Posts Tagged ‘Députés’

France: Quatre députés français interpellent Emmanuel Macron sur la mort suspecte, à l’aéroport du Bourget, d’un opposant, Guy-Brice Parfait Kolelas, candidat à l’élection présidentielle de la République du Congo

avril 4, 2021
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.

Les Centrafricains votent pour leur président et leurs députés sous la menace rebelle

décembre 27, 2020
Une femme vote à l’occasion des élections présidentielle et législatives, au Lycée Boganda à Bangui, en Centrafrique, le 27 décembre 2020.

Les bureaux de vote ont ouvert dimanche en Centrafrique pour des élections présidentielle et législatives sous extrême tension dans un pays sous la menace d’une nouvelle offensive rebelle contre le régime du sortant et favori, Faustin-Archange Touadéra.

Nombre de bureaux à Bangui ont ouvert avec 50 minutes de retard ce matin, le matériel de vote n’étant pas arrivé à temps. La capitale est calme mais de très nombreuses patrouilles de Casques bleus et de soldats centrafricains et rwandais patrouillent dans tous les quartiers et ont installé des blindés blancs de la force de maintien de la paix de l’ONU surmontés de mitrailleuses devant les lieux de vote.

Probablement, seule une faible partie des Centrafricains pourront voter librement dans un pays aux deux tiers sous la coupe de groupes armés depuis près de huit ans et dont les plus puissants sont entrés en rébellion il y a neuf jours, jurant de « marcher sur Bangui » pour empêcher les élections.

La légitimité en question

Ils sont cependant pour l’heure tenus à bonne distance de la capitale grâce au renfort de centaines de paramilitaires russes, soldats rwandais et Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca).Les rebelles ont finalement reçu dimanche le soutien public de l’ex-président François Bozizé, dont la candidature avait été invalidée début décembre et qui, après avoir démenti mener un « coup d’État » à leur tête, a appelé à boycotter les scrutins.La tenue de ces élections présidentielle et législatives est un enjeu majeur pour le pays mais aussi pour la communauté internationale, qui tente de l’aider à se reconstruire et d’y maintenir une sécurité toute relative depuis 2014.

La question de la légitimité des futurs élus – le président et 140 députés – est déjà posée quand une partie importante de la population ne pourra pas voter, ou le faire librement et sereinement, en dehors de Bangui, selon les experts et l’opposition.

Des responsables de l’organe supervisant les scrutins ont indiqué que les opérations de vote seraient prolongées de 50 minutes dans les bureaux ayant ouvert en retard. Comme au lycée Boganda, dans l’est de Bangui. Une trentaine d’électeurs patientaient devant l’établissement à l’ouverture.

JE VEUX D’ABORD LA PAIX ET CELA PASSE PAR LE VOTE

« C’est très important pour moi d’être là en tant que citoyenne. Je pense que ce vote va changer notre pays, quel que soit le président », s’enthousiasme Hortense Reine, une enseignante. « Je veux d’abord la paix et cela passe par le vote », renchérit Roméo Elvin, un étudiant de 24 ans.

Bureaux restés fermés

Mais loin de Bangui, des combats sporadiques ont lieu depuis neuf jours.

Des incidents épars étaient rapportés dimanche en milieu de matinée et des milliers de personnes étaient encore privées de leurs cartes d’électeurs jamais arrivées en raison de l’insécurité, selon des responsables locaux et de l’ONU qui ont tous requis l’anonymat.

Le président sortant Faustin-Archange Touadéra vote au Lycée Boganda à Bangui, le 27 décembre 2020.

Ainsi, dans le nord-ouest, à plus de 500 km de Bangui, des rebelles ont saisi du matériel électoral à Koui et des agents électoraux ont été menacés de mort à Ngaoundaye, selon un haut responsable de l’ONU.

À Bokaranga, les rebelles menacent quiconque ira voter. À Bambari, la quatrième ville du pays, à 380 km au nord-est de Bangui, les bureaux de vote sont demeurés fermés le matin en raison de tirs des groupes armés, selon Jeannot Nguernendji, président du comité de paix local.

