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La dépouille de l’ex-président malien Amadou Toumani Touré arrivée à Bamako

novembre 14, 2020

L'ancien président malien Amadou Toumani Touré, ici en 2012 lors d'une visite officielle en Inde, est décédé dans la nuit du 9 au 10 novembre 2020.

La dépouille de l’ancien président malien Amadou Toumani Touré, décédé en Turquie à l’âge de 72 ans, a été rapatriée samedi. Le pays lui rendra hommage lors de funérailles nationales mardi.

L’avion présidentiel ramenant la dépouille d’Amadou Toumani Touré, qui a dirigé le Mali en 1991-1992 avant d’être élu président en 2002, a atterri vers 04H30 du matin (GMT et locales) à l’aéroport de Bamako.PUBLICITÉ

« ATT » s’était rendu pour des soins en Turquie, où il est décédé dans la nuit du 9 au 10 novembre.

Hauts dignitaires et petite foule de proches

Huit officiers en grand uniforme ont porté son cercueil, recouvert d’un drapeau aux couleurs nationales, de la soute de l’avion à un corbillard blanc.

Puis le corbillard s’est rendu devant le hall des arrivées de l’aéroport, où attendaient de hauts dignitaires maliens et une petite foule de proches et partisans de l’ancien chef d’État.

Le vice-président de transition, le colonel Assimi Goïta, et d’autres personnalités politiques, dont le Premier ministre Moctar Ouane, se sont ensuite recueillis en silence quelques instants face au cercueil.

Hommage national

Les obsèques nationales d’Amadou Toumani Touré sont prévues mardi sur la place d’armes du Génie militaire à Bamako.

« Nous voulons que les obsèques nationales d’ATT se déroulent au stade du 26-Mars », d’une capacité de 60.000 places, « afin que tout le monde puisse y assister », a confié un proche de l’ex-président, Nouhoum Togo.

Amadou Toumani Touré reste aux yeux de nombreux Maliens le militaire qui a mis le pays sur la voie de la démocratie en 1992 après plus de 20 ans de dictature, au point de gagner le surnom de « soldat de la démocratie ». Mais sa présidence s’est achevée abruptement en 2012 par un putsch censé enrayer la déroute de l’armée face aux rebelles indépendantistes et jihadistes dans le Nord, mais qui l’a en fait précipitée.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: la dépouille de Jacques Joachim Yhombi-Opango attendue ce jeudi à Brazzaville

octobre 29, 2020

La dépouille de l’ancien président de la République Joachim Yhombi Opango, décédé le 30 mars dernier à Paris en France à l’âge de 81 ans, arrive dans la capitale congolaise le 29 octobre par le vol d’Air France.

Mis en caveau provisoirement au cimetière parisien de Bagneux en raison des contraintes sanitaires dues à la Covid-19, Jacques Joachim Yhombi-Opango sera inhumé le 31 octobre à Owando, dans le département de la Cuvette. La nation reconnaissante lui rendra un dernier hommage le 30 octobre au Palais des congrès à Brazzaville, au cours d’une cérémonie solennelle en présence du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso.

Président de la République de 1977 à 1979, le général Jacques Joachim Yhombi-Opango est mort des suites du coronavirus.  

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Une dépouille retrouvée en France identifiée comme celle d’un militant « disparu » nord-irlandais

mai 10, 2017

Londres – Les ossements retrouvés le 6 mai dans une forêt à Rouen, dans le nord-ouest de la France, ont été identifiés comme étant ceux de l’activiste Seamus Ruddy assassiné en 1985 par l’Armée de libération nationale irlandaise (INLA), a annoncé mercredi une commission.

« Nous cherchions Seamus Ruddy, et nous l’avons retrouvé », a affirmé à l’AFP Denis Godfrey, le porte-parole de la Commission indépendante pour la localisation des restes des victimes (ICLVR), établie conjointement par le Royaume-Uni et l’Irlande en 1999.

