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Indonésie: un fort séisme de 7,5 frappe les Célèbes, « nombreux » bâtiments détruits

septembre 28, 2018

Une habitante devant un mur en briques qui s’est effondré dans sa maison du village de Tobadak sur l’île des Célèbes après un puissant séisme, le 28 septembre 2018 / © AFP / NURPADILA

Un fort séisme de magnitude 7,5 a secoué vendredi l’île des Célèbes, au centre de l’Indonésie et de « nombreux » bâtiments ont été détruits selon les autorités indonésiennes qui n’ont pas communiqué d’information sur d’éventuelles victimes dans l’immédiat.

« Nous avons reçu des indications selon lesquelles plusieurs bâtiments ont été détruits dans le tremblement de terre », a indiqué le porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes indonésienne Sutopo Purwo Nugroho. « Les habitants ont paniqué et se sont enfui de leurs maisons », a-t-il dit selon un communiqué.

Des images diffusées par l’agence montrent un centre commercial très endommagé dans la ville de Palu avec au moins un étage effondré. D’autres photos témoignent de dégâts importants sur des bâtiments ainsi que sur des routes et des trottoirs fissurés.

Des équipes de secours ont été envoyées dans les zones les plus touchées, a précisé le responsable.

Le tremblement de terre d’une magnitude de 7,5, selon l’institut américain USGS, a frappé le centre de l’île des Célèbes peu avant 18H00 locales (10H00 GMT) à une faible profondeur de 10 kilomètres, quelques heures après une première secousse plus réduite qui a tué au moins une personne dans la même région.

Ce séisme est d’une magnitude plus importante que la série de violents tremblements de terre qui ont fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés en août sur l’île de Lombok, voisine de Bali.

Photographie diffusée le 28 septembre 2018 par l’agence indonésienne de gestion des catastrophes (National Agency for Disaster Management, BNPB) montrant une maison effondrée après un séisme à Donggala dans le centre de l’île des Célèbes en Indonésien / © BNPB/AFP / Handout

– Alerte au tsunami levée –

L’agence de gestion des catastrophes qui avait lancé une alerte au tsunami dans la foulée de l’annonce a ensuite levé son avertissement.

Ce fort séisme a son épicentre à 78 kilomètres au nord de la ville de Palu, capitale de la province du centre des Célèbes, et a été ressenti jusque dans le sud à Makassar, la capitale de l’île. La terre a aussi tremblé sur l’île voisine de Kalimantan, à Samarinda, de l’autre côté du détroit de Makassar.

« Je m’apprêtais à prier, mais quand j’ai entendu des gens crier +tremblement de terre!, tremblement de terre!+, je me suis arrêté », a raconté à l’AFP Andi Temmali, un habitant de Wajo, au sud de Palu.

Lisa Soba Palloan, une habitante de Toraja, à quelque 175 kilomètres de Palu, a confirmé à l’AFP que des secousses ont été ressenties sur place vendredi.

Séisme en Indonésie / © AFP / AFP

« La dernière était vraiment importante. Tout le monde est sorti de sa maison et criait de peur », a-t-elle raconté.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

le 26 décembre 2004, l’Indonésie a été frappée par une série de séismes dévastateurs, dont l’un d’une magnitude de 9,1 sur l’île de Sumatra. Ce tremblement de terre a créé un vaste tsunami qui a tué 220.000 personnes dans la région, dont 168.000 en Indonésie.

En 2006, près de 6.000 personnes ont péri dans un violent séisme qui a frappé l’île de Java. Le tremblement de terre de magnitude de 6,3 (USGS) s’est produit dans une zone peuplée au sud de la grande ville universitaire de Yogyakarta. La catastrophe a fait environ 38.000 blessés.

Romandie.com avec(©AFP / (28 septembre 2018 15h19)

États-Unis: l’étoile de Trump à Hollywood de nouveau détruite à coups de pioche

juillet 26, 2018
Le président américain Donald Trump a encore perdu son étoile sur le boulevard Hollywood après qu’un homme l’a détruite à coup de pioche tôt mercredi, rapporte Ray Brown, policier de Los Angeles.

