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Guerre en Ukraine : Kiev dit avoir détruit un nouveau navire russe

mai 7, 2022

La marine ukrainienne revendique la destruction d’un navire de débarquement et de deux systèmes de missile près de l’île des Serpents, en mer Noire.

Samedi 7 mai, l’Ukraine a affirmé avoir détruit un navire de débarquement russe près de la petite île des Serpents en mer Noire, devenue le symbole de la résistance ukrainienne à l’invasion russe lancée fin février.

Selon la marine ukrainienne, un drone de combat Bayraktar TB2, développé en Turquie, aurait touché un navire de débarquement du projet 11770 Serna ainsi que deux systèmes de missiles sol-air de type Tor. « Le défilé traditionnel de la flotte russe le 9 mai cette année aura lieu près de l’île des Serpents, au fond de la mer », a ironisé de son côté le ministère ukrainien de la Défense sur Twitter.

Deux patrouilleurs russes bombardés

Moscou n’a pas confirmé l’information de son côté. Sur des vidéos publiées par l’armée ukrainienne, on peut voir notamment un navire mouillant près d’un quai touché par une explosion puis ravagé par des flammes et propageant un gros panache de fumée. Long de 26 mètres, le Serna appartient à une classe de navire rapide de débarquement russe avec une capacité d’emport de 45 tonnes. Il est armé de mitrailleuses de calibre de 7,62 mm et de lance-missiles Igla et a été conçu pour le débarquement de véhicules de combat, ainsi que d’unités d’assaut.

Auparavant, l’armée ukrainienne avait affirmé début mai avoir bombardé au large de l’île des Serpents deux patrouilleurs russes de classe Raptor, frappés eux aussi par des drones de combat Bayraktar TB2. Mi-avril, le vaisseau-amiral russe Moskva a coulé en mer Noire après avoir, selon Kiev et Washington, été touché par des missiles ukrainiens. Moscou avait affirmé de son côté qu’il avait été endommagé par une explosion à bord.

Une île devenue symbole

L’île des Serpents est devenue un symbole en Ukraine depuis un échange radio, devenu viral sur les réseaux sociaux, dans lequel, au premier jour du conflit, les gardes-frontières ukrainiens avaient lancé « Va te faire foutre, navire militaire russe ! » au croiseur russe, le Moskva, qui leur intimait de se rendre. Peu après cet échange, le navire avait bombardé l’île, les Russes en prenant le contrôle, et les militaires ukrainiens avaient été faits prisonniers. Ils avaient ensuite été libérés à la faveur d’un échange de prisonniers avec Moscou.

Avec Radio-Canada

Ukraine: Les forces russes se retirent des régions de Soumy et Tchernihiv

avril 4, 2022

Une nouvelle tentative pour évacuer des résidents de Marioupol a échoué, confirment Kiev et la Croix-Rouge. 90 % des infrastructures de la ville ont été détruites, selon le maire.

Une femme salue des soldats ukrainiens embarqués sur un tank traversant la région de Tchernihiv, le 2 avril. Photo : Reuters/Serhii Nuzhnenko

Les forces russes se retirent graduellement des régions de Soumy et de Tchernihiv, dans le nord de l’Ukraine, selon les autorités locales, confirmant implicitement que la guerre se concentrera dorénavant dans le sud-est du pays.

Les troupes russes n’occupent plus aucune ville ni aucun village de la région de Soumy, a confirmé lundi le gouverneur régional Dmytro Zhyvytskyi dans une entrevue à la télévision nationale ukrainienne.

Les troupes russes se sont essentiellement retirées et les forces ukrainiennes s’emploient à repousser celles qui restent, a-t-il dit. L’armée russe a abandonné beaucoup d’équipements derrière elle, selon lui.

Soumy, qui comptait environ 250 000 habitants avant le début de la guerre, a été encerclée dès le début du conflit et a subi d’importants bombardements.

Les échos sont similaires du côté de Tchernihiv, au nord-est de la capitale Kiev, où le gouverneur régional, Viatcheslav Tchaous, affirme que les troupes russes ont quitté la ville du même nom sans avoir pour autant quitté l’ensemble de la région.

