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Congo-Présidentielle 2021 : Mathias Dzon dénonce une campagne électorale anticipée

février 27, 2021

Candidat au scrutin présidentiel du 21 mars prochain, Mathias Dzon a, au cours d’une conférence de presse animée le 27 février à Brazzaville, dénoncé les conditions d’organisation et « la campagne électorale anticipée » du candidat de la majorité présidentielle.

Mathias Dzon/Adiac

Selon lui, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, candidat à sa propre succession, est en campagne électorale depuis deux mois.  Mathias Dzon a également indexé le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Philippe Mvouo, qui assiste, d’après le candidat de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD), « impuissant au déferlement de la campagne électorale anticipée et illégale du candidat du pouvoir dans les médias. »

Il a également déploré la non-prise en compte de ses représentants dans la composition des organes dirigeants de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) et dans les commissions locales d’organisation des élections (Colels). « Cette exclusion de l’opposition réelle des instances d’organisation de l’élection de mars 2021 augure de mauvais présages. Comme cela a été le cas pour les commissions de révision des listes électorales, à ce jour, aucun représentant du candidat Mathias Dzon ne figure ni dans les instances dirigeantes de la CNEI, ni dans les Colels », a dénoncé le porte-parole du candidat, Elo Dacy, invitant le ministère de l’Intérieur à corriger cette « injustice flagrante ».

Mathias Dzon et son équipe de campagne ont aussi exigé l’annulation pure et simple du principe du vote par anticipation des militaires. Selon eux, le fait que les noms des électeurs militaires n’ont pas été retirés de la liste électorale générale laisse libre cours au vote multiple des militaires indélicats. « Nous demandons qu’on annule le vote militaire. S’il n’est pas annulé, nous n’en reconnaitrons pas les résultats », a annoncé Mathias Dzon.

Il a, par ailleurs, exigé la fermeture « immédiate de tous les centres occultes » de délivrance des cartes d’identité et la reprise des activités des services d’état civil officiels sur l’ensemble du territoire national. Parlant du temps imparti, Mathias Dzon a souligné la nécessité d’organiser la Conférence des candidats ou à défaut de leurs représentants, dans les meilleurs délais. Le but étant de « lever les nombreux obstacles qui jonchent encore le chemin d’une élection libre, transparente, apaisée, équitable et honnête en mars 2021. Dans cette perspective, nous invitons instamment le président de la République à bien vouloir convoquer cette assise de la dernière chance », a-t-il souhaité, sans envisager un probable boycott du scrutin.

Notons que cette conférence de presse a été marquée par l’annonce du soutien de Bertin Pandi-Ngouari au candidat Mathias Dzon. Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2009, Bertin Pandi-Ngouari a soutenu le général Jean-Marie Michel Mokoko en 2016. L’autre temps fort a été la publication des listes des membres de la direction nationale et des directions départementales de campagne du candidat de l’ARD. La direction nationale est présidée par Henri Boukoulou, secondé par Elo Dacy, en sa qualité de directeur national adjoint, porte-parole du candidat.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Canada-Québec: La situation est «très critique» dans 10 hôpitaux, avertit le ministre Dubé

décembre 18, 2020

MONTRÉAL — Tandis que le Québec recense environ 1800 cas par jour, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, avertit la population que la situation est «très critique» dans au moins dix centres hospitaliers de la province.

  

© Fournis par La Presse Canadienne

La hausse des hospitalisations exerce une si forte pression sur le réseau et sur le personnel de la santé que le système ne peut se permettre une flambée de cas en revenant des Fêtes.   

Le ministre a indiqué qu’il y avait 2164 lits réservés pour les patients qui sont atteints de la COVID-19, ce qui inclut les lits d’unités de soins intensifs, et qu’actuellement environ 1000 d’entre eux sont occupés.   Christian Dubé a imploré la population de ne pas tenter de contourner les règles.   

«Si les Québécois ne respectent pas les règles pendant les fêtes, malheureusement, nous frapperons un mur en janvier», a-t-il indiqué.   

Le ministre Dubé a expliqué que l’augmentation des hospitalisations entraîne du délestage d’interventions importantes comme des chirurgies et il a énuméré une liste de dix centres hospitaliers qui sont actuellement dans une situation «très critique».   

