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Canada: Déplacer les camions du centre-ville est « presque impossible », disent des experts

février 7, 2022
Des camions bloquent la rue.

Manifestation des camionneurs à Ottawa Photo : Radio-Canada/Michael Charles Cole

Déplacer la centaine de camions garés illégalement au centre-ville d’Ottawa est « presque mission impossible » sans la coopération des camionneurs, selon différents experts en remorquage.

La police d’Ottawa évalue que 500 véhicules lourds paralysent présentement les environs de la colline du Parlement, désignée comme étant la zone rouge par les autorités.

Le maire Jim Watson a répété à plusieurs reprises, au cours de la fin de semaine, qu’il souhaitait leur départ.

Le remorquage de véhicules lourds est toutefois un processus beaucoup plus compliqué que le remorquage d’une simple voiture, a déclaré Randy Whan, le propriétaire d’une compagnie de remorquage de Kingston qui s’est entretenu avec Canadian Broadcasting CorporationCBC. 

Ce n’est ni facile ni simple, a-t-il expliqué. Cela peut prendre jusqu’à 30 minutes et, de plus, c’est presque impossible sans la coopération du conducteur du camion.Des camions stationnés derrière des blocs de béton, avec des slogans anti-Trudeau et des drapeaux du Canada et du Québec.

Des images de la manifestation des camionneurs à Ottawa le 6 février 2022 Photo : Radio-Canada

Les camions comportent de nombreuses pièces d’équipement — telles que des chaînes pesant plus de 15 kilos — destinées à empêcher le remorquage sans le consentement du conducteur. 

Si le camionneur a enclenché les freins à air et verrouillé les roues de son véhicule, le remorquage devient encore plus difficile. Dans ces conditions, le camion ne bouge plus.

« C’est le camionneur qui décide en fin de compte si vous pouvez emporter son camion ou non. »— Une citation de  Randy Whan, propriétaire d’une compagnie de remorquage

Si on le lui demandait, M. Whan dit qu’il hésiterait à déplacer un camion sans la coopération du conducteur parce cela placerait ses employés dans une position vulnérable, car ces derniers doivent passer sous le camion pour faire leur travail.

Honnêtement, je ne vois pas comment on pourrait procéder, a-t-il déclaré. Chaque compagnie qui envoie une [dépanneuse] là-bas met son chauffeur en danger d’être blessé.Des manifestants sur un camion brandissent des drapeaux devant le parlement d'Ottawa.

Des images de la manifestation des camionneurs à Ottawa, le 6 février 2022 Photo : Radio-Canada/Brigitte Bureau

Une tâche difficile, mais possible 

David Allen, le propriétaire d’une compagnie de remorquage à London, a lui aussi soutenu que remorquer le camion d’un conducteur récalcitrant est une tâche très difficile, mais elle n’est pas impossible.

Même si les freins à air sont enclenchés, a-t-il dit, certaines dépanneuses ont la capacité de les desserrer ou de les mettre en cage, en transférant de l’air de leur système vers les camions.

Nous avons toutes les capacités sur nos dépanneuses pour le faire, mais le problème est que je ne vois pas qui voudrait le faire, a-t-il nuancé.Début du widget . Passer le widget?

Aperçu de la rue Wellington à Ottawa ce matin en route vers le travail. #polcan pic.twitter.com/DAlU2rD47w— Louis Blouin (@ICILouisBlouin) February 7, 2022

En effet, Canadian Broadcasting CorporationCBC rapporte que de nombreuses entreprises qui fournissent des services de remorquage pour véhicules lourds ne veulent pas risquer leurs relations avec les camionneurs.

Différentes sources ont déclaré au réseau anglais que plusieurs entreprises engagées par la Ville ont refusé de déplacer les camions stationnés illégalement.

Jusqu’ici, la Ville soutient que 28 véhicules associés à la manifestation ont été remorqués, parce qu’ils entravent la circulation et bloquent des allées. La Ville a toutefois refusé de dire s’il s’agissait de camions commerciaux. 

