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Trump contre Obama: dernier week-end de campagne aux Etats-Unis

novembre 3, 2018

Donald Trump à un meeting le 2 novembre 2018 à Huntington, en Virginie occidentale / © AFP / Nicholas Kamm

Donald Trump sillonne ce week-end les États-Unis pour tenter de sauver la majorité républicaine au Congrès lors des élections législatives de mardi, face à un Barack Obama sorti de sa réserve pour mobiliser les démocrates.

Le premier rendez-vous électoral national depuis l’élection du milliardaire new-yorkais déterminera qui contrôlera les deux chambres du Congrès jusqu’à la prochaine présidentielle, en novembre 2020, à laquelle le président ne cache pas qu’il entend se présenter.

Il y a huit ans exactement, M. Obama s’apprêtait à subir un raz de marée républicain à ses propres premières élections de mi-mandat: c’était la « révolution » de la mouvance conservatrice du Tea Party, au pic d’impopularité du président démocrate.

Cette année, le retraité a la cote et est la figure la plus recherchée des candidats démocrates, remplissant un rôle autrefois occupé par Bill Clinton.

« Je suis là pour une simple raison: vous demander d’aller voter », a lancé Barack Obama vendredi soir à Atlanta, en Géorgie, pour soutenir la femme qui pourrait devenir mardi la première gouverneure noire élue de cet Etat du Sud, Stacey Abrams.

« Les conséquences de l’abstention sont profondes, car l’Amérique est à la croisée des chemins », a-t-il déclaré. « Les valeurs de notre pays sont en jeu ».

Quant à Donald Trump, il n’a pas cité son nom, mais a dénoncé un discours visant selon lui à « tenter de vous faire peur avec toute sorte d’épouvantails ».

– Immigration –

Les candidats républicains recherchent également activement le soutien de Donald Trump, qui reste la personnalité la plus rassembleuse et populaire du parti.

Le président est depuis plusieurs semaines pratiquement tous les jours sur le terrain, espérant convaincre ceux qui ont voté pour lui il y a deux ans de revenir aux urnes.

Contrairement à ce que faisaient ses prédécesseurs, il assume explicitement le fait que les élections de mi-mandat soient un référendum sur sa personne.

Après deux meetings vendredi, Donald Trump a encore quatre rassemblements prévus ce week-end: Montana, Floride, Géorgie et Tennessee.

Accusé par les démocrates d’avoir décomplexé l’extrême-droite et d’avoir servi de catalyseur à l’attaque mortelle dans une synagogue de Pittsburgh, il fait campagne sur deux thèmes principaux: la bonne santé économique du pays, et la lutte contre l’immigration clandestine, qu’il lie à l’insécurité.

Barack Obama avec la candidate démocrate au poste de gouverneure de Géorgie, Stacey Abrams, le 2 novembre 2018 à Atlanta / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Jessica McGowan

« Un Congrès républicain signifie davantage d’emplois, moins de criminalité », a répété le président vendredi soir à Indianapolis.

« Une vague bleue égale une vague criminelle, c’est très simple », a-t-il martelé. « Et une vague rouge égale emplois et sécurité ».

Lui cite volontiers « Barack H. Obama », comme il l’a appelé vendredi soir, en soulignant par le geste l’initiale du deuxième prénom de M. Obama, pour Hussein. « Je l’ai regardé aujourd’hui, il n’y avait pas grand monde » à son meeting, a-t-il lancé.

– Participation en hausse –

Echaudés par la surprise de l’élection présidentielle de 2016, les médias américains se montrent plus prudents et évitent toute prédiction définitive à partir des sondages qui donnent un avantage national aux démocrates pour la chambre basse du Congrès.

Pour les 435 sièges de la Chambre des représentants, qui seront renouvelés pour deux ans, la course se concentre en fait sur une soixantaine de circonscriptions, les autres étant assez solidement ancrées chez l’un ou l’autre parti.

Quant au Sénat, 35 sièges sur 100 sont en jeu, pour des mandats de six ans. Hasard du calendrier, ces 35 Etats sont pour la plupart dans des régions conservatrices, ce qui complique toute reconquête démocrate.

