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Indonésie: le bilan du séisme monte à 131 morts, plus de 156.000 déplacés

août 8, 2018

Un homme transporte un réfrigérateur extirpé des ruines d’une boutique le 8 août 2018 à Bangsal, en Indonésie / © AFP / ADEK BERRY

Le bilan du violent séisme qui a frappé l’île indonésienne de Lombok est monté à 131 morts mercredi, alors que les autorités manquaient de nourriture, d’eau potable et d’aide médicale pour approvisionner quelque 156.000 habitants évacués dans des abris de fortune.

Des villageois apeurés ont abandonné leurs maisons pour se réfugier sous des tentes ou abris bâchés aménagés le long des routes ou dans des rizières sous la chaleur tropicale de l’archipel d’Asie du Sud-Est.

Certains campements manquent de nourriture pour les personnes qui y sont temporairement hébergées, tandis que d’autres déplacés souffrent de traumatismes psychologiques consécutifs au tremblement de terre de magnitude 6,9 dimanche. Il est survenu une semaine après un autre séisme qui a fait au moins 17 morts sur l’île volcanique prisée des touristes pour ses plages et ses sentiers de randonnées.

« Nous avons encore besoin d’aide pour le long terme, même après avoir reçu de l’aide de différents gouvernements » régionaux, a déclaré un porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nurgroho.

– « Phase critique » –

Des secouristes transportent le 8 août 2018 à Bangsal la dépouille d’une victime d’un séisme meurtrier en Indonésie / © AFP / ADEK BERRY

Le nombre de blessés graves atteint désormais 1.477, tandis que des dizaines de milliers de maisons ont été endommagées ou détruites, selon les autorités qui s’attendent à une nouvelle augmentation du bilan des victimes dans les jours à venir.

Les secours ont continué de déblayer les décombres à l’aide d’excavateurs. Des dizaines de milliers de maisons ont été endommagées, selon les autorités.

« Les corps commencent à sentir et nous pensons que certaines personnes ensevelies sont vivantes — c’est la raison pour laquelle nous sommes dans une phase critique », a souligné M. Sutopo.

La province des Petites îles de la Sonde occidentales (West Nusa Tenggara), où se trouve Lombok, manque cruellement de nourriture, de médicaments et de personnel médical dans les zones les plus affectées, a indiqué le gouverneur, Muhammad Zainul Majdi.

Indonésie: les sauveteurs tentent de retrouver des survivants / © AFP / Jonathan Klein

« Nos ressources humaines sont limitées. Il faut des auxiliaires médicaux dans les abris de fortune et d’autres doivent être mobiles », a-t-il déclaré à l’AFP.

« L’ampleur de ce tremblement de terre est énorme pour nous ici, c’est notre première expérience » de la sorte, a encore dit le gouverneur.

– « Détruits à presque 100% » –

« J’ai vu mon voisin mourir dans les décombres, il avait appelé à l’aide mais je n’ai pas pu le sauver car nous sommes partis en courant » au moment du séisme, a raconté Joriah, un rescapé.

Vue aérienne d’une foule attendant de quitter l’île indonésienne de Gili Trawangan, voisine de celle de Lombok, frappée dimanche par un séisme meurtrier, le 8 août 2018 / © @trufflejournal/AFP / Melissa DELPORT

Dans certaines parties de l’île d’une superficie de quelque 4.700 km2, des villages ont été presque entièrement détruits.

« Certains villages que nous avons visités sont détruits à presque 100%, toutes les maisons se sont effondrées, les routes sont fissurées et les ponts se sont écroulés », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Croix-Rouge indonésienne, Arifin Muhammad Hadi.

Mais de nombreux agriculteurs sont réticents à l’idée de quitter leurs maisons endommagées et d’abandonner leur cheptel.

« C’est une situation typique de victimes de tremblement de terre en Indonésie. Les habitants veulent rester près de leur source de revenus car ils ne peuvent pas venir dans des abris de fortune avec leur cheptel », a expliqué M. Hadi.