Il s’agit de l’Hôpital Chicoutimi, du CHUQ à Québec, de l’Hôpital de Trois-Rivières, de l’Hôpital Pierre-Boucher, de l’Hôpital Anna-Laberge, de l’Hôpital du Lakeshore, de l’Hôpital de Verdun, de l’Hôpital de Hull, de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.   M. Dubé a expliqué que des lits avaient été installés dans des sites non traditionnels pour accueillir des patients atteints de la COVID-19.  

«À Québec, on a installé des lits à l’hôtel Le Concorde», a-t-il indiqué. 

Christian Dubé a imploré la population de se présenter à l’urgence ou en clinique seulement «si c’est vraiment nécessaire», et il a invité les personnes malades à communiquer avec leur médecin de famille ou encore à composer le 1 877 644-4545.  

Dénoncer les partys de Noël   

Le ministre de la Santé a indiqué qu’il avait «entendu dire que les commandes d’alcool à la SAQ sont très fortes» et que «ce n’est pas un bon signe».   

Christian Dubé avait un message à transmettre à ceux qui comptent contourner les règles: «Pensez donc aux personnes qui pourraient voir leur chirurgie reportée parce que certains n’ont pas respecté les mesures du temps des fêtes.»  

Questionné à savoir s’il encourageait les Québécois à dénoncer les récalcitrants qui comptent organiser des rassemblements pendant la période des fêtes, le ministre a déclaré: «Ne soyez pas gêné de les dénoncer.»   

Pas de changement dans le déroulement de la vaccination  

Pour la première phase de la campagne de vaccination contre la COVID-19, les aînés et le personnel de CHSLD sont vaccinés en priorité et Québec n’a pas l’intention de modifier l’ordre même si des voix se font entendre pour que les travailleurs de la santé des hôpitaux fassent partie du premier groupe. 

«Pour le moment, avec les prochains vaccins qui sont prévus lundi prochain, nous allons continuer à « focusser » sur le personnel dans les CHSLD et les patients», a précisé le ministre Dubé.  

La campagne de vaccination a été entamée cette semaine dans le Centre d’hébergement Saint-Antoine, à Québec, et au Centre hospitalier gériatrique Maimonides, à Montréal.  

Mais à partir de lundi, la province comptera 21 sites de vaccination. Ils seront répartis dans 14 régions sociosanitaires à travers le Québec. Environ la moitié sont des CHSLD.   

Québec a signalé vendredi 1773 nouveaux cas de COVID-19 et 36 autres décès des suites du virus.   

Le bilan provincial s’élève maintenant à 172 801 infections, dont 7671 se sont avérées mortelles depuis le début de la pandémie.

avec Stéphane Blais, La Presse Canadienne

États-Unis : Colin Powell dénonce les «mensonges» de Donald Trump

juin 7, 2020

 

L’ancien secrétaire d’Etat annonce qu’il votera Joe Biden à la prochaine présidentielle.

L’ancien secrétaire d’Etat de George W. Bush, Colin Powell, a annoncé dimanche 7 juin qu’il voterait pour le démocrate Joe Biden lors de la présidentielle de novembre, dénonçant les «mensonges» de Donald Trump.

Premier afro-américain à avoir occupé le poste de chef d’état-major des armées, avant de devenir chef de la diplomatie américaine sous la présidence républicaine de George W. Bush, Colin Powell a toujours été très critique envers Donald Trump. En 2016, il avait annoncé qu’il voterait Hillary Clinton.

«Je ne pouvais voter pour lui (en 2016) et je ne peux certainement pas soutenir le président Trump cette année», a-t-il déclaré sur CNN, indiquant explicitement qu’il voterait pour Joe Biden. «Nous avons une constitution, devons respecter la constitution. Et le président s’en est éloigné», a-t-il déploré. «Je n’aurais jamais utilisé ce mot pour aucun des quatre présidents pour lesquels j’ai travaillé: il ment», a-t-il poursuivi, déplorant le silence du parti républicain vis-à-vis du milliardaire.

«Il ment tout le temps», a-t-il encore dit, appelant tous les Américains à réfléchir à son impact sur la société et sur la place des Etats-Unis dans le monde. «Réfléchissez, faites appel à votre bon sens, posez-vous la question: est-ce bon pour mon pays»?.

