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Afghanistan: des militantes féministes dénoncent la répression croissante des talibans

janvier 20, 2022
Afghanistan: des militantes feministes denoncent la repression croissante des talibans
Afghanistan: des militantes féministes dénoncent la répression croissante des talibans© AFP/Wakil KOHSAR

Des militantes féministes afghanes ont expliqué jeudi à l’AFP devoir se cacher pour préserver leur sécurité et ont dénoncé la répression croissante des talibans, quelques jours après la dispersion d’une de leurs manifestations avec des sprays lacrymogènes.

Au moins une participante de la manifestation de dimanche a été arrêtée mercredi soir, selon quatre militantes, qui assurent que leur mouvement est visé par une série de descentes policières et craignent pour leur propre sécurité.

Une autre manifestante a posté sur les réseaux sociaux une vidéo d’elle en panique mercredi soir, en affirmant que des combattants talibans frappaient à sa porte.

Les deux militantes restaient introuvables jeudi. Contacté par l’AFP, un porte-parole du gouvernement taliban n’a fait aucun commentaire.

Si les talibans assurent s’être modernisés depuis leur précédent règne entre 1996 et 2001, ils ont progressivement exclu les femmes de la vie publique depuis leur retour au pouvoir en août, suscitant l’inquiétude de la communauté internationale.

Les femmes restent ainsi largement exclues des emplois publics, ne sont pas autorisées à faire de longs trajets sans être accompagnées par un homme de leur famille, et les écoles secondaires pour filles restent pour la plupart fermées.

La vidéo publiée sur les réseaux sociaux « a provoqué beaucoup d’affolement », a confié une militante, qui souhaite rester anonyme.

Une autre militante a raconté à l’AFP que des talibans se sont rendus à son domicile mercredi, mais n’ont pas pu la trouver car elle était dehors avec un proche.

« Nous ne pouvons pas rester chez nous, même la nuit », a dénoncé une autre manifestante, sous couvert d’anonymat.

Ces militantes, qui manifestent régulièrement dans Kaboul et sont très actives sur les réseaux sociaux, changeaient déjà régulièrement de numéros de téléphone. Depuis la manifestation de dimanche, certaines s’astreignent à changer quotidiennement de domicile.

Ce jour-là, des combattants talibans ont aspergées une vingtaine de manifestantes avec des aérosols lacrymogènes et certaines assurent avoir été suivies.

Après ce rassemblement, Human Rights Watch a dénoncé la « répression violente » de l’opposition. Cela « marque une intensification alarmante et illégale des efforts pour empêcher les manifestations pacifiques et la liberté d’expression en Afghanistan« , a estimé l’ONG américaine mardi.

D’autres signaux suggèrent un durcissement du régime actuel: plusieurs journalistes afghans ont été arrêtés ces derniers mois et un professeur d’université ouvertement critique envers le pouvoir a été emprisonné quatre jours début janvier. Il a été relâché après une campagne sur les réseaux sociaux réclamant sa libération.

Par Le Point avec AFP

RDC – Affaire « Congo Hold-up » : Joseph Kabila lance la contre-attaque

décembre 24, 2021
L’ancien président congolais Joseph Kabila, le 30 décembre 2018. © LUIS TATO/AFP

Les avocats de l’ancien président dénoncent une campagne « d’intoxication et de diabolisation » orchestrée par des médias internationaux, après la publication d’une vaste enquête sur des détournements de fonds durant ses années au pouvoir.

Il aura fallu attendre plus d’un mois après le début des révélations de « Congo Hold-up » pour que Joseph Kabila réponde aux accusations lancées contre lui. C’est par la voix d’un collectif d’avocats spécialement constitué qu’il a choisi de le faire.

Dans leur viseur, une enquête menée par dix-neuf médias internationaux basée sur la fuite de 3,5 millions de documents. Jour après jour, entre fin novembre et début décembre, ce consortium a affirmé dévoiler comment le régime de l’ancien président congolais avait détourné des sommes faramineuses au profit de certains de ses proches. Plus de 140 millions de dollars auraient ainsi échappé à l’État entre 2013 et 2018.

Complot

Des accusations que le collectif d’avocats de Joseph Kabila a niées en bloc. C’est « une enquête sans aucun fondement, calomnieuse et soutenue par aucune preuve fiable et crédible », ont-ils dénoncé. « Aucune transaction, aucun compte en banque à son nom n’a été présenté », soulignent-ils, en regrettant « un complot d’intoxication et de diabolisation » visant à « intensifier la crise politique » en RDC.

Contrairement à ce que certains prédisaient, aucune plainte n’a été déposée contre les auteurs de l’enquête, mais « nous nous en réservons le droit », explique le collectif d’avocats. En revanche, la guerre de communication est lancée. Face à une enquête révélant les dérives d’un régime, les avocats de Joseph Kabila encensent un président arrivé au sommet de l’État en 2001 dans des conditions « difficiles » et qui s’est « battu pour la pacification du pays ». Désormais retiré du pouvoir, l’homme a choisi de « vivre modestement parmi les siens » plutôt que dans de riches villas à l’étranger, ajoutent-ils.