Recherches dans les décombres de bâtiments effondrés, le 8 août 2018 à Sigar Penjalin, en Indonésie, après le sésime meurtrier de dimanche sur l’île de Lombok / © AFP / SONNY TUMBELAKA

L’aide aux sinistrés s’organise, mais les équipes de secours éprouvent des difficultés à atteindre certaines zones en raison de routes endommagées par le séisme dans le nord et l’est de Lombok, territoires les plus proches de l’épicentre — loin des quartiers touristiques.

Trois avions militaires de transport Hercules remplis de nourritures, médicaments, couvertures, tentes et réservoirs d’eau sont arrivés à Lombok, selon l’armée.

Cependant, certains habitants évacués se sont plaints d’être abandonnés: « nous n’avons pas reçu la moindre aide, nous n’avons pas d’eau propre, donc quand nous voulons aller aux toilettes, nous utilisons l’eau d’une petite rivière proche », a raconté l’un d’eux, Multazam.

Par ailleurs, l’évacuation de touristes pour l’essentiel étrangers qui étaient sur les trois petites îles de Gili touchées par le séisme au large de la côte nord-ouest de Lombok est terminée, ont indiqué les autorités.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Ce pays est frappé par de nombreux séismes, mais contrairement aux deux survenus à Lombok, la plupart ne sont guère dangereux.

Romandie.com avec(©AFP / (08 août 2018 13h20)

RDC: dix déplacés brûlés vifs dans des combats entre communautés dans l’est

juillet 7, 2018

Bukavu (RD Congo) – Dix déplacés fuyant des violences à caractère communautaire ont été brûlés vifs dans la nuit de vendredi à samedi dans des affrontements intercommunautaires dans le Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources concordantes.

« Plusieurs villages du groupement Balala-Nord ont été attaqués hier (vendredi) par des miliciens du groupe Ngumino et des rebelles du Forebu (Forces républicaines du Burundi) actifs dans la région d’Uvira et de Fizi (Sud-Kivu). Nous déplorons la mort de dix personnes dans des incendies », a déclaré à l’AFP John Mwimiwa, chef du secteur de Tanganyika (Sud-Kivu).

Le commandant des opérations militaires dans cette zone, le lieutenant-colonel Antoine Bagenyi a confirmé ces affrontements à l’AFP, sans donner des détails, indiquant être en mission hors de cette zone.

« Toutes (les personnes tuées) sont de déplacés en provenance de Bijombo. Elles ont été calcinées dans leurs maisons », a ajouté M. Mwimiwa. Les habitants de six villages attaqués ont fui dans la brousse, a-t-il poursuivi.

Les militaires de l’armée congolaise sont arrivés après la fuite des assaillants, a déploré le chef de secteur Mwimiwa, qui a précisé que les assaillants ont aussi emportés « deux cents vaches et 30 moutons ».

Parmi des personnes brûlées figurent « quatre enfants et deux femmes », a indiqué à l’AFP Claude Misare, président de l’ONG Nouvelle société civile congolaise du territoire d’Uvira.

Le secteur de Balala-Nord dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu) reçoit depuis quelques semaines des déplacés en provenance du secteur de Bijombo, dans le territoire voisin d’Uvira dans la province du Sud-Kivu (Est).

A Bijombo, des Banyamulenge (tutsi congolais) considérés comme des étrangers, affrontent régulièrement des membres des communautés Bafuliro et Banyindu. Chaque communauté s’est dotée d’une milice.

Le bureau de l’ONU chargé des affaires humanitaires (OCHA) a recensé depuis le début de l’année « 76.000 » personnes déplacées à cause de ce conflit entre communautés dans cette zone de la province du Sud-Kivu (est).

Romandie.com avec(©AFP / 07 juillet 2018 13h24)                                                        

Guatemala: 75 morts, 192 disparus après l’éruption du Volcan de Feu

juin 6, 2018

/ © AFP / Johan ORDONEZ

Une forte explosion a obligé mardi les secouristes à interrompre leurs recherches autour du Volcan de Feu au Guatemala, 48 heures après son éruption qui a fait au moins 75 morts et près de 200 disparus.

