Posts Tagged ‘Démission’

Pédophile: le pape accepte la démission de 3 évêques chiliens dont Mgr Barros

juin 11, 2018

/ © AFP/Archives / Vincenzo PINTO

Le pape François a accepté la démission de trois évêques chiliens dont celle du très controversé Mgr Juan Barros, à la suite d’un vaste scandale de pédophilie dans le clergé chilien, a annoncé lundi le Vatican.

L’ensemble de l’épiscopat chilien avait présenté sa démission en bloc le 18 mai dernier après une série de rencontres avec le pape argentin au Vatican, une démarche inédite dans l’histoire récente de l’Église catholique.

Le pape a fait une marche arrière radicale par rapport à son voyage au Chili de janvier, quand il avait défendu avec beaucoup force l’évêque chilien Juan Barros, soupçonné pourtant d’avoir caché les actes de pédophilie du prêtre Fernando Karadima.

L’opinion publique chilienne avait été scandalisée par l’omniprésence de Mgr Barros dans les messes célébrées par le pape François.

A la lecture en avril des conclusions de 2.300 pages d’enquête, dont 64 témoignages recueillis au Chili et aux États-Unis, le souverain pontife avait reconnu avoir commis de « graves erreurs » d’appréciation et parlé d’un « manque d’informations véridiques et équilibrées ».

Avant de recevoir les évêques, le pape avait aussi accueilli début mai au Vatican trois victimes du père Fernando Karadima, reconnu coupable en 2011 par un tribunal du Vatican d’avoir commis des actes de pédophilie dans les années 1980 et 1990. Ils avaient dénoncé devant la presse l’omerta d’une partie de la haute hiérarchie de l’Église du Chili.

Romandie.com avec (©AFP / 11 juin 2018 14h50)

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En Jordanie, la contestation sociale fait tomber le Premier ministre

juin 4, 2018

Des manifestants jordaniens protestant contre un projet de loi fiscal devant les bureaux du Premier ministre le 2 juin 2018 / © AFP / Khalil MAZRAAWI

Le Premier ministre jordanien Hani Mulqi a été contraint à la démission lundi, après plusieurs jours d’une contestation populaire, inédite depuis des années, ciblant un projet de réforme fiscale et une hausse des prix.

A la tête du gouvernement depuis mai 2016, « Hani Mulqi a présenté cet après-midi sa démission au roi, qui l’a reçu au palais (…) et l’a acceptée », a indiqué une source gouvernementale sous le couvert de l’anonymat.

Le roi Abdallah II a parallèlement désigné le ministre de l’Education, Omar al-Razzaz, pour former un nouveau gouvernement, selon la même source.

Alors que la Jordanie est sous la pression du Fonds monétaire international (FMI) pour mener des réformes et réduire ses déficits, un récent projet fiscal et la hausse de certains prix ces derniers mois ont suscité un mouvement de contestation grandissant contre le gouvernement de M. Mulqi.

Ces derniers jours, des milliers de personnes –environ 3.000 samedi et 5.000 dimanche– se sont rassemblées en soirée devant les bureaux du Premier ministre à Amman, réclamant sa démission avec des slogans tels que « Le peuple jordanien ne s’agenouillera pas » ou « Le peuple veut la chute du gouvernement ».

Ce mouvement de contestation est le plus important depuis fin 2011 dans ce pays de quelque 10 millions d’habitants, et des manifestations ont aussi eu lieu dans d’autre villes, selon des correspondants de l’AFP.

Ces rassemblements sont rythmés par le ramadan, mois de jeûne musulman durant lequel la vie nocturne est traditionnellement plus animée.

La colère de la population vise notamment un projet élargissant l’impôt sur le revenus à des salaires plus modestes. Ce projet de loi, présenté sur les recommandations du FMI, prévoit une augmentation d’au moins 5% des impôts pour les particuliers et impose désormais les personnes ayant un salaire annuel de 8.000 dinars (environ 9.700 euros). Les impôts des entreprises doivent augmenter de 20 à 40%.

Le FMI a approuvé en 2016 une ligne de crédit de 723 millions de dollars (617 millions d’euros) sur trois ans. En contrepartie, le royaume s’est engagée à mettre en place des réformes structurelles pour entre autres réduire progressivement sa dette publique à 77% du Produit intérieur brut (PIB) d’ici 2021, contre 94% en 2015.