Radio-Canada avec les informations de Michelle Allan

Canada-Québec/Marina de Trois-Rivières: le voilier échoué depuis deux ans finalement déplacé

septembre 20, 2021

Une longue saga entre la Marina de Trois-Rivières et un propriétaire de voilier vient finalement de se terminer. En effet, deux ans pratiquement jour pour jour après s’être échoué tout près de la Marina de Trois-Rivières, un voilier de 50 pieds abandonné par son propriétaire a finalement été retiré des eaux du fleuve Saint-Laurent, lundi après-midi au coût de 250 000 $.

Un voilier de 50 pieds abandonné par son propriétaire a finalement été retiré des eaux du fleuve Saint-Laurent lundi, après deux ans.

© OLIVIER CROTEAU Un voilier de 50 pieds abandonné par son propriétaire a finalement été retiré des eaux du fleuve Saint-Laurent lundi, après deux ans.

«C’est finalement la fin de cette saga! De voir enlever ça de notre plan d’eau, cette épave-là qui était dans l’eau depuis deux ans, c’est un soulagement pour nous. […] D’ailleurs, ici, ça aura pris 2 ans, mais il peut arriver dans des situations comme celles-là que des dossiers prennent 10 ans à se régler», souligne d’emblée Mario Cloutier, directeur général de la Marina de Trois-Rivières.

À cet effet, même s’il s’agit de la fin de cette saga pour la Marina de Trois-Rivières, c’est plutôt Transports Canada qui a finalement été mandaté pour prendre en charge l’épave du voilier.

«C’est Transports Canada qui a pris le dossier en main, car le propriétaire ne s’est jamais manifesté. Ils ont donc procédé à des appels d’offres pour trouver une compagnie pour sortir le bateau de l’eau et le démanteler. Donc les frais d’opération d’environ 250 000 $ sont absorbés par Transports Canada et non par la marina», précise M. Cloutier.

Loin d’être une simple opération de retrait des eaux, l’intervention en soi en est plutôt une d’envergure, estime Mario Cloutier.

«On n’est pas impliqué dans l’opération, on ne fait que passer le terrain à Transports Canada, qui a mandaté une compagnie de l’Ontario. Mais ça semble assez compliqué comme opération. Premièrement, ils ont commencé il y a deux semaines par amener l’épave sur le bord. Et pour la sortir de l’eau, ils ont une grue de 350 tonnes. Ce n’est pas simple.»

Une grue de 350 tonnes a été nécessaire pour sortir le voilier de 50 pieds de l’eau.

© JORDAN ELLIOTT Une grue de 350 tonnes a été nécessaire pour sortir le voilier de 50 pieds de l’eau.

Rappelons que le voilier est échoué depuis le 15 octobre 2019 à la Marina de Trois-Rivières. À ce moment, les propriétaires du voilier en question avaient lancé un appel de détresse, demandant refuge à la Marina de Trois-Rivières parce que leur bateau était en train de prendre l’eau et menaçait de couler.

Devant cet appel de détresse, la Marina n’a eu d’autre choix que de prêter assistance au bateau.

«Lorsqu’on leur a prêté main-forte, on a essayé de le sortir, mais notre équipement n’était pas assez fort pour sortir un bateau de ce genre-là. On a donc mentionné au propriétaire les équipements que ça prenait, mais lui ne voulait pas collaborer et payer, donc il a décidé d’abandonner son bateau dans la cour de la marina. On l’a facturé, on a essayé de prendre une entente avec lui, mais plus rien, donc on s’est tourné vers Transports Canada pour qu’il parte de là.»

L’intervention en soi en était une d’envergure.

© OLIVIER CROTEAU L’intervention en soi en était une d’envergure.

Par ailleurs, ce propriétaire de voilier ne semblait pas en être à ses premières frasques avec son voilier avant de s’échouer à Trois-Rivières.

En effet, la Marina avait dès 2019 appris, grâce à la Garde côtière, que le voilier en question était en fait resté échoué pendant l’été 2019 dans la région de Lanoraie et qu’il avait fait l’objet de plus d’une trentaine de signalements à ce moment.