Selon l’Institut national médico-légal (Inacif), 75 personnes sont mortes dans la catastrophe, après la découverte de deux nouveaux cadavres mardi. Seuls 23 corps ont été identifiés jusqu’à présent.

De son côté Sergio Cabañas, directeur des opérations de secours de la Coordination nationale de lutte contre les catastrophes naturelles (Conred) a affirmé mardi, lors d’un point presse, que « 192 personnes » dont il possède les noms et le lieu de résidence, « sont portées disparues » depuis dimanche.

L’éruption a également fait 46 blessés et entraîné l’évacuation de 3.271 personnes, selon la Conred. En outre, 2.625 personnes ont dû être relogées. La catastrophe a affecté, à divers degrés, un total de 1,7 million de Guatémaltèques.

Mardi, une forte explosion a contraint les autorités à évacuer sept villages situés sur le flanc du volcan en raison des risques d’augmentation de l’activité volcanique. Les opérations de sauvetage ont également été suspendues.

Le porte-parole de la Conred, David de Leon, expliqué que, selon des experts, de nouvelles coulées pyroclastiques – composées de cendres, de boue, d’eau, et de roches à haute températures – pourraient à nouveau se produire.

L’augmentation de l’activité volcanique a provoqué la panique dans la ville d’Escuintla, située près du colosse haut de 3.763 mètres et situé à 35 km au sud-ouest de la capitale.

Ses habitants ont très vite quitté la ville au volant de leurs voitures, provoquant un immense chaos.

– Un fort grondement –

Un photographe de l’AFP sur place a déclaré avoir entendu un fort grondement et vu une grande colonne de cendres s’élever vers le ciel.

Secouristes, policiers et militaires ont également été contraints de quitter la zone.

Deux jours après cette éruption, qui a déversé d’importantes quantités de boue, de lave et de cendre ardente, les possibilités de retrouver des survivants étaient très faibles, a reconnu, quelques heures avant cette interruption des recherches, M. Cabañas.

« Si on est piégé dans le flux pyroclastique, il est difficile de rester en vie », a-t-il souligné, ajoutant que certains corps totalement calcinés pourraient ne jamais être retrouvés.

Les projections spectaculaires de lave et de cendre de ce cratère avaient semé la panique dimanche dans les localités rurales situées sur le flanc du volcan, et entraîné une première évacuation d’urgence de plus de 4.500 personnes.

Suspendues dans la nuit, les recherches avaient repris mardi à l’aube dans les environs du volcan, encore recouverts d’une abondante couche de cendre grise.

Eddy Sanchez, directeur de l’Institut de vulcanologie, a indiqué à l’AFP que l’éruption de dimanche avait libéré « beaucoup d’énergie » et que le volcan, entré en « repos actif », pourrait encore libérer des éruptions explosives qui toutefois ne devraient « pas être catastrophiques ».

– Immense nuée de cendres –

Dimanche, des images diffusées à la télévision et sur les réseaux sociaux avaient montré une immense nuée de cendres descendant du volcan avant d’engloutir une route tandis que des habitants et des membres des équipes de secours fuyaient en courant.

D’autres montraient des personnes couvertes de cendres que des secouristes essayaient de mettre à l’abri. Au total l’éruption a duré plus de 16 heures.

Lundi soir, le président Jimmy Morales a qualifié l’évènement de « tragédie » et annoncé que les recherches et l’assistance aux sinistrés dureraient le temps nécessaire dans la zone.

La présidence a déjà précisé qu’un plan de reconstruction commencerait à être élaboré mardi, alors que les familles des victimes commençaient à enterrer leurs morts dans de longues processions.

L’état de catastrophe naturelle a été décrété dans les départements d’Escuintla (sud), Chimaltenango (ouest) et Sacatepequez (sud-ouest), les plus affectés par l’éruption. Les députés ont également commandé un rapport sur les dégâts dans les nombreuses exploitations de café et maïs affectées.

L’éruption a touché notamment des communes rurales proches du volcan et la ville coloniale d’Antigua, le plus important site touristique du Guatemala.

Le Volcan « de Fuego » était déjà entré en éruption en janvier 2018. En septembre 2012, son précédent réveil avait entraîné l’évacuation de quelque 10.000 personnes résidant dans des villages situés sur le flanc sud.

