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La bombe démographique qui nous attend

juillet 25, 2020
Il y aura de plus en plus de personnes âgées dans le monde, selon une étude de l'Institute for Health Metrics and Evaluation.
© /iStock Il y aura de plus en plus de personnes âgées dans le monde, selon une étude de l’Institute for Health Metrics and Evaluation.
Une étude publiée dans le journal The Lancet le 15 juillet dernier et qui remet en cause la croissance continue de la population mondiale au cours des prochaines décennies est un signal d’alarme à prendre au sérieux, croient les experts.

Les chercheurs de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), financé par la fondation Bill et Melinda Gates, prévoient un pic de la population mondiale en 2064, avec 9,7 milliards de personnes, avant un déclin à 8,8 milliards en 2100.

Le modèle de l’ONU prévoit plutôt une augmentation jusqu’à 10,9 milliards d’humains en 2100.

Les résultats de cette étude ne surprennent pas Darrell Bricker, chercheur principal à l’École Munk des affaires internationales de l’Université de Toronto. Dans son livre Planète vide : le choc de la décroissance démographique mondiale (2019), coécrit avec John Ibbitson, il en arrivait à des conclusions semblables.

«Quand on regarde les prévisions de l’ONU, il est difficile de les recouper avec ce qui se déroule réellement sur le terrain affirme-t-il. Pour écrire le livre, nous avons parcouru le monde et interrogé des gens dans plusieurs pays. Il était assez évident que ce que l’ONU décrivait n’était pas ce qui se passait dans ces pays.»

L’étude de l’IHME examine comment la mortalité, la fertilité et les migrations vont toucher la population mondiale d’ici 2100 en utilisant des données du Global Burden of Disease 2017.

Les chercheurs révèlent deux tendances : d’un côté, les pays vieillissants où le taux de fécondité atteint des planchers, et de l’autre, les nations jeunes, majoritairement en Afrique et au Moyen-Orient, où l’explosion démographique se poursuivra.

Catastrophe appréhendée

Une baisse de la population mondiale serait positive pour l’environnement, soulignent les auteurs du rapport, mais elle aurait des conséquences négatives sur plusieurs pays, surtout ceux dont la population chuterait de 50 % ou plus au cours des prochaines décennies.

Les personnes âgées tendent à consommer moins de biens que les plus jeunes, affirment les chercheurs, alors qu’elles utilisent plus de services, notamment les soins de santé.

La baisse de la population active entravera la croissance économique mondiale et entraînera des changements majeurs sur le plan géopolitique, affirment-ils encore.

La Chine, par exemple, pourrait faire face à une diminution de 48 % de sa population. Il y aurait donc beaucoup de personnes âgées et moins de travailleurs pour cotiser aux fonds de pension.

La situation chinoise est inquiétante, pense M. Bricker.

«Les réalités démographiques de la Chine vont vraiment lui faire du mal, pas dans l’immédiat, mais à plus long terme, car elle va devenir un pays beaucoup plus petit et beaucoup plus âgé, qui n’aura pas la richesse nécessaire pour soutenir la population», avance-t-il.

Le statut de puissance montante de la Chine pourrait alors en prendre un coup. Avec une telle baisse de population, son taux de croissance et son PIB diminueraient, ce qui permettrait aux États-Unis de retrouver leur place dominante vers la fin du siècle, croient les auteurs de l’étude.

«L’Afrique et le monde arabe façonneront notre avenir, tandis que l’influence de l’Europe et de l’Asie reculera. D’ici la fin du siècle, le monde sera multipolaire, puisque l’Inde, le Nigeria, la Chine et les États-Unis seront les puissances dominantes», déclarait dans le communiqué de presse Richard Horton, rédacteur en chef de The Lancet.

La Chine n’est pas la seule à faire face à ce vieillissement accéléré. La plupart des sociétés occidentales sont, elles aussi, aux prises avec le déclin de leurs forces vives.

C’est l’immigration qui permettra à certains pays, comme le Canada, les États-Unis et l’Australie, de se maintenir à flot, affirment les chercheurs.

«Chaque année, nous avons l’équivalent d’environ 1 % de notre population qui déménage au Canada en provenance d’autres pays, précise M. Bricker. C’est plus que tout autre pays au monde.»

Une immigration bien planifiée est la seule porte de sortie de plusieurs pays vieillissants, estime Jacques Légaré, professeur émérite au Département de démographie de l’Université de Montréal.

