Posts Tagged ‘destitution’

États-Unis/Destitution: le fils de Trump donne un nom au lanceur d’alerte

novembre 6, 2019

 

Donald Trump junior a publié mercredi sur Twitter le nom d’un employé de la CIA présenté comme l’agent dont le témoignage a déclenché la procédure de destitution contre son père, au mépris des règles de protection des lanceurs d’alerte.

Le fils du président américain a reproduit une identité qui circule depuis la semaine dernière dans des médias proches de l’extrême droite, que l’AFP n’est pas en mesure de confirmer.

Dans son tweet, le fils de Donald Trump l’accuse d’avoir travaillé avec des «anti-Trump» et renvoie vers un article à charge du site d’informations de la droite radicale Breitbart. «Donner n’importe quel nom au lanceur d’alerte place simplement cette personne et sa famille en danger», a réagi Andrew Bakaj, l’avocat de l’agent du renseignement qui a tiré la sonnette d’alarme après un appel entre Donald Trump et son homologue ukrainien. «Et cela ne va pas permettre au président d’éviter de répondre aux accusations nourries le visant», a-t-il ajouté dans un échange avec l’AFP.

Son client est un membre des services de renseignement qui a un temps été affecté à la Maison Blanche. Cet été, il avait fait remonter les inquiétudes de plusieurs responsables après l’échange téléphonique du 25 juillet, dans lequel Donald Trump a demandé à Kiev d’enquêter sur son rival démocrate Joe Biden.

La révélation de son signalement a décidé les démocrates à initier, fin septembre, l’explosive procédure de destitution contre le président, qu’ils accusent d’avoir abusé de son pouvoir à des fins personnelles. Donald Trump, qui juge son appel «irréprochable» et se dit victime d’une «chasse aux sorcières», n’a cessé depuis de mettre en doute l’impartialité de ce lanceur d’alerte. «Il n’y a pas de lanceur d’alerte: il y a quelqu’un avec des objectifs contre Donald Trump», a-t-il tweeté lundi, en demandant aux médias de révéler son identité.

Sans reprendre lui-même le nom qui circule, il l’a décrit comme un partisan de l’ancien président démocrate Barack Obama. «Il déteste Trump, c’est un radical», avait lancé le milliardaire républicain dimanche. Le lanceur d’alerte veut que son témoignage soit traité d’une manière «non partisane» et il se tient prêt à répondre «par écrit et sous serment» aux questions des élus républicains, selon ses avocats.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis/Destitution: Bolton invité à témoigner devant le Congrès

octobre 31, 2019

L’ancien conseiller à la Sécurité nationale de la Maison blanche, John Bolton, a été invité à témoigner devant les commissions de la Chambre des représentants qui enquêtent dans le cadre de la procédure de destitution («impeachment») engagée contre Donald Trump, a dit mercredi une source informée. John Bolton, limogé par le président républicain le 10 septembre dernier, pourrait être auditionné la semaine prochaine, a précisé la source.

La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, doit voter ce jeudi sur la suite de la procédure de destitution engagée contre Donald Trump, en dépit du refus d’officiels en exercice ou passés par la Maison blanche de coopérer avec l’enquête. Trump et ses pairs républicains affirment depuis des semaines que l’enquête est illégitime parce qu’elle n’a pas été autorisée par un vote en séance plénière de la Chambre.

Les auditions devant les trois commissions impliquées dans l’enquête se sont poursuivies cette semaine avec notamment le témoignage d’un membre de haut rang du Conseil national de sécurité (NSC) qui s’est dit préoccupé par l’entretien téléphonique entre Donald Trump et son homologue ukrainien en juillet dernier – la conservation qui a provoqué le lancement de l’enquête.

Par Le Figaro avec Reuters

États-Unis/Destitution: l’administration Trump empêche un diplomate de témoigner au Congrès

octobre 8, 2019

 

Le gouvernement de Donald Trump a durci ce mardi la confrontation avec les démocrates du Congrès en empêchant l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne de témoigner pour leur enquête en vue d’une procédure explosive de destitution contre le président républicain.