L’accueil de centaines de milliers de réfugiés syriens ayant fui la guerre dans leur pays voisin pèse toutefois lourdement sur l’économie jordanienne.

– « Exigences du FMI » –

Au cours des dernières 48 heures, le Premier ministre n’était pas parvenu à trouver de terrain d’entente avec les syndicats, affirmant in fine que le dernier mot reviendrait au Parlement.

L’Etat doit « garder son indépendance et ne pas se plier aux exigences du FMI », a martelé le président de la principale fédération syndicale, Ali al-Abbous.

Ces syndicats avaient fait monter la pression en appelant à une nouvelle journée de grève nationale mercredi, et en indiquant vouloir adresser une lettre au roi Abdallah II pour qu’il intervienne « dans cette situation délicate que traverse la nation ».

Dans une première tentative pour apaiser la contestation, le souverain avait appelé à « un dialogue national global et raisonnable à propos du projet de loi sur l’impôt ». Lors d’une réunion dimanche pour discuter « des moyens de faire face à la crise », le président du Sénat Fayçal al-Fayez a relayé en vain ce message.

Mais il a dans le même temps mis en garde contre « les actions violentes et le chaos », en appelant à « traîner en justice » les « fauteurs de troubles ».

Depuis janvier, plusieurs hausses de prix ont frappé des produits de première nécessité dont le pain en raison d’un relèvement des taxes.

Le prix du carburant a aussi augmenté à cinq reprises cette année, alors que les factures d’électricité ont connu une hausse de 55% depuis février. De nouvelles hausses qui devaient entrer en vigueur jeudi dernier ont finalement été gelées vendredi en raison du mécontentement.

« Celui qui augmente les prix cherche à enflammer le pays », ont scandé ces derniers jours les manifestants.

Selon des chiffres officiels, 18,5% de la population jordanienne est au chômage et 20% à la limite du seuil de pauvreté.

« Le mouvement populaire (…) a surpris le gouvernement », a dit à l’AFP Adel Mahmoud, analyste spécialisé en sciences politiques, qui estime qu’il « continuera jusqu’à ce que les revendications soient satisfaites ».

Romandie.com avec (©AFP / 04 juin 2018 15h10)                  

États-Unis: Trump dans l’œil du cyclone Stormy Daniels

mai 6, 2018

L’actrice de films X Stormy Daniels, photographiée ici à Las Vegas le 4 février, a joué son propre rôle samedi soir dans une émission satirique sur les menaces judiciaires contre Donald Trump. / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / Ethan Miller

Enhardie par les cafouillages de Donald Trump, l’actrice X Stormy Daniels s’est permis de jouer son propre rôle dans une émission satirique et d’appeler le président américain à la démission, son avocat poursuivant une offensive de plus en plus intense.

Dans ce feuilleton politico-judiciaire qui s’emballe, la femme de 39 ans aux longues mèches blondes a fait une apparition détonante dans « Saturday Night Live », programme phare de la chaîne NBC.

« Désolé Donald, c’est trop tard. Je sais, tu ne crois pas au changement climatique, mais une tempête s’annonce, baby », avertit Stormy, en clin d’œil à son nom évoquant l’orage (storm en anglais).

Décrivant une Maison Blanche assiégée, l’émission « SNL » a rassemblé un plateau de comédiens issus de la télévision et de Hollywood: Scarlett Johansson interprétant la fille du président, Ivanka Trump, Jimmy Fallon dans le rôle du gendre Jared Kushner, ou Ben Stiller pour jouer Michael Cohen, l’avocat personnel du président.

Ce show impitoyable est venu clôturer une semaine catastrophique pour Donald Trump, dont la défense dans cette affaire embarrassante est apparue brouillonne et fluctuante, en dépit d’un récent remaniement de son équipe d’avocats.

Stormy Daniels affirme avoir eu il y a plus de dix ans une liaison avec M. Trump, objet d’un accord de confidentialité signé en 2016 avec M. Cohen.

L’actrice a touché 130.000 dollars, un versement illégal s’il était prouvé qu’il visait à protéger le candidat républicain d’un scandale le plombant à la présidentielle.

Récemment recruté pour défendre les intérêts de M. Trump, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani a mis les pieds dans le plat lors d’une interview à Fox News, acceptée sans même en parler aux conseillers de la Maison Blanche.