«Il faut absolument faire face à la question des déplacements de la population, pense-t-il. Cela peut être la solution au problème [du vieillissement], mais il faut être conscient des implications du point de vue culturel.»

Une coordination internationale s’impose, croit M. Légaré, un peu à la manière de ce qui s’est fait pour les changements climatiques. Il déplore que l’initiative du Pacte mondial sur les migrations, parrainé par Louise Arbour, n’ait pas donné les résultats escomptés.

Démographie galopante en Afrique

À l’autre extrême, si rien n’est fait, la population de certains pays africains explosera d’ici 2100.

Si le taux de fécondité est en baisse presque partout, en Afrique subsaharienne il est encore supérieur à 2,1 enfants par femme, soit au-dessus du seuil du remplacement des générations.

Dans 183 pays sur les 195 étudiés, ce taux tomberait d’ici 2100 sous les 2,1 enfants par femme. Les seules exceptions sont deux pays d’Asie centrale, quelques îles d’Océanie, Israël, la Somalie, le Soudan du Sud, le Zimbabwe et le Tchad.

Selon les auteurs de l’étude, les clés de cette baisse sont l’éducation des filles et un meilleur accès à la contraception.

Mais il y a un autre facteur, estime Darrel Bricker : l’urbanisation.

L’exode rural est flagrant dans une mégapole comme Lagos, au Nigeria, qui croît à vue d’œil, raconte-t-il. «Les gens ne veulent tout simplement plus vivre à la campagne et essayer de gagner leur vie avec l’agriculture de subsistance, comme ils le faisaient auparavant. Alors vivre dans un bidonville, même si pour nous ça a l’air terrible, comparé à ce qu’ils avaient avant, ils trouvent que c’est mieux.»

Peut-on inverser la tendance?

Si ces projections sont plutôt inquiétantes, il faut toutefois les prendre avec des pincettes, croit pour sa part le démographe Jacques Légaré.

Un pays comme l’Espagne ne laissera pas sa population chuter de moitié d’ici 2100 sans rien faire, note-t-il. «Ce rapport va brasser la cage et inciter les gens à réfléchir ensemble. On peut éviter le tsunami, c’est cela qui est important; il n’y a personne qui peut souhaiter que ces résultats-là arrivent.»

Avec Radio-Canda par Ximena Sampson

« Le Sahel est une bombe démographique »

janvier 16, 2017

Pour Michel Garenne, la maîtrise de la surpopulation, négligée au profit du développement, doit devenir une priorité.

Entre 3 et 5 millions de personnes ont quitté le Sahel depuis les indépendances. Elles seront probablement autour de 40 millions d’ici à la fin du siècle. Crédits : WPF/ AFP
Contrairement au reste de l’Afrique, le Sahel, ainsi que quelques pays d’Afrique centrale, continue de voir sa population augmenter massivement. Le Niger détient même le record mondial de fécondité. A moyen terme, rien ne permet d’entrevoir un renversement de tendance. Cette région pauvre et déstabilisée par la poussée de mouvements djihadistes deviendra l’un des principaux moteurs de la croissance démographique mondiale à l’horizon de la fin du XXIe siècle, selon les projections de la division de la population des Nations unies.

Démographe rattaché à la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi), Michel Garenne a analysé en détail la situation des six pays francophones – Sénégal, Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad – qui se partagent cette étendue de plus de 5 millions de kilomètres carrés. Il pointe l’échec des politiques de population menées jusqu’à présent et met en garde contre une « situation insoutenable », dont l’une des conséquences sera la migration de plusieurs dizaines de millions de personnes. A l’heure où l’Union européenne entend répondre au problème migratoire par plus de développement, le chercheur exhorte à ne plus laisser la question démographique de côté.

Le ralentissement de la croissance démographique est à l’œuvre partout en Afrique, sauf au Sahel et dans quelques pays d’Afrique centrale. Pourquoi ?

Michel Garenne Les dirigeants de ces pays n’ont jamais considéré que maîtriser la croissance de la population était réellement important. Le développement devait permettre de régler tous les problèmes. Ce discours était, il est vrai, en vogue dans beaucoup de pays du Sud dans les années 1970. L’Algérie, au nom des pays non alignés, déclarait à la conférence mondiale sur la population de Bucarest en 1974 que « la meilleure pilule, c’est le développement ». Dix ans plus tard, les Algériens ont fait marche arrière et adopté un grand programme de planning familial. Pas les pays du Sahel, où tout ce qui a été entrepris a eu peu de portée. En particulier dans les zones rurales, où se concentre aujourd’hui l’explosion démographique, avec 6 à 8 enfants par femme en moyenne.