Interrogé sur le sévère réquisitoire de Jim Mattis, ex-ministre de la Défense de Donald Trump qui a accusé ce dernier de vouloir «diviser» l’Amérique, Collin Powell a estimé que le diagnostic était indiscutable. «Regardez tout ce qu’il a fait pour nous diviser», a-t-il expliqué, évoquant la question des tensions raciales mais aussi la place des Etats-Unis dans le monde.

Avocat de la guerre en Irak, Colin Powell avait fait le 5 février 2003, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, une longue allocution sur les armes de destruction massives (ADM) prétendument détenues par l’Irak, des arguments qui ont servi à justifier l’invasion du pays. Il a admis par la suite que cette prestation était une «tache» sur sa réputation. «C’est une tache parce que je suis celui qui a fait cette présentation au nom des Etats-Unis devant le monde, et cela fera toujours partie de mon bilan», a-t-il affirmé.

Dans un tweet rédigé peu après l’entretien de l’ancien chef de la diplomatie américaine, Donald Trump est revenu sur cet épisode. «Powell n’avait-il pas dit que l’Irak avait des armes de destruction massives? Ils n’en avaient pas, mais nous sommes partis en GUERRE!».

Par Le Figaro avec AFP

 

Chili: l’Onu dénonce les «violations des droits humains» par la police

décembre 13, 2019

 

L’Onu a dénoncé vendredi dans un rapport les «multiples violations des droits humains» commises par la police lors des manifestations au Chili, des dérapages que «regrette» le gouvernement chilien tout en soulignant le «contexte» de violence dans lequel ils ont été commis. Ce rapport a été élaboré par des experts du Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’Homme, qui se sont rendus au Chili du 30 octobre au 22 novembre.

«La majorité» des protestataires ont manifesté de «manière pacifique» mais «la gestion des manifestations par les policiers s’est déroulée d’une manière fondamentalement répressive», a déclaré la chef de la mission, Imma Guerras-Delgado, lors de la présentation à Genève du rapport. Celui-ci pointe le «nombre élevé de violations graves des droits humains» et contient des exemples précis de torture, mauvais traitements, viols perpétrés par des carabiniers contre des détenus, dont beaucoup auraient été détenus de manière arbitraire.

Pendant sa mission, l’équipe du Haut-Commissariat a pu documenter 113 cas de torture et mauvais traitements, et 24 cas de violences sexuelles sur des femmes, des hommes et des jeunes filles, commis par des membres de la police et des militaires. Les experts de l’Onu dénoncent aussi le «nombre alarmant de personnes» – environ 350 – souffrant de blessures aux yeux ou au visage, la majorité étant liées à des tirs de plombs.

Le rapport indique que, sur la base des informations recueillies auprès d’une grande variété de sources, «les policiers n’ont, à plusieurs reprises, fait aucune distinction entre manifestants pacifiques et manifestants violents». «Les fusils anti-émeutes ont été utilisés de manière indiscriminée et inappropriée, et c’est pour cela qu’il y a autant de blessés», a expliqué Mme Guerras-Delgado, soulignant que les policiers ont tiré en étant trop près des manifestants. «La police a une responsabilité dans la commission de violations des droits humains. En ce qui concerne les responsabilités individuelles au sein de la police, nous ne pouvons pas tirer de conclusion. Elles devront être établies au niveau national», a-t-elle relevé.

Selon les informations officielles citées dans le rapport, plus de 28.000 personnes ont été détenues entre le 18 octobre et le 6 décembre, et la plupart d’entre elles ont été libérées. En présentant le rapport, Mme Guerras-Delgado a indiqué qu’environ 1.600 sont encore détenues selon les autorités.

«Nous regrettons profondément les plaintes reçues par l’équipe de la Haut-Commissaire (…) Chacune d’entre elles fait l’objet d’une enquête et sera (le cas échéant) sanctionnée», a réagi la sous-secrétaire d’Etat chilienne en charge des droits de l’homme, Lorena Recabarren. «A partir du 18 octobre, le Chili a vécu une situation imprévue et inédite de violence (…) C’est cette situation de violence et non les manifestations pacifiques (…) qui nous a décidés à décréter l’état d’urgence. Cette décision n’a pas été prise à la légère et sans (prendre en compte) le contexte», a-t-elle ajouté, parlant au nom du gouvernement chilien.