NOUS ATTENDONS ENCORE LE MATÉRIEL DE VOTE

Plus près, à Bossembélé, une ville de 50 000 habitants à 150 km de Bangui, « nous n’avons pas reçu les cartes d’électeurs, cela concerne environ 11 000 personnes », se désole une haute responsable de la sous-préfecture. « Nous attendons encore le matériel de vote », déplore aussi en milieu de matinée un agent électoral à Batangafo, à 380km au nord de Bangui.

Opposition dispersée

La Russie, soutenant ouvertement depuis 2018 le gouvernement Touadéra, a envoyé 300 « instructeurs militaires » – en fait des paramilitaires de société privées russes de sécurité – en renfort de centaines de leurs pairs déployés depuis plus de deux ans. Et le Rwanda a dépêché des soldats d’élite hors Minusca, « des centaines », selon Bangui.

L’opposition s’avance en ordre dispersé, avec pas moins de 15 candidats, face à un Touadéra qui a toutes les chances d’obtenir un second mandat. Mais elle accuse le camp du chef de l’État de préparer des fraudes massives pour l’emporter dès le premier tour.

Des milliers de personnes ont été tuées et plus d’un quart des 4,9 millions de Centrafricains ont fui leur domicile depuis le début de la guerre civile, en 2013, quand une coalition à dominante musulmane, la Séléka, a renversé François Bozizé.

Depuis 2018, la guerre a considérablement baissé d’intensité, les groupes armés se disputant le contrôle des ressources tout en perpétrant sporadiquement attaques et exactions contre les civils.

 Par Jeune Afrique avec AFP

RDC-Assemblée nationale : examen ce jeudi des pétitions initiées contre l’équipe Mabunda

décembre 9, 2020

Le président du bureau provisoire Mboso Nkodia a reconnu aux membres du bureau Mabunda le droit de préparer leur défense et a appelé les députés à faire preuve de respect, d’amour, de dignité et de décence dans leurs interventions.  

Le doyen Mboso Nkodia entouré de ses deux jeunes assistants

Après des échauffourées ayant émaillé la séance plénière du mardi 8 décembre qui a vu les pétitionnaires et les non- pétitionnaires contre l’équipe Jeanine Mabunda en découdre a point de mettre sens dessus dessous l’hémicycle du Palais du peuple, il s’est observé une accalmie relative en fin de journée. Si la présidente de la chambre basse n’a pu tenir sa plénière au cours de laquelle elle entendait faire part d’une communication importante aux élus du peuple, celle convoquée par le secrétaire général de l’institution a eu lieu. En l’absence de Jeanine Mabunda et son équipe, obligés à vider les lieux face à la pression exercée sur eux par des députés en furie, deux cent soixante-dix-neuf élus du peuple ont pu siéger dans la salle des spectacles, celle des congrès étant restée fermée.

Ces députés, pour la plupart anti Mabunda, ont siégé, le quorum étant valablement atteint. Ils ont, conformément au règlement régissant le fonctionnement de leur institution, mis en place un nouveau bureau constitué du doyen d’âge et de ses deux benjamins.

C’est le doyen Mboso Nkodia qui a été porté au perchoir de la chambre basse. Il est assisté de Gael Bussa et Aminata Namasiya. La nouvelle équipe qui n‘est que provisoire va travailler avec cinq experts (venus du groupe des pétitionnaires) et cinq autres (du camp des non-pétitionnaires) pour déterminer la procédure à suivre. La principale mission assignée à ce bureau d’âge est d’examiner les différentes pétitions initiées individuellement à chaque membre du bureau Mabunda. Sauf changement, c’est ce jeudi 10 décembre que Jeanine Mabunda et son équipe, accusés de mauvaise gestion, d’incompétence et de nonchalance dans la conduite de l’appareil parlementaire, vont se présenter à l’hémicycle pour y être entendus sur les faits mis à leur charge.     