Deux autres volcans sont également actifs au Guatemala: le Santiaguito (ouest) et le Pacaya (20 km au sud de la capitale). Ce petit pays d’Amérique centrale est situé sur la « Ceinture de feu du Pacifique », une zone qui concentre environ 85% de l’activité sismique terrestre.

Romandie.com avec (©AFP / 06 juin 2018 13h33)                

RDC: les populations de l’Ituri appellent à l’aide pour les nombreux déplacés

mars 12, 2018

Kinshasa – Les populations de l’Ituri (nord-est de la République démocratique du Congo) ont lancé lundi un appel à l’aide humanitaire en faveur des centaines de milliers de déplacés par la reprise des violences intercommunautaires dans la région.

« Les populations de l’Ituri, à travers la Communauté iturienne de Kinshasa (CIK), lancent un appel pressant pour une assistance urgente en faveur des déplacés de l’Ituri », écrit la CIK dans un communiqué remis à la presse à Kinshasa.

La CIK lance un appel aux ONG et « aux confessions religieuses » « à agir d’urgence, à manifester leur solidarité aux déplacés de l’Ituri ».

« Les chiffres disponibles font état de plus de 350.000 déplacés internes dont près de 50.000 sont installés dans la ville de Bunia et ses environs. A ce chiffre s’ajoutent près de 65.000 personnes réfugiées en Ouganda, selon un décompte provisoire », selon le communiqué.

« Plusieurs centaines de personnes » ont été massacrées depuis la reprise des violences en Ituri en décembre, selon cette même source.

Un conflit entre les communautés Lendu (agriculteurs) et Hema (éleveurs) a tué plusieurs dizaines de milliers de personnes entre 1999 et 2003, jusqu’à l’intervention de la force européenne Artémis.

La Cour pénale internationale (CPI) a condamné à 12 ans de prison l’ex-chef de milice Germain Katanga pour complicité de crimes de guerre et contre l’humanité dans l’attaque du village de Borogo en Ituri en février 2003. Environ 200 personnes avaient été tuées.

La chambre d’appel de la CPI a confirmé le 8 mars le montant d’un million de dollars que Germain Katanga doit payer en réparations aux victimes de ces attaques.

Les dernières violences « sont assez différentes de celles du conflit qui oppose les ethnies Hema et Lendu depuis plusieurs décennies. Les causes peuvent être multiples et sont encore à élucider, car non clairement exprimées », prévient la Communauté iturienne de Kinshasa dans son communiqué.

La CIK demande d’ailleurs aux gouvernements congolais et provincial une « enquête pour étudier la nature, les manifestations, les racines, les conséquences ainsi que les auteurs et les manipulateurs de cette violence ».

La CIK demande aussi aux autorités de « relever de leurs fonctions les autorités politico-administratives, judiciaires, militaires et policières (…) qui ont failli dans leur mission de sécurisation de la population et de ses biens ».

Cette demande vise particulièrement le gouverneur de la province, Abdallah Pene Mbaka, « dont la mal gouvernance politique, économique et de développement contribue à la résurgence du conflit armé ».

Treize auteurs présumés de violences ont été remis à la justice militaire, a indiqué lundi à l’AFP un porte-parole de la police.

« Les enquêtes se poursuivent. Au fur et à mesure d’autres vont être remis aux autorités judiciaires », a précisé le major Abeli Mwangu.

Il s’agit d’une première vague de prévenus parmi ceux déjà été entendus par une commission provinciale.

Le nouveau ministre de l’Intérieur Henry Mova Sakanyi, qui se trouve en ce moment à Bunia chef-lieu de l’Ituri, a indiqué que le nombre total des prévenus dépasse la cinquantaine.

Romandie.com avec(©AFP / 12 mars 2018 18h51)                                            

RDC: 200.00 déplacés en Ituri en 2 mois de conflits intercommunautaires (source humanitaire)

février 13, 2018

Kinshasa – Environ 200.000 personnes ont été déplacées en deux mois de conflits intercommunautaires en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris mardi de sources humanitaires.

