être une nouvelle génération si les militants le décident, guidera la prochaine étape de la vie de notre grand parti.

J’ai été très fier de représenter le comté de Roberval, la région du Saguenay Lac St-Jean et d’y baser mon action politique. Fier aussi d’avoir été un premier ministre de région, habitant en zone rurale auprès d’agriculteurs, de forestiers et d’entrepreneurs, à proximité d’une communauté autochtone.

Ma fonction m’a permis, je crois, de faire en sorte que ma région, que les régions en reçoivent les fruits, et les bénéfices ont été appréciables. Je crois que c’est ce que les électeurs ont voulu reconnaître en me renouvelant leur confiance le premier Octobre.

Je les remercie de leur amitié, de leur soutien, j’ai été tellement fier de parler d’eux et d’elles partout au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde. Je crois, j’espère qu’ils comprendront ma décision, dans les circonstances.

Avec un bilan plus qu’enviable et le résultat de l’élection du 1er Octobre, après avoir mis toute mon énergie au service du Québec, demeurer en politique, à quelque titre que ce soit, est au-delà de ce que je me sens humainement capable de faire. Je demande aux Québécois de le comprendre et de me laisser prendre congé en paix. Au total, j’aurai consacré près de 10 ans de ma vie au service public, ce sera toujours pour moi une grande source de fierté.

Je veux prendre un moment pour remercier les hommes et les femmes qui se sont engagés en politique à mes côtés, y compris ceux et celles qui ont été défaits le 1er Octobre. Ceux et celles qui ont fait vivre nos bureaux de circonscription et nos cabinets au cours du mandat qui vient de se terminer. Aussi tous les militants, bénévoles, membres de la permanence du Parti Libéral du Québec. Sans eux, sans elles, un parti politique ne peut pas vivre, durer et grandir.

Un grand merci aussi à notre remarquable fonction publique. Travailler quotidiennement avec ces hommes et ces femmes de grande qualité aura été pour moi source d’inspiration et d’apprentissage. Prenons en grand soin.

Comme je l’ai dit le 1er Octobre, je laisse le Québec dans un bien meilleur état que celui dans lequel je l’ai trouvé en Avril 2014. Entre Avril 2014 et Octobre 2018, le changement est profond. Nos finances sont solidement équilibrées. Le poids de la dette est en baisse. L’économie tourne à plein régime. Un nombre d’emplois record a été créé. Nos moyens retrouvés nous permettent de bien financer nos services publics, particulièrement l’éducation, notre grand projet de société, sur la base d’une vision ambitieuse de la réussite pour tous. Aujourd’hui, plus de 3000 personnes de plus oeuvrent dans nos écoles, 1500 de plus en soins à domicile, 2000 en soins à domicile, 2000 en soins prolongés. Plus d’un million de Québécois de plus ont accès à un médecin de famille. Dans les faits, la pauvreté a reculé.

De nombreuses stratégies innovantes sont en place. Un plan de lutte à la pauvreté, une politique culturelle renouvelée, une stratégie numérique. Oui, nous avons été le gouvernement de l’économie et des finances bien gérées, et bien plus encore. Nous avons tenu un nombre record d’engagements, agi pour l’équité entre les générations, reconnu les gouvernements de proximité et l’insularité des Iles de la Madeleine. Le Québec est le leader canadien de la lutte aux changements climatiques. Le Québec a sa première stratégie maritime. Nous avons sauvé l’Ile d’Anticosti de la dévastation à laquelle d’autres la destinaient. Toutes nos régions se portent mieux qu’en 2014.

Je serai toujours fier -tellement fier- d’avoir, avec mon équipe, redonné au Québec les moyens de ses ambitions et de l’avoir fait avancer vers sa destination : Un Québec prospère, instruit, équitable et vert. Le chemin est tracé, il reste bien sûr beaucoup à faire.