Les Américains, comme ils l’avaient fait vingt ans plus tôt avec succès en Amérique latine et en Asie, ont essayé, dans les années 1980, de promouvoir des politiques de contrôle des naissances. Mais la crise économique et les plans d’ajustement structurel ont conduit à abandonner les efforts.

Les projections des Nations unies, qui tablent sur une multiplication par six de la population du Sahel d’ici à 2100, vous paraissent-elles solides ?

Aucun de ces pays ne dispose de registre d’état civil. Toutes les données proviennent donc de recensements et d’enquêtes de terrain. Les Nations unies reconnaissent elles-mêmes la faiblesse de ces sources, en particulier pour les migrations. Quoi qu’il en soit, la tendance est là et, en matière de démographie, il faut cinquante ans pour changer de cap. Les six pays sahéliens sont sur une trajectoire qui va porter leur population de 89 millions en 2015 à 240 millions en 2050, puis à 540 millions en 2100. A cet horizon, le Niger à lui seul abriterait plus de 200 millions de personnes, contre une quinzaine aujourd’hui. Imagine-t-on que le Sahel sera à l’origine d’un tiers de la croissance de la population mondiale ? Le Sahel est une bombe démographique.

Le fait que le Sahel soit souvent perçu comme un espace sous-peuplé joue-t-il un rôle dans cette inertie ?

Certainement. Mais ce qui était vrai il y a cinquante ans ne l’est plus aujourd’hui. Les contraintes de l’environnement sont sévères, car le climat est aride ou semi-aride, les sols sont peu fertiles. De nombreux terroirs sont déjà arrivés à saturation. La rivalité entre les éleveurs et les agriculteurs s’est intensifiée, les conflits se multiplient, notamment au Burkina Faso et en Mauritanie. L’arrivée de grands investisseurs qui achètent des superficies importantes exacerbe ces tensions. Heureusement, au Niger, où la situation démographique est la plus critique, il reste encore des terres arables à conquérir. Il ne faut pas penser toutefois que cela suffira. Il n’y aura pas assez de place et de ressources pour tout le monde.

Aux XIXe et XXe siècles, 50 millions d’Européens migrèrent vers les Amériques

En 1975, l’Afrique du Sud avait calculé qu’au-delà de 80 millions d’habitants, elle devrait faire face à de sévères problèmes de ressources en eau. C’est pour cela qu’elle a adopté son programme de planning familial. Elle a anticipé sur les cent ans à venir et c’est ce qu’il fallait faire.

La situation du Sahel n’est pas comparable à celle de l’Afrique du Sud…

Seule la dispersion de la population sur de vastes territoires rend les choses plus difficiles. Mais nous savons comment faire : la technique la plus efficace et éprouvée partout dans le monde est de donner accès à la contraception aux femmes en leur rendant visite chaque trimestre dans leur village ou en les convaincant de se rendre au centre de santé le plus proche. En Afrique, le Kenya, le Ghana, le Zimbabwe ou Madagascar, pour ne citer que quelques pays, ont réussi à le faire. Même dans un pays en ruine, dès qu’on s’occupe des femmes, qu’on leur donne le choix, les résultats sont là.

Le faible degré d’éducation n’aide pas mais ce n’est pas un facteur insurmontable. Le Bangladesh est parvenu à faire chuter son taux de fécondité de femmes non éduquées, dominées par leur mari dans des structures patriarcales très dures et très islamisées. L’islam [tous les pays de la région sont majoritairement musulmans, à l’exception du Burkina Faso] n’est pas un handicap. Ainsi, en Iran, le régime des ayatollahs a fait mieux que celui du chah et a induit une transition démographique très rapide.

Faute d’agir, que se passera-t-il ?