« Depuis mi-décembre, environ 200.000 personnes ont été déplacées en Ituri, affectées par les violences » qui opposent les communautés Hema (éleveurs) et Lendu (agriculteurs), ont déclaré à l’AFP plusieurs sources humanitaires en RDC.

Les affrontements entre les deux communautés ont fait plusieurs dizaines de morts.

A Genève, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a fait état de plus de 22.000 réfugiés congolais qui ont fui ces violences et traversé le lac Albert la semaine dernière pour rejoindre l’Ouganda.

« La semaine dernière, plus de 22.000 Congolais ont traversé le lac Albert », que se partagent l’Ouganda et la RDC, a indiqué un porte-parole du HCR, Babar Baloch, lors d’un point de presse à Genève.

Des milliers d’autres sont rassemblés sur les rives du lac en attendant de pouvoir effectuer la traversée, a-t-il ajouté.

Ils fuient depuis décembre la reprise des violences intercommunautaires et des affrontements entre groupes armés et l’armée dans la province de l’Ituri dans le nord-est de la RDC, a expliqué à l’AFP Katerina Kitidi, porte-parole du HCR.

Cet itinéraire est à nouveau emprunté par un grand nombre de réfugiés depuis un naufrage tragique en 2014 qui avait causé la mort de plus de 200 personnes, selon le HCR.

En 1999, un conflit foncier avait dégénéré en massacres entre Hema et Lendu, qui avaient alors chacun une branche armée et des miliciens. Les combats, qui portaient sur le contrôle de cette région riche en or, avaient fait plus de 60.000 morts et 600.000 déplacés, selon Human Rights Watch.

En juin 2003, cette violence avait déclenché l’intervention d’une force militaire de l’Union européenne sous commandement français, Artémis.

– canoës et bateaux surchargés –

Le HCR a fait part de sa « tristesse » après des informations sur la mort de quatre réfugiés congolais, noyés après le naufrage de leur embarcation sur le lac Albert et il a indiqué que deux autres ont perdu la vie le 7 février, dans des circonstances indéterminées, alors qu’une dispute avait éclaté au moment où les réfugiés s’apprêtaient à embarquer.

La majorité des réfugiés traversent le lac Albert à bord de petits canoës ou de bateaux de pêche surchargés et ils arrivent après dix heures de voyage à Sebagoro, un village situé à 270 kilomètres au nord-ouest de Kampala, la capitale ougandaise.

Les violences en Ituri représentent l’un des nombreux conflits qui déchirent l’est de la RDC. Des milliers d’autres personnes venus du Nord-Kivu fuient également vers l’Ouganda, par voie terrestre, et arrivent à Kisoro, a signalé la représentante du HCR à Genève.

Au total, depuis le 19 décembre, 39.000 Congolais ont fui vers l’Ouganda, dont environ 34.000 depuis janvier, a précisé Mme Kitidi.

La RDC compte quatre millions de déplacés, dont 1,7 million supplémentaires en 2017, d’après les estimations des humanitaires.

Le HCR travaille avec les autorités ougandaises pour enregistrer les Congolais mais réclame plus de moyens pour faire face à l’arrivée rapide de réfugiés et créer de nouvelles installations d’accueil.

Romandie.com avec(©AFP / 13 février 2018 15h04)                                            

Centrafrique: au moins 2 morts à Bocaranga, 23.000 nouveaux déplacés

septembre 26, 2017

Bangui – Au moins deux personnes ont été tuées et cinq blessées dans l’attaque de Bocaranga, dans le nord-ouest de la Centrafrique, et quelque 23.000 personnes ont fui Bocaranga et Niem, deux villes du Nord-Ouest proches du Cameroun, en raison des violences, a-t-on appris mardi de sources militaire et humanitaire.

« Au moins deux personnes ont été tuées » à Bocaranga où « on signale aussi d’autres victimes », sans plus de précision sur le nombre, a déclaré mardi à l’AFP une source militaire à Bangui.