Centrées autour de Donald Trump, ces élections semblent bénéficier d’un enthousiasme inédit pour un rendez-vous qui habituellement ne suscite qu’une participation de 40 à 45%, contre plus de 60% aux présidentielles.

Plus de 32 millions d’électeurs ont déjà voté, selon Michael McDonald, professeur à l’Université de Floride qui se spécialise dans le vote anticipé, autorisé par correspondance ou en personne dans la plupart des Etats américains.

C’est déjà 20% de plus que l’ensemble des votes anticipés aux élections de mi-mandat de 2014, selon lui, soit un enthousiasme similaire à ce que l’on voit aux scrutins présidentiels.

Romandie.com avec(©AFP / (03 novembre 2018 15h48)

Sommet avec Poutine: les démocrates veulent entendre l’interprète de Trump

juillet 18, 2018

Sur cette photo du 16 juillet 2018, l’interprète Marina Gross se trouve aux côtés des présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine à Helsinki / © AFP/Archives / Brendan Smialowski

Des élus démocrates ont fait pression mercredi pour que l’interprète de Donald Trump témoigne devant le Congrès de la rencontre entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine à Helsinki, un sommet pendant lequel l’attitude jugée trop conciliante de M. Trump a fait scandale.

Lundi dans la capitale finlandaise, les deux présidents se sont entretenus pendant deux heures. Seuls deux interprètes étaient présents à leurs côtés et les démocrates estiment que la femme qui a traduit les propos de M. Poutine pour M. Trump –et a vraisemblablement pris des notes– pourrait détenir des informations cruciales sur ce qui s’est dit entre eux.

« Nous voulons que l’interprète vienne devant la commission. Nous voulons voir les notes », a dit à MSNBC le sénateur démocrate Bob Menendez, membre de la commission des affaires étrangères.

« Nous allons engager d’énormes efforts pour essayer de savoir ce qui s’est passé », a-t-il ajouté.

La sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a renchéri, jugeant qu’une audition de l’interprète pourrait aider les élus et les Américains en général à « déterminer ce qui a été spécifiquement discuté et conclu au nom des Etats-Unis ».

La surprenante conférence de presse du président américain avec son homologue russe à Helsinki a suscité un tollé jusque dans son propre camp politique, nombre d’élus exprimant sans retenue leur consternation.

Côté républicain, le président de la commission des Affaires étrangères du Sénat Bob Corker a dit qu’il comprenait les appels à entendre l’interprète et qu’il allait voir si des précédents existaient.

Interrogée à ce sujet mercredi, la porte-parole du département d’Etat Heather Nauert a dit qu' »aucune demande formelle » n’avait été faite en ce sens « jusqu’ici ».

« Y a-t-il des précédents? Nous n’avons pas encore pu le déterminer », a-t-elle ajouté.

La Maison Blanche va probablement tenter d’écarter cette demande en invoquant les prérogatives de l’exécutif et en arguant qu’aucun président ne peut être obligé de révéler des conversations privées, pas plus que son traducteur.

Sa porte-parole Sarah Sanders a botté en touche mercredi, expliquant « ne pas avoir connaissance » d’un potentiel enregistrement de la conversation entre les deux présidents, avant de renvoyer les journalistes vers le département d’Etat.

M. Corker a aussi estimé qu’interroger le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, qui était à Helsinki avec Donald Trump et qui a sûrement reçu un compte-rendu de la part du président, était une meilleure option.

M. Pompeo doit témoigner devant la commission sénatoriale le 25 juillet.

Le démocrate Richard Blumenthal a de son côté dit vouloir voir « toute l’équipe de la sécurité nationale, à commencer par John Bolton (conseiller à la Maison Blanche) », fournir des détails sur la rencontre Trump-Poutine.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juillet 2018 02h17)

États-Unis: les démocrates avertissent Trump de ne pas limoger le procureur spécial sur la Russie

février 2, 2018

Washington – L’opposition démocrate a agité vendredi le spectre d’une « crise contitutionnelle » si Donald Trump choisit de prendre pour prétexte la publication d’une note mettant en cause le FBI pour limoger les principaux responsables de l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle.