Radicaliser les positions

C’est l’une des principales préoccupations des observateurs de la vie politique congolaise. Alors que les révélations de « Congo Hold-up » ont poussé les autorités à saisir le procureur général pour mener une enquête, certains craignent que cela radicalise les positions des deux camps.

Après avoir quitté la présidence début 2019, Joseph Kabila a vu sa majorité parlementaire renversée et son alliance avec Félix Tshisekedi voler en éclat. Désormais dans l’opposition, à la tête d’un mouvement politique affaibli, il se fait discret, alternant les séjours dans sa ferme de Lubumbashi, dans le sud-est du pays, ou dans celle de Kingakati, non loin de Kinshasa. Ce n’est que de nuit, à l’abri du tumulte et des regards, qu’il se déplace jusqu’à sa résidence de la Gombe, dans la capitale.

Si ses proches se sont dits outrés par les révélations de « Congo Hold-up », l’ancien président n’a rien laissé paraitre de ses émotions. Son entourage l’assure : il reste « serein ». Et mutique.

Avec Jeune Afrique par Anna Sylvestre-Treiner

Canada: Embauche d’agents d’immigration anglophones : « Un manque de respect », dénonce Québec

novembre 4, 2021

Le gouvernement Legault, appuyé par les partis d’opposition, ne digère pas la volonté d’Immigration Canada de recruter, au Québec, des agents anglophones pour répondre aux questions des immigrants.

Le gouvernement Legault dénonce vivement la décision d'Immigration Canada d'embaucher, à Montréal, des agents unilingues anglophones.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le gouvernement Legault dénonce vivement la décision d’Immigration Canada d’embaucher, à Montréal, des agents unilingues anglophones.

« C’est un manque de respect », clame Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice et responsable de la Langue française.

Dans une déclaration transmise à Radio-Canada, l’élu caquiste ne mâche pas ses mots contre la décision d’Immigration Canada de modifier ses critères d’embauche.

Désormais, Ottawa va aller de l’avant avec le recrutement d’agents parlant exclusivement anglais pour son Centre de service à la clientèle, basé à Montréal, responsable de répondre aux questions des immigrants installés dans l’ensemble du pays.

Une mesure « inacceptable », juge Simon Jolin-Barrette.

Les critiques sont unanimes à Québec.

C’est choquant. C’est un signal vraiment honteux», affirme le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon.

Que ce soit Air Canada, Immigration Canada ou l’ensemble de la fonction publique canadienne, c’est un faux bilinguisme. C’est un bilinguisme de façade», dénonce-t-il.

Nous sommes en droit de nous attendre à ce que le gouvernement du Canada donne l’exemple quant à l’importance et à l’exigence du français à Montréal et au Québec», note la porte-parole libérale pour la protection de la langue française, Hélène David, sur Twitter.

La députée de Québec solidaire Ruba Ghazal a fait adopter unanimement, jeudi à l’Assemblée nationale, une motion visant à défendre la langue française au travail». La Charte de la langue française doit s’appliquer aux ministères fédéraux», assure l’élue montréalaise, qui doute de l’argumentation d’Immigration Canada.

Pour justifier sa décision, le ministère fédéral de l’Immigration dit avoir des difficultés pour recruter des agents qualifiés bilingues, tout en expliquant qu’une grande majorité d’appels se font en anglais.

Ça ne tient pas la route, c’est un recul incroyable», lance Mme Ghazal.

Nous ne pouvons pas croire qu’au Québec, où la majorité de la population est francophone, il soit impossible pour Immigration Canada de recruter des employés compétents maîtrisant le français», ajoute le ministre Jolin-Barrette.

Invité à réagir, le ministre fédéral et lieutenant du Québec pour le gouvernement de Justin Trudeau, Pablo Rodriguez, n’a pas caché son malaise.

Je m’attends à ce que tout francophone qui appelle [à Immigration Canada] soit servi en français. C’est clair», a-t-il déclaré sur les ondes de Midi info.

Ce dernier aura, a-t-il indiqué, une discussion» avec le nouveau ministre fédéral de l’Immigration, Sean Fraser.

Avec Radio-Canada par Romain Schué 

« Le footballeur français, c’est comme du textile chinois »

octobre 2, 2021

ENTRETIEN. Éducateur passionné, Yacine Hamened dénonce les dérives du foot business dans les écoles de foot, dès le plus jeune âge.