« La grande majorité des habitants de Bocaranga, 15.000, et ceux de Niem, 8.000, se sont réfugiés dans la brousse où ils ne peuvent avoir accès à l’assistance humanitaire », a rapporté mardi le Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha) dans un communiqué.

Samedi, des hommes armés du groupe armé 3R (« Retour, réclamation et réhabilitation ») ont attaqué Bocaranga, malgré la présence en ville de Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

La Minusca, qui dit avoir « aussitôt réagi et réussi à repousser ces éléments armés », a pris en charge samedi cinq blessés, dont un « dans un état jugé sérieux » et « évacué six membres du personnel humanitaire vers la base de la Mission », selon un communiqué publié dimanche.

Apparu fin 2015 dans le nord-ouest de la Centrafrique, le groupe 3R prétend protéger la communauté peule contre les attaques des milices antibalaka.

Selon l’Ocha, la ville de Niem, située à une quarantaine de kilomètres de Bouar, dans l’ouest du pays, a aussi été « prise » par un groupe armé.

Mi-septembre, le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son « plus haut niveau » avec 1,1 million de personnes ayant dû fuir leur domicile sur 4,5 millions d’habitants.

La Centrafrique est depuis 2013 en proie à des violences continues. L’intervention de la France (2013-2016) et de la Minusca (12.500 hommes) ont permis la tenue d’une élection présidentielle début 2016 et le retour d’un calme relatif à Bangui, mais pas dans l’intérieur du pays victime d’un regain de violences.

A la tribune de l’ONU, la semaine dernière, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a appelé la communauté internationale à « ne pas oublier » la Centrafrique.

Romandie.com avec(©AFP / 26 septembre 2017 20h36)                                            

Est de la RDC: 80.000 déplacés en six jours de combats à Kizi

juillet 14, 2017

 

Des milices « d’autodéfense », opposées au régime de Kabila, et les forces militaires s’affrontent depuis début juin dans le Sud-Kivu.

Des militaires congolais en patrouille dans le village de Mboko, dans le Sud-Kivu, en novembre 2009. Crédits : ADIA TSHIPUKU/AFP

L’ONU a dénombré 80 000 personnes déplacées, en six jours, fuyant des violents combats entre une milice et l’armée congolaise dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a appris l’AFP, mercredi 12 juillet, de l’ONU.

Le 29 juin, des combats ont éclaté entre l’armée congolaise et les miliciens Maï-Maï Yakotumba qui ont pris le contrôle de quatre localités en un jour avant d’en être délogés et repoussés cinq jours plus tard par les forces armées. Les deux parties avaient utilisé armes lourdes et légères, tuant au moins douze personnes.

« Plus de 80 000 personnes ont fui leur domicile suite aux combats entre l’armée et les Maï-Maï du 29 juin au 5 juillet dans le territoire de Fizi », a déclaré Maman Sidikou, chef de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco), lors d’une conférence de presse à Bukavu, la capitale du Sud-Kivu.

« Nous sommes très inquiets pour ces gens qui sont jetés sur les routes, ces gens qui vivent avec la peur au ventre », a ajouté M. Sidikou, précisant que « la plupart de ces déplacés sans assistance sont regroupés essentiellement » sur trois sites.

Des « groupes d’autodéfense »

« Nous sommes très occupés par les abus contre les populations civiles », a indiqué M. Sidikou, qui a rappelé aux groupes armés, aux milices et aux forces de sécurité l’attachement de l’ONU « au respect de droits humains ». L’ONU estime à 3,7 millions de personnes le nombre de déplacés internes en RDC. Les Maï-Maï sont des « groupes d’autodéfense » constitués sur une base essentiellement ethnique.

Pratiquement dépourvu d’infrastructures, le territoire de Fizi est une zone traditionnellement hostile au pouvoir de Kinshasa. Il a abrité pendant longtemps le maquis de Laurent-Désiré Kabila, qui avait fait tomber en 1997 le dictateur Mobutu Sese Seko.

Aujourd’hui, cette zone, où sont situées de nombreuses mines d’or, est le repaire des Maï-Maï Yakotumba, du nom d’un ancien officier de l’armée régulière qui s’est proclamé « général » et affirme vouloir chasser M. Kabila du pouvoir.