Ce faisant, la Marina trifluvienne avait été informée que ce type de bateau, fait de ferro-ciment, n’était pas assurable. Or pour être entreposé dans une marina, un navire doit être assuré.

Ainsi, la Marina a notamment dû débourser près de 6000 $ pour tenter de mettre le navire en cale sèche.

Avec Amélie Houle – Le Nouvelliste 

France/Déconfinement: le point sur les transports en commun pour le lundi 11 mai

mai 10, 2020

En Île-de-France, une attestation sera exigée aux heures de pointe. 60 stations resteront fermées à Paris. Au niveau national, 50% des trains devraient circuler.

En Île-de-France, 65% des déplacements domicile-travail s’effectuent en transports en commun, beaucoup plus qu’en province où l’usage de la voiture reste largement en tête.

En Île-de-France, 65% des déplacements domicile-travail s’effectuent en transports en commun, beaucoup plus qu’en province où l’usage de la voiture reste largement en tête. BENOIT TESSIER/REUTERS

Fini l’assignation à résidence. À partir du 11 mai, les Français vont retrouver la liberté de se déplacer… mais de façon limitée. D’abord parce que les transports en commun, qui avaient réduit leur offre à 30%, ne vont pas repasser à 100%. La SNCF, la RATP, Transdev ou Keolis ne pourraient pas y arriver, entre les personnels absents (garde d’enfants ou malades du Covid-19) et la maintenance à réassurer pour un matériel qui n’a parfois pas suffisamment roulé depuis deux mois.

«L’offre de transports de proximité sera au minimum de 50% dès lundi, avec l’objectif d’un retour à un service normal début juin», affirme la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne. Il y aura donc au moins un TER (train régional) sur deux. A Toulouse, 75% des tramways et des bus circuleront ; à Lyon, 85% des métros. Mais c’est bien en région parisienne que l’enjeu est crucial. 65% des déplacements domicile-travail s’effectuent en transports en commun, beaucoup plus qu’en province où l’usage de la voiture reste largement en tête. Le Figaro fait le point sur les conditions de circulation.

RATP: 75% des métros à Paris

Pour répondre à la demande, la RATP assurera 75% de son trafic habituel, contre 30% aujourd’hui. Côté métro, sur la ligne 13, le service sera assuré à 85%. Le trafic sera normal sur les lignes une et 14. En outre, 60 stations sur 302 resteront fermées, a annoncé vendredi 8 mai Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat aux transports. On y trouve notamment des arrêts des lignes 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10, dont certains centres névralgiques comme Opéra, République ou Place de Clichy. Le service ne fonctionnera que de 6h à 22h.

Le réseau RER ne fonctionnera que de 6h à 22h également, avec 75% de l’offre en moyenne sur le RER A et 65% sur le RER B. Toutes les gares sont ouvertes, contrairement au métro.

Pour le tramway, 85% de l’offre sera assurée en moyenne: 80% sur les lignes 1, 3a et 3b, contre 85% sur la 2 et la 8, 90% sur la 5 et 92% sur la 6. Le trafic sera «normal» sur la 7.

Enfin, pour les bus, 75% de l’offre sera proposée en moyenne et le trafic sera normal sur le réseau Noctilien.

SNCF: un trafic progressivement renforcé

De son côté, la SNCF va remuscler peu à peu son offre. En Île-de-France, le réseau Transilien fonctionnera à 60% de la normale, entre 6h et 22h. Les lignes H, J, K, L, N, P et R circuleront à 60%, de même que les RER C, D et E, contre 33% seulement pour la ligne U.

Le réseau TER assurera «55% de l’offre habituelle». En parallèle, les TGV assureront «35% de l’offre habituelle», l’axe nord voyant cette proportion monter à 50%. Le trafic Intercité reste limité à 25% de la normale, dont aucun train de nuit. A l’international, les trains vers l’Allemagne, la Suisse et l’Italie «reprennent progressivement», sans dépasser les 20% de la normale, mais les liaisons avec l’Espagne restent suspendues. De même, les lignes Eurostar et Thalys «restent perturbées»: 8% des trains seulement circuleront.