L'educateur Yacine Hamened signe un livre coup de poing qui denonce les derives de l'ecosysteme du sport le plus populaire dans l'Hexagone.
L’éducateur Yacine Hamened signe un livre coup de poing qui dénonce les dérives de l’écosystème du sport le plus populaire dans l’Hexagone.© FRANCK FIFE / AFP

« Au bord des terrains, c’est bien souvent un triste spectacle de parents hystériques qui perdent toute mesure. Une faute non sifflée sur leur enfant, et ce sont toutes les insultes du monde (quand ce ne sont pas les coups) qui s’abattent sur un arbitre, même pas encore majeur parfois. Un entraîneur qui remplace un enfant, et là, ce sont les parents qui voient rouge parce qu’il paraît qu’il y avait (peut-être) un recruteur au bord du terrain et que le train de la richesse est en train de filer à cause de l’éducateur. » Yacine Hamened est un homme en colère. Ancien responsable de la formation du FC Évian Thonon-Gaillard (des moins de 6 ans aux moins de 15 ans), l’éducateur publie Les Hors-Jeu du football français (éd. Talent Sport), un livre coup de poing qui dénonce les dérives de l’écosystème du sport le plus populaire dans l’Hexagone.

Le Point : Votre livre s’appelle « Les Hors-Jeu du football français ». Que voulez-vous dire par là ?

Yacine Hamened : J’ai voulu montrer que, malgré certains résultats – notamment le titre de champions du monde –, il y a des dysfonctionnements dans notre football. Structurels, administratifs, comportementaux… On peut faire beaucoup mieux.

Guy Roux expliquait au Point au mois de mai : « L’équipe de France va bien, mais le football français va mal. » Vous êtes sur la même ligne ?

Les premières journées de L1 cette saison sont un contre-exemple puisqu’elles tendent vers une évolution. Globalement, sur les dix dernières années, l’équipe de France va bien, pas les clubs.

Quand on vous lit, on n’a presque plus envie d’inscrire son enfant au foot…

Je suis passionné de football, mais mon fils fait du tennis… Malheureusement, je ne grossis pas le trait. Ce sont des faits. Ça pose problème. Beaucoup de parents se détournent du football à cause de l’environnement néfaste, violent. Quand on inscrit son enfant au sport, le premier but doit rester le plaisir, la passion. D’autres sports sont plus sains et plus adéquats à l’épanouissement de l’enfant, plutôt que la recherche de la réussite absolue.

Dans votre livre coup de gueule, vous expliquez qu’il y a deux alternatives : soit les enfants sont forts et deviennent des proies, soit ils sont moyens et personne ne veut les faire jouer. Que doit-on faire pour que le foot redevienne un jeu ?

Les clubs et leurs éducateurs doivent comprendre que leur première mission n’est pas de fabriquer des professionnels. Il y a plus de 15 000 clubs en France. Si on retire les 40 clubs de L1 et L2, ça fait 15 000 clubs qui ne font pas ce qu’il faut, en termes d’accueil, d’éducatif. Le problème est aussi structurel. Les ligues laissent faire, car ça les arrange de créer des clubs élites et de fabriquer ce rêve. Elles autorisent des mutations tous les ans. En CM2, des enfants de 10 ans prennent le bus trois fois par semaine pour aller jouer dans le meilleur club du secteur au lieu de jouer avec leur copain d’école ou de quartier.

Vous parlez aussi de « faux » agents qui promettent des millions aux parents alors qu’ils sont… commerciaux ou chauffeurs VTC !

Je comprends que chacun ait envie de réussir socialement, financièrement. Le football est une solution de facilité, car il ne nécessite pas de diplôme ou de compétences particulières. Si on a un peu de tchatche et des relations… Alors, on pense que tout le monde peut être agent et gérer la carrière d’un joueur. C’est faux ! Il faut connaître les règlements, les contrats, mais aussi le football. Pour certains, c’est comme s’ils étaient vendeurs d’aspirateurs ou de tapis. Beaucoup de gens s’engouffrent dans cette brèche – car elle existe – et le font au détriment des enfants. Ils contactent énormément de joueurs et de familles. Si les jeunes réussissent, tant mieux. Sinon, ils sont laissés de côté…

Bientôt, les enfants de 8 ans auront des agents officieux.

On a l’impression que vous parlez de joueurs de 16 ou 17 ans. Mais, en fait, les footballeurs sont « recrutés » de plus en plus tôt !

L’explication est simple. L’Île-de-France est un vivier mondial. Les clubs étrangers y font du scoutisme. Un règlement interdit aux clubs étrangers de recruter un enfant français avant ses 16 ans. Donc, les clubs français les contactent dès l’âge de 12 ans pour éviter la concurrence. Mais à 12 ans, les enfants ont déjà un « conseiller pseudo-agent ». Donc il faut commencer encore plus tôt. C’est à l’infini ! Bientôt, les enfants de 8 ans auront des agents officieux.

Est-ce spécifique à la France ? Comment ça se passe dans les autres pays ?