Faisons en sorte que le Québec demeure la société la plus équitable d’Amérique et puisse continuer son développement de façon durable. Il faut rester engagés dans la lutte aux changements climatiques. Il faut poursuivre la lutte contre la pauvreté, les moyens sont là. La politique culturelle renouvelée doit être déployée au profit de nos créateurs et de leurs publics. Nous devons continuer à faire progresser notre influence dans le monde, notamment dans la francophonie.

Je souhaite que notre élan se poursuive au cours des prochaines années. Souvenons-nous qu’il est fragile. Notre plus grand défi demeure la démographie et la pénurie sévère de main d’œuvre qui touche toutes nos régions.

Dans cette circonstance, outre la formation, l’automatisation et la pleine participation au marché du travail, le maintien de la cohésion sociale et du caractère inclusif de notre société deviennent encore plus importants. Les nouveaux arrivants qui combleront beaucoup d’emplois disponibles ne représentent pas une menace pour notre caractère distinct en Amérique.

Au contraire, chacun et chacune constitue un actif essentiel à notre croissance. A nous de faire en sorte qu’ils s’intègrent bien à la société Québécoise, sur tout le territoire. A cet effet, chaque mot, chaque geste compte. Dans un sens, ou dans l’autre.

Il faut impérativement continuer à faire évoluer notre relation de nation à nation avec les premières nations et les Inuits. La déclaration des Nations Unies doit constituer la base de notre travail. Ces peuples dont nous occupons les territoires traditionnels doivent détenir eux mêmes les leviers de leur développement et en retirer une juste part des bénéfices.

Suzanne et moi allons entreprendre une nouvelle phase de notre vie, il est difficile de dire aujourd’hui où elle nous mènera. Vers de nouveaux défis passionnants, je l’espère. Certainement vers plus de quiétude, de sérénité, et des contacts plus réguliers avec ma mère, nos enfants et petits-enfants. Je veux la remercier encore pour sa générosité, son amour si souvent démontré. Aussi pour son écoute, sa connaissance très fine et personnelle de la vraie vie du vrai monde, comme on dit chez nous. Il est maintenant temps de penser un peu à nous, comme dit la chanson.

Je veux terminer cette déclaration en vous parlant de nos libertés.

Au cours de nos 400 ans d’histoire, nous les avons défendues, parfois jusqu’au sacrifice ultime. Elles sont contenues dans les Chartes Québécoise et Canadienne des droits et libertés. Elles sont précieuses, donc fragiles. Prenons en grand soin.

Voici une belle phrase d’Amin Malouf, à méditer :

« Pour toute société, et pour l’humanité dans son ensemble, le sort des minorités n’est pas un dossier parmi d’autres ; il est, avec le sort des femmes, l’un des révélateurs les plus sûrs de l’avancement moral, ou de la régression. »

Notre Assemblée Nationale, comme tous les parlements, se doit de protéger leurs droits plutôt que de les restreindre si elle veut conserver sa légitimité. En fait, c’est un de ses devoirs principaux. La majorité n’a pas tous les droits, et ceux qu’elle exerce doivent être compensés par la protection de ceux des minorités. C’est un principe démocratique fondamental.

Le Québec doit demeurer une terre d’accueil souriante, une société inclusive où tous et toutes sont invités à la table. Un endroit où on juge les humains pour ce qu’il y a dans leur tête, dans leur coeur, pour ce qu’ils et elles ont à nous apporter. Je souhaite qu’on nous admire, qu’on parle de nous avant tout pour notre énergie créatrice, notre résilience, nos artistes, nos savants et nos entrepreneurs.

Je demande à mon parti de rester fidèle à ses valeurs et surtout de ne jamais les marchander pour quelques votes. Tenter d’imiter nos adversaires ne nous conduira pas à la victoire. La force de nos convictions, oui.

Surtout :

Ayons confiance en nous

Ne craignons surtout pas l’autre, ou l’avenir

Écoutons notre belle jeunesse qui nous dit de rester confiants, ouverts.