Le mouvement de contestation sociale qui secoue le Chili depuis le 18 octobre est le plus grave depuis le retour de la démocratie en 1990. Le Haut-Commissariat a pu vérifier les informations concernant 11 de ces 26 décès sur lesquels les autorités enquêtent. Quatre de ces cas constituent «une privation arbitraire de la vie et des décès illégaux impliquant des agents de l’Etat». Le rapport signale que les autorités ont eu connaissance de la gravité des blessures dès le 22 octobre, mais n’ont pas pris de mesures efficaces pour mettre fin à l’usage des armes anti-émeutes.

Dans un communiqué, la Haut-Commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, appelle à «regarder l’avenir de manière constructive» et demande l’établissement d’un «mécanisme de suivi», en coopération avec son bureau pour l’Amérique du Sud, chargé d’évaluer la situation dans trois mois. Une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale a été le détonateur de cette fronde sociale inédite. Malgré la suspension de la mesure, le mouvement s’est amplifié, nourri par le ressentiment face aux inégalités sociales.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Pour les immigrés en France, deux systèmes de soins différents et des dérives

novembre 5, 2019

Agnès Buzyn a dénoncé les dérives de la PUMA, qui permet aux immigrés légaux de se soigner, Emmanuel Macron de l’AME, qui concerne les «sans-papiers».

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Agnès Buzyn le 22 octobre à l’Assemblée. ERIC FEFERBERG/AFP

Les subtilités administratives forment un univers kafkaïen où il est parfois difficile de se repérer. Dernier exemple en date, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et le président de la République, Emmanuel Macron, ont dénoncé deux cas typiques mais en réalité très différents de dérives en matière de dépenses de santé pour la population immigrée.

La ministre a décrit le cas de demandeurs d’asile venus de Géorgie et d’Albanie, «a priori des pays sûrs», qui profiteraient de la protection universelle maladie (PUMA) accordée aux réfugiés comme à ceux qui demandent l’asile. Le président a lui décrit le cas d’étrangers venant en France avec un visa de tourisme et qui, une fois celui-ci expiré, resteraient sur le sol national pour profiter de l’Aide médicale d’État (AME), accordée aux sans-papiers.

Ces deux exemples distincts font intervenir deux dispositifs différents. Le premier, la PUMA, est le mécanisme qui permet à toute personne travaillant ou résidant de façon régulière en France (qu’elle soit française ou non) de bénéficier de la «sécu de base» pour un coût nul ou minime (selon les revenus, la situation familiale…). Créée en 2016, la PUMA a remplacé la Couverture Maladie Universelle (CMU). Pour en bénéficier, il faut être installé depuis au moins trois mois, mais les réfugiés ou les demandeurs d’asile sont exemptés de cette règle.

«Régler vite» la question

Pour lutter contre ce que la ministre de la Santé a qualifié de «dévoiement», le gouvernement semble avoir acté l’instauration d’un délai de carence de trois mois pour l’accès à la PUMA. Il s’agirait donc de supprimer l’exception dont bénéficiaient jusque-là les demandeurs d’asile. Ainsi, un Géorgien ou un Albanais qui demanderait l’asile non pour l’obtenir réellement mais seulement pour profiter du délai d’examen de sa demande (en moyenne un an) afin de se soigner ne pourrait plus le faire dès son arrivée. Mais cela permettrait-il de décourager ces vrais-faux demandeurs d’asile? Comme la députée (LR) Véronique Louwagie l’avait fait remarquer lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2019, «les demandeurs d’asile dont la demande a été rejetée, continuent, pendant une période de douze mois, à bénéficier de la PUMA». Au total, un demandeur d’asile peut donc espérer en bénéficier vingt-quatre mois. Avec un délai de carence, cette durée passerait à vingt-et-un mois.

L’exemple pris par Emmanuel Macron concerne quant à lui le dispositif spécial, l’AME, accordé aux illégaux présents sur le territoire français depuis au moins trois mois. À propos de ces vrais-faux touristes qui voudraient en profiter une fois leur visa expiré, le président a déclaré vouloir «régler vite» la question. Mais aucune mesure n’a, pour l’heure, été annoncée. Agnès Buzyn a assuré qu’il n’y aurait «aucune réduction du panier de soins» de l’AME. Il y a quelques semaines, elle avait même déclaré que le sujet suscitait des «fantasmes». Une façon de répondre au maire de Nice, Christian Estrosi, qui évoquait le chiffre d’«au moins 70% d’abus» dans sa ville.