« Limoger Rod Rosenstein (le numéro deux du ministère de la Justice, ndlr), des dirigeants du ministère de la Justice, ou Bob Mueller (le procureur spécial en charge de l’enquête sur l’ingérence russe, ndlr), pourrait créer une crise constitutionnelle sans précédent » depuis l’ère Nixon, avertissent les leaders démocrates au Congrès dans une lettre au président.

De telles méthodes constitueraient « une obstruction à la justice », qui peut potentiellement mener à une destitution, ont-ils également prévenu.

Plus tôt dans la journée, le président américain a approuvé la déclassification d’une note confidentielle rédigée par des républicains du Congrès qui met en cause les méthodes du FBI lors d’une enquête portant sur un membre de son équipe de campagne avant l’élection de 2016.

« Les plus hauts responsables et enquêteurs du FBI et du ministère de la Justice ont politisé le processus sacré d’investigation en faveur des démocrates et contre les républicains », a accusé le président sur Twitter.

L’opposition démocrate craint que le milliardaire utilise cette note pour discréditer l’ensemble de l’enquête sur une possible collusion entre son équipe de campagne et la Russie lors de l’élection présidentielle.

Robert Mueller, le procureur spécial nommé par le ministère de la Justice, est à la tête de cette enquête.

Romandie.com avec(©AFP / 02 février 2018 18h42)                                            

États-Unis: Trump accuse le FBI d’avoir politisé les enquêtes en faveur des démocrates

février 2, 2018

Le président américain Donald Trump, le 1er février 2018 à Washington / © AFP / MANDEL NGAN

Le président américain Donald Trump a accusé vendredi le FBI et le ministère de la Justice d’avoir « politisé » les enquêtes en faveur de ses adversaires démocrates.

« Les plus hauts responsables et enquêteurs du FBI et du ministère de la Justice ont politisé le processus sacré d’investigation en faveur des démocrates et contre les républicains », a tweeté M. Trump sans dire nommément qui il visait.

« Cela aurait été impensable il y a peu de temps », a-t-il ajouté, saluant par ailleurs, par opposition à leur hiérarchie, le travail des agents qui sont « fantastiques ».

M. Trump a nommé l’actuel ministre de la Justice, Jeff Sessions tout comme l’actuel directeur du FBI Christopher Wray. Ce dernier a remplacé James Comey, abruptement remercié par M. Trump.

Cette mise en cause frontale du FBI, rarissime de la part d’un président des Etats-Unis, intervient au moment ou M. Trump s’apprête à autoriser la publication d’une note confidentielle rédigée par un élu républicain controversé de manière à accabler le FBI.

Or le directeur du FBI a clairement indiqué qu’il n’était pas favorable à cette publication.

La note –inédite– a été rédigée par le controversé président républicain de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Devin Nunes, contre l’avis des membres démocrates de sa commission, à partir d’informations secrètes.

L’objet: les écoutes mises en place par le FBI contre un membre de l’équipe de campagne Trump en 2016, dans le cadre des investigations sur les actions russes.

Les démocrates s’inquiétent d’une politisation du renseignement par le pouvoir, ainsi que des conséquences pour la légitimité des investigations du procureur spécial sur l’ingérence de la Russie dans la dernière élection, Robert Mueller.

Romandie.com avec(©AFP / 02 février 2018 14h13)                

Les démocrates choisissent un Kennedy pour répondre à Trump

janvier 30, 2018

Joe Kennedy lors d’une conférence de presse à Washington le 26 juillet 2017 / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / JUSTIN SULLIVAN

Face à Donald Trump, qui prononce mardi son discours annuel sur l’état de l’Union au Congrès, les démocrates ont choisi le dernier descendant de l’illustre famille politique des Kennedy, Joe Kennedy, pour incarner leur opposition.

Joseph Kennedy III, 37 ans, est le petit-neveu du président démocrate assassiné en 1963 John F. Kennedy, et le petit-fils de Robert Kennedy, ancien ministre de la Justice, lui aussi assassiné alors qu’il était candidat aux primaires démocrates pour la Maison Blanche en 1968.

Ce grand homme roux aux yeux bleus a la silhouette et la mâchoire carrée de ses illustres prédécesseurs. Il a été élu à la Chambre des représentants en 2012 et réélu deux fois depuis, dans sa circonscription du Massachusetts, près de Boston, bastion familial. Son père, Joseph Kennedy II, a lui aussi été Congressman dans cette région.