Cette commission a été mise en place après l’accord de paix de 1998 entre protestants partisans du maintien de l’Irlande du Nord dans le giron britannique et catholiques favorables au rattachement de la province à l’Irlande. Son but: tenter de retrouver la trace des seize personnes tuées dans le plus grand secret par les paramilitaires, l’Armée républicaine irlandaise (IRA) essentiellement, connues comme les « disparus ».

Les autorités françaises ont pu identifier la dépouille de Seamus Ruddy en s’appuyant sur un échantillon ADN d’un membre de sa famille.

« En général, ce n’est pas ce que les gens ont envie d’entendre », a précisé le porte-parole de l’ICLVR, en évoquant la famille de Seamus Ruddy.

« Et en même temps, on ne se rend pas compte de l’angoisse que représente la disparition d’un proche, qui n’est pas enterré, qui n’a pas de tombe. Donc c’est aussi un énorme soulagement de mettre fin à l’attente, 30 ans après dans ce cas », a-t-il ajouté.

La soeur de Seamus Ruddy, Anne Morgan, s’est montrée soulagée dans une interview à la BBC. « Avec notre famille qui vieillit, c’est d’autant plus bouleversant de pouvoir le ramener à la maison et au moins on tourne la page », a-t-elle dit.

Seamus Ruddy a pu être identifié après extraction de l’ADN de dents figurant parmi les ossements retrouvés dans la forêt de Bore (Eure), en Normandie.

Cet ADN a été comparé avec « 7 ou 8 échantillons » d’ADN émanant de la famille du disparu, a indiqué à un correspondant de l’AFP le colonel Emmanuel Valot, commandant du groupement de gendarmerie de l’Eure. Le résultat est « clairement favorable à l’identité » correspondant à celle présumée du disparu, a-t-il précisé.

Au total, une soixantaine d’ossements, dont un crâne, un fémur et des côtes, ont été retrouvés, a indiqué le militaire. Ces ossements vont être remis aux autorités irlandaises et il va y avoir clôture de la procédure judiciaire ouverte par le parquet d’Evreux, a-t-il indiqué.

Enfin, a précisé le colonel Valot, le protocole conclu prévoyait de ne pas rechercher les causes de la mort, en raison du processus de réconciliation mené en Irlande du Nord.

Seamus Ruddy, enseignant à Newry (sud de l’Irlande du Nord) proche du Parti socialiste républicain irlandais (IRSP), l’aile politique de l’INLA, était allé vivre à Paris en 1983, suite aux luttes internes entre l’IRSP et l’INLA. Il y avait été assassiné par l’INLA en 1985 à l’âge de 33 ans.

L’INLA, qui a depuis 2009 renoncé à la violence, est une branche issue d’une scission de l’IRA, qui a également déposé les armes.

L’IRA a reconnu le meurtre de 13 des 16 « disparus ». L’INLA a revendiqué celui de Seamus Ruddy.

Romandie.com avec(©AFP / 10 mai 2017 20h56)                                            

Congo: Du rififi autour du cadavre du Colonel Marcel Ntsourou à la morgue centrale de Brazzaville

février 27, 2017

 

Depuis l’assassinat du Colonel Marcel Ntsourou dans sa cellule à la Maison d’Arrêt de Brazzaville,, on joue et danse Ekongo, folklore rituel mbossi, dans la résidence de Denis Sassou Nguesso qui se trouve au passage à niveau après le bureau de la compagnie de téléphone Azur, au centre-ville de Brazaville.
Comme on le voit dans Le Pleurer Rire de Henri Lopèz, on danse Ekongo pour sabler du sang à l’occasion de l’assassinat d’un grand homme. Danser Ekongo inspire au calme, à la quiétude et à la tranquilité. Sa musique est pour les mbossi ce que le chant grégorien est pour les catholiques. C’était ainsi pour l’assassinat du Président Marien Ngouabi.
Cette batisse, dis-je, est située à gauche, lorsqu’on revient de Ex-Carole Fleurs. Elle a des murs qui comportment des figures géométriques triangulaires, symboles de la franc-maçonnerie.