Une reprise progressive et encadrée

En réaugmentant leur capacité, les opérateurs de transport veulent permettre à ceux qui en ont absolument besoin de prendre un bus, un métro ou un tramway avec le minimum de risques d’être infectés par le virus. Avec plus d’offre, il sera peut-être faisable de faire respecter la distance d’un mètre entre tous les passagers, même si le défi s’avère redoutable à relever à tout moment et partout sur les réseaux.

Pour y parvenir, la RATP, comme la SNCF, ont condamné un siège sur deux. Que ce soit sur les quais ou dans les métros, trains, tramways ou bus.

Mesure particulière à l’Île-de-France où la circulation du virus reste très intense, l’accès aux transports en commun aux heures de pointe sera réservé à ceux qui disposeront d’une attestation de leur employeur certifiant qu’ils doivent arriver à leur travail dans ce créneau. Cette attestation sera contrôlée entre 06h30 et 09h30 puis entre 16h et 19h. Pourront aussi circuler dans ces horaires ceux qui ont un motif personnel impérieux de le faire (convocation de la justice, rendez-vous médical…).

«Il y aura une tolérance dans les premiers jours, l’objectif n’est pas la verbalisation mais de donner priorité à ceux qui ont absolument besoin des transports en commun, ceux qui vont travailler», a précisé la présidente d’Ile-de-France Valérie Pécresse.

Partout en France, la consigne reste la même: ceux qui peuvent télétravailler doivent continuer à le faire pour ne pas emboliser les transports en commun. Par ailleurs, pour éviter la surfréquentation, les opérateurs de transport vont réguler les flux de passagers. La SNCF opérera un filtrage à l’entrée des gares. La RATP va déployer 3000 agents qui veilleront sur les quais, les couloirs du métro, dans les stations de tram. Et jusqu’à 20.000 policier seront déployés pour aider les entreprises dans cette tâche qui s’apparente à un véritable casse-tête.

Par ailleurs, les passagers devront obligatoirement porter un masque dans les transports en commun. On en trouve dans les hypermarchés ou les pharmacies. De façon disparate, les mairies et les régions (par exemple l’Île-de-France) ont commencé à en distribuer. Ceux qui n’en ont pas s’en verront proposer à l’entrée des gares les premiers jours pour amorcer la pompe. Les clients de la RATP et des Transiliens titulaires d’un Pass Navigo pourront aussi en récupérer un gratuitement. Enfin, on en vendra dans les distributeurs automatiques situés sur les quais de gares ou de stations de métro. Mais attention à celui qui n’en porte pas: il risque une amende de 135 euros.

Concernant les trains grande ligne, l’approche est différente. L’offre va remonter mais plus lentement. À la fin du mois, on sera à 40% de TGV seulement. Tout simplement parce que les déplacements au-delà de 100 km ne sont pas autorisés, à de rares exceptions. Dans ces trains, une place sur deux sera aussi condamnée. Et, désormais, il faudra obligatoirement réserver son billet. Celui qui montera sans réservation risquera une amende de 135 euros.

Avec Le Figaro par Jean-Yves Guérin et Wladimir Garcin-Berson

Le Canada va déplacer une partie de ses troupes d’Irak vers le Koweït

janvier 7, 2020

Une partie des quelque 500 soldats canadiens déployés en Irak vont être déplacés temporairement vers le Koweït dans les prochains jours en raison des tensions dans la région, a annoncé mardi un haut-responsable de l’armée canadienne.

«Au cours des prochains jours, des effectifs quitteront temporairement l’Irak pour s’installer au Koweït, grâce aux efforts de planification déployés par la coalition et l’Otan», explique le chef d’état-major canadien, le général Jonathan Vance, dans une lettre aux familles des militaires. «Nous prenons ces mesures pour veiller à la sûreté et à la sécurité de nos effectifs» en raison de la situation «complexe» en Irak.