La France est un marché très spécial. Nous avons un vivier de joueurs unique. La concurrence est exacerbée, et il y a très peu d’identité club. On joue exactement le même football à Montrouge, à l’ACBB ou à Torcy. On fabrique des joueurs individualistes, en se basant sur des qualités athlétiques. Dans les autres pays, où la culture club est plus forte, chaque club a son identité, sa façon de jouer, et les enfants ne changent pas de club chaque année. Le seul pays qui se rapproche de la France est – à une moindre échelle – la Belgique.

Vous dites qu’on ne « forme » pas, mais qu’on « fabrique » des footballeurs. C’est-à-dire ?

Si on forme, on met en place quelque chose, un projet. En France, on fabrique pour vendre. C’est comme du textile chinois. Un produit standard, pas forcément de grande qualité. En France, on fait des numéros 6 (milieu de terrain défensif, NDLR) travailleurs et destructeurs. Ça marche, car peu de pays ont ce genre de profil. Devant, on produit des joueurs rapides, avec une bonne technique, capables d’éliminer.

Quelles solutions proposez-vous ?

Il faut ouvrir le football à d’autres milieux. Intégrer dans les instances dirigeantes des gens qui ont vu les incohérences sur le terrain. Le football français est très consanguin. À de rares exceptions près, les entraîneurs sont tous d’anciens joueurs professionnels, donc ils reproduisent le même modèle. Au Portugal, la formation d’entraîneur est ouverte à tous et ressemble à un diplôme universitaire. Les Allemands ont des entraîneurs comme Nagelsmann, qui n’est pas un ancien professionnel et qui a une vision très moderne du foot.

En refermant votre livre, certains vont malgré tout dire : oui, mais Kylian Mbappé est français, formé en France et la France est championne du monde.

On va toujours nous raconter cette histoire du petit Français de tel quartier qui réussit. Finalement, combien de joueurs français sont des titulaires indiscutables dans le top 8 européen ? Au lieu d’ouvrir les yeux, on ramène toujours à deux choses : Mbappé et la Coupe du monde.

À l’issue de votre ouvrage, vous remerciez « les éducateurs qui ont envie d’être là pour les enfants plus que pour eux ». Cela veut-il dire que les entraîneurs d’équipes d’enfants se prennent tous pour Guardiola ou Mourinho ?

Ils cherchent la visibilité. On leur fait croire qu’ils vont devenir « quelqu’un ». Je vous donne l’exemple de Montrouge, qui a atteint la finale du championnat de France des moins de 17 ans. Mais c’est grâce à son recrutement, pas grâce à la génération des enfants de Montrouge. Ils fabriquent de grosses équipes. Moi, ce n’est pas mon travail. On doit être là pour les enfants, les éduquer à un sport collectif, des règles de vie.

Les Hors-Jeu du football français, coup de gueule d’un éducateur. Talent Sport, 14,90 €.

Avec Le Point par Thibault Geffrotin

Amnesty international dénonce le traitement « atroce » subi par des migrants en Libye

juillet 15, 2021

L’ONG dénonce les politiques européennes de retour forcé de migrants vers la Libye, où ils sont enfermés dans des centres de détention où des violences sont commises en toute impunité.

Des migrants secourus attendent devant un bateau des gardes-côtes dans la ville de Khoms, dans le nord-ouest de la Libye, le 1er octobre 2019.
Des migrants secourus attendent devant un bateau des gardes-côtes dans la ville de Khoms, dans le nord-ouest de la Libye, le 1er octobre 2019. HAZEM AHMED / AP

Amnesty international a dénoncé le traitement « atroce » subi par des migrants interceptés en Méditerranée et envoyés de force dans des centres de détention en Libye, avec l’aide « honteuse » des Européens, dans un rapport publié jeudi 15 juillet.

Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est devenue une voie privilégiée pour des dizaines de milliers de migrants, qui tentent de rejoindre l’Europe par la mer au risque de leur vie.

Les agences des Nations unies et les organisations non gouvernementales (ONG) opérant en Méditerranée dénoncent régulièrement les politiques européennes de retour forcé de migrants vers la Libye, où ils sont enfermés dans des centres de détention, dans des conditions très dures.about:

Dans son rapport, Amnesty International affirme qu’à la fin de 2020 la direction libyenne de lutte contre les migrations illégales (DCIM, dépendant du ministère de l’intérieur) a « légitimé » ces violations des droits humains en prenant le contrôle de deux centres de détention gérés par des milices, où des centaines de réfugiés et de migrants ont fait l’objet de disparitions forcées au cours de ces dernières années.

Torture, violences sexuelles, travail forcé

Dans l’un de ces centres, des témoins ont fait état de viols sur des femmes par des gardiens. Ces derniers les forçaient à avoir des relations sexuelles « en échange de nourriture ou de leur liberté », selon l’ONG.