«Tôt ce matin, le département d’État américain a demandé à l’ambassadeur Gordon Sondland de ne pas se présenter aujourd’hui» à la déposition prévue à la Chambre des représentants, a indiqué son avocat Robert Luskin, sans préciser les raisons de cette décision. Gordon Sondland «espère que les problèmes évoqués par le département d’État» pour l’empêcher de témoigner «seront résolus rapidement», a-t-il poursuivi dans un communiqué.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis/Destitution: les démocrates somment le Pentagone de livrer des documents

octobre 7, 2019

 

Les élus démocrates enquêtant dans le cadre de la procédure de destitution de Donald Trump ont exigé lundi du Pentagone et au responsable budgétaire de la Maison-Blanche qu’ils leur livrent des documents concernant l’affaire ukrainienne.

Ces documents, qu’ils exigent de recevoir d’ici le 15 octobre, sont «nécessaires» pour enquêter sur «les raisons derrière la décision de la Maison-Blanche de suspendre une aide militaire cruciale pour l’Ukraine, qui avait été autorisée par le Congrès pour lutter contre l’agression russe», expliquent, dans un communiqué, les présidents démocrates des trois commissions qui enquêtent à la Chambre des représentants.

L’opposition soupçonne le président américain d’avoir fait pression cet été sur son homologue ukrainien pour qu’il cherche des informations compromettantes sur son rival démocrate Joe Biden, en mettant notamment cette enveloppe d’assistance dans la balance. L’aide à l’Ukraine avait finalement été débloquée en septembre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis/Destitution : l’administration Trump dénonce le «harcèlement» des démocrates

octobre 5, 2019

 

L’administration Trump a fustigé samedi 5 octobre le «harcèlement» des démocrates à son encontre, après que l’opposition a sommé la Maison-Blanche de lui fournir des documents dans le cadre de l’enquête parlementaire en vue d’une procédure de destitution de Donald Trump.

Les démocrates, qui ont accusé le président américain d’«entrave et d’opérations de dissimulation» en refusant de collaborer avec leurs investigations, ont fait monter la pression sur l’exécutif en exigeant aussi du vice-président Mike Pence qu’il leur fournisse des documents. La présidence a jusqu’au 18 octobre pour obtempérer.

Trump est menacé d’une mise en accusation («impeachment») pour avoir demandé au président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d’un appel téléphonique le 25 juillet, de l’aider à rassembler des informations compromettantes sur Joe Biden, bien placé pour l’affronter en 2020.

En visite à Athènes, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a jugé samedi que le Congrès avait «maltraité les employés du département d’Etat en les contactant directement et en cherchant à obtenir des documents qui appartiennent au département d’Etat». «C’est du harcèlement», a-t-il lancé.

Le secrétaire d’Etat, qui était présent lors de l’appel entre MM. Trump et Zelensky, a toutefois promis d’être «plus réactif» et de fournir «tous les documents requis par la loi».

Un assistant de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants avait indiqué à CNN que M. Pompeo n’avait pas livré dans le délai imparti les documents réclamés dans une injonction envoyée le 27 septembre.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Les démocrates ouvrent la procédure de destitution à l’endroit de Trump

septembre 24, 2019

 

© Andrew Harnik
La présidente de la Chambre des représentants annonce une enquête sur la destitution de Donald Trump.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui avait jusqu’ici servi de pare-feu à cette démarche en raison des risques électoraux qu’elle pose, a fini par annoncer, mardi après-midi, l’ouverture de l’enquête, aussitôt dénoncée par Donald Trump.

Cette démarche exceptionnelle de la politique américaine est réservée pour les actes de trahison, corruption ou autres crimes et délits majeurs.

Au cours d’un point de presse de six minutes, la démocrate la plus puissante du Congrès a accusé le président d’avoir violé la loi et ses responsabilités constitutionnelles pour faire des gains politiques.

Invoquant le système de contrepoids du système politique américain, elle a exposé les motifs de sa décision. L’administration Trump a refusé de remettre la plainte d’un lanceur d’alerte au Congrès, comme la loi l’exige, et le président lui-même a admis avoir demandé au président de l’Ukraine de poser des actions qui lui seraient bénéfiques [au président Trump] sur le plan politique, a-t-elle martelé.