Cette information est confirmée par l’armée ukrainienne, qui affirme que ses forces ont repris quelques villes dans la région, et que de l’aide humanitaire y est livrée. La route reliant Tchernihiv à Kiev sera rouverte lundi, a annoncé l’agence ukrainienne RBK.

Soulignant que les troupes russes ont placé des mines sur des routes de la région, le gouverneur Tchaous a demandé aux résidents désireux de revenir dans la région d’être patients et d’attendre que l’armée ukrainienne procède à des opérations de déminage.

Boutcha : l’Occident dénonce « un génocide »

L’Occident dénonce un génocide à Boutcha, au nord-ouest de Kiev, et de nouvelles sanctions sont réclamées. On en parle avec François Brousseau, chroniqueur d’information internationale à la radio de Radio-Canada.

Tchernihiv, ville de 250 000 habitants, a été assiégée, privée de ravitaillement et intensément bombardée dès le début de l’invasion russe. Son maire estime que 70 % de la ville a été détruite.

La semaine dernière, Moscou avait annoncé après des pourparlers avec Kiev à Istanbul qu’elle allait réduire « radicalement » ses opérations militaires aux alentours de Kiev et de Tchernihiv.

Les troupes russes se sont effectivement retirées des banlieues de Kiev au cours des derniers jours, après avoir semé la destruction et la mort dans des villes comme Boutcha, Irpin et Gostomel.

Le ministère russe de la Défense avait auparavant annoncé avoir terminé la première phase de ses opérations militaires en Ukraine, et qu’il allait désormais se concentrer sur la région du Donbass, dans le sud-est ukrainien.

Pas de répit pour Marioupol

Dans le sud-est ukrainien, l’opération d’évacuation des résidents de la ville assiégée de Marioupol continue de se faire attendre, une nouvelle tentative n’ayant pas donné les résultats escomptés.

Selon la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, les forces russes continuent d’empêcher des autobus d’entrer dans la ville portuaire, et bloquent l’accès à une équipe de la Croix-Rouge.

Marioupol, qui comptait plus de 400 000 habitants avant la guerre, a été presque complètement détruite par les bombardements russes. Photo: Reuters/Pigiste

Un porte-parole de l’organisation, Jason Straziuso, a confirmé cette information à Reuters. En raison des conditions de sécurité, notre équipe n’a pas été capable d’atteindre Marioupol aujourd’hui, a-t-il indiqué.

En conférence de presse, le maire de Marioupol, Vadim Boïtchenko, a brossé un portrait particulièrement sombre de l’état des lieux, où environ 130 000 habitants demeurent coincés, selon lui.

« La triste nouvelle est que 90 % des infrastructures de la ville sont détruites et 40 % d’entre elles sont irrécupérables. »— Une citation de  Vadim Boïtchenko, maire de Marioupol

La prise de Marioupol revêt une grande importance pour Moscou, qui veut établir un corridor terrestre entre la Crimée, territoire ukrainien qu’elle a annexé en 2014, et les républiques autoproclamées de Donetsk et Louhansk, dans le Donbass, dont elle a reconnu l’indépendance.

Les autorités de Marioupol affirmaient la semaine dernière que les bombardements et les combats ont fait au moins 5000 morts.

Les résidents qui s’y trouvent toujours sont privés d’eau, de nourriture, d’électricité et de chauffage depuis déjà plusieurs semaines.

Le corps du soldat ukrainien Tereshko Volodymyr a été porté en terre lundi, à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine. Photo: La Presse Canadienne/AP/Nariman EL-Mofty

Huit morts dans des bombardements dans le sud

Huit personnes ont été tuées et 34, blessées dans des bombardements des forces russes dimanche sur les villes d’Otchakiv et de Mykolaïv, dans le sud de l’Ukraine, a aussi confirmé lundi le parquet ukrainien.

Du fait des bombardements de l’ennemi, sept habitants de la ville d’Otchakiv ont été tués et 20 autres ont été blessés. Dans la ville de Mykolaïv, une personne a été tuée et 14 autres ont été blessées, dont un enfant, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Selon le parquet, les tirs des forces russes ont endommagé des habitations et des infrastructures civiles ainsi que des véhicules.