« Ce rapport effroyable jette une nouvelle lumière sur les souffrances des personnes interceptées en mer et renvoyées en Libye, où elles sont immédiatement détenues arbitrairement et systématiquement soumises à des actes de torture, des violences sexuelles, au travail forcé et à d’autres formes d’exploitation, en toute impunité », a indiqué Diana Eltahawy, directrice régionale adjointe d’Amnesty pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. « Dans le même temps, les autorités libyennes ont récompensé ceux qui étaient (…) soupçonnés d’avoir commis de telles violations avec (…) des promotions », a-t-elle ajouté.

L’ONG a appelé les autorités libyennes à fermer « immédiatement » ces centres de détention. Elle a, par ailleurs, dénoncé « la complicité des Etats européens, qui continuent honteusement d’aider les garde-côtes libyens à capturer des personnes en mer et à les renvoyer de force dans l’enfer de la détention en Libye ».

Les Etats européens « doivent suspendre leur coopération sur les migrations et les contrôles des frontières avec la Libye », et aider « de façon urgente des milliers de personnes coincées là-bas et ayant besoin d’être protégées », a indiqué Amnesty.

Avec Le Monde avec AFP

Enfants refoulés au Canada : « aberration » dénoncée et « humanité » réclamée

juillet 13, 2021

« C’est une aberration », clame la députée du Bloc québécois Christine Normandin.

Pour revenir au Canada après un séjour à l'étranger, les enfants des résidents temporaires doivent obtenir une autorisation écrite de la part d'Immigration Canada.

© /iStock Pour revenir au Canada après un séjour à l’étranger, les enfants des résidents temporaires doivent obtenir une autorisation écrite de la part d’Immigration Canada.

L’élue fédérale reste incrédule. Elle ne comprend pas les raisons d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), qui empêche des enfants de résidents temporaires de revenir au pays, après un séjour à l’étranger.

Considérés comme des visiteurs» s’ils ne sont pas nés au Canada, ces jeunes – contrairement à leurs parents – doivent obtenir une autorisation écrite de la part du gouvernement pour remettre les pieds au Canada. Or, cette mesure est méconnue et de nombreuses familles d’immigrants ont débuté un séjour, principalement pour voir des proches, sans avoir demandé un tel document.

Cette autorisation a néanmoins été refusée, à plusieurs reprises, tel que l’a raconté Radio-Canada. Selon IRCC, l’arrivée de ces enfants, même s’ils sont scolarisés et vivent au Canada depuis plusieurs années, est de nature facultative ou discrétionnaire».

Lorsqu’il s’agit de revenir à l’école et de revoir ses parents, c’est tout sauf un voyage discrétionnaire. Permettre aux enfants de revenir ici, c’est juste le gros bon sens. Leur vie est ici, il n’y a aucune raison qu’ils ne reviennent pas ici», déplore Christine Normandin.

C’est absurde et c’est absolument sans queue ni tête», dénonce de son côté le député du Nouveau Parti démocratique (NPD) Alexandre Boulerice, qui ne mâche pas ses mots contre le ministère de l’Immigration.

Quand on répond à des parents que la venue de leur enfant est non essentielle et facultative, c’est de la bureaucratie idiote», lâche-t-il.

Marco Mendicino est le ministre de l'Immigration du gouvernement de Justin Trudeau.

© /Radio-Canada Marco Mendicino est le ministre de l’Immigration du gouvernement de Justin Trudeau.

Pour protéger» les Canadiens, répond le ministre

Interrogé par Radio-Canada en marge d’une conférence de presse pour faire la promotion, au Nouveau-Brunswick, de l’immigration francophone, le ministre de l’Immigration, Marco Mendicino, a justifié ces décisions en mettant de l’avant la situation sanitaire.

J’ai beaucoup de sympathie pour les familles dont les voyages ont été interrompus par la pandémie, mais en même temps, nous avons introduit des mesures à la frontière pour protéger la sécurité et la santé de tous les Canadiens», soutient-il.

Pourquoi séparer des familles ou interdire le retour des enfants? Le ministre Mendicino n’a pas directement répondu à ces questions.

Alors que le Bloc québécois veut carrément abolir» cette exigence d’une autorisation écrite pour les enfants, le NPD demande au ministre Mendicino de faire son travail».

Il peut donner une directive claire et il pourrait régler le dossier en 5 minutes. Mais, malheureusement, on a un ministre de l’Immigration qui est absolument inefficace et qui ne sert à rien», juge Alexandre Boulerice.

Laurence Lacroix est arrivée en France, avec sa fille, pour voir son père, malade. Elle n'a pas eu l'autorisation de revenir au Canada la semaine dernière.

© /Courtoisie / Laurence Lacroix Laurence Lacroix est arrivée en France, avec sa fille, pour voir son père, malade. Elle n’a pas eu l’autorisation de revenir au Canada la semaine dernière.