Le président du bureau provisoire Mboso Nkodia a reconnu aux membres du bureau Mabunda le droit de préparer leur défense et a appelé les députés à faire preuve de respect, d’amour, de dignité et de décence. « Quand les collègues viendront se défendre devant la plénière, nous devons être disponibles à les écouter pour qu’ils assurent en toute quiétude, en toute sérénité et avec tout le respect leur défense (…). C’est de leur droit constitutionnel, nous devons leur garantir leur droit de défense, pour que nous prenions à notre tour, en toute responsabilité, la décision qui interviendra après le débat autour de ces différentes pétitions », a-t-il déclaré à l’intention de ses pairs.                          

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC: Bagarre entre députés de l’UDPS et FCC, à l’Assemblée nationale, après la destitution de Jean-Marc Kabund

mai 25, 2020

 

 

Avec Vitrine RDC

Bulgarie : les députés et les ministres offrent leur salaire à la santé publique

avril 7, 2020

Le don des députés s’élèvera à 1,44 million de leva, soit environ 740.000 euros, pour la période de confinement.

Le Parlement bulgare, le 30 mars.
Le Parlement bulgare, le 30 mars. Reuters

Les députés et les ministres bulgares feront don de leur salaire au système de santé publique tant que les mesures de confinement en raison de l’épidémie de Covid-19 restent en vigueur, a décidé le Parlement lundi soir.

Décidant de prolonger jusqu’au 13 mai l’état d’urgence qui permet au gouvernement d’imposer des mesures de confinement, les députés ont fait preuve d’une rare unanimité en soutenant une proposition du parti conservateur au pouvoir, Gerb, de renoncer à leur salaire à partir du 1er avril.

740.000 euros de dons

Cette mesure comptera aussi pour les membres du gouvernement et leurs cabinets politiques, ainsi que pour les chefs d’agences gouvernementales. Le don des députés s’élèvera à environ 1,44 million de leva (740.000 EUR) pour la période de confinement.

Le parlement a voté lundi une actualisation du budget 2020, adoptant un déficit de 3%, alors qu’un budget équilibré avait été voté auparavant. Par ailleurs une hausse importante du chômage, jusqu’à 6,2% est désormais prévue, 42.000 nouveaux chômeurs s’étant enregistrés depuis le début de la crise du nouveau coronavirus.

Avec 549 cas confirmés et 22 morts du coronavirus, la Bulgarie reste relativement peu touchée par l’épidémie. Pays le plus pauvre de l’Union européenne, elle avait pris dès le 13 mars des mesures de confinement sévères afin de permettre à son système de santé de faire face à l’épidémie.

Par Le Figaro avec AFP

France/Coronavirus : une vingtaine de députés demandent à Philippe de solliciter «l’aide médicale» de Cuba

mars 24, 2020

Dans un courrier adressé au premier ministre, ces parlementaires de tout bord rappellent «l’expertise» de l’île «dans la gestion des crises d’épidémie sanitaire». Des médecins caribéens sont déjà arrivés lundi en Italie.

Médecins et infirmiers cubains en Italie.
Médecins et infirmiers cubains en Italie. AFP

Dans un courrier envoyé samedi, que Le Figaro a pu consulter, une vingtaine de députés de tout bord s’adressent solennellement au premier ministre Édouard Philippe. Les signataires – qui font très largement partie du groupe d’amitié France-Cuba à l’Assemblée nationale – réclament «l’aide médicale» des Cubains pour faire face à la crise du coronavirus en France.

«Effectivement, Cuba a développé une expertise rare dans la gestion des crises d’épidémies sanitaires sur tous les continents. Cuba dispose de moyens humains experts prêts à partir», souligne François-Michel Lambert, député ex-LREM et président du groupe d’amitié entre les deux pays. Certains médecins caribéens étaient en effet déjà sur le terrain lors de la crise liée à Ebola en Afrique en 2013, et lors du choléra en Haïti au début des années 2010.

«Le gouvernement de Cuba se déclare prêt»

Par ailleurs, les députés rappellent que l’Italie a déjà fait une démarche dans ce sens et qu’une «cinquantaine de médecins cubains sont ainsi déployés depuis hier (lundi) en Italie du Nord», et notamment en Lombardie, soit la région la plus touchée du voisin transalpin. «Le gouvernement de Cuba se déclare prêt à envoyer une brigade médicale (en Franc) pour renforcer nos effectifs, notamment dans nos régions les plus affectées», assurent les signataires.

