Posts Tagged ‘Destin’

Royaume-Uni: La reine Elizabeth II affronte désormais seule son destin

avril 14, 2021

Il était sa « force et (son) soutien » : la reine Elizabeth II affronte désormais le crépuscule de son règne sans son époux le prince Philip, alors qu’elle doit continuer sa lourde tâche, tout en dirigeant une remuante famille marquée par les crises.La reine Elizabeth II lors d'une visite du Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) à Porton Down, près de Salisbury, dans le sud de l'Angleterre, le 15 octobre 2020

© Ben STANSALL La reine Elizabeth II lors d’une visite du Defence Science and Technology Laboratory (Dstl) à Porton Down, près de Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, le 15 octobre 2020

De nombreux observateurs attribuaient au duc d’Édimbourg, qui aurait eu 100 ans en juin, la gestion d’une poigne de fer de la famille royale, aidant la reine à surmonter les scandales secouant le palais. 

La mort de Philip a laissé « un énorme vide dans sa vie », a indiqué samedi leur deuxième fils le prince Andrew, soudain sorti de la retraite où l’a relégué son amitié sulfureuse avec le financier pédocriminel américain Jeffrey Epstein.

« La reine est une personne incroyablement stoïque », a-il estimé, ajoutant que la famille royale tout entière « se mobilisait pour être là afin de la soutenir ».

Depuis la semaine dernière, ses principaux membres se succèdent auprès de la reine, notamment ses trois fils. Selon le plus jeune, Edward, Elizabeth II « tient le coup », malgré le choc incommensurable que constitue cette perte. 

-« Servir son pays »-

Après le décès de son époux, certains se demandent si la reine, qui aura 95 ans la semaine prochaine, ne va pas abdiquer et laisser la place à son fils aîné, le prince Charles, déjà âgé de 72 ans. 

D’après le Times, la souveraine a par exemple décidé de ne plus recevoir, pendant les deux semaines que vont durer le deuil royal, les fameuses boites rouges contenant des documents gouvernementaux. 

Mais pour Penny Junor, « il y a zéro chance que la reine abdique ». « A l’âge de 21 ans, elle a promis de servir son pays toute sa vie, qu’elle soit longue ou courte », a rappelé l’experte royale à l’AFP, en référence au célèbre discours du Cap qu’Elizabeth II avait prononcé en 1947, alors qu’elle était encore princesse. 

« Tant qu’elle est en bonne santé physique et mentale, elle poursuivra le travail comme d’habitude », affirme Mme Junor. 

De premiers signes vont en effet dans ce sens: la souveraine a par exemple maintenu son audience avec le Premier ministre Boris Johnson au lendemain du décès de son mari. Et dès mardi, quatre jours après le décès de son époux, elle a tenu son premier engagement officiel pour le départ à la retraite du plus haut fonctionnaire de la Maison royale.

Pour compenser l’absence de Philip, qui avait toujours été à ses côtés depuis son accession au trône en 1952, la monarque devrait s’appuyer davantage lors des événements officiels sur le prince héritier Charles et son épouse Camilla, ainsi que sur son petit-fils William, deuxième dans l’ordre de succession, et sa femme Kate.

 Photo publiée le 18 novembre 2007 de la reine Elizabeth II et son époux, le prince Philip à Broadlands, dans Hampshire, en 2007

© Fiona HANSON Photo publiée le 18 novembre 2007 de la reine Elizabeth II et son époux, le prince Philip à Broadlands, dans Hampshire, en 2007

Charles assumait déjà davantage de tâches ces dernières années, notamment pour représenter la couronne à l’étranger. Il devrait accompagner sa mère pour l’ouverture officielle du Parlement le 11 mai. 

Le Times affirme qu’elle devrait cependant continuer à assumer seule certains engagements. 