Une solution» doit être trouvée, lance un représentant français

Cette situation inquiète également le conseiller consulaire français, basé à Montréal, Yan Chantrel.

Malgré la pandémie, il faudrait faire preuve d’humanité. Les autorités devraient mettre fin à ce type de situation», assure l’élu français.

Ce dernier a eu vent d’une grande anxiété» de la part de nombreux parents français, résidents temporaires, qui, selon les règles actuelles canadiennes, n’ont pas le droit de faire venir leur famille proche au Canada.

Ils ne peuvent pas recevoir leur famille, mais maintenant, ils ne peuvent même pas aller la voir, car ils ont peur de ne pas pouvoir revenir. Il faut trouver une solution», lance Yan Chantrel.

Une solution, rapide, c’est justement ce que réclame Laurence Lacroix, coincée avec sa fille de 14 ans en Franche-Comté. Fin juin, cette restauratrice du Saguenay–Lac-Saint-Jean, présente au Québec depuis 4 ans, est rentrée en France voir son père, malade.

Début juillet, l’embarquement pour revenir à Montréal lui est refusé. Sa fille n’avait pas l’autorisation écrite d’IRCC. Je n’étais pas au courant», se défend-elle. Sa demande a été envoyée, mais la procédure prend, selon Ottawa, 14 jours ouvrables.

Ces derniers jours, Laurence Lacroix a créé un groupe Facebook pour partager son expérience et prévenir les parents et résidents temporaires. Plus de 200 familles y font part, désormais, de leurs craintes et angoisses.

Je ne m’y attendais pas du tout, raconte Laurence Lacroix. Il faut rappeler que nous, on ne part pas faire du tourisme. On va voir un parent malade, un père, un grand-parent. On ne parle pas de vacances au soleil.»

Par Romain Schué avec la collaboration de Nancy Caouette et Alix Villeneuve

RDC : Félix Tshisekedi dénonce la « mafia » dans l’armée et les institutions

juin 20, 2021
Félix Tshisekedi le jour de sa prestation de serment, le 24 janvier 2019, à Kinshasa

Le président Félix Tshisekedi a dénoncé samedi des pratiques mafieuses et de « magouille » au sein des forces armées et des institutions de la RDC lors d’une visite dans le Nord-Est du pays en proie aux violences.

« Il y a beaucoup de magouilles qui minent nos forces de sécurité. Il y a la mafia, cette loi de l’omerta, cette loi du silence, c’est à ça qu’il faut s’attaquer », a déclaré le président Tshisekedi à Bunia, capitale de l’Ituri, lors d’un échange avec les représentants de la population de la province.

« Il s’est développé la mafia dans l’armée, dans nos institutions, on l’a vu récemment au Sénat (…) Il faut détricoter cela, patiemment », a insisté le chef de l’État, en visite depuis une semaine dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

À la frontière de l’Ouganda, les deux provinces ont été placées en état de siège depuis le 6 mai par Félix Tshisekedi qui y a aussi remplacé les autorités civiles par des officiers de l’armée et de la police.

« L’état de siège c’est pour votre intérêt »

En évoquant le Sénat, il faisait notamment allusion aux sénateurs ayant refusé de statuer sur l’immunité parlementaire de leur collègue, l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo (2012-2016), mis en cause dans une affaire de détournements de fonds publics.

JE NE SERAI PAS FIER DE MON MANDAT SI JE NE RÈGLE PAS DÉFINITIVEMENT LE PROBLÈME D’INSÉCURITÉ »

Lors de cet échange, les participants ont demandé au chef de l’État de doter l’armée de moyens conséquents pour accomplir sa mission dans la traque des groupes armés. « L’état de siège c’est pour votre intérêt (…) je l’espère d’ailleurs le plus court possible, soyez indulgents, soyez patients », leur a-t-il dit. « Je ne serai pas fier de mon mandat, si je ne règle pas définitivement le problème d’insécurité » dans l’Est du pays, a conclu Félix Tshisekedi.

Quelque 120 groupes armés de taille diverse ont été répertoriés dans l’Est de la RDC, d’après le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Depuis fin 2017, la province de l’Ituri a replongé dans les violences qui ont fait plusieurs centaines de morts. Ces violences sont majoritairement imputées aux miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) qui prétendent défendre la communauté Lendu, face aux autres communautés (Hema, Alur).

Par Jeune Afrique avec AFP

#Metoo au Venezuela: les langues se délient sur les abus sexuels

juin 11, 2021
#Metoo au Venezuela: les langues se delient sur les abus sexuels
#Metoo au Venezuela: les langues se délient sur les abus sexuels© AFP/Yuri CORTEZ

Gionaira Chavez, violée quand elle avait 15 ans, avait toujours gardé le secret avant que la campagne #Metoo au Venezuela, après l’avoir d’abord plongée dans des crises d’angoisse, ne l’aide à surmonter l’épreuve.