– « Une démission » –

M. Giuliani a affirmé que M. Trump avait remboursé sur plusieurs mois à Michael Cohen les 130.000 dollars, en insistant sur l’effet désastreux sur l’élection qu’aurait causé une absence d’accord de confidentialité.

Jusque-là, M. Trump assurait ne rien savoir. Le président s’est donc retrouvé confronté à un défi quasi-impossible: convaincre l’opinion qu’il avait remboursé un paiement dont il ignorait tout, destiné à une actrice de films X qu’il dit ne pas connaître, en échange du silence de celle-ci sur une liaison soi-disant inventée.

C’était ouvrir un boulevard dans lequel se sont engouffrés les scénaristes du « Saturday Night Live », qui avec Donald Trump tiennent leur meilleur client en 43 ans d’existence.

On y voit Alec Baldwin jouer un président lubrique, au téléphone écouté par la police fédérale FBI, qui s’escrime à dissiper les nuages judiciaires qui s’accumulent.

« Dis-moi juste de quoi tu as besoin pour que tout ceci soit oublié? », demande le faux Donald Trump à la vraie Stormy.

« Une démission », répond l’actrice de films pornographiques, qui confirme par son aplomb qu’elle est devenue une épine dans le pied du milliardaire, déjà exaspéré par l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection de 2016.

Quant à Ben Stiller, il interprète un Michael Cohen aux abois, auquel le président prédit un proche envoi en prison. Utilisant un téléphone public, il peine à réorganiser la défense dans le dossier explosif Stormy Daniels.

« Les gars, est-ce qu’on peut s’accorder sur une version et s’y tenir? Parce que l’histoire part dans tous les sens », se désole-t-il.

La pulpeuse Stormy s’est entourée d’un flamboyant avocat, pilote automobile à ses heures. Michael Avenatti a assuré dimanche lutter au nom de « la vérité » et à de nouveau accusé de mensonge le président Trump.

« Il n’y a aucun doute que ce paiement était directement lié à la campagne (électorale de 2016). Le président ou Michael Cohen auraient pu verser cet argent et négocier (l’accord) en 2007, 2008, 2009, 10, 11, 12, 13 », a soutenu M. Avenatti sur ABC.

« Au final, il va être forcé de démissionner », a aussi estimé l’avocat dans une interview publiée dimanche par le Guardian.

Désormais sur la sellette, son adversaire Rudy Giuliani a de nouveau justifié la pratique des accords de confidentialité, précisant ignorer si M. Cohen avait ainsi grassement rémunéré d’autres femmes contre leur silence.

« Je n’en ai pas connaissance mais je l’aurais approuvé si cela avait été nécessaire », a-t-il déclaré dimanche.

Concernant l’enquête russe du procureur spécial Robert Mueller. M. Giuliani a maintenu que le président américain n’avait aucune obligation de parler aux enquêteurs, même s’il était cité à comparaître en qualité de témoin devant un grand jury.

Romandie.com avec (©AFP / 06 mai 2018 18h21)                

Démission de la ministre britannique de l’Intérieur Amber Rudd

avril 29, 2018

Londres – La ministre britannique de l’Intérieur Amber Rudd a présenté sa démission à la Première ministre Theresa May, qui l’a acceptée, a annoncé Downing street dimanche soir.

« La Première ministre a accepté ce soir la démission de la ministre de l’Intérieur », a déclaré un porte-parole

Amber Rudd, 54 ans, était sur la sellette depuis plusieurs jours après la révélation que ses services avaient des objectifs chiffrés pour expulser les immigrés clandestins. Elle avait nié être au courant de l’existence de tels objectifs devant une commission parlementaire, et s’est vu accusée d’avoir trompé les députés.

La démission de cette fidèle des fidèles, ministre de l’Intérieur depuis 2016, est un coup dur pour Theresa May, qui va affronter le 3 mai des élections locales à valeur de test pour son gouvernement conservateur, déjà déchiré par le Brexit et qui dispose d’une très mince majorité au Parlement.

Amber Rudd paie pour le scandale dit de Windrush – le traitement des immigrés d’origine caribéenne arrivés au Royaume-Uni après la seconde guerre mondiale -, qui a suscité une vague de colère dans le pays.