Depuis l’assassinat du Colonel Marcel Ntsourou, des barons du pouvoir, membres du gouvernement et hauts dignitaires du PCT (Parti Congolais du Travail) parmi lesquels de nombreuses personnalités les plus influentes du régime, des cadres supérieurs civils et militaries, tous franc-maçons, y entrent et sortent.

C’est que “les mauvaises habitudes ont la vie dure”. Pire encore lorsque celui qui les a, est un sanguinaire qui, tel une sangsue, se gaverait du sang de ses compatriotes qu’il boirait et dont il se laverait avant ses sorties publiques.
Ces va et vient entre la résidence du grand maitre préfigurent ce qui se passe à quelques kilometres de là, plus précisement à la morgue centrale de Brazzaville où se trouve gardé le corps du Colonel Marcel Ntsourou, tombé en disgrâce avec le régime de Denis Sassou Nguesso dont la haine congénitale pour les congolais en général et le peuple téké en particulier, n’est plus à démontrer.
Est-ce ce qui justifierait pourquoi depuis son assassinat, toutes les rues menant à ladite morgue sont fermées au public ? Est-ce ce que garde en secret le régime qui même permettait pas l’accès auprès de la morgue à de paisibles passants qui pour certains habitent dans ses environs ? Sinon, pourquoi le pouvoir tenait-il mordicus à ne livrer que zinqué à la famille le corps du Colonel Marcel Ntsourou ? Le comble du ridicule, Denis Sassou Nguesso en a même imposé le jour de l’enterrement !
Et comme si cela ne suffisait pas, il maintient qu’il n’est pas question que le corps aille à la maison comme de tradition, ou bien qu’il soit transporté à Lékana en camion, privant ainsi les populations téké situées le long de la route menant jusqu’à Lagué, où sera inhumé Marcel Ntsourou de lui rendre un dernier hommage digne de son rang et de leur affection pour ce grand cadre militaire hors pair.
Ses enseignants russes l’appelaient “un génie”, à en croire l’un de ses condisciples, visiblement choqué:
“Je reconnais tes compétences, grand officier aimant l’ordre et la discipline; ton caractère ne pouvait que t’attirer des ennuis et des inimitiés.
Brave, les russes reconnaissent tes dons et disaient que tu es un génie mais au milieu des ténèbres les génies n’ont pas leur place.
Je serai heureux de te revoir pour parler de notre école des cadets, de l’histoire militaire de la Russie, de Napoléon Bonaparte, de Omaley, des espions russes et allemands que tu aimais lire”.                                                                                                                                                                                                                                                      Pourquoi le pouvoir de Brazzaville a-t-il continué à faire du chichi même pour montrer le cadavre du Colonel Marcel Ntsourou à sa famille biologique s’il ne se reproche rien ? Le cadavre d’un mort, fut-il un prisonnier de conscience, tel le Colonel Marcel Ntsourou,  n’appartient-il pas à sa famille ?
Et pour ajouter la gifle à l’insulte, Thierry ou TUERIE Moungalla, porte-parole du pouvoir sanguinaire du Congo-Brazzaville, s’en orguellit que le pouvoir ait remis deux hélicoptères puis des militaries qui iront accompagner la dépouille de Marcel Ntsourou dans son village.
Qui les a réclamées ? A qui profite le crime ?
La vraie raison, c’est pour surveiller que le cercueil zinqué ne soit pas ouvert et que les travaux de la pierre tombale aient lieu immédiatement, même si l’on ne les termine pas, question de se rassurer que la famille ne voit pas le corps du colonel Assassiné.
Eh bien, nous sommes en mesure de révéler, ces derniers jours, un comportement on ne peut atypique autour du casier qui contient le corps du Colonel Marcel Ntsourou à la morgue. Deux médecins militaires et le général Pascal Ibata s’activent à couper la langue de l’illustre disparu, son cœur et son phallus.
Ces parties du corps sont nécessaires pour les pratiques rituelles maçonniques. Il nous souviendra qu’en 1988, Denis Sassou Nguesso avait sorti un canif de sa poche et coupé puis empoché le pénis de Pierre Anga qui lui tenait aussi tête.
Le 16 Décembre 2013, le jour des attaques contre le domicile du Colonel Marcel Ntsourou, un grand commerçant originaire de à Lékana du nom de Louami, avait été abattu sans cause par des militaires à la Gare centrale de Brazzaville alors qu’il revenait de la Caisse de Retraites des Fonctionnaires (CRF).