«Nous vous enjoignons de solliciter sans délai le gouvernement cubain pour disposer de ces moyens supplémentaires dans le cadre d’une collaboration internationale pour faire face à l’urgence», réclament-ils enfin. Ce recours à l’aide médicale cubaine sur le Vieux Continent démontre, selon Jean-Luc Mélenchon, la faiblesse de l’Union européenne pour faire face à cette crise. «Ne trouvez-vous pas incroyable que ce soit Cuba qui vienne en aide à l’Italie plutôt que la France?», a interrogé ce mardi matin le chef de La France Insoumise sur France Info.

Avec Le Figaro par Pierre Lepelletier

France/Municipales 2014: deux députés mis en examen pour «provocation à la discrimination»

décembre 4, 2019

 

L’eurodéputé RN Jean-François Jalkh et l’ex-eurodéputée Sophie Montel, qui a depuis quitté le parti frontiste, ont été mis en examen pour «provocation à la discrimination raciale» dans une enquête sur un guide publié avant les municipales de 2014, ont indiqué ce mercredi des sources concordantes.

Tous deux ont été mis en examen fin octobre et mi-novembre, a indiqué une source proche du dossier, confirmée par le parquet de Nanterre. Steeve Briois, actuel premier vice-président du RN, a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté le 5 novembre. Ces mises en examen interviennent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte après une plainte en 2014 de l’association Maison des Potes mettant en cause les responsables de la publication du «Guide pratique de l’élu municipal Front national». Dans ce document édité plusieurs mois avant les municipales de mars 2014, le FN (devenu RN) exhortait ses futurs élus à réclamer notamment l’application de la «priorité nationale dans l’accès aux logements sociaux».

Jean-François Jalkh était alors directeur des publications du FN et Sophie Montel chargée de la coordination des élus au sein du secrétariat général. Steeve Briois, alors secrétaire général, avait préfacé le guide. Sollicités, tous deux n’étaient pas joignables, de même que leurs avocats. L’avocat de Sophie Montel, qui a quitté le FN en 2017, n’a pas souhaité faire de commentaires. «Il était temps» a réagi le vice-président de l’association Maison des Potes, Samuel Thomas, qui regrette la «lenteur» de la justice dans ce dossier. «Ce qu’on souhaite surtout c’est que la justice tranche rapidement et qu’on puisse démontrer que le parti a réclamé la commission d’une infraction pénale à caractère raciste de la part de ses élus locaux».

Dans ce dossier, le Parlement européen avait levé l’immunité de Jean-François Jalkh en novembre 2016, puis celles de Steeve Briois et Sophie Montel en octobre 2018. A l’époque, Steeve Briois, également maire d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), avait dénoncé une «nouvelle persécution judiciaire». Cette affaire relève «de la liberté d’expression», avait alors assuré Sophie Montel. «En tant qu’élus d’opposition, on a tout à fait le droit de dire qu’on est contre une loi, et qu’on aspire à modifier cette loi», avait-elle poursuivi. Jean-François Jalkh figurait parmi les prévenus du procès des kits de campagne électoraux du FN, qui s’est achevé le 29 novembre à Paris. Deux ans de prison avec sursis ont été requis à son encontre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: Seulement cinq députés noirs élus à la Chambre des communes

novembre 1, 2019
© Sean Kilpatrick
 

Moins de 11 % des candidats noirs ont remporté leurs élections. Le nombre de députés noirs a diminué à Ottawa.

Les Noirs représentent 3,5 % de la population canadienne. Il faudrait donc que 12 députés soient élus pour atteindre la représentativité à Ottawa.

Le nombre de candidats noirs au sein des cinq principaux partis était tout de même passé de 31 à 44 cette année, mais seuls 11 % ont été élus.

Nous sommes extrêmement déçus. Sans la représentation, nos voix ne peuvent être entendues.