Les milliers d’immigrés venus des pays du Commonwealth entre 1948 – quand le Windrush, premier bateau avec à bord des immigrants des Caraïbes, a débarqué près de Londres – et le début des années 1970, pour reconstruire le pays après la Seconde guerre mondiale, avaient obtenu le droit de rester indéfiniment. D’autant que certains d’entre eux avaient la nationalité britannique car nés pendant la période coloniale.

Mais ceux qui n’ont jamais réclamé de papiers d’identité en bonne et due forme se sont retrouvés traités comme des immigrés illégaux, courant le risque d’être expulsés s’ils ne fournissaient pas de preuve pour chaque année de présence au Royaume-Uni.

Face au tollé soulevé par ces menaces d’expulsion, Theresa May avait été contrainte de s’excuser auprès des dirigeants de ces pays lors d’un sommet du Commonwealth à Londres il y a deux semaines.

Lundi dernier, Amber Rudd avait dit « profondément regretter » cette situation, soulignant « l’importante contribution de la génération Windrush » au Royaume-Uni, et avait annoncé qu’ils pourraient obtenir la nationlité gratuitement.

Amber Rudd s’est à nouveau retrouvée en difficulté lorsqu’il est apparu que ses services avaient des objectifs chiffrés sur le nombre d’immigrés clandestins à refouler.

La ministre avait dans un premier temps nié avoir connaissance de tels objectifs, devant une commission parlementaire, mercredi dernier.

Mais de nouvelles révélations, notamment dans le quotidien Guardian, sur l’existence d’un document intérieur semblant prouver qu’elle était au courant, a rendu sa ligne de défense de moins en moins tenable.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2018 21h59)                                            

Madagascar: l’opposition continue d’exiger la démission du président

avril 29, 2018

 

Les partisans de Andry Rajoelina, au début d’un rassemblement antigouvernemental à Antananarivo, à Madagascar, le samedi 31 janvier 2009. (photo d’illustration) © Jerome Delay/AP/SIPA

Plus d’un millier de partisans de l’opposition se sont à nouveau réunis samedi sur la place du 13-Mai, au cœur de la capitale malgache Antananarivo pour exiger la démission immédiate du président Hery Rajaonarimampianina.

Depuis une semaine, les adversaires du chef de l’État occupent la rue pour protester contre l’adoption récente de lois électorales qu’ils jugent partiales, à sept mois des scrutins présidentiel et législatifs prévus à la toute fin de l’année.

Saisie par des députés de l’opposition, la Haute cour constitutionnelle doit se prononcer sur ces textes rapidement.

Il y a une semaine, une première manifestation de l’opposition, interdite par les autorités, a dégénéré en graves affrontements avec les forces de l’ordre. Au moins 2 protestataires ont été tués et une quinzaine d’autres blessés par la police et l’armée, accusées d’avoir tiré à balles réelles sur le cortège.

Des représentants du parti du président et de l’opposition se sont rencontrés mercredi soir sous l’égide de l’Union africaine (UA) pour trouver une issue à la crise, sans résultat.

« Dégage Rajao assassin, espèce de dangereux killer », proclamait samedi une pancarte sur la place du 13-Mai.

« Il faut enlever de nos banderoles le titre président car pour nous, Rajao n’est plus un président de la République, à la place il faut y mettre Rajao ressort », a lancé sous les applaudissements à la foule un député d’opposition, Lanto Rakotomanga.

Demande de destitution

L’opposition a déposé devant la Haute cour constitutionnelle une demande de destitution de Hery Rajaonarimampianina.

Les manifestations quotidiennes qui agitent Antananarivo depuis une semaine constitue la première fronde sérieuse visant le chef de l’État depuis son élection fin 2013.

Hery Rajaonarimampianina n’a pas encore annoncé s’il allait briguer un second mandat à la fin de l’année mais ses deux principaux opposants, Marc Ravalomanana, président de 2002 à 2009, et Andry Rajoelina, au pouvoir de 2009 à 2014, ont déjà laissé entendre qu’ils étaient prêts à se lancer.

Ces deux anciens ennemis font aujourd’hui cause commune contre le régime en place.

Jeuneafrique.com

GB: démission du président de l’ONG Save The Children

avril 19, 2018

Londres – Le président de l’ONG britannique Save The Children, Alan Parker, a annoncé jeudi sa démission, invoquant un « besoin de changement » pour l’organisation, deux mois après un scandale de comportements sexuels inappropriés qui a largement ébranlé le secteur humanitaire.