Il y a aujourd’hui en France 300.000 bénéficiaires de l’AME (contre 75.000 en 2000 lors de sa création) pour un coût de 934 millions d’euros en 2019 (377 millions en 2005). En pratique, l’AME prend en charge 100% des soins médicaux et hospitaliers, à l’exception des procréations médicalement assistées (PMA), des cures thermales et de certains médicaments remboursés à 15%. À côté de cette AME de droit commun, une AME dite «d’urgence» bénéficie aux illégaux présents depuis moins de trois mois. L’offre de soins est alors réduite au strict minimum. Pour trancher, le gouvernement attend les conclusions de deux rapports qu’il a commandés sur le sujet à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et à l’Inspection générale des finances (IGF).

Le Figaro.fr par Alexis Feertchak

États-Unis/Destitution : l’administration Trump dénonce le «harcèlement» des démocrates

octobre 5, 2019

 

L’administration Trump a fustigé samedi 5 octobre le «harcèlement» des démocrates à son encontre, après que l’opposition a sommé la Maison-Blanche de lui fournir des documents dans le cadre de l’enquête parlementaire en vue d’une procédure de destitution de Donald Trump.

Les démocrates, qui ont accusé le président américain d’«entrave et d’opérations de dissimulation» en refusant de collaborer avec leurs investigations, ont fait monter la pression sur l’exécutif en exigeant aussi du vice-président Mike Pence qu’il leur fournisse des documents. La présidence a jusqu’au 18 octobre pour obtempérer.

Trump est menacé d’une mise en accusation («impeachment») pour avoir demandé au président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d’un appel téléphonique le 25 juillet, de l’aider à rassembler des informations compromettantes sur Joe Biden, bien placé pour l’affronter en 2020.

En visite à Athènes, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a jugé samedi que le Congrès avait «maltraité les employés du département d’Etat en les contactant directement et en cherchant à obtenir des documents qui appartiennent au département d’Etat». «C’est du harcèlement», a-t-il lancé.

Le secrétaire d’Etat, qui était présent lors de l’appel entre MM. Trump et Zelensky, a toutefois promis d’être «plus réactif» et de fournir «tous les documents requis par la loi».

Un assistant de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants avait indiqué à CNN que M. Pompeo n’avait pas livré dans le délai imparti les documents réclamés dans une injonction envoyée le 27 septembre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

USA: l’ONU dénonce la détention illimitée d’enfants migrants

septembre 4, 2019

 

La récente décision du gouvernement américain de retirer les limites régissant strictement le temps passé en centres de rétention par les enfants migrants est contraire au droit international, a indiqué la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme.

Lors d’une conférence de presse, Michelle Bachelet s’est dite préoccupée par l’annonce faite fin août par le ministère américain de la Sécurité intérieure de vouloir mettre fin à une décision judiciaire de 1997, dite «Flores», imposant aux autorités fédérales de ne pas maintenir en détention les enfants plus de 20 jours. L’administration du président américain Donald Trump estime que la jurisprudence Flores est dépassée dans le contexte migratoire actuel et souhaite que cette limite de 20 jours soit levée dans les deux mois à venir. Plusieurs Etats américains ont annoncé leur intention de s’opposer devant la justice à cette décision. Rendre la détention illimitée est «contraire à toutes les conventions légales, au droit international des droits humains et aux lois sur les enfants», a expliqué Michelle Bachelet, pointant la Convention relative aux droits de l’Enfant qui stipule que les enfants ne peuvent être détenus qu’en dernier ressort et pour la durée la plus courte possible.

Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration illégale l’un des piliers de sa présidence et de sa campagne de réélection pour 2020. Il avait provoqué l’an dernier une forte indignation, y compris dans son camp républicain, avec sa politique de séparation des familles à la frontière, dite de «tolérance zéro», avant de faire machine arrière en juin 2018. Michelle Bachelet s’est toutefois inquiétée mercredi d’apprendre que bien que le gouvernement Trump ait affirmé avoir mis un terme à cette politique de séparation, «des centaines d’enfants supplémentaires ont été séparés de leur famille depuis (…) juin 2018». «Nous pensons que la séparation arbitraire des familles constitue une ingérence arbitraire et illégale dans la vie familiale et une grave violation des droits de l’enfant», a-t-elle déclaré.