 

L’étoile de Trump à Hollywood de nouveau détruite à coups de pioche© Lucy Nicholson L’étoile de Trump à Hollywood de nouveau détruite à coups de pioche

Les autorités ont répondu à un appel à 3 h 33 sur le lieu mythique du show-business américain. Une femme a raconté à CNN avoir vu un homme qui piochait le trottoir « comme si c’était son affaire de creuser le sol ». « Je pensais qu’il y avait des travaux », a-t-elle ajouté.

Un suspect de 24 ans se trouve en détention, mais il n’a pas encore révélé ce qui a motivé cet acte de vandalisme.

Il n’est toutefois pas le premier à s’en prendre ainsi à l’étoile de l’ex-vedette de la télé-réalité The Apprentice .

En octobre 2016, James Otis a raconté au site Deadline Hollywood qu’il souhaitait retirer l’étoile du candidat républicain à la présidence pour ensuite la vendre aux enchères et remettre les fonds recueillis aux 11 femmes qui ont accusé Donald Trump d’agression sexuelle.

Un autre a joué d’humour pour critiquer le mur que Donald Trump projetait de construire, une fois élu, entre les États-Unis et le Mexique. Il a avait façonné une version minuscule pour entourer la fameuse étoile.

Radio-canada avec CNN

Syrie: un groupe armé abat un avion russe, tue le pilote (OSDH)

février 3, 2018

Beyrouth – Un pilote russe a été tué samedi dans le nord de la Syrie après avoir sauté en parachute à la suite de la destruction de son avion par des tirs d’un groupe armé, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) et l’armée russe.

Selon l’OSDH, l’avion a été abattu au-dessus de la ville de Maasran, dans la province d’Idleb (nord-ouest) où les forces prorégime soutenues par l’allié russe mènent une vaste offensive depuis fin décembre.

Cette province, la dernière qui échappe entièrement au pouvoir de Damas, est contrôlée par Hayat Tahrir al-Cham, groupe jihadiste dominé par l’ex-branche locale d’Al-Qaïda, ainsi que par plusieurs groupes rebelles.

Le pilote, qui avait réussi à sauter en parachute, avant d’être encerclé et capturé, a eu recours à son arme à feu avant d’être abattu, a indiqué le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane, qui n’était pas en mesure de préciser à quel groupe appartiennent les auteurs des tirs.

« Un avion russe Su-25 a été victime d’un crash au cours d’un vol au-dessus de la zone de désescalade d’Idleb. Le pilote a eu le temps d’annoncer qu’il s’était éjecté dans la zone, (qui est) sous contrôle des combattants du Front al-Nosra », a indiqué le ministère, cité par les agences de presse russes, en référence à Hayat Tahrir al-Cham.

Il a été « tué dans des combats contre les terroristes », a précisé le ministère.

« Selon les premières informations, l’avion a été abattu par un système de missile antiaérien portatif », a-t-il ajouté.

Des pourparlers à Astana, parrainés par la Turquie, alliée des rebelles syriens, et l’Iran et la Russie, allié du régime, ont abouti en 2017 à la création de « zones de désescalade » permettant d’abaisser les tensions en Syrie, où une guerre fait rage depuis 2011.

Selon M. Abdel Rahmane, dont l’organisation dispose d’un vaste réseau de sources à travers le pays, « des dizaines de frappes aériennes russes » ont eu lieu dans la province d’Idleb ces dernières 24 heures.

L’avion abattu « menait aussi des raids là-bas », selon lui.

Des groupes de l’opposition ont abattu par le passé des avions du régime, mais beaucoup plus rarement ceux de l’armée russe.

En août 2016, cinq soldats russes avaient péri après que leur hélicoptère eut été abattu par des groupes rebelles également dans la province d’Idleb.

En novembre 2015, la Turquie avait abattu un appareil militaire russe, ce qui avait provoqué une crise diplomatique entre Moscou et Ankara.