Là aussi, la famille s’activa pour aller enterrer le corps; manque de pôt, Florent Ntsiba et Denis Sassou Nguesso s’intercallèrent: “Tout sauf ça !”
Au finish, ils remirent le corps zinqué à la famille du défunt avec pour consigne de ne pas l’ouvrir, en plus d’une somme de 20 millions. Monsieur Louami était aussi originaire de Lagué, comme Marcel Ntsourou.
Après quelques jours, profitant d’une accalmie, la famille alla déterrer le cadavre et de couper le zinc. Quelle ne fut pas sa stupéfaction de ne trouver qu’un cercueil rempli de briques. Où étaitt parti le corps ? Il ne fallait pas etre Florent Ntsiba ou Denis Sassou Nguesso pour comprendre que la dépouille de Louami avait dû prendre certainement la direction d’Oyo, si ce n’est celle de la loge des franc-maçons à Diata, si ce n’était celle de la chambre des fetiches au Palais du people ou dans l’une des nombreuses villas de Denis Sassou Nguesso.
Comme d’habitude hélàs, l’enfant de maman Mouébarra était à l’étranger, cette fois en Afrique du sud pour assister sommet de l’Union Africaine, comme à chaque fois qu’il se passe quelque chose d’insolite.
Florent Ntsiba qui ne croit qu’aux fétiches aurait fait pareil pour le fils du voisin immédiat de ses parents à Ebongo, un quartier de Lékana. “Le fils du vieux Opfa, jeune frère du défunt Copa, oeuvrait dans les chantiers de construction à Oyo lorsqu’il fut abattu tel du gibier par on ne sait qui.
Florent Ntsiba  tel un bon samaritain de mauvais goût, offra de prendre en charge les funérailles. En contrepartie, il exigea de faire zinquer le cercueil. Celui-ci fut enterré à Lekana, et des militaires envoyés sur place empêchèrent l’ouverture du cercueil. C’était il y a presque dix ans.
A l’annonce de l’assassinat de son fils, maman Nguilii, c’est ainsi qu’on l’appelle, a fait une très grave crise d’hypertension dont elle ne s’en est jamais remise jusqu’à nos jours. Au contraire, bien que malade, elle continue de porter le deuil de son fils assassiné. Ses larmes ne sont jamais sèches.
Autant de souffrances infligées à de paisibles et pauvres familles par Denis Sassou Nguesso, lui dont la femme Antoinette Sassou Nguesso, n’a pas de coeur. Est-ce ce qui explique pourquoi sa femme n’éprouve pas de peine comme des milliers de mamans congolaises dont lui son mari Denis Sassou Nguesso tue les enfants pour ses pratiques rituelles ?  Est-ce nous qui l’avons rendue sterile ? La petite institutrice au salaire pompeux de 50 millions de Francs mensuels ne comprend t-elle pas assez que dans la vie l’on ne peut pas tout avoir ?
C’est le moins que l’on puisse se demander. Aujourd’hui c’est le tour du corps du Colonel Marcel Ntsourou de vivre ce qui s’apparente ainsi à sa deuxième mort, ce malgré de loyaux services rendus à ce pouvoir, pour ramener au pouvoir cet hitler dans sa version congolaise.
La roue de l’histoire ne tourne jamais dans un sens ascendant. Qu’Antoinette Sasou Nguesso se souvienne de l’exécution, en 1989, de Nicolae et de Helena Ceaueşcu.
En Afrique, l’assassinat du Général ivoirien Robert Guéï et de sa femme Rose Doudou Guéï le 26 Octobre 2000 est encore trop récent pour être oubliée.
Il n’est plus loin ce jour où les congolais danseront sur les corps sans vies de Denis Sassou Nguesso et sa femme Antoinette aux cris des oufs, enfin….que l’on est libre ! Il ne faut jamais sous-estimer la colère d’un peuple trop longtemps martyrisé !
 Au Congo Brazzaville, les conditions d’un coup d’état sont aujourd’hui réunies, mais qui va le faire ? Une chose est certaine, nous ne nous soumettrons jamais. Denis Sassou Nguesso va diriger debout.
“Ils sont tous peureux” a relevé le Colonel Marcel Ntsourou, avant de renchérir: s’agissant des AET, “je leur lance un défi, même à titre posthume !
Et notre informatrice de conclure: ”Lorsque vous parlez des AET, cela me fait rire. Le Général Jacques Antoine Bouity, qui a au moins la troupe, n’est-ce pas lui qui passe le plus clair de son temps à la rue Bouzala, à Ouenzé ? A force de trop lécher le derrière de cette femme, il risquerait de s’enfler la bouche comme dans les contes de fée. Ah les généraux congolais et leur foutue armée !” la jolie femme militaire, capitaine de grade, a éclaté de rire.