Les démocrates soupçonnent Donald Trump d’avoir fait pression sur son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, au cours d’un entretien téléphonique ayant eu lieu en juillet dernier pour qu’il relance une enquête sur une société gazière qui comptait le fils de son rival démocrate Joe Biden au sein de son conseil d’administration. Ils croient que le président pourrait l’avoir menacé, directement ou implicitement, de bloquer l’aide financière de près de 400 millions de dollars destinée à la défense du pays dans son conflit avec des autonomistes soutenus par la Russie.

Le président Trump a récemment admis avoir demandé à son homologue ukrainien d’enquêter sur Hunter Biden, mais a nié toute forme de pression.

« Le président doit rendre des comptes »

La présidente de la Chambre semble faire le pari que l’électorat, en majorité opposé à une procédure de destitution, atteindra à son tour le point de non-retour. Le rapport du procureur spécial Robert Mueller, qui avait relevé des exemples d’entraves à la justice de la part du président, n’avait pas fait bouger l’aiguille.

Le président doit rendre des comptes. Personne n’est au-dessus de la loi, a martelé Mme Pelosi.

«Les actions de la présidence Trump ont révélé le fait déshonorant selon lequel le président a trahi son serment de fonction, trahi notre sécurité nationale et trahi l’intégritéde nos élections.»

-Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des démocrates

Dans les minutes qui ont suivi l’allocution de Mme Pelosi, le président Trump, qui était à l’Assemblée générale de l’ONU, à New York, a dénoncé dans une série de tweets une saleté de chasse aux sorcières et s’est dit victime d’harcèlement présidentiel.

L’annonce de Nancy Pelosi survient quelques heures après que Donald Trump eut accepté de rendre publique la transcription de son entretien avec le président ukrainien, qui selon plusieurs médias américains, est au centre de la plainte du lanceur d’alerte, qui travaillerait pour la communauté du renseignement.

Elle devance aussi de deux jours le témoignage du directeur du renseignement national (DNI) par intérim, Joseph Maguire, devant le Comité du renseignement de la Chambre. Celui-ci devra expliquer pourquoi il a refusé de transmettre à la commission la plainte du lanceur d’alerte mystère, pourtant jugée crédible par l’inspecteur général de la communauté du renseignement, Michael Atkinson, nommé par M. Trump.

Au cours de son allocution, Mme Pelosi a d’ailleurs sommé M. Maguire de partager la plainte du lanceur d’alerte lors de sa comparution devant le comité.

Il devra choisir entre violer la loi ou honorer sa responsabilité envers la Constitution, a-t-elle averti.

L’enquête sur la destitution n’incombera pas à un comité spécial, comme cela avait été le cas lors de l’enquête sur le Watergate visant le président républicain Richard Nixon, en 1974. Mme Pelosi a précisé que les six comités investiguant déjà sur divers sujets liés à Donald Trump et à son administration poursuivront leurs enquêtes sous le parapluie de l’enquête sur la destitution.

La carte de la transparence abattue sur le tard

Le président Donald Trump a indiqué qu'il avait autorisé la publication de la transcription de sa conversation avec son homologue ukrainien.

©Fournis par Canadian Broadcasting Corporation
Le président Donald Trump a indiqué qu’il avait autorisé la publication de la transcription de sa conversation avec son homologue ukrainien. En après-midi, avant l’annonce des démocrates, le président a joué la carte de la transparence, mais c’était trop peu trop tard.J’ai autorisé la publication demain de la transcription complète, entièrement déclassifiée et non censurée de ma conversation téléphonique avec le président Zelensky d’Ukraine, a-t-il déclaré sur Twitter.

Vous verrez que c’était un appel très amical et tout à fait approprié, a-t-il soutenu.

La Maison-Blanche avait déjà refusé de rendre publique la transcription de conversations avec le président russe, Vladimir Poutine, invoquant l’absence de précédent.

Selon plusieurs médias, la conversation avec le président ukrainien n’est cependant pas la seule au cœur de la plainte du lanceur d’alerte.

