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En RDC, le FMI s’inquiète des pressions sur les dépenses et de la faiblesse des recettes

février 28, 2020

Le palais du peuple à Kinshasa, qui abrite le Parlement congolais.

Le palais du peuple à Kinshasa, qui abrite le Parlement congolais. © Wikimedia/CC

 

Clôturant sa mission dans le pays, le Fonds monétaire internationale (FMI) se dit globalement satisfait, mais exprime des inquiétudes à l’issue de sa mission à Kinshasa sur le programme de référence approuvée avec le gouvernement.

Une équipe d’experts du FMI, dirigée par Mauricio Villafuerte son responsable Afrique, s’est rendue à Kinshasa du 19 au 25 février pour discuter de l’évolution du programme de référence approuvé en décembre dernier, mettre à jour le cadre macroéconomique et discuter des conclusions de la récente évaluation des sauvegardes de la banque centrale.

La mission du FMI note notamment, que l’exécution du budget 2020 jusqu’à mi-février soulève des inquiétudes liées aux pressions sur les dépenses et à la faiblesse des recettes, qui ont entraîné de nouvelles avances de la Banque centrale du Congo (BCC) au gouvernement et l’érosion de ses réserves en devises.

La banque centrale n’a pas vocation de financer le gouvernement

Fin janvier, le solde négatif de 114 milliards de francs congolais (50,7 millions d’euros) a été couvert par la souscription aux bons de trésor de 42 milliards de francs congolais et des avances de la Banque centrale du Congo de 94 milliards de francs congolais, détaille le ministère de Finances.

Pour Philippe Egoumé, représentant du FMI à Kinshasa, la Banque Centrale du Congo n’a pas vocation de financer le gouvernement. Elle a pour rôle de maintenir la stabilité macroéconomique et la stabilité interne (la vie interne et le taux de change). Le recours fréquent aux avances de la banque centrale ont pour conséquence la réduction des réserves de change. Si ces réserves baissent à une semaine d’importation, la banque centrale ne sera en mesure de stabiliser la monnaie, a-t-il souligné.

Le pire a été évité entre janvier et mi-février

La deuxième semaine du mois de février a connu une inflation de 0,102 % au niveau national et 0,097 % à Kinshasa, indique l’Institut national de la statistique (INS). Une inflation attribuée à l’augmentation de prix des biens et services sur le marché. En cumul, cette l’inflation a atteint 0,659% au niveau national et 0,681 % à Kinshasa.

Pour stabiliser les prix, la banque centrale a dû intervenir en injectant beaucoup de devises en dollars sur le marché de change, afin de retirer la masse monétaire de francs en circulation, après paiement des agents et fonctionnement, souligne une source de la banque centrale.

En injectant des devises sur le marché, les réserves de la banque centrale ont baissé. Ces devises ne peuvent être inférieures à trois mois d’importation, sinon la banque ne saura jouer son rôle de maintenir la stabilité.

Objectifs quantitatifs atteints

Toutefois, les données préliminaires du rapport du FMI soulignent que tous les objectifs quantitatifs et repères structurels à fin décembre 2019, dans le cadre du programme de référence, ont été atteints. Jusqu’à présent, la situation macroéconomique est restée relativement stable, souligne le communiqué de la mission du FMI.

Pour éviter tout recours aux avances de la banque centrale, la mission a recommandé au gouvernement de mobiliser davantage des recettes publiques. Elle a salué les mesures prises par les autorités pour contenir les dépenses à l’avenir et les a exhorté à intensifier la mobilisation des recettes.

Le programme de référence entre le gouvernement congolais et le FMI court jusqu’à mai 2020. C’est à l’issue de ce programme test que la conclusion d’un accord formel avec le FMI sera envisageable.

Avec Jeuneafrique par Stanis Bujakera Tshiamala

 

France-Congo: dépenses exorbitantes d’une femme de pseudo opposant

mars 9, 2018

Nick Fylla

La femme de l’opposant Nick Fylla dépense 52000 euros dans les boutiques de l’avenue Montaigne.