L’attitude d’Elizabeth II offre un contraste frappant avec celle de la dernière reine britannique, Victoria, qui, à la mort de son mari Albert en 1861, n’avait pratiquement plus fait d’apparitions publiques, restant drapée de noir pendant quatre décennies. Sa mise en retrait lui avait valu d’être surnommée la « veuve de Windsor », et avait renforcé la popularité du mouvement républicain.

-Défis à venir-

Après le décès de Philip, la sympathie du public à l’égard de la reine, qui a toujours été très populaire, reste très élevée. Sa présence et sa longévité à la tête du Royaume-Uni ont contribué à écarter les velléités républicaines.

Succédant désormais à son père en tant qu’homme le plus âgé de la famille royale, le prince Charles et la monarque devront faire face à la série de problèmes urgents qui agitent la « Firme ». 

La réapparition publique d’Andrew le week-end dernier a provoqué l’indignation dans certains milieux, alors que la justice américaine cherche toujours à l’interroger sur ses liens avec Epstein. 

Le palais doit également faire face aux retombées de la mise en retrait l’année dernière du prince Harry, petit-fils de la reine, et de son épouse Meghan Markle, ainsi qu’à leurs récentes accusations explosives de racisme au sein de la famille royale, dans une interview-choc pour la télévision américaine.

Harry et son frère William seront réunis samedi pour l’enterrement de leur grand-père et le pays se demande si ce deuil partagé pourrait « avoir des conséquences positives »: « la mort du prince Philip permettra peut-être à Harry de se réconcilier avec William et son père », espère l’experte royale. 

Avec AFP par jwp-cdu/fb/slb

A la dernière heure du destin

juillet 28, 2020

 

A la dernière heure de ton destin

Quand le souffle vital de ta fin

Annonça la mort de ta personne

Des sanglots déchirèrent les montagnes

 

Devant la présence de ta chère fille

Quand on te ferma les yeux en éveil

Les pleurs solidaires de ses amies

L’accompagnaient à la ronde sur ton lit

 

Aux premières minutes de la triste nouvelle

Lorsque les réseaux se mirent en branle

Ta disparition portée à dos du vent

Traversa les cieux mais aussi les océans

 

Ô mon cher ami, ô mon cher papa

Tu es parti dans la beauté de ton visage

Au pays sans retour du paradis sans âge

Où un jour tu nous accueilleras dans tes bras

 

Bernard NKOUNKOU

 

Dans un amour éperdu

novembre 1, 2016

 

Reviens lire sur mes belles cuisses

L’histoire noire de l’amour qui glisse

Dans le beau monde des vedettes

Qui se séparent avec une grosse arête

 

Viens te reposer sur le sein de ta préférence

Pour déguster la laitance de sa succulence

Afin de retrouver ta première naissance

Comme en ce jour heureux de ta délivrance

 

Suis-moi aussi au salon pour une coupe de vin

Permettant de bien cimenter notre destin

Entre musique, films et causeries coquines

Tu poseras ta tête sur ma douce poitrine

 

Quand tu entendras le battement de mon cœur

Sonner le changement des premières heures

Tu te réveilleras sur fil de mon corps étendu

Comme un individu pris dans un amour éperdu.

 

Bernard NKOUNKOU

 

 

 

Donne-moi-ta main à la Saint-Valentin

février 12, 2016

jet'attends

 

Donne-moi ta main

A la Saint-Valentin

Je poserai un dessin

Ciment de notre destin

 

Au creux béant de ta paume

J’esquisserai une pomme

Symbole du parfait amour

Sentant la rose du grand jour

 

Tout au long de ton corps

Je dessinerai de petits cœurs

Scintillant de lumière et de bonheur

Pour fêter la joie de notre amour

 

Bernard NKOUNKOU

 

Peau de chagrin

janvier 26, 2016

 

 

Sur la route du destin

Je suis une peau de chagrin

Qui peu à peu s’étiole

Devant le temps qui file

 