Il suffit de regarder ce qui se passe déjà : les gens partent. Dans l’Histoire, la surpopulation a toujours été résolue de la même façon : départs, guerres, famines, épidémies. L’expérience européenne peut être ici rappelée. A la fin du XIXe siècle et au début du XXe, près de 50 millions de personnes migrèrent massivement vers les Amériques pour des raisons similaires aux migrations sahéliennes. Il faut se souvenir de la forte crise alimentaire en Irlande avec ce qu’on a appelé « la famine de la pomme de terre ». Mais la situation était différente : les Amériques avaient besoin de main-d’œuvre pour leur développement et ont donc favorisé les migrations de travail, sans parler du fait que les populations de départ et d’arrivée étaient de même culture européenne et de même religion chrétienne. Aujourd’hui, les frontières se referment partout. En Afrique du Sud, le pays le plus riche du continent, des mouvements anti-immigrés existent déjà. Où vont aller ces gens ?

Entre 3 et 5 millions de personnes ont quitté le Sahel depuis les indépendances. Elles seront probablement autour de 40 millions d’ici à la fin du siècle. Cela pose des problèmes d’une autre échelle qu’il va falloir gérer. Pourtant, les pays occidentaux et l’Europe en particulier, qui est susceptible d’en accueillir un grand nombre, font comme si le sujet n’existait pas. Mettre en place des politiques de planning familial devrait pourtant être l’une des priorités. Parler de développement durable en continuant à mettre de côté la question démographique est juste insensé.

 

Lemonde.fr propos recueillis par  Laurence Caramel

La Terre comptera 7 milliards d’humains avant novembre

août 18, 2011

INFOGRAPHIE – Selon une étude de l’INED, la population mondiale, qui a septuplé depuis 1800, pourrait se stabiliser entre 9 et 10 milliards d’ici un siècle.

Le cap des 7 milliards d’hommes sera franchi entre fin octobre et début novembre. L’institut national des études démographiques (INED) confirme dans une étude publiée jeudi les estimations de l’ONU. Le précédent pallier, 6 milliards, avait été franchi il y a 12 ans, en 1999. Les spécialistes attendent maintenant un ralentissement de la croissance démographique et tablent sur le franchissement de la barre symbolique des 8 milliards en 2025. L’INED prévoit à plus long terme une stabilisation de la population mondiale entre 9 et 10 milliards à horizon 2100. Un chiffre légèrement plus bas que les prévisions de l’ONU.

Pour comprendre les raisons de ce ralentissement, il faut commencer par se plonger dans le passé. Du premier siècle jusqu’au XVIe siècle, la Terre a compté un nombre globalement stable d’êtres humains, compris entre 200 et 500 millions. Les progrès de la médecine et l’amélioration des conditions d’hygiène ont alors permis de réduire de façon drastique la mortalité infantile. En Europe et en Amérique du Nord, le nombre d’enfants vivant jusqu’à l’âge adulte a commencé à dépasser très largement le nombre de morts. Il en a résulté une explosion démographique. Au début du XIXe, les spécialistes estiment qu’il vivait environ un milliard d’hommes sur Terre.

Avec un décalage temporel de plusieurs décennies, les familles se sont adaptées et ont limité le nombre de naissances pour parvenir à un nouvel équilibre bouclant ainsi un processus baptisé «transition démographique». Dans des pays comme la France, les Etats-Unis ou le Japon, elle est achevée et les femmes ont désormais, en moyenne, moins de deux enfants chacune. La majeure partie des pays d’Asie, d’Océanie et d’Amérique latine, avec en moyenne près de 2,5 enfants par femme, sont en train d’achever leur propre transition. Si les femmes asiatiques ont aujourd’hui moins d’enfants, le continent représente encore 60 % de la population mondiale, ce qui le rend mécaniquement responsable de la majeure partie de la hausse globale du nombre d’êtres humains.

3,6 milliards d’Africains en 2100 ?

Mais d’ici la fin du siècle, le moteur de la croissance démographique sera localisé dans une autre partie du monde. L’Afrique subsaharienne et une bande allant de l’Afghanistan au nord de l’Inde en passant par le Pakistan sont encore dans leur phase «explosive» avec plus de 4 enfants par femme : ils seront le cœur de la machine démographique. Le continent africain devrait compter près de 3,6 milliards d’habitants en 2100, contre un milliard actuellement. Comme les Européens et les Nord-Américains avant eux, les Africains devraient toutefois peu à peu effectuer leur propre basculement vers une baisse du nombre de naissances. La stabilisation annoncée par les démographes se base très largement sur cette hypothèse. Le vieillissment global de la population et son accroissement explique lui pourquoi le nombre de morts par seconde aura presque doublé en 2100 (cf infographie).