Le président du Comité du renseignement de la Chambre, Adam Schiff, a indiqué en cours de journée que le lanceur d’alerte était pour sa part prêt à témoigner devant la commission et son pendant au Sénat. Il a dit espérer qu’il comparaîtrait cette semaine.

Avant son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, Donald Trump a encore nié avoir fait pression sur l’Ukraine afin de tenter de nuire à son rival démocrate Joe Biden.

Je mène dans les sondages. Ils ne savent pas comment m’arrêter, a-t-il déclaré, même si les principaux candidats à l’investiture démocrate le devancent dans les intentions de vote.

M. Trump a cette fois affirmé qu’il avait retardé l’aide américaine à l’Ukraine parce que les pays européens n’avaient pas payé leur juste part pour soutenir le pays. La veille, il avait pourtant lié sa décision à des préoccupations concernant la corruption en Ukraine.

Selon le Washington Post, le président avait pris cette décision au moins une semaine avant la conversation controversée avec le président ukrainien.

L’aide financière à l’Ukraine a finalement été autorisée la semaine dernière.

Républicains et candidats démocrates sur le pied de guerre

Les alliés républicains du président n’ont pas manqué de dénoncer le fait que les démocrates n’aient pas attendu la publication de la transcription de l’entretien téléphonique entre les présidents américain et ukrainien avant d’annoncer la procédure de destitution.

Le leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a déploré dans un communiqué l’obsession vieille de trois ans des démocrates pour la destitution .

Ils n’arrivent pas à accepter les résultats de l’élection de 2016, a pour sa part affirmé sur Twitter le leader de la minorité républicaine à la Chambre, Kevin McCarthy.

Les démocrates ne cherchent pas à aider les Américains, a soutenu le camp républicain, qui a prédit que leurs adversaires en paieraient le prix aux urnes.

Plusieurs candidats à l’investiture démocrate ont pour leur part applaudi à la décision de Mme Pelosi. C’est le cas de la sénatrice Elizabeth Warren, qui avait lancé un appel pour cette procédure dès le mois d’avril, du sénateur Bernie Sanders, de leur collègue Kamala Harris et de l’ex-représentant Beto O’Rourke.

En après-midi, le meneur de la course, Joe Biden, avait appelé à lancer la procédure de destitution si le président refusait de coopérer avec les enquêtes du Congrès, notamment sur l’affaire ukrainienne qui le concerne malgré lui.

La pression montait dans les rangs démocrates

Nancy Pelosi a procédé à son annonce nucléaire après avoir rencontré les leaders démocrates et l’ensemble de son caucus.

Outrés par l’affaire ukrainienne, plusieurs élus modérés ou représentants des districts qui ne sont pas acquis à leur formation ont changé de cap au cours des derniers jours, ce qui a fait augmenter la pression sur les leaders démocrates, qui avaient jusqu’ici joué de prudence.

Les démocrates de la Chambre ont ravi 43 sièges aux républicains lors des élections de mi-mandat de 2018; 21 d’entre eux l’ont fait avec des marges inférieures à 5 %, ce que gardait en tête la meneuse des troupes démocrates.

Une trentaine d’élus démocrates a rejoint les rangs des partisans d’une procédure de destitution dans la foulée du témoignage de l’ex-procureur spécial Robert Mueller devant la Chambre cet été.

L’affaire ukrainienne a fait céder plusieurs digues, et les plus progressistes ne se sont pas gênés pour interpeller directement leurs leaders.

La Chambre, présentement dominée par les démocrates, n’a pas encore le nombre d’appuis requis pour lancer la mise en accusation, qui nécessite la majorité simple des élus qui votent. Si l’ensemble des 435 représentants se prononçaient, le chiffre magique serait alors de 218, mais il serait moins élevé si les élus votaient en moins grand nombre.

Selon le décompte du New York Times, 202 représentants démocrates (sur un total de 235) soutiennent désormais cette option, et ce nombre croît d’heure en heure. Un ex-républicain devenu indépendant s’est joint à eux.