Zenga-mambu.com par Lieutenant Etienne Ngassongo

Gabon: la dépouille de l’opposant Mba Obame accueillie par des milliers de sympathisants

mai 1, 2015

Gabon: la dépouille de l'opposant Mba Obame accueillie par des milliers de sympathisants
Gabon: la dépouille de l’opposant Mba Obame accueillie par des milliers de sympathisants © AFP

Le cercueil de l’opposant gabonais André Mba Obame, dit « AMO », décédé au Cameroun le 12 avril, a été accueilli vendredi par plusieurs milliers de sympathisants à l’aéroport d’Oyem, dans le nord du Gabon, sa région natale, a constaté un journaliste de l’AFP.

Son arrivée a été précédée d’affrontements entre militants et forces de l’ordre. Des policiers qui tentaient de pénétrer sur la zone aéroportuaire ont été pris à partie par la foule qui les accusait de vouloir empêcher l’atterrissage de l’avion.

Malgré les appels au calme des leaders de l’opposition présents sur place, des jeunes ont lancé des pierres et d’autres projectiles, affrontant une trentaine de policiers dépassés par le nombre.

Lorsque l’avion a finalement atterri, la foule a envahi le tarmac, entourant l’appareil en criant « AMO, président élu! »

De nombreuses femmes étaient en pleurs. « Même s’il est mort, il est notre président », a affirmé une enseignante, Peggy Ntsame.

« 50 ans de la même famille c’est trop. Bongo, Bongo, Bongo, on ne connaît que ça », a affirmé Béranger, un jeune Gabonais.

De nombreux cafouillages ont entouré le transfert de la dépouille depuis Libreville vers Oyem, capitale du nord du Gabon et fief ethnique de Mba Obame, où elle était attendue depuis mercredi.

Dans la capitale gabonaise, les partisans de l’opposant avaient envahi l’aéroport international à plusieurs reprises, mercredi et jeudi, obligeant la famille du défunt à rapatrier le corps au siège de son parti, l’Union nationale.

La foule, qui souhaitait l’accompagner jusqu’au pied de l’avion, avait refusé de le laisser embarquer après le refus des autorités de laisser pénétrer les sympathisants sur le tarmac, invoquant « des motifs évidents de sécurité ».

Les militants ont accusé le pouvoir de vouloir perturber le bon déroulement des obsèques.

Finalement, les principales figures de l’opposition, qui attendaient l’arrivée du corps à Oyem depuis mercredi, ont dû rentrer à Libreville vendredi matin pour les convaincre de ne pas faire obstacle au transfert du cercueil.

« Les forces de l’ordre nous ont violemment dispersés à coups de grenades lacrymogènes », a affirmé à l’AFP un militant sous couvert d’anonymat. Le calme est revenu à l’aéroport de Libreville après le décollage de l’avion transportant l’opposant, selon la même source.

