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A Barbuda, Irma laisse misère et désolation

septembre 9, 2017

Destructions à Codrington à Antigua et Barbuda, le 8 septembre 2017 / © AFP / Gemma HANDY

Maisons rasées, magasins éventrés, palmiers déracinés: après avoir survécu à l’ouragan Irma qui a devasté Barbuda, les habitants devaient évacuer samedi l’île face à la tempête Jose qui menace les Caraïbes.

Avec ses vents de près de 300 km/h, Irma n’a fait qu’une bouchée de la petite île paradisiaque. Selon le gouvernement, près d’un tiers des maisons ont été totalement détruites et les infrastructures, les bâtiments gouvernementaux, les hôpitaux et les écoles ont été endommagés par l’ouragan qui n’a fait qu’un seul mort.

Le long des 20 km de la plage de Pink Sand qui bordent la côte ouest, les maisons en bois n’ont pas résisté et se sont écroulées comme des châteaux de cartes. Celles en béton ont parfois eu plus de chance, seul le toit s’est envolé. Le toit en tôle de l’entrepôt d’une station service est aussi éventré. Les rues sont jonchées de débris.

« Terrifiant, Horrible, le pire jamais vu »: sous le choc, les habitants peinent à décrire les scènes de désolation laissées par Irma, le plus fort ouragan a jamais avoir frappé la région.

Sira Berzas, 40 ans, a vu le toit de sa maison s’envoler face à la force de l’ouragan. Elle s’est réfugiée plus d’une heure dans un placard avec son amie Jackie en attendant une accalmie.

– Evacuation générale –

« Je n’ai jamais eu si peur de ma vie. Jackie et moi on s’accrochait l’une à l’autre et, en fait, on se disait adieu », dit-elle à l’AFP. Une fois dans l’oeil de l’ouragan, « en sous-vêtements, nous avons couru hors de la maison en criant au secours. Heureusement, il y avait un camion de police qui nous a emmenés dans un lieu plus sûr ».

– Houdini est sauf –

Sira Berzas a perdu sa maison, son café-restaurant. Son amie Jackie a laissé derrière elle son chaton. Le bien-nommé Houdini a finalement été retrouvé, trempé et apeuré mais bien vivant dans un coin de la maison.

Mais le calvaire des 1.600 habitants n’est pas terminé. Le gouvernement a ordonné une évacuation générale de Barbuda face à la menace de l’ouragan José, positionné sur l’Atlantique. Dès vendredi, plusieurs centaines de personnes ont été transférées sur l’île d’Antigua dans un avion militaire vénézuélien.

Si beaucoup d’entre elles ont de la famille pour les héberger, d’autres ne savent pas où aller.

« Je préfèrerais rester, je ne trouve ça pas bien de m’en aller. Il faudrait plutôt reconstruire », explique Beautymey John, qui attend avec ses cinq enfants un bateau pour être évacuée.

Maurice George, un enseignant de 30 ans, n’a pris que le strict nécessaire pour son séjour à Antigua et compte revenir sur Barbuda dès que son collège rouvrira.

« Ça me fend le coeur de voir notre île dans cet état, dit-il. Mais quand certains voient la désolation, d’autres voient une occasion de reconstruire ».

Samedi, la trajectoire de José semblait toutefois s’éloigner pour passer au nord de Barbuda et le gouvernement a relégué l’alerte « ouragan » en alerte « tempête tropicale ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2017 19h19)

La bataille de la pluie

septembre 14, 2015

 

Dans le silence noir de la nuit

Résonne la bataille de la pluie

Qui prend d’assaut la toiture

Les portes, les fenêtres et les murs

 

Dehors la pluie envahit la ville

Malgré l’alerte des autorités municipales

Les égouts engorgés d’eau ont craqué

Les rivières sorties de leur lit sont débordées

 

Furtivement l’eau s’infiltre, pénètre et rentre

Comme un voleur sans autorisation séquestre

Les objets dérobés emportés sans cris

Dans le malheur d’un matin qui gémit

 

Chacun constate l’ampleur de la dévastation

Le choc de l’inondation est à la désolation

Devant cette catastrophe naturelle puissante

Qu’a semé la mère pluie toute agissante

 

Les voitures sont emportées dans le torrent

Abandonnées contre un vieil arbre gisant

Entourés de frigos et de tristes cuisinières

Chargés de boue des saletés de la rivière.

 

Bernard NKOUNKOU

Chagrins

octobre 7, 2010

Du fond de mon cœur
Coule
La sève de l’amour
Chargée de sentiments
Et
D’un coup de gifle
Blesse
L’écorce de mon arbre
Qui tremble de surprise désolante
Et déchire les nerfs de mes sentiments
Où les feuilles bleues et rouges de la mélancolie
Tombent en larmes de regrets sales
Secouées par l’angoisse et la peur
Je tiens ferme sur la petite
Branche restante de l’amour
Où la dernière promesse du soir
Ressemble au chant d’oiseau
Qui accompagne le crépuscule
Devant la porte de la nuit
Dans cette tempête de la désolation
Le sang noir traverse encore mes veines
Dans la sensibilité pesante de mon corps.

Bernard NKOUNKOU