Nous avons toutes les raisons d’être optimistes pour notre peuple.

Je serai toujours très fier, avec mon équipe, de lui avoir fait faire un bout de chemin au cours des dernières années.

À d’autres maintenant de prendre le relai.

Vive le Québec, terre française d’Amérique

Territoires immenses, paysages magnifiques

Si riche en ressources mais surtout en talents.

Terre de mes ancêtres, et des nouveaux arrivants.

Berceau des premières nations, de blessures à soigner

Terre fertile d’espoir, de résilience et de liberté.

Bonne journée.

EN CINQ DATES

2003

Élu député libéral dans Mont-Royal et nommé ministre de la Santé sous Jean Charest

2008

Quitte la politique pour travailler au privé

2013

Devient chef du Parti libéral du Québec

2014

Élu premier ministre du Québec

2018

Perd le pouvoir aux mains de la CAQ et quitte la vie politique

Le Soleil.com par Patricia Cloutier

France/Démission de Gérard Collomb: un camouflet, un casse-tête

octobre 3, 2018

Le départ du gouvernement du ministre de l’intérieur plonge un peu plus le pouvoir exécutif dans la crise à rebondissements qui le secoue depuis deux mois.

Lors de la passation de pouvoir entre Gérard Collomb et Edouard Philippe, mercredi 3 octobre 2018.

Editorial du « Monde ». C’est un curieux hommage à Guignol, l’emblème de Lyon, « sa » ville chérie, que vient de rendre Gérard Collomb. Lassé du castelet du pouvoir parisien, où il jouait les gendarmes depuis seize mois et apparaissait trop souvent désaccordé, pressé de retrouver au plus vite les faveurs du public lyonnais, l’ancien ministre de l’intérieur a donc quitté la scène. Au terme d’un final rocambolesque avec le président de la République.

S’il ne s’agissait des affaires de l’Etat, l’on pourrait sourire du comique de situation. Mais cette démission du ministre de l’intérieur plonge un peu plus le pouvoir exécutif dans la crise à rebondissements qui le secoue depuis deux mois. Au camouflet sans précédent infligé au chef de l’Etat et au premier ministre s’ajoute le casse-tête de trouver, en catastrophe, un ministre de l’intérieur.

Il y a quinze jours déjà, en proposant sa démission, assortie d’un préavis de dix mois jusqu’aux élections européennes, Gérard Collomb avait transgressé de façon stupéfiante la règle élémentaire qui confie au président de la République le pouvoir de nommer les ministres et de mettre fin à leurs fonctions. En réitérant sa décision de manière irrévocable, mardi 2 octobre, qui plus est à son initiative et par voie de presse, il n’a pas hésité à démontrer le peu de cas qu’il fait désormais de l’autorité présidentielle. C’est encore plus cinglant pour le premier ministre, pris au dépourvu en pleine séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale.

S’il avait voulu démontrer, ce dont il se défend sans convaincre, que le chef de l’Etat a perdu la main sur les événements et qu’il manque de l’expérience et des réflexes indispensables à sa fonction, l’ex-ministre n’aurait pu faire mieux. Comme nous l’écrivions ici même au moment de la première menace de démission de M. Collomb, Emmanuel Macron n’avait guère d’autre choix que de trancher, et de démettre rapidement son ministre. En y renonçant, pour rester maître du calendrier, il se voit aujourd’hui imposer ce départ de façon humiliante.

Un message sans ambiguïté

Deux précédents ajoutent au trouble. De la même façon, le chef de l’Etat n’a pas su gérer efficacement la crise déclenchée, en juillet, par l’affaire Benalla. La décision, finalement prise sous la pression, après des semaines de finasseries maladroites, de licencier l’ancien conseiller aurait dû être prise immédiatement, dès le mois de mai, lorsque fut connu l’épisode mettant en cause M. Benalla. En écartant cette sanction immédiate, par fidélité à un homme qui avait accompagné sa conquête du pouvoir, le président s’est retrouvé empêtré dans un pataquès sans fin. De même avec Nicolas Hulot, dont Emmanuel Macron, trop sûr de son pouvoir de persuasion ou de séduction, n’a pas su calmer les impatiences ni répondre aux inquiétudes. Là encore, il a été mis devant le fait accompli.