Les opposants au Congo non seulement ne se promènent jamais en groupe, mais non pas la même valeur. L’épouse de l’un d’eux ( faux opposant) a dépensé près de 52000 euros ( 34 millions de cfa) dans les boutiques de luxe de l’avenue Montaigne à Paris pour changer sa garde robe.

Thine Fylla, l’épouse de l’actuel ministre Nick Fylla qui se dit opposant a traumatisé les vendeurs des boutiques de luxe de l’avenue Montaigne par des achats d’une valeur de 52000 euros en un jour.

Entre Sacs à main Chanel ou Louis Vuitton et chaussures Dolce Gabana etc, madame l’épouse du soi-disant opposant ministre Congolais a entassé des factures conséquentes au point de se faire rembourser la TVA à Roissy à plus de 5000 euros.

Des dépenses et virées qui ne plairaient pas à son mari ministre-opposant qui lui a trouvé une rivale au nom de Gervine, jugée plus posée.

Alors que le Congolais passent des moments difficiles à cause de la mauvaise gestion des gouvernants, la famille Fyla est aux anges depuis que Thine Fylla a poussé de force et par intérêt sa fille Nickya dans les bras de Kiki Sassou.

Kiki Sassou vient d’avoir un enfant avec Nickya et madame Nick Fylla est aux anges d’avoir dans sa famille un Sassou Nguesso. Et pour ce faire, elle veut aussi vivre comme une Sassou Nguesso en s’offrant une vie de luxe.

A la sortie des boutiques de l’avenue Montaigne, le coffre de la Mercedes avec chauffeur mise à sa disposition par Kiki ne plus pouvait contenir tous les achats effectués.

Sacer-infos.com par Stany Franck

Cameroun: Paul Biya aurait dépensé 182 millions de dollars en voyages privés

février 22, 2018

biy

Paul Biya, président à vie du Cameroun

 

Alors que le président camerounais Paul Biya déclare gagner 271 dollars par mois, il aurait dépensé plus de 182 millions de dollars en voyages privés sur ces 35 dernières années. C’est ce que dénonce un consortium de journalistes.

Selon une enquête menée par le consortium de journalistes OCCRP, le président camerounais a passé trois fois plus de temps à partir en voyages privés plutôt qu’officiels.

Le salaire mensuel officiel de Biya est modeste avec seulement 271 $, plus les primes, mais il voyage et vit à l’étranger dans le luxe.

Selon le politologue camerounais Achille Mbembe, personne ne sait vraiment ce qu’il fait lors de ses fréquents voyages à Genève, bien que les spéculations varient entre traitements hospitaliers et virées shopping.

Alors que son palais à Yaoundé est considéré comme luxueux, Paul Biya préfèrerait passer une grande partie de ses « voyages privés » dans un hôtel cinq étoiles Intercontinental de Genève, qui offre une piscine et une vue imprenable sur le lac Léman et le Mont Blanc.

Il ne voyage pas seul. Son épouse Chantal, réputée pour ses coiffures extravagantes, l’accompagne dans presque tous les voyages, avec une cour pouvant compter jusqu’à 50 personnes, dont des ministres, des gardes du corps, des majordomes et divers autres membres du personnel.

Selon les calculs des journalistes qui ont mené l’enquête – calculs basés sur les prix des chambres d’hôtel disponibles publiquement et une compilation des voyages – la facture totale du président pour un séjour à l’hôtel Intercontinental s’élève à environ 40 000 $ par jour.

À ce rythme, le coût de tous les voyages privés du président (1.645 jours au total) s’élèverait à environ 65 millions de dollars depuis son arrivée au pouvoir, sans compter la nourriture, les divertissements et la location d’un avion privé.

Voyage en avion affrété n’est pas bon marché. Les factures de 2010, apparemment envoyées par une compagnie appelée CS Aviation au directeur du cabinet civil du président Biya et revues par l’OCCRP, facturent au Cabinet civil près de 855 000 $ pour un aller-retour de 50 passagers de Yaoundé à Genève. D’autres factures montrent qu’en 2013, l’avion a été maintenu en attente pendant deux semaines à un coût quotidien de près de 157 000 $.

À ces taux, le coût des vols de Biya depuis son arrivée au pouvoir pourrait s’élever à au moins 117 millions de dollars.

