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Congo: Pourquoi les ministres de la Cuvette traitent ceux du Sud de paresseux qui détestent leurs propres villages?

janvier 17, 2022

« On ne comprend pas pourquoi nos collègues sudistes ont du mal à construire dans leurs villages?» s’interrogent plusieurs ministres de la Cuvette qui ont visité les localités du sud. Pourtant tous volent ensemble au sein du gouvernement, mais n’ont pas le même amour pour les siens. « J’ai été à Makabana chez Pierre Mabiala et j’ai honte pour ce que j’ai vu alors que chez moi, j’ai goudronné la route et électrifié » confie un ministre de la Cuvette.

C’est le plus grand défaut des sudistes ou disant leur mauvais cœur ! Ils n’aiment jamais apporter aux siens un peu de bien-être, mais préfèrent voir leurs frères se prosterner devant eux. Rares sont les ministres sudistes qui peuvent se vanter d’avoir arranger leurs villages. Anatole Collinet Makosso est sans l’exception pour ses réalisations dans le Kouilou.

Des images de la résidence du ministre Thierry Moungalla à Sibiti qui circule sur la toile est un exemple de comportement des ministres sudistes. Son domaine se trouve dans un abandon total et il en est de même pour la plupart d’entre eux. Le défunt Clément Mouamba qui a été premier ministre pendant 6 ans n’a pu apporter du positif à Sibiti.

A Komono, pour s’y rendre, les populations empruntent une route non goudronnée et impraticables pendant la saison des pluies, alors que Emile Ouosso est éternel ministre et a même occupé le poste des travaux publics. Sa haute responsabilité dans la franc-maçonnerie pourtant peut le servir de convaincre Sassou de moderniser Komono, mais rien!

A Mouyondzi son village, Lydia Mikolo n’a apporté que des produits détournés de la riposte contre le Covid. Un district des bosseurs qui est toujours enclavé et il est très difficile de relier les 5 districts du Grand Mouyondzi. Et que dire de Mvouti dans le Mayombe ? Martin Coussoud Mavoungou n’a rien là bas et n’y a rien apporté non plus.

Le département du Niari avec tous ses ministres a du mal à décoller et se rendre de Dolisie à Mossendjo par exemple est un parcours de combattant. Par contre, on peut facilement joindre les villages des ministres de la Cuvette. Pourtant c’est Pierre Mabiala qui a commencé avec cette folie du changement de la constitution en 2015.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Art culinaire: la gastronomie congolaise à l’honneur à Brazzaville

décembre 21, 2021

Organisée du 21 au 28 décembre à l’esplanade du stade Alphonse-Massamba-Débat, par le ministère du Tourisme et des Loisirs, la première édition de la Semaine de la gastronomie congolaise est une opportunité de découvrir les spécialités culinaires locales faites à base de produits du terroir.

Les officiels posant à l’entrée de la foire/Adiac

La ministre du Tourisme et des Loisirs, Destinée Hermella Doukaga, a lancé officiellement les activités de la gastronomie congolaise qui durera huit jours, en présence de plusieurs membres du gouvernement. Les visiteurs auront, en effet, à déguster des mets consommés dans chacun des douze départements du pays, notamment des poissons de mer, des crustacées, de la viande, des chenilles, des fibres sauvages, des légumes, des ignames, des bananes et bien d’autres.

« Le ministère du Tourisme et des Loisirs offre aux restaurateurs l’opportunité de dévoiler au monde entier, non seulement leurs talents culinaires, mais aussi et surtout les richesses intrinsèques d’une gastronomie typiquement congolaise ; une nourriture dont nous pouvons être fiers », a rappelé la directrice générale des Loisirs par intérim, Chanelle Stévy Souami Seybault.

Elle a exhorté les restaurateurs à puiser au plus fond de leur imagination pour créer un cocktail de saveurs des douze départements du pays et à réinventer la culture de « manger bien » avec les produits locaux. Le but étant, a-t-elle expliqué, de faire barrage aux habitudes alimentaires récentes marquées par des recours systématiques aux plats industriels préparés, surgelés et transformés. Chanelle Stévy Souami Seybault a également insisté sur la nécessité d’offrir à la population une alimentation bio, sûre, saine, équilibrée.