Par Le Figaro avec AFP

Les Américains détenus par Pyongyang pourraient avoir été déplacés

mai 2, 2018

Séoul – Trois Américains détenus en Corée du Nord pourraient avoir changé de lieu de détention en amont de leur possible libération à l’occasion du sommet entre le président américain Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong Un, ont indiqué plusieurs sources à l’AFP.

« Nous ne sommes pas en mesure de confirmer la validité de ces informations », a toutefois déclaré à l’AFP à Washington un responsable du département d’Etat américain. « Nous continuons de travailler pour faire en sorte que les ressortissants américains détenus en Corée du Nord rentrent à la maison dès que possible », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis demandent de longue date la libération de Kim Hak-song, Kim Sang-duk et Kim Dong-chul et des médias rapportent que Washington et Pyongyang seraient proches d’un accord sur la question.

« Ils sont dans un hôtel de la banlieue de Pyongyang », a déclaré à l’AFP Choi Sung-ryong, un activiste sud-coréen qui a des contacts au Nord.

Les trois Américains sont détenus séparément, a-t-il ajouté, mais les Nord-Coréens leur organisent des « sorties, ils reçoivent des soins médicaux et mangent de la bonne nourriture ».

Des sources diplomatiques à Pyongyang ont fait état de rumeurs selon lesquelles les trois auraient été déplacés. Mais aucune confirmation n’a été donnée quant à l’endroit où ils se trouveraient.

Le Wall Street Journal avait rapporté que leur cas avait été discuté entre les dirigeants nord-coréens et le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo quand il s’était rendu à Pyongyang le mois dernier.

M. Trump avait également souligné que le retour des trois hommes était une priorité pour son administration.

« Nous avons parlé d’eux. Nous sommes en train de négocier », avait affirmé le président américain lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Kim Dong-chul, un pasteur américano-coréen, a été arrêté pour espionnage et condamné en 2016 à dix ans de travaux forcés.

Kim Hak-song et Kim Sang-duk, également connu sous le nom de Tony Kim, travaillaient tous deux pour l’Université des Sciences et de la Technologie de Pyongyang (USTP), établissement fondé par des chrétiens évangéliques étrangers. Ils ont été arrêtés l’année dernière pour « agissements hostiles ».

Après des années de montée des tensions sur les programmes nucléaire et balistique nord-coréens, la péninsule connaît depuis le début de l’année une remarquable détente, qui a été illustrée par le sommet intercoréen de vendredi dernier.

Il devrait être le prélude à une rencontre encore plus attendue entre MM. Kim et Trump. Ce dernier a affirmé mardi que la date et le lieu de ce sommet seraient annoncés sous peu.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2018 22h28)                                            

Irak: Simba le lion et Lula l’ours évacués du zoo de Mossoul en guerre

avril 10, 2017

Mossoul (Irak) – Ils étaient les derniers survivants du zoo ravagé de Mossoul en Irak. Simba le lion et Lula l’ours brun ont finalement été évacués vers la Jordanie au terme d’une mission ardue en zone de guerre.

« Nous sommes dans l’avion avec les animaux et nous partons maintenant », a déclaré à l’AFP Amir Khalil, le vétérinaire qui dirige la mission pour sauver Lula et Simba.

 « Nous avons encore eu des problèmes à la douane, mais maintenant tout va bien. Je suis soulagé », a-t-il ajouté.

Avec ses collègues de l’organisation « Four Paws » (Quatre Pattes), qui vient en secours aux animaux en détresse partout dans le monde, ce vétérinaire était venu en Irak dans un but: transférer les deux bêtes loin des combats entre forces gouvernementales et jihadistes.

En février, il avait découvert Simba et Lula le pelage recouvert de boue et d’excréments, tournant en rond dans le zoo de Mossoul.

Depuis plus de cinq mois, la deuxième ville d’Irak est le théâtre d’une bataille sans merci entre soldats et jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Après avoir repris Mossoul-Est fin janvier, les forces gouvernementales tentent de reconquérir la partie occidentale de la ville tombée aux mains de l’EI en juin 2014.