Certains experts soulignent de leur côté que cet ex-officier se contente surtout de contrôler divers trafics avec la Tanzanie à travers le lac Tanganyika, qui sert de frontière naturelle entre ce pays et la RDC.

La façade orientale de la RDC, particulièrement les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, est déchirée par des conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers depuis plus de vingt ans.

Le Monde.fr avec AFP

Somalie: elles fuient la faim, et sont violées dans les camps de déplacés

juin 2, 2017

Des familles déplacées somaliennes près de leur cabane dans un camp de fortune à la périphérie de Baidoa, dans le sud-ouest du pays, le 14 mars 2017 / © AFP/Archives / TONY KARUMBA

C’était une nuit du mois de mars. Le soldat était mince, mais fort. Son uniforme et ses bottes étaient neufs. Après s’être introduit dans le misérable abri de fortune de Hawo, il a pointé une arme sur la gorge de cette Somalienne et l’a violée. Deux fois.

« Dans ma tête, je peux encore le voir », confie cette jeune femme vivant à Dusta, un camp installé dans la ville de Baidoa, dans le sud-ouest de la Somalie, où sont rassemblés des Somaliens déplacés par la faim et la sécheresse.

Hawo ne souhaite pas révéler som nom complet. Son nouveau-né pleurait pendant qu’elle subissait ce viol, terrifiée. Ses deux autres enfants, un peu plus âgés, dormaient eux à poings fermés.

Dusta, véritable océan de bicoques faites de bâtons, bâches en plastiques et vieux tissus, s’étend jusqu’à un camp où sont stationnés des soldats de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom), qui combattent les islamistes shebab affiliés à Al-Qaïda et ayant juré la perte du gouvernement somalien.

Pourtant, les résidents de Dusta interrogés par l’AFP assurent être livrés à eux-mêmes. Personne ne les protège, disent-ils, que ce soit l’Amisom, l’armée, les milices locales ou l’ONU.

La plupart des habitants de Dusta sont des femmes et enfants issus de régions contrôlées par les shebab et venus dans la capitale régionale à la recherche de nourriture, d’eau et de soins médicaux.

Selon un décompte de l’AFP basé sur les chiffres de deux ONG locales – Isha et le Somali Children Welfare and Rights Watch (SCWRW) -, au moins 54 femmes ont été violées ou agressées sexuellement dans les 168 camps, qui abritent plus de 155.000 personnes et se sont multipliés autour de Baidoa alors que le pays est au bord de la famine.

La majorité de ces attaques sont commises par des soldats, explique Muhudin Daud Isack, qui travaille pour Isha. « Quand ils ont l’opportunité de le faire, ils commettent un viol ».

– Viols collectifs –

Farhiyo Ahmed Mohamed, une policière à la tête d’une unité spéciale chargée de combattre les violences envers les femmes, reconnaît que des hommes en uniforme ont été impliqués dans de telles attaques et évoque une affaire de viol dans la ville de Goof Gaduud, à l’extérieur de Baidoa, pour laquelle un soldat a été condamné et emprisonné.

Elle accuse cependant les ONG d’exagérer le nombre de viols dans les camps afin d’obtenir plus de subsides.

La Somalie est plongée dans le chaos et la violence depuis plus de 25 ans, et si la communauté internationale l’aide à rebâtir des institutions telles que l’armée et la police, le processus met du temps à porter ses fruits.

Selon l’ONG Isha, neuf femmes du camp de « Buur fuule 2 » ont été violées une nuit de janvier par un groupe de civils armés de pistolets et de couteaux. Elles ont été extraites de leurs abris et violées par plusieurs hommes.

Cinq de ces femmes ont été interrogées par l’AFP. Deux d’entre elles ont raconté que leurs maris étaient tenus en joue pendant les viols. Une victime de 37 ans a, elle, assuré que si les viols sont monnaie courante dans ces camps, les viols collectifs ne le sont pas.