Velma Morgan, présidente de Operation Black Vote Canada

La raison? Les deux grands partis n’ont pas consacré assez d’efforts pour présenter plus de candidats noirs dans des circonscriptions gagnables, estime Operation Black Vote Canada, un organisme non partisan qui encourage les Noirs à s’engager politiquement.

Quatre des cinq députés noirs sont en effet des libéraux réélus, incluant la doyenne Hedy Fry de Vancouver-Centre. Le néo-démocrate Matthew Green de Hamilton-Centre est le seul nouveau venu à la Chambre des communes.

Le libéral Ahmed Hussen a été réélu dans sa circonscription de York-Sud–Weston, à Toronto.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Le libéral Ahmed Hussen a été réélu dans sa circonscription de York-Sud–Weston, à Toronto.
Les conservateurs n’ont présenté que deux candidats noirs et les libéraux n’en avaient que sept, déplore Velma Morgan. Les deux candidates noires du Bloc Québécois se présentaient dans des châteaux forts libéraux et n’ont pas été élues.

En contrepartie, le NPD a présenté 22 candidats dans des circonscriptions où ils avaient au moins des chances de gagner, estime Velma Morgan.

La militante exhorte Justin Trudeau d’augmenter la représentation noire au sein de son conseil des ministres. À la dissolution de la Chambre, Ahmed Hussen était le seul ministre noir.

Mea culpa

Le député libéral sortant de Hull–Aylmer et président du caucus des parlementaires noirs, Greg Fergus, concédait lors de la campagne que son parti aurait pu recruter plus de candidats noirs.

C’est regrettable, a réagi Greg Fergus lorsque joint à nouveau par Radio-Canada après les élections. Mais ça n’empêche pas le fait que le gouvernement libéral a pris des engagements qui s’additionnent à presque 291 millions de dollars pour faire avancer l’agenda des Noirs et lutter contre l’intolérance.

Le chef libéral Justin Trudeau et le député Emmanuel Dubourg lors de la victoire de ce dernier dans Bourassa lors de l'élection partielle de 2013.

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Le chef libéral Justin Trudeau et le député Emmanuel Dubourg lors de la victoire de ce dernier dans Bourassa lors de l’élection partielle de 2013.
Son collègue Emmanuel Dubourg, qui a été réélu pour un troisième mandat dans Bourassa, dit avoir tenté personnellement de convaincre plusieurs Noirs de se présenter sous la bannière libérale.

Pour les Noirs, je trouve cela bien dommage.

Emmanuel Dubourg, député libéral de Bourassa

La communauté haïtienne s’intéresse beaucoup à la politique, observe le député d’origine haïtienne, mais quand on rentre dans le processus même, il peut y avoir une certaine réticence.

L’aspect économique est une grande barrière selon lui, mais la forte capacité de mobilisation de la communauté est sa principale force.

Réussir à faire des collectes de fonds est un obstacle extrêmement important, mais une fois que ces gens-là se présentent, on fait aller les téléphones et on trouve beaucoup de bénévoles. Les chauffeurs de taxi de la communauté sont très généreux et donnent leurs journées de travail pour amener les gens voter.

Recruter plus tôt

S’ils espèrent faire élire plus de Noirs, les partis devront à l’avenir prioriser le recrutement de candidats beaucoup plus tôt, selon Verma Morgan.

Il ne faut pas attendre à trois ou quatre mois avant les élections pour nommer des candidats noirs. Ça ne leur donne pas assez de temps pour s’organiser et se faire connaître dans leur circonscription.

Greg Fergus, député libéral sortant de Hull–Aylmer

© Fournis par Canadian Broadcasting Corporation Greg Fergus, député libéral sortant de Hull–Aylmer
Greg Fergus compte sillonner le pays pour encourager les Canadiens noirs à commencer leur réflexion dès maintenant. Ça prend deux ans pour faire le travail sur le terrain, pour faire rayonner son nom et s’assurer qu’on a de bonnes chances de gagner.

Tous les partis doivent mettre la main à la pâte, souligne-t-il, et promouvoir la représentativité sans tomber dans la partisanerie.