Selon le Fonds monétaire international, plus de 300 millions de dollars de recettes de la compagnie pétrolière nationale du Cameroun en 2017 n’ont pas été comptabilisés.

Le Président contrôle l’entreprise, dont les ventes de pétrole, selon un mémo diplomatique américain divulgué par WikiLeaks.

Selon Transparency International, le Cameroun est l’un des pays les plus corrompus du monde, se classant au 153e rang sur 180 pays en 2018.

AvecSacer-infos.com

Dette cachée au Mozambique: au moins 500 millions de dollars de dépenses inexpliquées

juin 24, 2017

Maputo – Le cabinet américain Kroll a estimé qu’au moins 500 millions de dollars de dépenses sur 2 milliards de dettes cachées contractées par l’exécutif mozambicain demeuraient inexpliquées, selon les conclusions de son rapport d’audit publiées samedi par le procureur général.

En 2013 et 2014, trois entreprises à capitaux publics liées aux services secrets et au ministère de la Défense mozambicains avaient emprunté 2 milliards de dollars pour acheter du matériel de surveillance maritime et des navires.

Le rapport d’audit relève plusieurs incohérences et zones d’ombre dans l’utilisation de cet emprunt.

« Jusqu’à ce que ces incohérences soient expliquées et qu’une documentation satisfaisante soit fournie, au moins 500 millions de dollars de dépenses restent inexpliquées et n’ont pu être auditées », indique le document envoyé à l’AFP.

« Des procédures préliminaires sont en cours pour évaluer l’existence de délits et d’autres irrégularités », ajoute le texte.

Le cabinet d’audit a ainsi comparé le prix des équipements facturés aux entreprises à des prix estimés par un expert indépendant. La différence est édifiante: 713 millions de dollars.

« Des écarts demeurent pour comprendre exactement comment les deux milliards de dollars ont été utilisés », peut-on lire sur le document.

« Cette différence pourrait s’expliquer par des documents supplémentaires que le fournisseur n’a pas donnés à Kroll. Cependant, à la conclusion de l’audit, la différence reste inexpliquée et justifie une enquête plus approfondie », est-il précisé.

Le texte souligne le « rôle déterminant » joué par le fournisseur des équipements, le groupe Privinvest Shipbuilding, dirigé par l’homme d’affaires franco-libanais Iskandar Safa. M. Safa est notamment propriétaire des Constructions mécaniques de Normandie, qui ont fourni 30 chalutiers et patrouilleurs.

Les banques Crédit Suisse et VTB Capital ont quant à elles arrangé cinq emprunts pour les trois entreprises mozambicaines impliquées dans le projet, pour un total de 2 milliards de dollars.

10% de cet emprunt serait en outre parti dans des commissions: 58,8 millions de dollars pour les banques, 140,9 millions pour le fournisseur.

L’audit indépendant a été réalisé par le cabinet Kroll Associates UK à la demande du bureau du procureur mozambicain.

La révélation de l’affaire en avril 2016 avait suscité la colère des principaux bailleurs de fonds qui avaient gelé leur aide budgétaire, plongeant le Mozambique dans une crise économique et financière.

Cet audit est une des conditions nécessaires pour la reprise de l’aide internationale.

Le FMI a salué la publication de ce rapport, évoquant « un pas important vers une plus grande transparence de ces emprunts ».

« Le résumé du rapport apporte des informations utiles sur la manière dont les emprunts ont été contractés et sur les équipements achetés par les compagnies », a estimé Ari Aisen, représentant du FMI au Mozambique, dans un communiqué.

« Cependant, des lacunes demeurent (…) particulièrement sur l’utilisation des montants des prêts  » a-t-il ajouté.

Une mission du FMI est prévue du 10 au 19 juillet pour discuter de ce rapport.

L’affaire a viré à la bataille politique au Mozambique: l’opposition, convaincue de l’implication directe de l’ancien président Armando Guebuza et de son actuel successeur Filipe Nyusi, appelle à l’annulation de ces emprunts.