Les organisations humanitaires reconnaissent l’existence du problème croissant des viols, mais expliquent que la crise somalienne comporte de multiples facettes et que la priorité est accordée à d’autres maux. « Les programmes visant à améliorer la protection des femmes sont souvent sous-financés (…), ce même si les violences faites aux femmes augmentent lors des situations d’urgence », souligne Evelyn Aero, du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).

– Dignité –

De retour à Dusta, Hawo explique que malgré son viol par un soldat, elle souhaite davantage de personnes armées dans le camp. Après ce traumatisme, elle a rapproché son abri de la base de l’Amisom et dit se sentir ainsi plus en sécurité.

D’autres ne souhaitent pas voir plus d’hommes armés dans le camp et estiment que la solution passe par la construction d’abris solides, en pierre et en tôle.

« Au-delà de la survie, l’abri est nécessaire (…) pour s’assurer que chaque personne soit en sécurité, et assurer le droit à la vie privée et la dignité, particulièrement pour les femmes et enfants », estime Gavin Lim, un spécialiste de la protection pour le Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (UNHCR).

Mais alors que la sécheresse se prolonge et que la menace de la famine se rapproche chaque jour un peu plus, le nombre de déplacés augmente, rendant encore plus épineuse la question de la sécurité des femmes dans les camps.

Plus de 377.000 Somaliens ont été déplacés lors des trois premiers mois de 2017, portant à plus d’un million le nombre total de personnes déplacées par le conflit et la sécheresse en Somalie. Et l’UNHCR table sur trois millions d’ici la fin de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juin 2017 19h18)                

Irak: au moins 30’000 civils déplacés de Fallouja en trois jours

juin 19, 2016

Les autorités irakiennes sont débordées par l’afflux de civils fuyant Fallouja. Les combats entre l’armée régulière, les milices chiites et l’Etat islamique (EI) ont déplacé au moins 30’000 personnes en trois jours, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC).

L’ONG, qui gère des camps de déplacés autour de Fallouja, a ajouté que 32’000 personnes avaient déjà été déplacées depuis le début de l’offensive lancée par les forces gouvernementales sur la ville il y a près d’un mois. Selon le NRC, des familles sont encore à l’intérieur de la ville, dont des civils vulnérables comme des femmes enceintes, des personnes malades ou âgées.

L’ONG est dépassée par l’afflux massif de déplacés, dont certains dorment en plein air dans l’attente d’une tente, sous un soleil de plomb. « Nous implorons le gouvernement irakien de prendre en charge cette catastrophe humanitaire qui se déroule sous nos yeux », a déclaré le directeur du NRC pour l’Irak, Nasr Muflahi.

Le NRC a averti qu’il ne pouvait plus fournir l’assistance nécessaire, avec un déficit de rations d’eau, alors que les conditions sanitaires deviennent de plus en plus précaires.

Le premier ministre irakien Haïdar al Abadi a ordonné samedi des mesures d’urgence pour venir en aide à ces déplacés et la mise en place de dix nouveaux camps, mais les autorités ne parviennent même pas à estimer leur nombre car beaucoup d’entre eux ne sont pas dans les camps ou s’entassent à plusieurs familles sous la même tente.

Ban Ki-moon scandalisé par l’attaque d’un camp de déplacés en Syrie

mai 6, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est dit vendredi scandalisé par l’attaque d’un camp de déplacés dans le nord de la Syrie jeudi, qui a tué 28 civils.

M. Ban a demandé à nouveau que le Conseil de sécurité prenne des mesures pour conduire la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir des enquêtes sur la Syrie pour de possibles crimes de guerre.

Les responsables de cette attaque semble-t-il calculée d’hier contre des civils dans le camp de Idlib, qui pourrait être un crime de guerre, doivent rendre des comptes, a déclaré un porte-parole du chef de l’ONU.

Stephane Dujarric a affirmé qu’il était difficile de croire que les raids aériens aient été une erreur.

Syrie et Russie ont nié avoir bombardé le camp, suggérant que cette attaque était l’oeuvre des rebelles syriens.

Le Conseil de sécurité a déjà tenté en 2014 de présenter la Syrie à la CPI mais il s’était heurté à l’opposition de la Chine et de la Russie, alliée de Damas.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2016 19h40)