Ville-verrou sur la route d’Odessa, le plus grand port d’Ukraine, Mykolaïv, 475 000 habitants avant la guerre, a été longuement pilonnée quand l’armée russe avait en vain tenté de s’en emparer.

L’étau russe semblait s’y desserrer ces derniers jours.

Le port d’Otchakiv, 15 000 habitants, au bord de la mer Noire, était l’une des premières cibles de l’invasion russe le 24 février.

Par Radio-Canada avec les informations de Reuters, Associated Press et Agence France-Presse

Allemagne: Destruction d’un pont à la dynamite

février 6, 2022

Avec Agences

RDC-Ouganda : plusieurs « bastions » des ADF détruits et 35 arrestations, selon l’armée

décembre 19, 2021
Le général Camille Bombele (c.), coordinateur des forces armées de la République du Congo (FARDC) et des forces armées ougandaises (UPDF), discutent avec des officiers des opérations conjointes menées contre les Forces démocratiques alliées (ADF), dans le parc des Virunga, dans l’est de la RDC, le 17 décembre 2021. © AFP/Sébastien KITSA MUSAYI

Engagées depuis le 30 novembre dans une opération conjointe contre les ADF dans l’est de la RDC, les armées congolaise et ougandaise ont annoncé la destruction de plusieurs « bastions » des rebelles et l’arrestation de 35 d’entre eux en Ituri.

Après avoir réhabilité les routes pour faciliter les mouvements de troupes, les forces armées de RDC (FARDC) et d’Ouganda (UPDF) sont « passées à l’offensive » et ont bombardé « de nouveaux campements ennemis identifiés en territoire de Beni (Nord-Kivu) et dans la province de l’Ituri », selon un communiqué conjoint tweeté dimanche par l’armée congolaise.

Aucun bilan de morts ou blessés

À Beni, les forces conjointes ont lancé des opérations dans le nord du parc des Virunga après avoir pilonné « des positions ennemies » à Kambi Yajua, Tondoli et Kahinama, précise le texte. En Ituri, les bombardements ont détruit des « bastions ADF [Forces démocratiques alliées] » à Madina 3, Bantonga, Kitumba et Mulangu, tandis que « l’offensive lancée les 13, 14 et 15 décembre fait état de la capture de 35 terroristes ADF » dans plusieurs villages du territoire d’Irumu, affirme encore le communiqué.

L’armée ougandaise de son côté, dans un texte publié samedi sur le site du ministère de la Défense, a précisé que les opérations allaient « s’intensifier dans différents secteurs, maintenant que les terroristes ont été délogés de leurs anciens bastions ». Dans un premier bilan des opérations, les deux armées avaient fait état le 11 décembre de 34 rebelles arrêtés, « 4 bivouacs ennemis détruits » et « 31 otages congolais libérés ». Aucun bilan de morts ou blessés n’a été diffusé jusqu’à présent.

Plusieurs villages attaqués

« Afin de consolider les opérations, les FARDC et UPDF appellent la population congolaise à se ranger derrière la coalition (…) et à dénoncer les ADF », est-il également écrit dans leur communiqué. Le porte-parole de l’armée dans la région de Beni, le capitaine Antony Mualushayi, a annoncé par ailleurs dimanche l’arrestation la veille d’un responsable de la société civile de la localité de Mbau, non loin des opérations en cours dans le Nord-Kivu, pour « intelligence avec les terroristes ».

Plusieurs villages ont été attaqués cette semaine en Ituri par de présumés rebelles ADF « dans leur fuite face aux opérations militaires conjointes », selon un administrateur militaire. Au moins 8 personnes ont été tuées.

Implantés depuis 1995 en RDC, près de la frontière ougandaise, les ADF sont considérés comme le plus meurtrier des groupes armés sévissant dans l’Est, responsables du massacre de milliers de civils. Ils sont aussi accusés par Kampala d’être responsables de récents attentats sur son sol revendiqués par l’organisation jihadiste État islamique (EI), qui présente ce groupe comme sa province en Afrique centrale (ISCAP).