Il a été choisi pour un exercice à la fois honorifique et ingrat, en raison de son format: il s’agit de délivrer une allocution télévisée de quelques minutes après le long discours du président américain devant les deux chambres réunies du Congrès.

Ce message vidéo, que Joe Kennedy prononcera depuis un lycée du Massachusetts, fait rarement les gros titres, a fortiori si le président a multiplié les annonces auparavant. Il y a souvent plus de coups à prendre que de points à gagner: le sénateur républicain Marco Rubio, en 2013, avait interrompu son discours pour chercher une bouteille d’eau, qu’il avait bue pendant de pénibles secondes sans lâcher l’objectif du regard, un moment entré dans les annales de la politique américaine. D’autres ont récité leur texte sans erreur, pour tomber aussitôt aux oubliettes.

Reste que le choix de Joe Kennedy illustre la volonté du parti démocrate de rajeunir son image. A la Chambre, les numéro un et deux du parti d’opposition sont septuagénaires; au Sénat, ils ont 67 et 73 ans.

Le parlementaire est en outre un progressiste assumé, champion des droits civiques et du combat pour une couverture maladie universelle, un sujet sur lequel son autre grand-oncle, le sénateur Ted Kennedy, s’est battu toute sa vie.

– ‘Jeune et ennuyeux’ –

L’immigration sera aussi vraisemblablement au menu – des dizaines de « Dreamers », des sans-papiers jeunes, ont été invités par des élus démocrates à assister au discours présidentiel depuis les tribunes des invités, dans l’hémicycle de la Chambre des représentants.

Joe Kennedy a lui-même convié comme invitée personnelle une sergent-cheffe transgenre de l’armée de Terre, Patricia King, alors que Donald Trump a tenté d’interdire aux trans de rejoindre l’armée.

Diplômé de Stanford et de la faculté de droit d’Harvard, Joe Kennedy a été procureur adjoint dans un comté du Massachusetts avant de se lancer, avec succès, en politique.

Dans la hiérarchie du Congrès, il a peu compté jusqu’à présent, n’ayant que cinq ans d’ancienneté.

Il devra retrouver une partie des talents oratoires des Kennedy pour non seulement résumer le message démocrate, et tendre la main aux électeurs du centre et du parti républicain qui seraient lassés par Donald Trump et tentés de voter démocrate aux élections législatives de novembre prochain.

« J’espère pouvoir défendre la vision d’un pays où chacun d’entre nous bénéficie de la justice sociale et économique que nous méritons », a-t-il déclaré.

L’un de ses discours récents montre que la rhétorique du jeune élu trouve son public. Prononcé après les violences racistes de cet été à Charlottesville, il a été vu plus de 15 millions de fois sur Facebook.

Un autre, sur le droit aux soins, a retenu l’attention des caciques démocrates.

« Ouah. Ce Kennedy-là pourrait devenir président », avait alors commenté Howard Dean, ancien patron du parti.

Les républicains du comité America Rising n’ont pu trouver que quelques défauts au jeune Kennedy: selon eux, il est « riche et ennuyeux ». Son patrimoine est en effet estimé à 18 millions de dollars, la 22e fortune du Congrès. Quant à l’ennui, rendez-vous mardi soir, à la fin du discours de Donald Trump prévu à 02H00 GMT.

Romandie.com avec(©AFP / 30 janvier 2018 14h32)                

USA: les démocrates victorieux à des élections locales, défaites pour Trump

novembre 7, 2017

Washington – Le candidat démocrate au poste de gouverneur de Virginie, Ralph Northam, a battu mardi son adversaire républicain Ed Gillespie, qui était soutenu par Donald Trump et avait fait campagne sur des thèmes populistes et nationalistes, selon les médias américains.

Dans un autre Etat, le New Jersey, le candidat démocrate Phil Murphy l’a facilement remporté et succédera au gouverneur républicain sortant Chris Christie, qui fut longtemps un allié proche de Donald Trump.

Selon des résultats portant sur 60% des bureaux de vote, Ralph Northam a remporté près de 52% des voix contre 47% pour le républicain.