Ancien puissant ministre de l’Intérieur, ex-baron du régime, « AMO » était passé dans l’opposition à la mort d’Omar Bongo, resté 41 ans au pouvoir. Candidat à la présidentielle en 2009, il avait contesté la victoire du fils de l’ancien président, Ali Bongo Ondimba, et s’était proclamé vainqueur du scrutin.

Jeuneafrique.com

La dépouille de Kadhafi n’est plus visible à Misrata

octobre 24, 2011

Dépouille de Kadhafi

Dépouille de Kadhafi

MISRATA, Libye (Reuters) – Les nouvelles autorités libyennes ont décidé lundi de ne plus exposer au public la dépouille mortelle de Mouammar Kadhafi et de son fils Mouatassim devant lesquelles ont défilé des centaines de Libyens depuis quatre jours à Misrata.

Les portes de l’entrepôt frigorifique où repose le corps du guide déchu dans la banlieue de cette ville martyre de la révolution libyenne sont désormais closes, a indiqué un responsable.

Auparavant, et pour la quatrième journée consécutive, des Libyens avaient défilé devant la dépouille de Mouammar Kadhafi pour s’assurer de la mort de l’homme qui a gouverné d’une main de fer leur pays pendant 42 ans.

Son corps gisait, enveloppé dans une couverture, sur un matelas maculé de sang dans un entrepôt frigorifique de Misrata. A ses côtés reposaient Mouatassim et l’ancien chef des services de renseignement libyens.

Compte tenu des allées et venues incessantes, la réfrigération n’était plus suffisante pour empêcher un début de décomposition des corps.

Les gardiens du lieu avaient décidé de distribuer systématiquement des masques chirurgicaux aux « visiteurs » pour filtrer les effluves. Ils ont recouvert les corps par des bâches en plastique.

Très peu de Libyens s’émeuvent du fait que le guide et son fils ne soient toujours pas inhumés quatre jours après leur décès, comme le veut le rite musulman qui prescrit un enterrement le jour même de la mort, de préférence avant le coucher du soleil.

« S’il avait été un homme bon, nous l’aurions porté en terre. Mais Kadhafi a choisi lui-même sa destinée », explique Salem Chaka, qui s’est rendu lundi devant les corps.

FATWA LIBYENNE

Un autre « visiteur », qui affirme avoir fait 400 km au volant pour voir les corps, a ajouté: « Je suis venu pour m’assurer de sa mort de mes propres yeux (…) Chaque Libyen doit venir le voir ».

L’unanimité est loin de prévaloir au sein du Conseil national de transition (CNT, au pouvoir) quant au sort qui sera réservé à la dépouille du guide.

Les chefs du CNT veulent qu’il soit inhumé dans un lieu tenu secret pour éviter que la sépulture ne devienne un lieu de pèlerinage pour ses partisans.

La tribu des Kadhafa, à Syrte et dans sa région, a demandé que le corps lui soit remis pour l’enterrer dans sa ville natale.

Dans son testament, Mouammar Kadhafi avait demandé à reposer à Syrte.

« Les opinions divergent », explique un responsable du CNT à Misrata. « Certains veulent qu’il repose dans le cimetière des envahisseurs de Misrata », explique-t-il en se référant à un site situé en dehors de la ville, non loin du littoral, où des centaines de partisans armés de Mouammar Kadhafi ont été enterrés avec un minimum de respect et de dignité.

« D’autres souhaitent que le corps soit rendu à sa tribu ».

Le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a annoncé de son côté que cette instance avait mis en place un comité chargé de décider du sort à réserver au corps du guide dans le respect, a-t-il précisé, des recommandations des autorités religieuses du pays.

D’après l’agence de presse officielle égyptienne Mena, le Bureau libyen des « fatwas » (décrets religieux), avait déclaré que Mouammar Kadhafi n’était pas un musulman parce qu’il avait violé les préceptes de Mahomet et ne devrait donc pas avoir droit à des obsèques selon le rite islamique.

Reuters par Rania El Gamal