Si la procédure aboutit à une mise en accusation, le procès proprement dit relèverait du Sénat, sous contrôle républicain, où le scénario d’une destitution a peu de chances de se réaliser. À travers toutes les tempêtes, les républicains sont restés loyaux au président Trump.

Une procédure de destitution est exceptionnelle. Seuls deux présidents ont été mis en accusation – Andrew Johnson en 1868, puis Bill Clinton en 1998 – mais ont été acquittés, et un autre, Richard Nixon, a démissionné en 1974 avant d’être mis en accusation.

Avec Radio-Canda.ca par Sophie-Hélène Lebeuf

USA: Les démocrates plus nombreux à réclamer la destitution de Donald Trump

mai 23, 2019

 

© Fournis par Canadian Press Enterprises Inc
 

De plus en plus de démocrates réclament haut et fort d’entamer des procédures de destitution contre le président Donald Trump, qui vient d’empêcher son ancien avocat de témoigner devant le Congrès.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, qui est toujours favorable à une approche plus méthodique, a convoqué mercredi une réunion avec les démocrates pour discuter des étapes à venir.

Plusieurs représentants démocrates ont interpellé Mme Pelosi pour l’appeler à intervenir. Mardi, l’ex-avocat du président, Don McGahn, ne s’est pas présenté devant le comité de judiciaire de la chambre. Donald Trump a promis de se battre contre «toutes les assignations à comparaître».

Mme Pelosi dit croire que M. Trump «pousse» les démocrates à lancer des procédures de destitution.

 

Certains dirigeants démocrates, qui appuient toujours Mme Pelosi, ont toutefois signalé que la destitution pourrait devenir inévitable.

Le chef de la majorité démocrate à la chambre, Steny Hoyer, a déclaré devant les journalistes que si l’enquête de la chambre menait à «d’autres avenues, dont la destitution», alors «qu’il en soit ainsi».

Les représentants Joaquín Castro et Diana DeGette se sont récemment ajoutés aux démocrates qui réclament la destitution du président.

«Il y a un risque politique à le faire, mais il y a un plus grand risque pour notre pays de ne rien faire», a soutenu M. Castro sur Twitter.

Le représentant Jim Clyburn, le troisième démocrate en importance à la Chambre, a appelé ses collègues à la prudence. Selon lui, les élus devraient suivre une procédure méthodique pour avoir accès aux faits sur Donald Trump.

La Pressecanadienne.ca par Mary Clare Jalonick et Lisa Mascaro avec The Associated Press

États-Unis: Trump s’adjoint les services d’un expert en procédure de destitution

mai 2, 2018

Washington – La Maison Blanche a annoncé mercredi un nouveau remaniement de l’équipe d’avocats défendant les intérêts de Donald Trump, le président s’adjoignant les services d’un expert en procédure de destitution.

On s’attend à ce qu’Emmet Flood, un éminent juriste de 67 ans, adopte une posture davantage combative face aux menaces judiciaires qui pèsent sur la présidence de l’homme d’affaires.

M. Flood avait défendu Bill Clinton quand avait été enclenchée une procédure de destitution visant l’ancien président démocrate.

Son arrivée est contrebalancée par le départ à la retraite de l’avocat Ty Cobb.

« Ty Cobb discutait depuis plusieurs semaines de sa retraite et, la semaine dernière, il a informé le chef de cabinet Kelly qu’il la prendrait à la fin du mois » de mai, a déclaré Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche.

Emmet Flood rejoint l’équipe de juristes de la Maison Blanche « pour représenter le président et le gouvernement face à la chasse aux sorcières russe », a-t-elle ajouté.

Le président américain fait face à l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion entre son équipe de campagne et Moscou.

M. Trump est mis en cause dans d’autres affaires distinctes, notamment par une femme qui affirme avoir subi une agression sexuelle de sa part et par une actrice de films pornographiques qui prétend avoir eu une liaison avec lui.

Selon la majorité des experts en droit constitutionnel, l’hypothèse d’une procédure de destitution de M. Trump reste une éventualité très lointaine en l’état actuel des choses.

Cette procédure de mise en accusation, connue en anglais sous le nom d' »impeachment », prend la forme d’un procès devant le corps législatif.