Romandie.com avec (©AFP / 24 juin 2017 15h19)                                            

Congo et Guinée équatoriale : les hauts fonctionnaires devront revoir leur dépenses à la baisse

mars 8, 2017

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso à sa résidence officielle à Brazzaville, en République du Congo, le 7 mars 2002. © CHRISTINE NESBITT/AP/SIPA

Pour la Standard Chartered Bank, l’avenir de la Cemac dépend en grande partie de l’ampleur des ajustements qui seront mis en œuvre au Congo et en Guinée équatoriale.

Principaux contributeurs aux réserves de change de la communauté pendant la période d’abondance, ces deux pays sont aussi, en ces temps de vaches maigres, les premiers responsables de leur diminution. Depuis novembre 2014, la dégringolade de leurs réserves de change est estimée à quelque 6,6 milliards de dollars quand, pour l’ensemble de la région, cette baisse se chiffre à un peu plus de 9 milliards.

Au Congo, la quasi-totalité des primes des ministres et des députés sont supprimées

Lorsqu’on ajoute à cela des déficits budgétaires de 7,5 % et de 5,3 % en 2016, respectivement pour le Congo et la Guinée équatoriale, autant dire que ces deux pays, qui ont par ailleurs des options limitées de financement extérieur, vont devoir sérieusement se serrer la ceinture en échange de l’appui du FMI. Des missions de l’institution de Bretton Woods sont arrivées dans les deux pays à la mi-février.

Réduire les dépenses des membres du gouvernements

Elles doivent examiner durant plusieurs jours, avec les autorités locales, les comptes publics pour mettre en place un programme d’ajustement. Au Congo, les dirigeants du pays ont d’ores et déjà entamé une opération de réduction du train de vie de l’État.

Pour les membres du gouvernement, les déplacements à l’étranger sont désormais restreints et ouverts à un maximum de trois collaborateurs. L’accès aux salons VIP dans les aéroports ou encore l’utilisation de jets privés pour les voyages à l’intérieur du pays sont aussi interdits à la plupart des ministres. De même, la quasi-totalité des primes qui leur sont accordées, ainsi qu’aux membres de leur cabinet et aux députés, sont supprimées.

Détecter les fraudes dans l’attribution des aides sociales

Tout comme les subventions trop généreusement accordées aux partis politiques, notamment ceux proches du pouvoir, comme le Parti congolais du travail (PCT). Depuis le début de l’année, une opération de nettoyage du fichier de la fonction publique a été lancée, avec pour objectif de débusquer quelque 20 000 agents fictifs (sur un total de 150 000 en 2015). Une démarche similaire est en cours pour mettre de l’ordre dans les comptes de la Sécurité sociale.

Elle vise à mettre un terme aux fraudes et aux doublons dans les allocations familiales. À toutes ces mesures devrait s’ajouter l’amélioration du niveau, beaucoup trop faible, du recouvrement fiscal.

Jeuneafrique.com par

Congo : Le dictateur à genou devant Christine Lagarde du FMI

mars 7, 2017

Alassane Ouattara et Denis Sassou Nguesso

 

Après trois années d’excédents budgétaires et deux années de dépenses folles (Fespam, Jeux africains, élections anticipées, construction tous azimuts d’infrastructures aussi dispendieuses, inutiles que fantaisistes), après avoir, généreusement, supporté les fantaisies budgétaires de Madame Samba Panza en RCA, prêté de l’argent à la Côte d’Ivoire, à la Guinée, au Niger, au Mali, etc., après avoir organisé des conférences de Forbes Afrique, distribué, gracieusement, de l’argent aux politiciens français, etc., après avoir dépensé tant d’argent pour l’entretien et l’équipement des mercenaires et des milices lancés dans une « guerre d’usure » contre un ennemi intérieur qui ne cesse, pourtant, de réclamer, en vain, le dialogue pacificateur…, « le bâtisseur infatigable » estime qu’il a le droit de nous jeter, de nouveau, dans les bras du FMI, sans que nous n’ayons rien à dire…

Sous d’autres cieux, un tel gaspillage l’aurait conduit droit devant la Haute cour de justice.

Chez nous, au Congo-Brazzaville, la formulation même d’une telle hypothèse est passible de peine de prison au motif d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat.

Afriqueeducation.com par Antoine d’Alva