Mais la démission du ministre de l’intérieur jette une lumière encore plus cruelle sur la situation du président. Soutien de la première heure à celui qui n’était encore qu’un candidat putatif à l’élection présidentielle, lui apportant expérience, appuis et réseaux, apparaissant alors comme le mentor du jeune impétrant, chantre du « nouveau monde » macronien, Gérard Collomb était l’un des – rares – piliers du gouvernement. En claquant la porte, il adresse un message sans ambiguïté : après seize mois d’expérience, l’avenir de Lyon lui paraît plus décisif que celui de la France. Bref, il n’y croit plus.

Quant à son remplacement, la décision de confier l’intérim du ministère de l’intérieur au premier ministre démontre qu’il relève du casse-tête. C’est, en effet, l’une des faiblesses du chef de l’Etat : ayant délibérément balayé la plupart des caciques expérimentés pour constituer une équipe de néophytes et de techniciens, il se trouve fort dépourvu de candidats de poids pour occuper l’un des postes-clés de la République.

La rentrée du président était cahoteuse. Elle est en passe de devenir chaotique

Lemonde.fr

France: Gérard Collomb réaffirme sa volonté de démissionner

octobre 2, 2018

Lundi, Emmanuel Macron a rejeté sa démission. Le ministre de l’intérieur a réaffirmé mardi son intention de quitter le gouvernement en mai pour préparer sa candidature à la mairie de Lyon.

Gérard Collomb a affirmé mardi 2 octobre « maintenir » sa proposition de démission, vingt-quatre heures après que le président Emmanuel Macron a refusé une première fois de voir le ministre de l’intérieur quitter son poste. « Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », a déclaré M. Collomb dans une interview au Figaro.

 

Emmanuel Macron « attend désormais les propositions du premier ministre » Edouard Philippe après la décision de Gérard Collomb de maintenir sa proposition de démissionner du gouvernement, a indiqué l’Elysée à l’AFP.

Interpellé plus tôt à ce sujet, Edouard Philippe, avait déclaré : « Chaque ministre qui compose ce gouvernement doit se consacrer pleinement à sa tâche ». « Quand il s’agit de la sécurité des Français, jamais il n’y aura d’hésitation de la part du gouvernement », avait-il insisté devant l’Assemblée nationale.

Gérard Collomb, absent mardi de la séance de questions au gouvernement, a présenté lundi soir sa démission à Emmanuel Macron, après avoir annoncé qu’il entendait quitter le gouvernement en mai 2019 pour préparer une nouvelle candidature à la mairie de Lyon l’année suivante.

Dans son interview au Figaro, le ministre de l’Intérieur dit avoir mis en place « beaucoup de choses » depuis son arrivée place Beauvau en mai 2017, « mais aujourd’hui, compte tenu des rumeurs et des pressions qu’il peut y avoir, je ne veux pas que le fait que je sois candidat quelque part demain puisse troubler la marche du ministère de l’Intérieur ».

« Il faut une clarté vis-à-vis de nos concitoyens et une clarté vis-à-vis des Lyonnais, donc je maintiens ma proposition de démission », dit-il, dans cette interview à paraître dans son intégralité dans la soirée sur le site du journal.

Lemonde.fr

France: le ministre de l’Intérieur a présenté sa démission à Macron qui l’a refusée

octobre 1, 2018

Paris – Le ministre français de l’Intérieur Gérard Collomb a présenté lundi sa démission au président Emmanuel Macron qui l’a refusée, a-t-on appris auprès de la présidence, confirmant une information du quotidien le Figaro.