Par Jeune Afrique

Congo-Circuit routier de Brazzaville : l’incivisme détruit le viaduc à petit feu

décembre 6, 2021

Une vue du viaduc/ Photo Grands travaux

Construit sur le lit du fleuve Congo, le viaduc est mis à mal aujourd’hui. En effet, à la recherche des pierres pour la construction de leurs ouvrages personnels, certains citoyens mal intentionnés démolissent les piliers qui soutiennent le viaduc de Kintélé, long de sept kilomètres. Environ quatre piliers, en partant du quartier « Petit-Chose », dans le 6e arrondissement Talangaï, portent les marques de ces actes d’incivisme pouvant causer l’effondrement de l’infrastructure si l’on n’y prend pas garde.

En octobre dernier, à l’issue d’une descente de terrain du commandant territorial de Brazzaville des forces de police, pour déterminer les causes des multiples accidents qui s’y produisent, l’idée de placer les caméras de surveillance le long du viaduc a été émise. Avec ces actes de vandalisme, les caméras de surveillance peuvent aider à renforcer la sécurité de l’infrastructure. Il est donc utile de réunir les moyens pour passer à la réalisation du projet. Les pouvoirs publics peuvent prendre d’autres dispositions complémentaires pour stopper cet incivisme capable de réduire à néant les efforts consentis pour construire le viaduc.

Il faut également souligner que l’écoulement du sable qui vient des montagnes du quartier Ngamakosso, en période de pluie, engloutit les piliers qui s’enfoncent dans le sable par endroits.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

La Russie reconnaît avoir détruit un satellite avec un missile

novembre 16, 2021

Les Etats-Unis avaient accusé lundi la Russie d’avoir mené un tir de missile antisatellite « dangereux et irresponsable ». Les astronautes de l’ISS se sont préparés à une éventuelle évacuation d’urgence.

La Station spatiale internationale, le 4 octobre 2018.
La Station spatiale internationale, le 4 octobre 2018. HANDOUT / REUTERS

La Russie a reconnu, mardi 16 novembre, avoir effectué un tir d’essai contre l’un de ses vieux satellites en orbite, confirmant des accusations portées plus tôt par Washington. « Le 15 novembre, le ministère russe de la défense a mené avec succès un test à l’issue duquel l’engin spatial Tselina-D, en orbite depuis 1982 et inactif, a été détruit », a écrit l’armée russe dans un communiqué.

Les Etats-Unis avaient accusé lundi la Russie d’avoir mené un tir de missile antisatellite « dangereux et irresponsable » dans une démonstration de force ayant eu pour conséquence directe de menacer la sécurité des astronautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

« La Russie a conduit de façon irresponsable un test destructeur de missile antisatellite à ascension directe à l’encontre de l’un de ses propres satellites », avait déclaré le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, dans un communiqué.

« Ce test a jusqu’ici généré plus de 1 500 débris orbitaux traçables, et va probablement générer des centaines de milliers de morceaux plus petits de débris orbitaux. »

Les astronautes préparés à une éventuelle évacuation d’urgence

La Station spatiale passe « à travers ou près du nuage [de débris] toutes les quatre-vingt-dix minutes », avait précisé la NASA dans un communiqué.

Lors des deuxième et troisième passages – entre environ 8 heures du matin (heure de Paris) et 10 heures –, les sept personnes actuellement à bord de l’ISS se sont réfugiées dans leurs vaisseaux amarrés à la station, afin de se préparer à une éventuelle évacuation d’urgence. Il s’agit de quatre astronautes américains, un Allemand et deux cosmonautes russes. Cette mesure a été prise spécifiquement lors de ces passages sur la base d’une évaluation des risques par la NASA.

« Je suis scandalisé par cette action irresponsable et déstabilisatrice, a déclaré dans un communiqué le patron de l’agence spatiale américaine, Bill Nelson. Il est impensable que la Russie mette en danger non seulement les astronautes américains et des partenaires internationaux dans l’ISS, mais aussi ses propres cosmonautes. »

De nombreuses écoutilles restent actuellement fermées entre différents modules par mesure de précaution (mais pas entre le segment russe et américain).