Ed Gillespie ne s’était pas affiché avec le locataire de la Maison Blanche sur le terrain, mais ce cacique du parti républicain, qu’il a présidé, avait pris un virage à droite en plaçant les thèmes de l’immigration clandestine, de la criminalité ou encore des statues confédérées au coeur de son discours.

Le président l’avait soutenu par des messages, mais ne s’était pas déplacé sur le terrain.

A l’inverse, les démocrates avaient fait de l’élection un enjeu de revanche, un an exactement après la défaite d’Hillary Clinton. L’ancien président Barack Obama avait fait campagne en personne.

« La peur, la division et la haine ne marchent pas », a commenté le gouverneur démocrate sortant, Terry McAuliffe, mardi peu avant l’annonce des résultats.

Le gouverneur est le chef de l’exécutif de l’Etat, doté de pouvoirs dans les domaines économiques, fiscaux, de police ou encore d’éducation. Il promulgue les lois votées par le parlement local.

Romandie.com avec(©AFP / 08 novembre 2017 02h35)                   

Clinton a suffisamment de délégués pour l’investiture démocrate, selon AP

juin 6, 2016

Hillary Clinton a remporté lundi le nombre de délégués requis pour obtenir l’investiture démocrate, selon des médias américains. Elle est en passe de devenir la première femme à représenter un grand parti pour l’élection présidentielle du pays.

Mais la candidate n’a pas crié victoire. Elle craint une démobilisation lors du dernier « super mardi » des primaires dans six Etats dont la Californie, où son poursuivant Bernie Sanders espère arracher une victoire symbolique.

Et le sénateur du Vermont a immédiatement dénoncé la précipitation médiatique. Et d’affirmer que sa rivale ne pourrait pas revendiquer de victoire avant la convention d’investiture de Philadelphie, fin juillet.

Selon l’agence de presse Associated Press (AP), l’ancienne secrétaire d’Etat a dépassé la majorité absolue de 2383 délégués nécessaire pour l’investiture. Le calcul a été effectué en comptant les délégués remportés lors des primaires et les super délégués, ces responsables et élus du parti disposant du droit de vote à la convention de Philadelphie, du 25 au 28 juillet.

Les chaînes NBC et ABC ont dans la foulée déclaré Hillary Clinton vainqueur des primaires, même si l’investiture ne sera officielle qu’après le vote de la convention.

Flattés mais concentrés
« C’est une étape importante, mais six Etats voteront mardi, avec des millions de personnes devant se rendre aux urnes, et Hillary Clinton se démène pour gagner chaque voix. Nous avons hâte d’être mardi, quand Hillary Clinton scellera non seulement une victoire dans le vote populaire, mais également une majorité des délégués désignés par les primaires », a déclaré Robby Mook, directeur de campagne.

Hillary Clinton était certaine de dépasser la barre fatidique à l’issue des primaires de mardi, en recevant une fraction des délégués en jeu. Mais les médias américains ont avancé d’un jour l’annonce de cette victoire, en actualisant leurs estimations du nombre de super délégués favorables à la démocrate.

« Nous sommes flattés, AP, mais nous avons encore des primaires à gagner », a écrit Hillary Clinton sur Twitter. Bernie Sanders a environ 800 délégués de retard sur elle.

« Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini », avait-elle dit plus tôt à des journalistes lors d’un point presse à Compton, lors duquel elle a brièvement évoqué le caractère historique de sa candidature.

« Mes partisans sont passionnés », a dit Hillary Clinton, notamment « car ils pensent qu’avoir une femme présidente enverra un message fort, un message historique sur le type de pays que nous sommes, et nos valeurs ». « C’est très émouvant. »

Calcul dénoncé
Le sénateur du Vermont dénonce tout calcul incluant les super délégués, qu’il affirme pouvoir faire changer d’allégeance avant Philadelphie. Plus de 500 sur 700 se sont ralliés à Hillary Clinton.

« Mme Clinton n’a pas et n’aura pas le nombre requis de délégués désignés par les primaires pour sceller l’investiture », a déclaré son porte-parole Michael Briggs dans un communiqué. « Elle dépend des super délégués qui ne voteront pas avant le 25 juillet, et peuvent changer leur avis d’ici là ».

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