Romandie.,com avec(©AFP / 03 février 2018 17h48)                                            

L’aviation israélienne détruit une batterie de missiles en Syrie

octobre 16, 2017

Une batterie de missiles israéliens sur le plateau du Golan, le 20 janvier 2015 / © AFP/Archives / JACK GUEZ

L’aviation israélienne a attaqué et détruit lundi une batterie de missiles à l’est de Damas en réponse à un tir de missile syrien en direction d’appareils israéliens qui étaient en reconnaissance au-dessus du Liban, a indiqué un porte-parole de l’armée.

Les avions n’ont pas été touchés et ont pu regagner leur base sans encombre, a déclaré le porte-parole, le colonel Jonathan Conricus. La batterie syrienne a été « neutralisée », a-t-il dit.

« A (sa) connaissance », c’est la première fois depuis le début de la guerre en Syrie en 2011 que les Syriens tirent en direction d’appareils israéliens survolant le Liban.

« Nous tenons le régime syrien pour responsable de ce tir anti-aérien et pour toute attaque provenant de Syrie », a-t-il prévenu.

Mais, a-t-il ajouté, Israël considère qu’il est dans « l’intérêt commun » de préserver la « relative stabilité » dans la zone et « n’a aucune intention de déstabiliser la situation ».

Depuis le déclenchement du conflit syrien, Israël a effectué des raids aériens en Syrie contre des convois transportant des armes destinées au Hezbollah, selon un général israélien. Le mouvement chiite libanais est un allié militaire du régime de Bachar al-Assad.

Romandie.com avec(©AFP / 16 octobre 2017 12h34)                

Trump à l’ONU menace de « détruire totalement » la Corée du Nord

septembre 19, 2017

Le président américain Donald Trump, le 19 septembre 2017 à New York / © AFP / TIMOTHY A. CLARY

Le président américain Donald Trump s’en est fermement pris mardi devant l’ONU à la Corée du Nord, un « régime vicieux », menaçant de « détruire totalement » ce pays en cas d’attaque de Pyongyang.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un est embarqué dans « une mission-suicide », a lancé le président américain lors de son premier discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, le qualifiant à nouveau d' »homme-fusée ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 septembre 2017 16h35)

A Barbuda, Irma laisse misère et désolation

septembre 9, 2017

Destructions à Codrington à Antigua et Barbuda, le 8 septembre 2017 / © AFP / Gemma HANDY

Maisons rasées, magasins éventrés, palmiers déracinés: après avoir survécu à l’ouragan Irma qui a devasté Barbuda, les habitants devaient évacuer samedi l’île face à la tempête Jose qui menace les Caraïbes.

Avec ses vents de près de 300 km/h, Irma n’a fait qu’une bouchée de la petite île paradisiaque. Selon le gouvernement, près d’un tiers des maisons ont été totalement détruites et les infrastructures, les bâtiments gouvernementaux, les hôpitaux et les écoles ont été endommagés par l’ouragan qui n’a fait qu’un seul mort.

Le long des 20 km de la plage de Pink Sand qui bordent la côte ouest, les maisons en bois n’ont pas résisté et se sont écroulées comme des châteaux de cartes. Celles en béton ont parfois eu plus de chance, seul le toit s’est envolé. Le toit en tôle de l’entrepôt d’une station service est aussi éventré. Les rues sont jonchées de débris.

« Terrifiant, Horrible, le pire jamais vu »: sous le choc, les habitants peinent à décrire les scènes de désolation laissées par Irma, le plus fort ouragan a jamais avoir frappé la région.

Sira Berzas, 40 ans, a vu le toit de sa maison s’envoler face à la force de l’ouragan. Elle s’est réfugiée plus d’une heure dans un placard avec son amie Jackie en attendant une accalmie.