M. Clinton, accusé de parjure et d’obstruction à la justice dans le cadre de l’affaire Paula Jones, avait été acquitté à l’issue de cette comparution.

Emmet Flood, un ténor du barreau de Washington, avait plus tard repris du service à la Maison Blanche, au bénéfice cette fois de l’ex-président républicain George W. Bush.

Ces dernières semaines ont donné lieu à une valse des avocats autour du président Trump, ce qui a donné une impression de fébrilité à la Maison Blanche.

John Dowd a ainsi jeté l’éponge en mars, estimant que ses recommandations n’étaient pas suivies par le président.

D’autres avocats dont l’arrivée avait été annoncée, Joseph diGenova et Victoria Toensing, ont renoncé.

L’ancien maire de New York Rudy Giuliani a lui rejoint l’équipe de juristes.

Romandie.com avec(©AFP / 02 mai 2018 22h23)                                            

Zimbabwe: le Znanu-PF veut engager dès mardi la procédure de destitution de Mugabe

novembre 20, 2017

Harare – Le parti au pouvoir au Zimbabwe veut engager dès mardi la procédure de destitution du président Robert Mugabe, qui a jusqu’ici ignoré les appels à la démission formulées par sa propre formation politique, a annoncé un député de la Zanu-PF.

« Nous espérons une session des deux chambres du Parlement demain (…) Nous espérons que la motion (lançant la procédure) passera demain » mardi, a dit devant la presse Paul Mangwana, un haut responsable de la Zanu-PF, avant une réunion d’urgence des députés et sénateurs du parti.

« Nous voulons nous débarrasser de cet animal appelé Mugabe, il doit partir », a renchéri auprès de l’AFP le député Vongai Mupereri, en assurant que le parti dispose des « voix suffisantes » pour le faire.

La Zanu-PF avait retiré dimanche à son chef historique toutes fonctions dans le parti et avait menacé de le destituer s’il ne démissionnait pas avant lundi midi.

L’ultimatum ayant expiré, le parti s’apprête à en tirer les conséquences.

Selon la Constitution zimbabwéenne, l’Assemblée nationale et le Sénat peuvent engager à la majorité simple une procédure de révocation du président pour « faute grave », « manquement à la Constitution », « violation délibérée de la Constitution » ou « incapacité ».

Une commission d’enquête conjointe est alors formée pour formuler une résolution de destitution, qui doit ensuite être approuvée à la majorité des deux tiers.

La Zanu-PF veut accuser Robert Mugabe « d’avoir autorisé sa femme à usurper des pouvoirs » et de « ne plus être en capacité physique d’assurer son rôle compte tenu de son grand âge », a précisé le député Mangwana.

Le plus vieux dirigeant en exercice au monde, 93 ans dont 37 à la tête du Zimbabwe, est accusé d’avoir favorisé sa femme Grace Mugabe dans la course pour sa succession, au détriment de l’ancien vice-président Emmerson Mnangagwa.

Le limogeage de ce dernier il y a deux semaines a entraîné un coup de force de l’armée, qui a pris le contrôle du pays dans la nuit de mardi à mercredi.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2017 16h31)                                            

Catalogne: Puigdemont appelle « à s’opposer démocratiquement » à la mise sous tutelle

octobre 28, 2017

Le président catalan Carles Puigdemont chante l’hymne catalan, après une session parlementaire et le vote du Parlement catalan en faveur de l’indépendance, le 27 octobre 2017 à Barcelone / © AFP / Josep LAGO

L’indépendantiste Carles Puigdemont, destitué par Madrid de la présidence de Catalogne, a appelé samedi à « s’opposer démocratiquement à l’application de l’article 155 » de la Constitution espagnole déclenché pour mettre la région sous tutelle.

« Nous continuerons à oeuvrer pour construire un pays libre », a-t-il ajouté lors d’un discours télévisé. La version écrite de l’allocution diffusée en parallèle est signée « Carles Puigdemont, président de la Generalitat (gouvernement) de Catalogne ».

Romandie.com avec(©AFP / 28 octobre 2017 15h04)