Déclenché par des révélations visant l’ONG Oxfam, ce scandale avait également touché l’organisation Save The Children: deux anciens membres, Brendan Cox et l’ex-directeur général Justin Forsyth, avaient fait l’objet d’accusations pour comportements déplacés envers des collègues féminines.

« Étant donnée la combinaison complexe de défis auxquels notre organisation et le secteur font face, je pense qu’un changement est nécessaire », a écrit Alan Parker dans sa lettre de démission publiée par l’ONG.

Le mandat d’Alan Parker, qui a passé dix ans au sein de l’organisation, devait se terminer en décembre prochain. Il a salué le travail effectué par l’ONG, qui, pendant cette période, « a aidé plus d’enfant qu’à n’importe quel autre moment de son histoire ».

Il a également mentionné les « comportements inacceptables » au sein de la branche britannique de l’ONG, citant les cas de Brendan Cox et de Justin Forsyth, « maintenant soumis à un examen approfondi » par la Commission caritative, l’institution britannique qui contrôle les organisations humanitaires.

« Il s’agit d’une enquête importante, et je travaillerai avec eux (les membres de la commission) pour les aider de tout mon possible », a-t-il souligné. « Il existe un besoin urgent de rétablir la confiance » dans le secteur.

Selon un rapport interne de l’ONG rédigé en 2015, la relation « très proche » entre Alan Parker et Justin Forsyth, qui avait quitté l’organisation en 2016, pourrait avoir eu une incidence sur la façon dont l’organisation à répondu aux plaintes.

Le 22 février, Justin Forsyth avait démissionné de son poste de numéro deux de l’Unicef suite aux accusations de comportement inapproprié formulées par trois employées de Save the Children.

Il avait expliqué sa démarche par la volonté de ne pas causer un « préjudice à l’Unicef comme à Save The Children », tout en estimant que les « erreurs commises » avaient été « traitées » plusieurs années auparavant.

Save The Children avait aussi été accusée d’avoir laissé partir sans sanction Brendan Cox – par ailleurs mari de la députée britannique assassinée en 2016 Jo Cox – alors qu’il lui était reproché un comportement sexuel déplacé.

La directrice général de l’ONG, Helle Thorning-Schmidt, a remercié Alan Parker pour son travail « sans relâche », qui a selon elle permis à l’ONG d’être présente dans « plus de 120 pays » et d’agir pour « 50 millions d’enfants chaque année ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 avril 2018 20h20)                                            

« Les femmes en islam »: l’islamologue marocaine Asma Lamrabet jette l’éponge

mars 21, 2018

 

Asma Lamrabet est l’auteur du livre « Islam et femmes : les questions qui fâchent ». Ici en mai 2014 à Rabat. © Hassan Ouazzani pour JA

La chercheuse Asma Lamrabet, connue pour ses travaux sur l’image de la femme dans le Coran et qui dirigeait depuis 2011 le Centre des études féminines en Islam, a présenté sa démission. Ses positions progressistes lui avaient valu des torrents d’insultes.

En 2017, la médecin biologiste et essayiste Asma Lamrabet, a publié Les femmes en islam : les questions qui fâchent (Éditions En Toutes lettres, 2017). Comme l’indique le titre de l’ouvrage, celle qui était alors directrice du Centre des études féminines en Islam, connue depuis des années pour déconstruire  les référentiels des penseurs conservateurs sur la femme en retournant contre eux leurs propres arguments, ne s’attendait pas à se faire que des amis.

Pourtant, il semblerait que la pression ait fini par se faire trop forte : lundi 19 mars, l’écrivaine a annoncé, sur Twitter, avoir présenté sa démission de ce centre de recherche dépendant de la Ligue des théologiens du Maroc.

Refus de toute « lecture discriminatoire »

Si la chercheuse se garde bien de donner des raisons à son départ, les médias marocains relient sa décision à ses prises de position sur la question controversée de l’héritage, ce qui a été confirmé à l’AFP par l’entourage d’Asma Lamrabet. Dans le débat sur la question successorale, qui a été ouvert en 2015 au Maroc, les progressistes critiquent une législation « inégalitaire », la femme n’ayant droit qu’à une demi-part successorale. De leur côté, les milieux conservateurs rejettent tout débat sur la question, et les dernières sorties d’Asma Lamrabet avaient « provoqué un tollé notamment parmi les salafistes, qui n’ont pas lésiné sur les insultes », rappelle le site Médias24.