– Evacuation générale –

« Je n’ai jamais eu si peur de ma vie. Jackie et moi on s’accrochait l’une à l’autre et, en fait, on se disait adieu », dit-elle à l’AFP. Une fois dans l’oeil de l’ouragan, « en sous-vêtements, nous avons couru hors de la maison en criant au secours. Heureusement, il y avait un camion de police qui nous a emmenés dans un lieu plus sûr ».

– Houdini est sauf –

Sira Berzas a perdu sa maison, son café-restaurant. Son amie Jackie a laissé derrière elle son chaton. Le bien-nommé Houdini a finalement été retrouvé, trempé et apeuré mais bien vivant dans un coin de la maison.

Mais le calvaire des 1.600 habitants n’est pas terminé. Le gouvernement a ordonné une évacuation générale de Barbuda face à la menace de l’ouragan José, positionné sur l’Atlantique. Dès vendredi, plusieurs centaines de personnes ont été transférées sur l’île d’Antigua dans un avion militaire vénézuélien.

Si beaucoup d’entre elles ont de la famille pour les héberger, d’autres ne savent pas où aller.

« Je préfèrerais rester, je ne trouve ça pas bien de m’en aller. Il faudrait plutôt reconstruire », explique Beautymey John, qui attend avec ses cinq enfants un bateau pour être évacuée.

Maurice George, un enseignant de 30 ans, n’a pris que le strict nécessaire pour son séjour à Antigua et compte revenir sur Barbuda dès que son collège rouvrira.

« Ça me fend le coeur de voir notre île dans cet état, dit-il. Mais quand certains voient la désolation, d’autres voient une occasion de reconstruire ».

Samedi, la trajectoire de José semblait toutefois s’éloigner pour passer au nord de Barbuda et le gouvernement a relégué l’alerte « ouragan » en alerte « tempête tropicale ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2017 19h19)

États-Unis: destruction et inondations  » gravissimes » dans le sillage de l’ouragan Harvey au Texas

août 26, 2017

Corpus Christi (Etats-Unis) – Des inondations « extrêmement graves » ont commencé samedi au Texas dans le sillage de l’ouragan Harvey, le plus puissant à frapper les États-Unis depuis 2005, et les autorités ont prévenu que la reconstruction prendrait « des années ».

Après avoir accosté dans cet Etat du Sud vendredi vers 22H00 (03H00 GMT) en catégorie 4 –sur une échelle de 5–, l’ouragan a été rétrogradé pour n’être plus qu’une tempête tropicale, avec des vents soufflant à 110 km/h, selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC) samedi à 18H00 GMT.

Mais sa progression très lente, seulement 4 km/h, le rend très dangereux car une « pluie torrentielle » va continuer de s’abattre sur les mêmes régions pendant plusieurs jours.

« De inondations extrêmement graves sont en cours », a prévenu le NHC. Selon le centre des ouragans, des pluies pouvant atteindre jusqu’à 100 cm par endroits sont attendues d’ici jeudi, ce qui provoquera des « inondations catastrophiques et potentiellement mortelles ».

Alors que les opérations de secours ont commencé sur le terrain, aucun décès n’a été signalé à ce stade, selon le gouverneur du Texas Greg Abbott, mais il a évoqué des « dégâts très importants » dans plusieurs localités et a également mis en garde contre des inondations « gravissimes ».

Le président Donald Trump, qui a signé dès vendredi une déclaration de catastrophe naturelle, a appelé samedi les équipes à « rester pleinement mobilisées » car les conséquences de Harvey vont se faire sentir au cours des prochains jours, selon la Maison Blanche.

J’étais terrifié

« On est près de la baie, on a l’habitude des vents violents, mais rien à voir avec la nuit dernière, j’étais terrifié », a raconté à l’AFP Brandon Gonzalez, propriétaire d’un magasin à Corpus Christi, ville côtière de 300.000 habitants transformée en cité fantôme après avoir été en grande partie évacuée. Son habitation a été « secouée dans tous les sens » durant la nuit.

« C’est la tempête la plus effrayante de toute ma vie », a commenté Cherylyn Boyd, qui a aussi bravé les éléments en restant sur place, refusant de fuir à l’intérieur des terres comme l’ont fait des milliers d’autres habitants des régions côtières sous l’insistance des autorités.