« Je me suis beaucoup identifiée. Je suis passée par une crise nerveuse. J’ai eu besoin d’aide psychologique. Il était temps que j’élève la voix. Cette expérience (témoigner) m’a aidée à comprendre que c’était un cauchemar qui était passé et que je peux continuer ma vie », raconte cette styliste aujourd’hui âgée de 28 ans.

Encore aujourd’hui, elle peine à raconter son expérience et baisse instinctivement la voix: « Il a insisté pour me ramener à la maison. Quand on a été dans le centre (…) cette personne… ce… eh… m’a violée dans la voiture. Après, il m’a déposée à la maison et je n’ai plus jamais eu de ses nouvelles ». Il avait une dizaine d’années de plus qu’elle.

La campagne du #metoo vénézuélien a commencé en avril avec la mention #yositecreo (Moi je te crois, ndlr) et l’apparition de témoignages de victimes d’agressions sexuelles de la part de personnes célèbres. La justice a ouvert des enquêtes et lancé en juin des mandats d’arrêt notamment contre Alejandro Sojo, chanteur du groupe Los Colores et contre Tony Maestracci, batteur des Tomates Fritos.

Sur internet, une femme aujourd’hui majeure avait notamment relaté des faits qui s’étaient produits avec M. Sojo alors qu’elle était mineure. D’autres témoignages contre des personnes célèbres comme des metteurs en scène ou l’écrivain Willy McKey avaient suivi.

Ce dernier avait reconnu une partie des faits dans un communiqué avant de se suicider le 29 avril à Buenos Aires où il résidait.

Des témoignages contre le système des Orchestres de jeunes du Venezuela étaient aussi apparus.

Parmi les témoignages qui ont lancé le mouvement figure celui de Carmela Perez contre Sojo. La jeune femme avait 15 ans à l’époque et lui 23. « Il voulait prendre ma virginité et je ne voulais pas. Il était si insistant que j’ai dit que j’avais mes règles. C’est ce qui l’a arrêté », se souvient-elle.

Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle dit comprendre « la manipulation » dont elle a été victime. « Il était célèbre mais personne n’échappait à ce qu’il écrivait ou à une photo qu’il t’envoyait et que tu ne voulais pas voir ».

Vivant aujourd’hui en Argentine, Sojo, qui fait l’objet de plus de trente plaintes selon Yo si Te creo, a diffusé un communiqué regrettant « profondément » son « comportement ignorant et imprudent ».

Les choses bougent

« L’abus sexuel au Venezuela est normalisé dans une société patriarcale » et conservatrice, estime Abel Saraiba de l’ONG Cecodap de protection des mineurs. « La violence sexuelle est loin d’être en régression, elle est même en hausse ».

Selon le procureur général du Venezuela Tarek Saab, il y a eu 8.450 inculpations et 1.676 mandats d’arrêts pour des crimes ou délits sexuels depuis sa prise de fonction en 2017, pour une population de 30 millions d’habitants.

« On voit que les choses bougent. Les gens prennent conscience » de certaines « dynamiques d’abus » considérées comme normales jusqu’ici, précise M. Saraiba.

A l’époque, après des attouchements par un musicien alors qu’elle avait 12 ans, Carmela avait fini par penser que les baisers forcés et les caresses sans consentement étaient normaux. « C’est comme ça que CA se passe » dans les fêtes, pensait-elle.

Les violences sexuelles sont passibles de 12 ans de prison au Venezuela mais le délai de prescription est d’un an seulement.

« J’ai dû lui expliquer »

« La plupart (des victimes) ne veulent pas porter plainte parce qu’elles n’ont pas confiance en la justice » commente Ariana Gonzalez, activiste de Yo si Te Creo Venezuela.

« Ce que veulent la plupart des victimes ce n’est pas que les agresseurs soient emprisonnés mais qu’on les croie », précise Andrea Hernandez, une autre activiste de 26 ans.

Yarani Acosta, 23 ans, a été victime d’abus en 2019, lors d’une fête universitaire alcoolisée. Après quelques baisers avec un homme, celui-ci est devenu « un peu agressif. Mon souvenir suivant, c’est lui ouvrant la porte et moi en train de remettre ma chemise. (Le lendemain), j’avais des bleus partout », dit-elle.

« J’ai dû lui expliquer pourquoi ce qu’il avait fait était mal. Je lui ai pardonné et je n’ai pas porté plainte », raconte-elle.

Aujourd’hui mariée et mère d’une fille de 3 ans, Gionaira a en revanche porté plainte tout en sachant qu’elle « n’obtiendra pas justice. Mais ça soulage un peu de penser que je peux faire éviter un nouvel abus ».

