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RDC : la dépouille du cardinal Monsengwo de retour à Kinshasa devant une foule en pleurs

juillet 19, 2021
Le cardinal Laurent Monsengwo, décédé le 11 juillet 2021, ici devant la cathédrale Notre-Dame du Congo après une messe pour les citoyens tués lors de manifestations, à Kinshasa, en RDC, le 9 février 2018.

La dépouille du cardinal Laurent Monsengwo, influent archevêque émérite de Kinshasa, a été rapatriée dimanche dans la capitale de la RDC où prélats, officiels et une foule en larmes étaient venus l’accueillir.

L’émotion était palpable lorsque le corbillard est entré dans l’enceinte de la cathédrale Notre-Dame du Congo, dans le nord de Kinshasa, vers 16h25, amenant le corps du prélat décédé le 11 juillet près de Paris à 81 ans.

Escorté par la police congolaise, le cercueil en bois était accompagné par le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, des religieux et officiels, dont le Premier ministre et les présidents des deux chambres du Parlement, mais également de nombreux fidèles.

« Gardien vigilant et intrépide de la vérité »

Trois mille policiers ont été mobilisés, selon les autorités. Une grande foule a pris d’assaut les abords de la cathédrale où le corps a été exposé pour les cérémonies religieuses. Habillés des tissus frappés à l’effigie du prélat défunt, hommes et femmes de tous âges pleuraient au passage du cercueil.

LA MORT VIENT DE NOUS RAVIR UN MONUMENT DONT KINSHASA ET LA RDC AVAIENT ENCORE BESOIN »

Dans son mot de condoléances prononcé à la fin de la messe, le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a évoqué « un moment douloureux », alors que « le corps de Mgr Laurent Monsengwo vient de rejoindre la terre de ses ancêtres ». « La mort vient de nous ravir un monument dont Kinshasa et la RDC avaient encore besoin (…), une figure paternelle, gardien vigilant et intrépide de la vérité », a-t-il ajouté.

Porté par huit prêtres, le cercueil du cardinal Monsengwo a été réintroduit dans le corbillard sous le coup de la fanfare, au rythme d’un cantique marial repris en choeur par la foule. Escorté par la police, le cortège s’est ébranlé vers la morgue de l’hôpital Saint Joseph, à Limete (centre de Kinshasa).

Hommage du pape

Né le 7 octobre 1939 dans la province de Mai-Ndombe (Ouest), Mgr Monsengwo fut l’une des voix critiques à l’égard des différents régimes qui se sont succédé en RDC, celui de Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila (1997-2001), Joseph Kabila (2001-2019), puis Félix Tshisekedi. Ordonné prêtre en 1963, évêque en 1980 par le pape Jean-Paul II à Kinshasa, fait cardinal par Benoît XVI en 2010, cette grande figure de l’Église catholique africaine avait cédé son fauteuil à la tête de l’archidiocèse de Kinshasa à Mgr Ambongo en novembre 2018. Mgr Monsengwo avait été évacué dans la capitale française pour suivre des « soins appropriés », selon son diocèse.

Mardi, le pape François a rendu un hommage appuyé au prélat défunt, évoquant le « courage » et la « contribution significative » d’un « homme épris de justice, de paix et d’unité » très impliqué dans la vie politique et sociale de la RDC. Exprimant sa tristesse dans un message de condoléances, le souverain pontife a décrit le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya comme un « exégète », un « homme de science » et un « grand homme spirituel (…) attentif aux besoins des fidèles, rempli de courage et de détermination ». Le cardinal Monsengwo avait notamment été un des proches conseillers du pape François jusqu’en décembre 2018.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire : la dépouille d’Hamed Bakayoko rapatriée à Abidjan

mars 14, 2021
La dépouille du Premier ministre de Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko, décédé mercredi, est arrivée samedi à Abidjan.

La dépouille du Premier ministre de Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko, décédé mercredi à l’âge de 56 ans dans un hôpital en Allemagne des suites d’un cancer, est arrivée samedi à Abidjan.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, sanglé dans un ensemble costume sombre, coiffé d’un chapeau noir, a accueilli en milieu d’après-midi à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, le cercueil recouvert du drapeau national orange-blanc-vert. Alassane Ouattara, quelques instants après, entouré de son épouse Dominique, de la veuve du défunt Yolande Bakayoko et de ses enfants, s’est incliné sur le cercueil en y posant ses mains pendant un long moment.

Après les prières musulmanes, le cortège funéraire s’est dirigé en direction de Ivosep (pompes funèbres de la Côte d’Ivoire) sous les regards tristes de plusieurs centaines de jeunes regroupés par endroits, arborant des tee-shirts blancs à l’effigie du défunt, sur lesquels, on pouvait lire: « Adieu HamBak, notre inspirateur ! » ou « HamBak à jamais dans nos cœurs ».

Deuil national de huit jours

Jeudi, le gouvernement avait décrété un deuil national de huit jours, du 12 au 19 mars. Le programme officiel prévoit des hommages de la nation mercredi, suivis du transfert du corps le lendemain à Séguéla (Nord) où il sera inhumé vendredi « dans la stricte intimité familiale ».

Hamed Bakayoko, qui était également ministre de la Défense, avait été évacué en France le 18 février par avion spécial pour « raisons de santé », avant d’être transféré dans un hôpital en Allemagne le week-end dernier, au moment où se tenaient les élections législatives. Malgré son absence, il a été très largement réélu député dans son fief de Séguéla.