Une initiative appréciée par l’administrateur-maire de Makélékélé, Edgar Bassoukissa, qui a déclaré que cette rencontre rappelle les semaines culturelles qui se tenaient au stade Marchand, dans le premier arrondissement de Brazzaville. « L’organisation de la première édition de la Semaine de la gastronomie congolaise montre l’engagement du gouvernement à multiplier les actions tendant à la diversification de l’économie et à magnifier le travail productif. C’est aussi une opportunité, mieux une vitrine qui exprime de toute évidence la richesse culinaire de notre beau pays. C’est une formidable occasion qui est donnée aux Congolais de découvrir et de se familiariser aux mets préférés des différents départements », a-t-il déclaré.

La ministre Destinée Hermella Doukaga, quant à elle, a indiqué que la Semaine de la gastronomie congolaise reflète l’identité culturelle congolaise. « Elle nous offre l’occasion de découvrir les saveurs de nos différentes localités, d’apprécier les savoir-faire des professionnels à la tâche, mais surtout de profiter pleinement de l’émulation en cette période qui marque la fin de l’année 2021 », a-t-elle conclu.

Notons qu’un concours sera organisé à la fin de cette rencontre où des prix seront décernés aux trois meilleurs restaurateurs. Le restaurateur le plus respectueux de l’environnement recevra un prix spécial. La vision des organisateurs est d’organiser cet événement de manière tournante dans les départements et même les ambassades.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo/Vague adhésions au PCT: Après l’UFD, le FP et l’APRC, qui d’autre sera avalé?

novembre 28, 2019

 

Destinée Hermella Doukaga prononçant le discours de dissolution de son parti

La vie politique nationale est très agitée à la veille du congrès ordinaire du PCT, prévu du 27 au 30 décembre prochain. On assiste au sein de la majorité présidentielle à une vague de dissolution-absorptions de formations qui se font hara-kiri dans le PCT. Toutes invoquent la difficulté à se conformer à la nouvelle loi sur les partis politiques. Après l’UFD de David Charles Ganao et le Front patriotique de Destinée Hermella Doukaga, le tour est revenu à l’APRC d’André Kamba d’emboîter le pas. Bien d’autres partis s’apprêtent à faire autant. Quels seront alors les prochains ?
Tous les partis qui disparaissent au profit du PCT sont membres de la majorité présidentielle. Ils ont décidé de perdre leur autonomie pour arpenter la couleur rouge du plus vieux parti politique du Congo qui s’apprête à célébrer ses 50 ans d’existence, le 31 décembre prochain.

Repositionnement politique ou ambitions démesurées? Les leaders n’ont pas voulu garder l’autonomie de leur parti, préférant jouer pleinement leur partition au sein de la grande famille de la majorité présidentielle qui, elle-même, souffle et le chaud et le froid.
Le prochain congrès ordinaire du PCT sera très décisif. Il va mettre en place les nouvelles instances du parti: un nouveau secrétaire général, un nouveau bureau politique, un comité central, etc.

Tout est donc à gagner comme à perdre pour ces leaders politiques. D’où cet empressement pour certains d’arborer le foulard rouge du PCT, au détriment des couleurs de leurs partis qui n’ont pas d’assises réelles.

Les partis qui se fondent dans le PCT n’ont pas ou n’avaient pas vraiment un ancrage national, une visibilité accrue. Ils ont simplement jeté l’éponge estimant qu’ils ne peuvent pas s’arrimer à la rigueur de la loi, qui leur fait obligation d’avoir des sièges dans tous les départements.

La dissolution est donc apparu pour eux comme l’unique alternative: l’UFD, 28 ans après sa création; le FP, 3 ans de vie à peine et l’APRC.