Ma silhouette de corps légendaire

Devient un maigre fossile primaire

Dégarni de chair squelettique

Pouvant tomber au vent du cirque

 

Mon sourire qui éclairait le monde

Vacille de sa lumière à la ronde

Triste souvenir d’instants fastidieux

Où mon charme était un bijou radieux

 

Debout je faisais succomber

Comme la Joconde incrustée

Dans le tableau du peintre

Tous ces regards sans titre

 

Au gré du temps

Je file du mauvais coton

Dans la grisaille d’un ciel

Qui a perdu la lumière du soleil

 

Bernard NKOUNKOU

Le sein rongé

septembre 14, 2015

Rongé est mon sein du destin

Comme une feuille de chou du matin

Par la verrue affamée sans pitié

Dévorant ma belle chair à moitié

Attaqué par les dents du cancer

Qui me délecte comme un dessert

Peu à peu mon pauvre sein disparaît

Comme une montagne vidée désormais

Chaque instant mon regard sur ma poitrine

Découvre la surface aplatie de ma vitrine

Comme cette papaye mûre des champs

Dévorée par une colonie d’oiseaux migrants

Bernard NKOUNKOU

Au-delà de la vie

août 26, 2015

 

 

Au-delà sombre de la vie

Les yeux fermés sans toi

Dans le bois de mon costume

Tu m’arroses de tes larmes

 

Dans ta tenue noire sans éclat

Marchant et pleurant aux pas

Le cœur déchiré par le chagrin

Aveuglé par le regard du destin

 

Car dans la solitude sans amour

La vie est un court parcours

Que chacun réalise sans bruit

Pour terminer au fond du puits.

 

Bernard NKOUNKOU

 

 

Sur le sable de Jordanie

août 29, 2013

Sur le sable de Jordanie,
loin de ma natale Syrie,
j’ai inscris mon nom au petit doigt
d’orphelin et d’exilé sans voix,
au maigre visage de faim sans pain,
suspendu sur le fil d’un certain destin
avec un regard lointain de bovin.
Errant sur les dunes sans nourriture,
le corps étiolé sans eau de bouture,
je scrute le ciel sans espoir et certitude,
montrant mon ventre au sable sans gratitude,
abandonné, désargenté et désappointé,
je suis une libellule au corps effilé, affamée
qui avale la poussière du désert au vent
comme sa première nourriture du présent.

Bernard NKOUNKOU

L’ombre sans nombre

août 29, 2013

L’ombre sans nombre sombre,
à l’heure de la guerre de l’horreur,
avec des armes sans âmes qui rament
au-dessus de l’océan béant et mouvant
vers la terre des êtres sans ancêtres
partis en exil dans l’île sans persil.
Ô pouvoir noir d’entonnoir sans dortoir
suspend l’orgueil au seuil du sommeil
dans l’insomnie sans répit au midi de l’ennui.
Ô mon beau pays ! Regarde tes enfants sans parents,
orphelins d’un pire destin sans lendemains
qui demain ne mangeront plus de pain sans levain.
Prends conscience avec méfiance de ton insouciance
et peut-être tu sauveras le pays de la noyade en rade.

Bernard NKOUNKOU

L’étrange destin d’ailleurs

juin 14, 2013

Loin est la bonne terre de mes ancêtres
Dans ce monde hypocrite de mal-être
Où tous les regards urbains ne sont pas humains
Dans cette étrange communauté de destin
D’aucuns distillent et fulminent la haine
D’autres ronflent un mépris dosé de rengaine
Immigré est devenu la couleur de ma peau
Et pourtant je ne suis pas le dernier des sots
Malgré la compétence de mes connaissances
Le refrain des propos sonnent toujours l’ignorance
Même le dernier cancre de leur noble société
Prend des aires futiles et ostentatoires de supériorité
Si le mot immigré n’existe plus des humains
Que deviendront de nombreux contemporains ?

Bernard NKOUNKOU