« Face aux attaques dont le ministre fait l’objet depuis qu’il a confirmé qu’il serait candidat, le moment venu, à la mairie de Lyon, le président de la République lui a renouvelé sa confiance et lui a demandé de rester pleinement mobilisé sur sa mission pour la sécurité des Français », a indiqué la présidence à l’AFP.

Gérard Collomb avait annoncé le 18 septembre son départ du gouvernement l’an prochain pour se présenter aux élections municipales à Lyon (centre-est) en 2020.

Depuis, plusieurs voix s’étaient élevées pour réclamer la démission immédiate du ministre de l’Intérieur.

Lundi encore l’ex-eurodéputé écologiste Daniel Cohn-Bendit, soutien d’Emmanuel Macron, a estimé que M. Collomb avait « le droit à la retraite ». « Qu’il quitte ce ministère, qu’il aille s’occuper de ses petits-enfants, des pâquerettes », a lancé l’écologiste en dénonçant également la « condescendance » du ministre de l’Intérieur vis-à-vis du président de la République.

Selon Le Figaro, Gérard Collomb, qui avait publiquement critiqué le manque d’humilité et d’écoute de l’exécutif, a remis sa démission au chef de l’Etat lundi en fin de journée.

Le Premier ministre Edouard Philippe a été tenu informé à son retour d’un déplacement à Madrid, a-t-on appris de source gouvernementale.

Contacté, le ministère de l’Intérieur n’était pas joignable dans l’immédiat.

Selon un familier du sommet de l’Etat, le scénario d’une éviction rapide de Gérard Collomb n’a pas été sérieusement envisagé par Emmanuel Macron et Edouard Philippe, moins d’un mois après la démission fracassante de Nicolas Hulot et le mini-remaniement qui s’en est suivi.

Romandie.com avec(©AFP / 01 octobre 2018 20h59)                                                        

Suisse: Démission de deux ministres en moins d’une semaine

septembre 27, 2018

Genève – Après l’annonce du départ en début de semaine du ministre suisse de l’Economie, la ministre en charge du Transport et de l’Energie a annoncé jeudi sa démission, mettant fin à un suspense qui durait depuis 2017.

Doris Leuthard, qui est la doyenne du gouvernement après y avoir passé 12 années, mais n’a que 55 ans, avait indiqué l’an dernier qu’elle partirait d’ici la fin de la législature fin 2019.

« Le temps est venu de faire place à des forces neuves », a indiqué cette ministre respectée par l’ensemble des partis, dans sa lettre de démission.

Avec son départ, le gouvernement suisse ne compte plus qu’une seule femme.

L’annonce de la démocrate-chrétienne (centre, PDC), intervient après celle du ministre de l’Economie, Johann Schneider-Ammann, 66 ans. Le libéral-radical (droite, PLR), qui a annoncé sa décision mardi, partira lui aussi à la fin de l’année.

Il souhaite passer plus de temps en famille et « être un grand-père actif », a-t-il indiqué aux médias suisses lors d’une conférence de presse.

Son départ n’a guère surpris les médias suisses qui se moquaient régulièrement du ministre, l’accusant de s’assoupir régulièrement en public.

« En conférence de presse, en séance, en interview, des silences de plusieurs longues secondes – yeux mi-clos – suivent ses prises de parole. Avant qu’il ne surgisse soudainement de sa torpeur pour achever ses réponses », écrivait ainsi le journal Le Temps à la mi-septembre.

Le ministre a d’ailleurs fait allusion à ces critiques, non sans humour, à l’occasion de sa conférence de presse.

« Vous voyez là, je suis réveillé. Et si je ferme les yeux dans certaines réunions, c’est pour mieux me concentrer sur le contenu de ce qui est dit. Il m’arrive certes d’être fatigué. Mais c’est parce que je travaille et je voyage beaucoup. Ce qui implique des jet-lags », a-t-il dit, selon le quotidien La Tribune de Genève qui le qualifie de « sous-doué en communication ».