Hommages

Hamed Bakayoko avait succédé en juillet 2020 au poste de Premier ministre à Amadou Gon Coulibaly, décédé quelques jours après son retour d’une hospitalisation et d’une convalescence de deux mois en France pour des problèmes cardiaques. Apprécié dans tous les camps d’un pays marqué par de fortes tensions politiques, les opposants ont tenu à saluer sa mémoire.

L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle à Bruxelles après son acquittement en première instance par la Cour pénale internationale (CPI), a « différé » son retour au pays prévu à la mi-mars pour « s’associer pleinement, dans la pure tradition africaine, au deuil qui frappe la Côte d’Ivoire, avec la brutale disparition » d’Hamed Bakayoko, souligne un communiqué du secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI), Adou

Par Jeune Afrique avec AFP

Panorama de l’actualité africaine

mai 30, 2019

 

 

Publiée l e 30 mai 2019 par TV5/Afrique

RDC : nouveau report sine die du rapatriement du corps d’Étienne Tshisekedi

mai 10, 2017

Le cercueil d’Étienne Tshisekedi, à Bruxelles, le 5 février 2017. © Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Annoncé pour le vendredi 12 mai, le rapatriement depuis Bruxelles de la dépouille de l’opposant historique Étienne Tshisekedi a de nouveau été reporté. Une décision de son parti, l’UDPS, rendue publique mardi après le regain de tension entre ses militants et les forces de l’ordre.

Pour cet énième report, aucune date n’a été avancée. Dans son communiqué, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), s’est contenté, mardi 9 mai, de dénoncer une « nouvelle cabale montée par le pouvoir de [Joseph] Kabila, qui tente, par tous les moyens, d’empêcher l’arrivée à Kinshasa de la dépouille mortelle du président Étienne Tshisekedi (…) et son enterrement digne de son rang à la permanence du parti ». Allusion faite à l’incendie le même jour d’un camion des éléments de la police en faction devant le siège de l’UDPS à Limete, dans l’est de la capitale de la RDC.

 

La Monusco sollicitée

« Pour faire échec au plan machiavélique programmé par la mouvance kabiliste d’engager notre pays dans une voie de la violence lors des obsèques de notre héros national, au nom de la paix et après concertation avec la famille biologique du défunt, l’UDPS a pris, en toute responsabilité, la décision de renvoyer à une date ultérieure le rapatriement de la dépouille de son président [Étienne Tshisekedi] », poursuit le texte.

Le lieu de l’inhumation du corps d’Étienne Tshisekedi continue de diviser l’UDPS et les autorités. André Kimbuta, gouverneur de Kinshasa, a expliqué mardi à ce parti d’opposition que la législation congolaise ne permettait d’enterrer les morts que « dans un terrain affecté et [que] aucune habitation ne peut être élevée à une distance inférieure à 50 mètres de cimetières ».

En attendant, l’UDPS dit avoir sollicité auprès de la Monusco, la mission onusienne en RDC, une « mesure de sécurisation accrue » autour de son quartier général.

Jeuneafrique.com

RD Congo : la dépouille d’Étienne Tshisekedi sera rapatriée « d’ici à deux semaines », selon son fils

février 28, 2017

Le cercueil d’Étienne Tshisekedi, à Bruxelles, le 5 février 2017. © Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Le corps d’Étienne Tshisekedi pourrait être rapatrié en RDC dès la fin des travaux d’aménagement de son caveau, a indiqué à Jeune Afrique son fils, Félix Tshisekedi.

Étienne Tshisekedi, dont la dépouille repose depuis près d’un mois dans un funérarium de Bruxelles, sera bel et bien enterré dans le cimetière de la Gombe. « Le corps sera rapatrié dès que les travaux d’aménagement du caveau seront terminés, ce qui devrait prendre environ deux semaines. Il est inutile de le transporter, si c’est pour attendre ici », a indiqué son fils Félix Tshisekedi.

Un dénouement qui fait suite à plusieurs semaines de vives polémiques opposant les autorités de Kinshasa aux représentants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti du défunt « sphinx de Limete ».

Le 20 février, une réunion avait rassemblé les différentes parties pour convenir de l’emplacement de son mausolée. Mais les discussions avaient rapidement tourné au dialogue de sourds, avant que le gouverneur de la province de Kinshasa ne tranche dans le vif en signant un arrêté vendredi 24 février prévoyant « d’aménager, au sein du cimetière de la Gombe, un carré spécial (de plus ou moins 500 m2) destiné à recevoir la dépouille de feu Etienne Tshisekedi ».

L’UPDS prend acte

Une décision contraire aux souhaits des représentants de l’UDPS. Ces derniers avaient proposé au gouverneur le 16 février quatre sites symboliques (la place de l’Indépendance, la ville de Kasa-Vubu, l’esplanade du Palais du Peuple et la commune de Limete).

Devant le refus des autorités, le parti avait proposé une toute dernière solution : enterrer le défunt au siège du parti à Limete où un mausolée aurait été érigé. Impossible, leur auraient répondu les autorités, qui affirment qu’une loi datant de 1914 interdit toute inhumation d’une personne décédée en dehors d’un cimetière.

« Nous prenons acte de la décision des autorités, déclare Augustin Kabuya, porte-parole de l’UDPS. Mais ils ont agi avec mauvaise foi, en essayant de nous diviser avec la famille biologique. Nous ne sommes pas tombés dans leur piège et nous avons montré notre dignité. »

Jeuneafrique.com par Olivier Liffran et Pierre Boisselet