« Je ne prétends pas donner une réponse figée mais je questionne, j’interroge, j’ouvre le débat. Ce qui est essentiel, c’est que je refuse toute lecture discriminatoire », confiait la chercheuse à Jeune Afrique en mars 2017, lors de la sortie de son dernier livre. Outre la question de l’héritage, elle se demandait « pourquoi l’homme musulman a-t-il le droit de se marier avec une non-musulmane sans que cette dernière ne soit obligée de se convertir alors que cela est interdit pour les femmes ? » et s’interrogeait sur la question du voile, estimant qu’il émane plus d’une recommandation que d’une obligation.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont exprimé leur soutien à cette chercheuse, médecin biologiste de formation, qui prône une lecture dépolitisée des textes religieux pour permettre aux femmes musulmanes de s’émanciper.

Jeuneafrique.com avec AFP

Slovaquie: le Premier ministre Fico présente sa démission

mars 14, 2018

Le Premier ministre slovaque Robert Fico au cours d’une conférence de presse le 14 mars 2018 à Bratislavan / © AFP / VLADIMIR SIMICEK

Le Premier ministre slovaque Robert Fico a présenté mercredi sa démission, réclamée par l’opposition après l’assassinat en février d’un journaliste qui enquêtait sur la corruption, Jan Kuciak.

« Aujourd’hui, j’ai offert ma démission au président de la République » Andrej Kiska, a déclaré M. Fico. « Si le président l’accepte, je suis prêt à démissionner demain ».

Le chef du gouvernement a fait son annonce en présence des chefs des partis membres de la coalition gouvernementale, Most-Hid (centre droit, proche de la minorité hongroise) et le Parti National Slovaque (SNS, droite nationaliste), Bela Bugar et Andrej Danko, après une rencontre avec le président slovaque.

Selon Robert Fico, 53 ans, le pays risque toutefois de « plonger dans le chaos, si les hommes de l’opposition actuelle prennent le pouvoir ». Il souhaite éviter des élections anticipées.

Jan Kuciak, tué par balle avec sa fiancée, avait enquêté sur la corruption et des liens présumés entre des responsables politiques slovaques et des hommes d’affaires italiens soupçonnés d’être liés à la mafia calabraise, la ‘Ndrangheta.

L’assassinat a provoqué une crise politique en Slovaquie et fait sortir dans la rue plusieurs dizaines de milliers de personnes pour protester contre la corruption et demander le départ de Robert Fico.

Selon un récent sondage réalisé par l’institut Focus, 62% des Slovaques se prononcent pour sa démission, contre 13% qui estiment qu’il devrait rester en place.

D’après le quotidien Sme, le vice-Premier ministre Peter Pellegrini, 42 ans, pourrait être candidat du parti Smer-SD de M. Fico à sa succession à la tête du gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2018 23h47)                

Royaume-Uni: accusée de harcèlement, la cheffe d’une organisation patronale démissionne

mars 9, 2018

Barbara Judge, le 17 décembre 2013 à Tokyo / © AFP/Archives / Yoshikazu TSUNO

La présidente de l’organisation patronale britannique Institute of Directors, Barbara Judge, a démissionné vendredi après avoir été suspendue à la suite d’accusations de racisme, sexisme et harcèlement moral, a annoncé l’institution.

Barbara Judge a « démissionné (…) aujourd’hui », a indiqué l’Institute of Directors (IoD) dans un communiqué.

« Le conseil se réunira la semaine prochaine pour discuter de la nomination d’un président du conseil par intérim », a ajouté la plus ancienne instance patronale du Royaume-Uni, créée en 1903.

Dans un communiqué publié plus tôt vendredi, l’IoD avait indiqué avoir pris la décision de « suspendre la présidente de l’IoD dans l’attente de plus amples investigations ».

Mme Judge avait déclaré au quotidien conservateur The Times jeudi qu’elle avait de son propre chef décidé de se retirer provisoirement et qu’elle contestait les accusations.

Ce scandale est un coup dur pour l’IoD qui bénéficie depuis un siècle de la « Royal Charter », titre confié à des organisations œuvrant dans l’intérêt public, et censée encourager la bonne gouvernance.