Les astronautes hors de danger, selon Moscou

« Les débris créés par ce test dangereux et irresponsable menaceront désormais pour les décennies à venir les satellites et autres objets spatiaux vitaux pour la sécurité, l’économie, et les intérêts scientifiques d’autres nations », a accusé Antony Blinken. Il a promis que les Etats-Unis allaient « travailler avec [leurs] alliés et partenaires pour chercher à répondre à cet acte irresponsable ».

A quoi le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a rétorqué mardi : « Déclarer que la Fédération de Russie crée des risques pour l’exploitation à des fins civiles de l’espace est pour le moins hypocrite. Il n’y a aucun fait en ce sens. »

Lundi, l’agence spatiale russe Roscosmos avait déclaré que les astronautes à bord de l’ISS étaient hors de danger, sans faire mention d’un test de missile. « L’orbite de l’objet, qui a forcé l’équipage aujourd’hui à se rendre dans le vaisseau selon les procédures standards, s’est éloignée de l’orbite de l’ISS », avait tweeté Roscosmos. « Les amis, tout est en ordre chez nous. On continue le travail selon notre programme », avait tweeté le cosmonaute russe Anton Shkaplerov. Mardi, dans un communiqué, l’agence spatiale russe a ajouté que « la sécurité de l’équipage » de l’ISS était sa « priorité principale ».

Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a dénoncé mardi, à Bruxelles, un « acte irresponsable ». Pour lui, cette destruction est une « source d’inquiétude » car « elle démontre que la Russie développe de nouveaux systèmes d’armement qui peuvent détruire des satellites ainsi que des capacités spatiales utilisées pour des infrastructures de base sur Terre, comme des communications, la navigation ou des systèmes d’alerte de tir de missile ».

Le Pentagone a déclaré travailler « activement pour caractériser le champ de débris ». Il s’agit notamment d’identifier la trajectoire de chacun des objets, afin d’identifier les menaces de collision potentielles. « Nous regardons de près le type de moyens que la Russie semble vouloir développer », a ajouté John Kirby, le porte-parole du Pentagone, précisant que Moscou n’avait pas prévenu Washington à l’avance.

Appels à une plus grande régulation

Des tirs antisatellites ont déjà été menés par seulement quatre nations (Etats-Unis, Chine, Inde et Russie). Ils sont très critiqués à cause des nombreux débris générés, qui deviennent de dangereux projectiles. Ils peuvent alors notamment heurter les milliers d’autres satellites en orbite, sur lesquels les pays comptent pour de très nombreuses activités, par exemple de communication ou encore de localisation. Pouvoir détruire des satellites d’autres pays peut donc se révéler un atout militaire stratégique.

« Des événements de débris causés par des tests antisatellites n’arrivent pas souvent, le dernier était un test indien » en mars 2019, a rappelé l’astronome Jonathan McDowell, interrogé par l’Agence France-Presse. Selon lui, en déduisant les trajectoires de l’ISS et des objets connus, le satellite visé par la Russie pourrait être un satellite nommé Cosmos-1408, qui n’est plus actif depuis les années 1980. « Le détruire n’était absolument pas nécessaire, a jugé le spécialiste. Il s’agit purement d’un test militaire. »

« Nous avons déjà beaucoup trop de débris là-haut pour délibérément en générer d’autres, c’est inexcusable », a-t-il ajouté. Selon lui, certains débris provoqués par ce test se désintégreront en entrant dans l’atmosphère « dans les mois qui viennent », mais d’autres pourraient rester en orbite jusqu’à pendant dix ans.

De nombreux experts réclament une plus grande régulation face à ces risques. « Nous appelons toutes les nations spatiales responsables à nous rejoindre dans nos efforts pour développer des normes de comportement responsables », a appuyé lundi Antony Blinken.

Par Le Monde avec AFP

Iran : les gardiens de la Révolution assument la responsabilité de la destruction de l’avion ukrainien

janvier 11, 2020

Les gardiens de la Révolution assument l’entière responsabilité de la destruction de l’avion d’Ukraine Airline, abattu mercredi près de Téhéran, dit le commandant des forces aérospatiales du corps d’élite de l’armée iranienne, dans une déclaration mise en ligne samedi par la télévision publique.

«J’endosse la responsabilité totale, j’aurais préféré mourir plutôt que d’assister à un tel incident», a déclaré le général Amir Ali Hajizadeh, ajoutant que l’avion a été pris par erreur pour un missile de croisière.