« Je suis un vétérinaire, je me dois de m’occuper de ces animaux. Ce sont des réfugiés. C’est notre devoir de les emmener dans un sanctuaire sécurisé », martèle le vétérinaire égypto-autrichien de 52 ans pour expliquer sa détermination.

Mais sa mission s’est révélée pleine d’obstacles.

Il y a deux semaines, il avait tenté un premier transfert.

Dans le parc animalier al-Morour, le Dr. Khalil avait alors anesthésié Simba et Lula avant de les transporter hors de leur cage sur une civière verte. Les animaux avaient été ensuite hissés dans un camion à l’aide d’une grue.

Au loin, le grondement de l’artillerie rappelait que les combats font rage de l’autre coté de la rivière Tigre, qui coupe Mossoul en deux.

Ahmed Manhel avait observé la scène en silence. « Moi aussi j’aimerais bien recevoir des soins », avait lâché ce résident de Mossoul en prenant appui sur ses deux béquilles en bois.

En novembre, l’explosion d’un obus a sectionné sa jambe droite. « Je veux partir d’ici. J’ai besoin d’une jambe artificielle », avait expliqué le jeune homme de 18 ans.

– Nouvelle vie –

Une fois les animaux à bord du camion, le convoi avait foncé à toute allure en direction d’Erbil, la capitale de la région autonome kurde, où se trouve l’aéroport.

Mais à un check-point, les soldats avaient refusé de laisser passer les animaux.

Deux jours plus tard, une deuxième exfiltration échouait encore. Pendant neuf jours, le lion et l’ours ont été retenus par l’armée irakienne en attendant que Four Paws obtienne une permission définitive pour les évacuer.

Si le zoo de Mossoul n’était pas approprié, la route poussiéreuse est pire encore: le lion souffre désormais de problèmes respiratoires.

« Cela a sans aucun doute été notre mission la plus compliquée », assure Yavor Gechev, membre de la mission Four Paws.

L’organisation était pourtant déjà intervenue en Irak en 2003, en Libye et en Egypte pendant le Printemps arabe mais aussi dans l’enclave palestinienne de Gaza après la guerre de 2014.

« C’est le début d’une nouvelle vie pour les animaux », se réjouit Amir Khalil à l’aéroport d’Erbil avant d’embarquer. « A partir de maintenant, ils n’auront plus à faire partie de cette guerre ».

Romandie.com avec(©AFP / 10 avril 2017 21h05) 

France: Valls annule son déplacement en Allemagne mardi, après la défaite de la gauche aux élections locales

mars 30, 2015

Paris – Le Premier ministre français Manuel Valls ne participera pas au conseil des ministres franco-allemand mardi à Berlin et a reporté son déplacement à la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort afin de s’adresser aux députés socialistes à Paris, au lendemain d’une lourde défaite électorale, a indiqué lundi son entourage.

Le chef du gouvernement a jugé qu’il devait être présent à la réunion de groupe des députés socialistes mardi en fin de matinée à l’Assemblée nationale ainsi qu’à la séance des questions au gouvernement dans l’après-midi, a-t-on indiqué, précisant que cette décision avait été prise avec le président François Hollande.

Manuel Valls compte évidemment parler du contexte, a indiqué son entourage, dans la foulée de la défaite socialiste aux élections départementales.

L’absence du président ou du Premier ministre à un Conseil des ministres, même si le format franco-allemand n’est pas celui de la réunion habituelle à l’Elysée, reste exceptionnelle.

Le déplacement à Francfort, où Manuel Valls devait notamment rencontrer le patron de la BCE Mario Draghi, est lui simplement reporté, sans doute de quelques jours, selon l’entourage du Premier ministre.

Malgré la défaite aux départementales dimanche et la perte de 25 départements au profit de la droite, l’exécutif a affiché son intention de garder le cap économique, contesté par la gauche de la gauche.

Quant à un remaniement gouvernemental, Manuel Valls a jugé qu’il n’avait pas de caractère d’urgence.

Coïncidence de calendrier, le Premier ministre passe mardi le cap de sa première année à la tête du gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 30 mars 2015 14h45)