La direction s’est appuyée sur un rapport du cabinet d’avocats Hill Dickinson, engagé par l’IoD pour examiner des accusations qui ont émergé il y a plus de quatre mois.

Ce rapport, vu par le quotidien financier City AM, est particulièrement accablant pour Lady Barbara Judge, 71 ans et présidente de l’organisation depuis 2015. Il détaille pas moins de 41 accusations, dont, pour les plus graves, celles de racisme, sexisme et harcèlement moral envers des membres de l’IoD.

Selon un des nombreux témoignages cités par le cabinet d’avocats, elle s’est adressée au directeur général de l’IoD Stephen Martin en expliquant qu’il y avait un « problème » parce que « nous avons (dans le secrétariat de l’IoD, ndlr) un noir et une femme enceinte et c’est la pire combinaison possible ».

Toujours selon le rapport, elle a regretté qu’une critique de l’Iod envers la rémunération confortable du directeur général de Rolls-Royce pourrait affecter sa relation personnelle avec le président de ce groupe industriel.

De même, elle a voulu s’opposer à la position de l’IoD sur le budget du gouvernement en raison de ses liens d’amitié avec le ministre des Finances Philip Hammond et la Première ministre Theresa May.

Il lui est reproché aussi d’avoir demandé à du personnel de l’IoD d’organiser un événement destiné à promouvoir la marque de vêtement qu’elle gère pour son propre compte par ailleurs.

« C’est une victoire pour les membres du personnel ordinaires, qui ont eu le courage de risquer leur carrière, de s’exprimer et de se plaindre de la conduite et du langage de gens occupants des postes très élevés », a commenté le directeur général de l’IoD, Stephen Martin.

Deux autres membres du conseil d’administration ont également démissionné, Kenneth Olisa et Arnold Wagner.

« C’est aussi une victoire pour la bonne gouvernance », a ajouté M. Martin

Romandie.com avec (©AFP / 09 mars 2018 21h39)                

Maurice: la présidente, impliquée dans un scandale, va démissionner

mars 9, 2018

Port-Louis (Île Maurice) – La seule femme chef d’Etat d’Afrique, la présidente mauricienne Ameenah Gurib-Fakim, impliquée dans un scandale financier, va démissionner après les cérémonies du 50e anniversaire de l’indépendance du 12 mars, a annoncé vendredi à la presse le Premier ministre Pravind Jugnauth.

« La présidente de la République m’a confié qu’elle démissionnerait de ses fonctions. Nous sommes tombés d’accord sur la date de son départ, mais nous ne pouvons pas annoncer la date », a déclaré à la presse M. Jugnauth.

Ce départ interviendra toutefois « peu après les célébrations du 50e anniversaire de l’indépendance », le 12 mars, et avant la rentrée parlementaire, à la fin du mois, a-t-il ajouté, expliquant qu’à ses yeux « l’intérêt du pays passe avant tout ».

Seule femme chef d’État en Afrique à l’heure actuelle, Mme Gurib-Fakim, 58 ans, occupe son poste depuis juin 2015. Elle est la première femme à occuper cette fonction honorifique dans l’histoire de l’île Maurice.

Scientifique et biologiste de renommée internationale, elle était depuis plusieurs jours sous forte pression, car accusée d’avoir utilisé une carte bancaire fournie par une ONG pour effectuer des achats personnels.

Tout a commencé il y a dix jours quand le quotidien mauricien l’Express a publié des documents bancaires démontrant que la présidente avait utilisé à des fins personnelles une carte bancaire qui lui avait été remise par l’ONG Planet Earth Institute.

Basée à Londres, cette ONG est financée par le milliardaire angolais Alvaro Sobrinho. Homme d’affaires proche du pouvoir angolais, poursuivi au Portugal et en Suisse, celui-ci a détourné plus de 600 millions de dollars de la Banco Espirito Santo Angola lorsqu’il dirigeait la banque, avait révélé début mars le journal en ligne français Mediapart.

Selon l’Express, Mme Gurib-Fakim a utilisé cette carte pour faire des achats personnels à l’étranger pour un montant d’au moins 25.000 euros.

Cette association avec l’ONG et M. Sobrino avait été unanimement condamnée par la classe politique mauricienne. Mme Fakim a d’abord tenté de s’accrocher à son poste, avant de changer d’avis.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2018 13h32)