L’Iran a reconnu avoir détruit par erreur le Boeing 737, à la suite de l’«aventurisme américain».

Par Le Figaro avec Reuters

Indonésie: un fort séisme de 7,5 frappe les Célèbes, « nombreux » bâtiments détruits

septembre 28, 2018

Une habitante devant un mur en briques qui s’est effondré dans sa maison du village de Tobadak sur l’île des Célèbes après un puissant séisme, le 28 septembre 2018 / © AFP / NURPADILA

Un fort séisme de magnitude 7,5 a secoué vendredi l’île des Célèbes, au centre de l’Indonésie et de « nombreux » bâtiments ont été détruits selon les autorités indonésiennes qui n’ont pas communiqué d’information sur d’éventuelles victimes dans l’immédiat.

« Nous avons reçu des indications selon lesquelles plusieurs bâtiments ont été détruits dans le tremblement de terre », a indiqué le porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes indonésienne Sutopo Purwo Nugroho. « Les habitants ont paniqué et se sont enfui de leurs maisons », a-t-il dit selon un communiqué.

Des images diffusées par l’agence montrent un centre commercial très endommagé dans la ville de Palu avec au moins un étage effondré. D’autres photos témoignent de dégâts importants sur des bâtiments ainsi que sur des routes et des trottoirs fissurés.

Des équipes de secours ont été envoyées dans les zones les plus touchées, a précisé le responsable.

Le tremblement de terre d’une magnitude de 7,5, selon l’institut américain USGS, a frappé le centre de l’île des Célèbes peu avant 18H00 locales (10H00 GMT) à une faible profondeur de 10 kilomètres, quelques heures après une première secousse plus réduite qui a tué au moins une personne dans la même région.

Ce séisme est d’une magnitude plus importante que la série de violents tremblements de terre qui ont fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés en août sur l’île de Lombok, voisine de Bali.

Photographie diffusée le 28 septembre 2018 par l’agence indonésienne de gestion des catastrophes (National Agency for Disaster Management, BNPB) montrant une maison effondrée après un séisme à Donggala dans le centre de l’île des Célèbes en Indonésien / © BNPB/AFP / Handout

– Alerte au tsunami levée –

L’agence de gestion des catastrophes qui avait lancé une alerte au tsunami dans la foulée de l’annonce a ensuite levé son avertissement.

Ce fort séisme a son épicentre à 78 kilomètres au nord de la ville de Palu, capitale de la province du centre des Célèbes, et a été ressenti jusque dans le sud à Makassar, la capitale de l’île. La terre a aussi tremblé sur l’île voisine de Kalimantan, à Samarinda, de l’autre côté du détroit de Makassar.

« Je m’apprêtais à prier, mais quand j’ai entendu des gens crier +tremblement de terre!, tremblement de terre!+, je me suis arrêté », a raconté à l’AFP Andi Temmali, un habitant de Wajo, au sud de Palu.

Lisa Soba Palloan, une habitante de Toraja, à quelque 175 kilomètres de Palu, a confirmé à l’AFP que des secousses ont été ressenties sur place vendredi.

Séisme en Indonésie / © AFP / AFP

« La dernière était vraiment importante. Tout le monde est sorti de sa maison et criait de peur », a-t-elle raconté.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

le 26 décembre 2004, l’Indonésie a été frappée par une série de séismes dévastateurs, dont l’un d’une magnitude de 9,1 sur l’île de Sumatra. Ce tremblement de terre a créé un vaste tsunami qui a tué 220.000 personnes dans la région, dont 168.000 en Indonésie.

En 2006, près de 6.000 personnes ont péri dans un violent séisme qui a frappé l’île de Java. Le tremblement de terre de magnitude de 6,3 (USGS) s’est produit dans une zone peuplée au sud de la grande ville universitaire de Yogyakarta. La catastrophe a fait environ 38.000 blessés.

Romandie.com avec(©AFP / (28 septembre 2018 15h19)

États-Unis: l’étoile de Trump à Hollywood de nouveau détruite à coups de pioche

juillet 26, 2018
Le président américain Donald Trump a encore perdu son étoile sur le boulevard Hollywood après qu’un homme l’a détruite à coup de pioche tôt mercredi, rapporte Ray Brown, policier de Los Angeles.