Par Le Point avec AFP

Canada: Série de discours aux Communes pour dénoncer l’attaque contre une famille musulmane

juin 8, 2021

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau dénonce comme une «attaque terroriste» le drame qui s’est joué à London, en Ontario, il y a deux jours.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le premier ministre a ainsi offert sa réaction officielle, dans un discours à la Chambre des communes mardi matin.

Son discours et ceux des autres chefs de parti ont été précédés par un moment de silence, en Chambre.

Dimanche, un automobiliste a foncé sur une famille de cinq qui marchait sur un trottoir.

La police de London a révélé, lundi, que la famille a été ciblée parce que musulmane. Les deux parents, la grand-mère et l’adolescente sont décédés. Un garçon de neuf ans a survécu et est à l’hôpital.

Un homme de 20 ans a été arrêté par la police de London.

Les chefs des partis politiques fédéraux se sont levés en Chambre pour exprimer leur peine et leur désarroi devant ce drame.

Lorsqu’il a pris la parole, le premier ministre s’est dit «horrifié». Il n’a pas manqué de rappeler l’attentat contre la mosquée de Québec, tragédie qui avait secoué le pays en entier.

Il a offert son soutien aux proches des victimes. 

«On espère tous que le petit garçon pourra se remettre de ses blessures rapidement. Même si on sait qu’il vivra longtemps avec la tristesse, l’incompréhension et la colère causées par cette attaque lâche et islamophobe», a dit le premier ministre.

Le chef conservateur a fait écho à ces propos.

«Il mérite un pays libre et sans peur», a dit Erin O’Toole de l’enfant blessé.

«Le Canada de son avenir doit être meilleur que le Canada de dimanche soir», a déclaré M. O’Toole.

«Il lui faudra beaucoup d’amour et c’est peut-être la première réponse qu’il faut à la haine», a offert le chef bloquiste en parlant, lui aussi, de l’enfant devenu orphelin.

Et Yves-François Blanchet a réclamé plus que des mots et des condoléances.

«Il faut que ça arrête maintenant», a-t-il dit des gestes de haine après avoir, lui aussi, rappelé le drame de la mosquée de Québec.

Avant les déclarations des chefs en Chambre, la leader du Parti vert, qui n’a pas de siège aux Communes, a tenu une conférence de presse où elle a réclamé que le gouvernement élabore une «stratégie nationale contre l’islamophobie».

Avec Lina Dib, La Presse Canadienne

Congo: Descente à Loango du préfet du Kouilou suite à la vidéo de dénonciation de Guillaume Kouka

juin 2, 2021

La vidéo de dénonciation postée sur les réseaux sociaux par Guillaume Kouka, promoteur du tourisme congolais, a fait réagir les autorités préfectorales du Kouilou. Le préfet de ce département s’est rendu sur les lieux pour faire le constat de la situation.

Tout est parti d’une vidéo postée sur les réseaux sociaux fin mai à travers laquelle Guillaume Kouka dénonce l’érection d’un mur le long de la baie de Loango. Ce mur érigé par un sujet expatrié, propriétaire semble-t-il du terrain dans cet espace protégé, servait de barrière à sa résidence en construction sur ce site.

On est sur l’une des pistes des captifs de Loango on peut lire ici “une aire marine protégée de la baie de Loango” et vous avez un monsieur qui a construit un mur qui obstrue la vue sur la baie de Loango.” dénonce Guillaume Kouka.

Professionnel du secteur touristique, il s’offusque de cet état de fait “on a des richesses touristiques comme ça, que non seulement nous ne valorisons pas mais que nous abandonnons. Après on nous explique qu’on veut développer le tourisme et on laisse des individus faire des choses comme ça !”  

Suite à l’indignation suscitée par le témoignage du promoteur de la plateforme “Visiter le Congo”, le préfet du Kouilou, Paul Adam Dibouilou, a mobilisé son équipe pour effectuer une descente sur ledit site. 

“La clameur publique nous a interpellé, notamment sur l’érection d’un mur important au niveau de la baie de Loango, il s’agit d’une aire protégée qui a intégré un plan global d’aménagement c’est un projet qui tient à cœur au président de la République qui déjà avait effectué une visite sur le site afin d’ériger un monument historique pour la mémoire” a-t-il indiqué.

Une réaction tardive des autorités qui leur aura permis de faire le constat d’autres incivilités autour de ce site protégé. “Nous avons constaté une coupe sauvage [des arbres de la forêt artificielle, ndlr], mais également des fours à charbon qui s’érigent ça et là” a déploré le préfet du Kouilou. 

Une autre situation qu’ignorait la préfecture du Kouilou, à en croire Paul Adam Dibouilou, la société Zebra chargée de la gestion de ce site forestier ne lui aurait pas remonté ces informations. 

Le préfet du Kouilou a rappelé que le respect du patrimoine culturel et environnemental de notre pays est attendu de tout citoyen résidant au Congo. L’opinion attend désormais la suite qui sera donnée à cette affaire.

Avec Sacer-infos par Stany Frank