Le nombre d’êtres humains n’est pas un problème en lui-même, mais il nécessite de trouver de nouveaux équilibres. Si 10 milliards d’êtres humains peuvent vivre ensemble sur Terre, la situation nécessite un partage plus équitable des richesses. Dans le cas contraire, les inégalités actuelles – accès à l’eau potable, répartition des denrées alimentaires, utilisation des ressources fossiles, etc – ne feront que s’accentuer.

Lefigaro.fr par Tristan Vey

Il naît chaque année plus d’enfants au Nigeria qu’en Europe

août 18, 2011

L’étude de l’Ined 2011 confirme les grandes tendances de la démographie mondiale, mais réserve aussi quelques surprises.

• Le match Chine-Inde

En 400 av. J.-C., la Chine (19 millions d’habitants) traînait derrière l’Inde (30 millions). En l’an 1000, elle était devant. En 1300, derrière. En 1800, largement devant. En 2011 aussi. Mais les projections indiquent qu’en 2050 l’Inde comptera 300 millions d’habitants de plus que la Chine (1,692 milliard contre 1,313).

• Espérance de vie

L’espérance de vie à la naissance, sexes confondus, est en moyenne de 70 ans dans le monde et de 80 dans l’Union européenne. Mais si elle est de 83 ans au Japon, de 82 ans en Suisse, en Australie, en Espagne ou en France, elle est de 46 ans au Zimbabwe, de 52 ans au Nigeria et de 64 ans en Inde.

• Le taux de fécondité

Sans surprise, l’Afrique compte nombre de pays aux plus forts taux de fécondité. Le Niger arrive en tête avec une moyenne de 7 enfants par femme. À titre de comparaison, le taux de fécondité moyen dans le monde est de 2,5, et est dans l’Union européenne de 1,6.

• Combien d’humains sont nés sur Terre depuis les origines ?

Les spécialistes situent ce nombre autour de 80 milliards. De 250 millions vers l’an 0, la population mondiale va donc atteindre 7 milliards. Sur les 80 milliards du total, près de la moitié serait née au cours des deux derniers millénaires, et un humain sur cinq est né durant les deux derniers siècles.

• Densité

Macao emporte haut la main la palme avec 21.423 habitants par kilomètre carré contre 116 pour l’Union européenne et 2 pour la Mongolie.

• Y a-t-il plus d’hommes que de femmes ?

Les choses sont heureusement assez équilibrées. Il naît pourtant un peu plus de garçons que de filles (107 garçons pour 100 filles). Avant 25 ans, il y a 50,4% de garçons et 49,6% de filles. Aux alentours de 25 ans, il y en a autant. Après, ce sont les femmes qui sont les plus nombreuses, et l’écart se creusera avec l’âge. En France, 8 centenaires sur 10 sont des femmes.

• Le cas du Nigeria

Le Nigeria est actuellement le 7e pays par son peuplement avec 162,3 millions d’habitants. Selon les projections, à l’horizon 2050, il sera le 3e après l’Inde et la Chine, avec 433 millions d’habitants. Pourtant, il est le 2e pays par le nombre de décès annuels d’enfants de moins de un an mais 3e en nombre de naissances annuelles, devant l’Union européenne, avec presque 8 fois plus de naissances qu’en France. Le Nigeria a une densité d’habitants au kilomètre carré à peine plus élevée que la France, avec un revenu national brut par habitant 5 fois inférieur à la moyenne mondiale.

Lefigaro.fr par Jean-Luc Nothias

La député porno

août 8, 2011

La député Teres Kirpikli estime qu’il faudrait diffuser plus de porno à la télévision suédoise pour stimuler la natalité

Les Suédois ne font plus d’enfants et, pour rétablir l’équilibre démographique, Mme Kirpikli qui est âgée de 35 ans et mère de trois enfants, estime que la porno pourrait mettre du piquant dans la vie sexuelle des jeunes couples et les encourager à procréer.

« De la porno toute la journée le samedi devrait stimuler les gens estime-t-elle ».

Plusieurs députés l’ont dénoncé ouvertement mais elle s’en moque éperdument: « Tout le monde aime la porno mais les gens sont hypocrites. Il n’y a rien de mal à ce que des gens en couple regardent de la porno. Je le fais souvent avec mon mari et on aime bien ça! »