Le chef des droits de l’homme de l’ONU s’est également opposé à la nouvelle règle annoncée par le gouvernement républicain visant à refuser la nationalité américaine aux migrants bénéficiant de prestations sociales.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’armée sud-coréenne dénonce le tir de deux «projectiles» nord-coréens

juillet 24, 2019

 

Les États-Unis ont confirmé qu’un engin de courte portée a été tiré mercredi.

La Corée du Nord a tiré «deux projectiles non-identifiés», a annoncé jeudi (heure locale) l’état-major des armées sud-coréennes, cité par l’agence de presse de Corée du Sud Yonhap.

Les Etats-Unis ont confirmé mercredi le tir d’un engin de courte portée. « Je peux confirmer qu’il était de courte portée », a indiqué à l’AFP un responsable américain, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Il n’a pas indiqué quand le tir avait été effectué.

Il s’agit du premier test d’arme depuis la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un à la frontière entre les deux Corées.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Libye: Washington dénonce l’attaque «abjecte» contre un centre de détention de migrants

juillet 3, 2019

 

Les Etats-Unis ont vivement dénoncé mercredi le bombardement «abject» la veille au soir d’un centre de migrants à Tajoura, en Libye, qui a fait plus de 40 morts.

«Ces pertes tragiques et inutiles, qui ont frappé l’une des populations les plus vulnérables, soulignent le besoin urgent pour toutes les parties libyennes de faire baisser d’intensité les combats à Tripoli et de revenir à un processus politique», a dit la porte-parole du département d’Etat Morgan Ortagus.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Fillette violée chez ses parents : «de nombreuses défaillances» dénoncées

juin 4, 2019

 

Le cas d’une fillette violée chez ses parents entre 2002 et 2005, en dépit des signalements répétés à la justice, a fait l’objet ce mardi d’un rapport du Défenseur des droits pointant de «nombreuses défaillances de la part des intervenants socio-éducatifs, judiciaires et policiers». Cette jeune femme aujourd’hui âgée de 22 ans, désignée dans le rapport par ses initiales «KJ», a été violée et agressée sexuellement entre 5 et 8 ans par un homme hébergé chez ses parents, dont ils connaissaient pourtant les antécédents pédophiles.

Ce dernier a été condamné à 30 ans de réclusion par la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine en juillet 2018, et deux mois plus tard, l’État a été à son tour condamné pour déni de justice. Placée chez son oncle et sa tante en 2010, KJ avait en 2016 attaqué l’État pour faute lourde car la dizaine de signalements au parquet de Rennes effectués dès sa naissance par les médecins, l’école ou les services sociaux étaient restés sans réponse.

Le Défenseur des droits rappelle que la mère de KJ avait assassiné son premier enfant, né d’un viol, 14 ans plus tôt, un crime pour lequel elle a passé cinq ans derrière les barreaux. Si le tribunal avait jugé que l’action pour faute lourde était prescrite, l’Etat avait été condamné à lui verser 12.000 euros en réparation du préjudice subi au titre du déni de justice.

«KJ a été victime de viols et d’agressions sexuelles alors qu’elle n’était âgée que de cinq ans, lesquels se sont poursuivis sur une période de presque trois années. Durant cette période, la famille a été suivie par des travailleurs sociaux, qui n’ont pas su déceler la gravité de sa situation. KJ n’a pas été protégée», dénonce le Défenseur des droits.

Il s’agit d’«une enfance qui n’a pas été protégée, en dépit de multiples alertes et signalements émanant de son entourage et de professionnels sociaux, éducatifs et médicaux», souligne-t-il. KJ montrait pourtant à l’époque «un comportement inquiétant»: «maux de ventre et pleurs au moment d’uriner, masturbation en présence d’autres enfants, pauvreté du langage, amaigrissement…» et «pratiquait des fellations» sur des enfants de son âge, selon un signalement de 2003.

L’analyse de sa situation, selon l’auteur du rapport, met «en évidence a posteriori de nombreuses défaillances de la part des intervenants socio-éducatifs, judiciaires et policiers, qui n’ont pas su faire montre de la clairvoyance que l’on doit aux enfants». Enfin, «les facteurs de vulnérabilité et de fragilité de la famille ainsi que les éléments caractérisant une mise en danger de l’enfant ont été sous-estimés à la fois par l’autorité judiciaire, et les services sociaux et éducatifs».

Par Le Figaro.fr avec AFP