Réaction des conservateurs

L’attachée de presse du Parti conservateur, Josée Morissette, n’a pas expliqué pourquoi le parti n’avait aucun député noir, mais a indiqué par courriel que le processus de nomination dans les 338 circonscriptions était ouvert pour tous.

Nous travaillons sans relâche pour encourager le plus grand nombre possible de personnes à envisager de se présenter comme candidat pour le Parti conservateur du Canada.

Radio-Canada.ca par Natasha MacDonald-Dupuis

Brexit : les députés britanniques compromettent une sortie de l’UE le 31 octobre

octobre 22, 2019

 

Réagissant à ce revers, le premier ministre Boris Johnson a annoncé la suspension du projet de loi.

BRITAIN-EU-POLITICS-BREXIT

Boris Johnson s’adressant aux députés, mardi au Parlement britannique, avant les votes décisifs pour le Brexit. Jessica Taylor / AFP

C’est une première étape capitale que vient de franchir Boris Johnson. Après des semaines d’embuscades parlementaires, les députés ont voté positivement sur le texte qui traduit dans la loi britannique son accord de retrait de l’UE, le WAB (Withdrawal Agreement Bill). Ils l’ont soutenu par 329 voix contre 299, soit une confortable majorité. Le Parlement ayant refusé de se prononcer sur l’accord de Brexit arraché à Bruxelles dans son ensemble, Boris Johnson avait choisi de contourner l’obstacle en leur soumettant la législation technique nécessaire à sa mise en œuvre.

En revanche, après ce soutien initial, Boris Johnson a perdu un deuxième vote tout aussi important. Les députés ont rejeté par 322 voix contre 308 son calendrier d’examen du WAB. Or, de ce «programme» dépendait la possibilité ou non pour Boris Johnson de tenir sa promesse de sortie de l’UE au 31 octobre, alors que l’on est à huit jours de l’échéance.

Suspension du projet de loi

Forcé samedi par ses opposants de demander un report du Brexit à Bruxelles, le premier ministre est d’autant plus désireux d’accélérer les choses. Se félicitant du premier vote mais déplorant le revers sur le calendrier, Boris Johnson a annoncé la suspension du projet de loi tout en se disant toujours déterminé à sortir de l’UE le 31 octobre «avec cet accord», une échéance qui paraît pourtant compromise. Il attend désormais la réaction des Européens avec qui il va se consulter.

Boris Johnson voulait un travail législatif au pas de charge, en trois jours, demandant aux élus de siéger « jour et nuit » s’il le fallait. Mais cet examen express d’un texte aussi important a fait grincer les dents de nombreux députés. Le document qui leur a été remis lundi soir fait 110 pages, auxquelles il faut ajouter des notes explicatives qui épaississent sérieusement le dossier.

L’ancien chef de cabinet de Theresa May, Gavion Barwell, admettait qu’il s’agissait d’un texte législatif « long et complexe ». Un think-tank faisait remarquer que les Communes disposeront de moins de temps pour débattre de ce texte majeur qu’ils n’en ont eu pour discuter d’une loi interdisant le recours à des animaux sauvages dans les cirques…

Dans la journée, après avoir redit que le pays était fatigué de ces interminables joutes parlementaires et qu’il était temps de « tourner la page », Boris Johnson avait fait monter la pression. Il avait menacé de retirer son projet de loi et de demander des élections anticipées si les parlementaires refusaient la feuille de route qu’il proposait.

En fait, des sources de Downing Street laissaient entendre qu’il serait disposé à une courte extension, le temps que son texte soit examiné, mais pas à un report de trois mois. « Si le Parlement refuse de laisser le Brexit se faire et décide de tout repousser à janvier ou même plus tard, le texte devra être retiré et nous devrons aller vers des élections anticipées » avait déclaré Boris Johnson devant la Chambre des communes. De son côté, le Labour s’est dit disposé à discuter d’un nouveau calendrier pour trouver un compromis.