Le parti de Ganao a estimé que cette loi est contraignante et difficile à appliquer. Il pense qu’il ne peut pas avoir de sièges dans tous les départements. «En raison des réalités  propres à notre parti politique, notre esprit doit nous conduire à faire des choix judicieux qui nous permettent de participer autrement dans la vie publique, notamment en allant dans les grandes formations politiques, pour contribuer ainsi à la consolidation de l’unité nationale et de la paix…Nous intégrons le PCT parce que nous voulons aux débats d’idées et non pour ménager un bien matériel», déclarait Josué Rodrigue Ngouonimba.

Le 14 novembre dernier, c’était au tour du Front Patriotique de Destinée Hermella Doukaga de rejoindre les rangs du PCT, en signant son acte de dissolution et le transfert des actes régissant son fonctionnement. «Le FP fait désormais un avec le PCT et lui apporte toute sa base, toute son énergie pour toutes les batailles politiques futures. Cette approche que nous croyons salutaire permet de renforcer la stabilité politique du pays»,  s’est défendue l’ex-présidente du FP.

Pour le secrétaire général du PCT, Pierre Ngolo, le Front patriotique a fait un bon choix. «Le choix du réalisme politique, le choix de la raison. La consolidation de notre démocratie appelle la constitution des partis forts et grands. Il est incontestable que le PCT, sur l’échiquier politique national, est le parti le plus grand», a-t-il dit.

Le parti APRC d’André Kamba, ancien directeur de cabinet de Claudine Munari, a emboîté le pas. «Participer activement avec dévouement et courage aux activités de notre nouveau parti. Je vous invite à arborer fièrement l’insigne et l’étendard du PCT», a-t-il dit à l’endroit de ses militants.

Pour Pierre Ngolo, en dépit de la conjoncture difficile que connaît le pays, le PCT continue sa marche. «Le parti vit et renforce du jour au jour son assise nationale. Le PCT est heureux d’accueillir en son sein de nouveaux membres issus de la dissolution de l’APRC. Vous avez toute votre place au sein du PCT», a dit le secrétaire général du PCT.
Assurément, bien d’autres formations politiques et individualités vont intégrer le PCT d’ici la tenue de son prochain congrès ordinaire. L’heure est encore aux calculs. Les surprises seront nombreuses et les semaines qui viennent seront très décisives pour la vie du PCT, grand éléphant en train de vider la grande famille de la majorité présidentielle. Tous ces partis de la majorité qui ne vivent que de nom, de slogans et de déclarations vont disparaître.

Le PCT a toujours nourri l’ambition d’être un grand parti. Sauf que dans cette quête, les partis qui ont décidé de disparaître, le font le plus souvent en violation des textes qui régissent leur fonctionnement. On prend la décision d’abord, on consulte la base après! C’est mettre la charrue avant les bœufs.

Les dissolutions qui devraient être prises aux congrès, le sont à travers des simples décisions d’un individu ou d’un groupe d’individus qui doivent décider sur la vie d’un parti qui a des militants qu’on évite d’interroger pour demander leur avis.
D’où les contestations qui surgissent et qui sont observées au sein des partis politiques qui sont parfois gérés comme des biens personnels ou familiaux.

Déjà, lors de son 5e congrès extraordinaire, plusieurs formations et associations politiques avaient adhéré au PCT, à l’instar d’Agir pour le Congo, présidé par l’ancien ministre Henri Ossebi; ACOSS de Léon Alfred Opimbat, aujourd’hui membre du bureau politique du PCT;  le Pôle des jeunes républicains (PJR) de Denis Christel Sassou-Nguesso; le PCR de Grégoire Léfouoba; le PANA de Yvon-Norbert Gambeg; La Clé d’Alphonse Mbama; Le RENA de Mfumu Saint-Eudes; le RPD de Maurice Maurel Kiwounzou; l’UDD de Pierre Damien Boussoukou-Boumba; le CAP de Pierre Ernest Abandzounou; la CRD de Sylvain Ngambolo; l’APC de Justin Koumba; le Front démocratique nouvelle  et des individualités dont nombreux étaient des députés indépendants ou des transfuges d’autres partis politiques, à l’instar de Pierre Mabiala, Rigobert Maboundou, Sylvestre Ossiala, Cyr Ebina, Jean Daniel Ovaga, etc.

La semaineafricaine.net par Cyr Armel YABBAT-NGO