 

L’étoile de Trump à Hollywood de nouveau détruite à coups de pioche© Lucy Nicholson L’étoile de Trump à Hollywood de nouveau détruite à coups de pioche

Les autorités ont répondu à un appel à 3 h 33 sur le lieu mythique du show-business américain. Une femme a raconté à CNN avoir vu un homme qui piochait le trottoir « comme si c’était son affaire de creuser le sol ». « Je pensais qu’il y avait des travaux », a-t-elle ajouté.

Un suspect de 24 ans se trouve en détention, mais il n’a pas encore révélé ce qui a motivé cet acte de vandalisme.

Il n’est toutefois pas le premier à s’en prendre ainsi à l’étoile de l’ex-vedette de la télé-réalité The Apprentice .

En octobre 2016, James Otis a raconté au site Deadline Hollywood qu’il souhaitait retirer l’étoile du candidat républicain à la présidence pour ensuite la vendre aux enchères et remettre les fonds recueillis aux 11 femmes qui ont accusé Donald Trump d’agression sexuelle.

Un autre a joué d’humour pour critiquer le mur que Donald Trump projetait de construire, une fois élu, entre les États-Unis et le Mexique. Il a avait façonné une version minuscule pour entourer la fameuse étoile.

Radio-canada avec CNN

Syrie: un groupe armé abat un avion russe, tue le pilote (OSDH)

février 3, 2018

Beyrouth – Un pilote russe a été tué samedi dans le nord de la Syrie après avoir sauté en parachute à la suite de la destruction de son avion par des tirs d’un groupe armé, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et l’armée russe.

Selon l’OSDH, l’avion a été abattu au-dessus de la ville de Maasran, dans la province d’Idleb (nord-ouest) où les forces prorégime soutenues par l’allié russe mènent une vaste offensive depuis fin décembre.

Cette province, la dernière qui échappe entièrement au pouvoir de Damas, est contrôlée par Hayat Tahrir al-Cham, groupe jihadiste dominé par l’ex-branche locale d’Al-Qaïda, ainsi que par plusieurs groupes rebelles.

Le pilote, qui avait réussi à sauter en parachute, avant d’être encerclé et capturé, a eu recours à son arme à feu avant d’être abattu, a indiqué le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane, qui n’était pas en mesure de préciser à quel groupe appartiennent les auteurs des tirs.

« Un avion russe Su-25 a été victime d’un crash au cours d’un vol au-dessus de la zone de désescalade d’Idleb. Le pilote a eu le temps d’annoncer qu’il s’était éjecté dans la zone, (qui est) sous contrôle des combattants du Front al-Nosra », a indiqué le ministère, cité par les agences de presse russes, en référence à Hayat Tahrir al-Cham.

Il a été « tué dans des combats contre les terroristes », a précisé le ministère.

« Selon les premières informations, l’avion a été abattu par un système de missile antiaérien portatif », a-t-il ajouté.

Des pourparlers à Astana, parrainés par la Turquie, alliée des rebelles syriens, et l’Iran et la Russie, allié du régime, ont abouti en 2017 à la création de « zones de désescalade » permettant d’abaisser les tensions en Syrie, où une guerre fait rage depuis 2011.

Selon M. Abdel Rahmane, dont l’organisation dispose d’un vaste réseau de sources à travers le pays, « des dizaines de frappes aériennes russes » ont eu lieu dans la province d’Idleb ces dernières 24 heures.

L’avion abattu « menait aussi des raids là-bas », selon lui.

Des groupes de l’opposition ont abattu par le passé des avions du régime, mais beaucoup plus rarement ceux de l’armée russe.

En août 2016, cinq soldats russes avaient péri après que leur hélicoptère eut été abattu par des groupes rebelles également dans la province d’Idleb.

En novembre 2015, la Turquie avait abattu un appareil militaire russe, ce qui avait provoqué une crise diplomatique entre Moscou et Ankara.

Romandie.,com avec(©AFP / 03 février 2018 17h48)