Les pannes de communication du ministre et sa lenteur d’élocution ont fait le tour de la planète et des réseaux sociaux lorsqu’en 2016 à l’occasion de la Journée des malades, il expliquait avec une tête d’enterrement que « Rire, c’est bon pour la santé ».

La spécificité de la démocratie suisse est le multipartisme permettant aux principaux partis de se partager les sept portefeuilles ministériels du gouvernement.

Les principaux partis du pays sont représentés au gouvernement selon le système dit de la « formule magique ». Cette équation instaurée en 1959 (2 PS, 2 PLR, 2 PDC et 1 UDC), avait été modifiée en 2003 lorsque l’UDC (Union démocratique du centre, droite populiste), fort de 26,7% des voix au Parlement a obtenu un siège supplémentaire au Conseil fédéral au détriment du PDC.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2018 11h18)                                                        

Démission de la ministre des Finances du Nigeria, accusée d’usage de faux

septembre 15, 2018

Abuja – La ministre des Finances du Nigeria, Kemi Adeosun, a présenté vendredi au président Muhammadu Buhari sa lettre de démission après avoir été accusée d’avoir falsifié un document dans le but d’échapper au service national obligatoire.

« J’ai aujourd’hui pris connaissance des conclusions de l’enquête à la suite de l’allégation d’un média en ligne, selon laquelle le certificat d’exemption du Service national pour la jeunesse (National Youth Service Corp, NYSC) que j’ai présenté n’était pas authentique », a déclaré la ministre démissionnaire dans sa lettre.

Ces dernières semaines, Mme Adeosun était au coeur d’une polémique après les révélations du site d’informations indépendant Premium Time, qui l’a accusée d’avoir obtenu un faux certificat d’exemption du NYSC.

Dans le cadre d’un programme instauré au début des années 1970 pour promouvoir l’unité entre les groupes multiethniques du Nigeria, après une guerre civile de 30 mois, les diplômés de moins de 30 ans sont censés servir la nation pendant un an.

Mme Adeosun, qui a suivi ses études et a été diplômée à l’étranger à 22 ans, n’est retournée au Nigeria qu’à 34 ans et n’a pas effectué son année de service.

Âgée de 51 ans, la désormais ex-ministre a déclaré qu’elle démissionnait afin de préserver l’intégrité du gouvernement.

« Cela a été un choc pour moi et je crois que, conformément à l’accent mis par cette administration sur l’intégrité, je dois faire la chose honorable et démissionner », a ajouté Kemi Adeosun, qui avait été nommée par M. Buhari en 2015.

Le président nigérian a accepté la démission de sa ministre, qui était reconnue pour avoir aidé le Nigeria à sortir de la récession.

« Le président a remercié la ministre pour les services qu’elle a rendus à la nation et lui a souhaité bonne chance dans ses futures activités », a déclaré le cabinet présidentiel, ajoutant que la vice-ministre du budget, Zainab Ahmed, gèrerait son portefeuille.

M. Buhari, 75 ans, arrivé au pouvoir en 2015 en promettant de vaincre Boko Haram et en mettant en avant un programme anticorruption, est candidat à sa réélection aux élections de 2019.

Le principal parti d’opposition, le Parti démocratique populaire (PDP), a salué la démission de la ministre mais a réclamé « son arrestation immédiate et des poursuites judiciaires ».

Il a aussi souligné que le gouvernement actuel avait tenté de défendre Mme Adeosum dans un premier temps et l’a accusé de « protéger ses nombreux responsables malhonnêtes et corrompus ».

La ministre n’a accepté de partir que sous la pression, selon le PDP, qui ajoute que le gouvernement fédéral tentait de « l’aider à échapper à des poursuites ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 septembre 2018 11h47)