Vers une batterie d’amendements

Le parcours du combattant n’est pas terminé pour Boris Johnson. L’opposition entend bien mettre sur sa route toute une batterie d’amendements. L’un proposerait le maintien dans une union douanière avec l’UE. Il pourrait rassembler assez de voix, même si une telle proposition avait déjà été rejetée par le Parlement il y a quelques mois. Pour les Brexiters, elle est inacceptable car un tel maintien empêcherait Londres de négocier librement de nouveaux accords commerciaux.

Un autre amendement possible concerne la tenue d’un référendum « de confirmation » de l’accord de sortie, ce qui revient de facto, à la possibilité d’annuler purement et simplement la procédure de divorce avec les Européens. D’ex-députés conservateurs mettraient aussi comme condition à leur soutien l’adoption d’un amendement empêchant toute sortie sans accord à la fin de la période de transition en décembre 2020.

Des amendements inacceptables, « sabotant » son « deal », seraient un autre motif pour Boris Johnson de retirer son texte d’accord. Si la sortie de l’UE était reportée et que le combat se portait sur le terrain électoral, le premier ministre a averti qu’il ferait campagne sous le slogan « Let’s get Brexit done ».

Il est à peu près impossible à un citoyen lambda qui a un travail de suivre les derniers développements du Brexit

Tony Blair

Pour l’heure, le Parti travailliste continue à dire qu’il ne soutiendra la tenue d’un scrutin anticipé que si un délai pour le Brexit est définitivement acquis, afin de s’assurer qu’une sortie sans accord ne soit pas possible. Mais si ce report est acté, il lui sera difficile de refuser plus longtemps une élection qu’il redoute, car les sondages ne lui sont pour l’heure guère favorables.

Tony Blair a décrit assez bien la confusion qui règne dans le pays pendant que l’on ferraille à Westminster. « Il est à peu près impossible à un citoyen lambda qui a un travail de suivre les derniers développements du Brexit. » Ajoutant : «C’est devenu aussi complexe que la science balistique… »

Le Figaro.fr par Arnaud de La Grange Correspondant à Londres

Espèces menacées: des députés européens demandent l’interdiction de la chasse aux trophées

août 18, 2019

 

Plus de 50 députés européens et une cinquantaine d’organisations de défense de la nature ont appelé dimanche les parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) à interdire la chasse aux trophées ciblant des animaux en danger comme les rhinocéros et les éléphants.

La CITES interdit tout commerce de plus de 1000 espèces végétales et animales considérées comme en danger d’extinction, qui sont recensées dans son annexe 1.

Dans une lettre adressée à la secrétaire générale de la CITES Ivonne Higuero, les signataires déplorent que la chasse aux trophées, ayant un caractère récréatif et considérée comme «non commerciale», ait échappé à cette interdiction.

La lettre a été rendue publique au moment où sont réunis à Genève des milliers de délégués venus de plus de 180 pays, défenseurs de l’environnement et responsables politiques, qui doivent discuter de 56 propositions visant à modifier le degré de protection accordé aux animaux et aux plantes sauvages par la Convention. La question des trophées de chasse ne figure toutefois pas à l’ordre du jour de la conférence.

«Un nombre considérable de trophées d’espèces (relevant) de l’annexe 1 (du traité) sont commercialisés chaque année, dont les trophées d’espèces figurant sur la liste rouge de l’IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) en tant qu’espèces ne subsistant plus à l’état sauvage, gravement menacées (ou) en danger d’extinction, vulnérables ou proches des seuils de menace», souligne la lettre.

Les signataires appellent les parties à la Convention à «traiter les trophées de chasse de la même manière que les autres formes de commerce de la vie sauvage», et à «appliquer un moratoire immédiat sur les importations de toutes les espèces (recensées) dans l’annexe 1»

Un grand nombre d’espèces sont convoitées par les chasseurs, dont les éléphants, les rhinocéros noirs et blancs, les girafes, les crocodiles, les perroquets gris, les guépards mais aussi les primates comme les chimpanzés. Les Etats-Unis sont les plus gros importateurs de trophées de chasse, suivis par la Chine.

La chasse aux trophées est légale dans de nombreuses régions d’Afrique. Les touristes payent pour tirer sur un petit nombre d’animaux sélectionnées.

Par Le Figaro.fr avec AFP