Routes submergées par les flots, toitures de maisons envolées, panneaux de signalisation à terre, gouttières arrachées, branches d’arbres qui jonchent le sol… Les stigmates de l’arrivée de Harvey étaient nombreux samedi matin.

« Des entreprises et des maisons ont été complètement détruites et, à coup sûr, un grand nombre de vies vont être perturbées de manière importante », a déclaré C.J. Wax, maire de Rockport, sur la chaîne de télévision MSNBC.

Au moins dix personnes ont été blessées vendredi dans cette ville de 10.000 habitants, par la chute de toitures, a dit à des médias locaux Kevin Carruth, un responsable municipal. Son aéroport a également beaucoup souffert, ainsi que le lycée de la ville.

« Nous avons déjà subi un coup sévère avec la tempête mais nous en anticipons un autre avec les inondations qui vont arriver de l’intérieur des terres » où Harvey s’est ancré, a ajouté M. Wax sur CNN.

Le maire de Port Arensas Keith McMullin a lui affirmé à la télévision que les premières équipes de déblayage avaient atteint une partie de la ville « totalement détruite ».

Le danger est « encore bien réel. Historiquement, l’eau est davantage une menace pour la vie que le vent », a prévenu le National Weather Center (NWS). Entre 1963 et 2012, le vent n’a causé que 11% des décès survenus lors d’ouragans aux États-Unis côté Atlantique tandis que 82% l’ont été par l’eau (49% avec la montée de la mer, 27% par la pluie et 6% par les vagues).

– 112 plateformes pétrolières évacuées –

Une consigne d’évacuation volontaire a été diffusée dans plusieurs localités à risque d’inondation. L’évacuation d’environ 4.500 prisonniers du centre de détention de la ville de Rosharon, au sud de Houston, a notamment commencé face à la montée des eaux d’une rivière proche.

Selon le gouverneur du Texas, plus de 338.000 clients étaient privés de courant, « et cela va durer plusieurs jours ».

« Les mêmes endroits vont recevoir la pluie pendant les prochains jours », a relevé auprès de l’AFP Brian McNoldy, chercheur sur les ouragans à l’université de Miami. « C’est assez inhabituel » qu’un ouragan fasse du sur-place « peut-être pendant six jours ».

Outre la pluie, Harvey a provoqué une montée des eaux de la mer pouvant atteindre jusqu’à quatre mètres dans certains secteurs.

Or la côte texane accueille près d’un tiers des capacités de raffinerie de pétrole des États-Unis et le Golfe du Mexique 20% de la production américaine.

Selon un dernier pointage samedi à la mi-journée, 112 plateformes ont été évacuées, qui représentent 24,5% de la production quotidienne de brut et 26% de gaz, et de nombreuses installations à terre fermées.

Harvey a ravivé aux États-Unis le traumatisme de Katrina, qui a provoqué en 2005 une catastrophe humanitaire avec plus de plus de 1.800 morts et la destruction de quartiers entiers de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane voisine.

A l’époque, le manque de préparation et les défaillances criantes de l’état fédéral avaient eu des conséquences dramatiques. Le président George W. Bush avait été accusé par beaucoup d’indifférence envers les habitants d’une région très défavorisée et majoritairement noire.

Romandie.com avec(©AFP / 26 août 2017 20h59)                                            

RDC: au moins un mort et des centaines de maisons détruites dans un séisme

août 7, 2015

BUKAVU (RDCongo) – Un séisme d’une magnitude d’au moins 5,6 degrés sur l’échelle de Richter a frappé l’est de la République démocratique du Congo dans la nuit de jeudi à vendredi, faisant au moins un mort, a-t-on appris de sources officielle et locale.

Un policier est mort dans l’écroulement d’un mur à Kabare, un groupement de localités proche de Bukavu, capitale de la province du Sud-Kivu (est), a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.

La mort de ce policier a été confirmée par une source locale.

Auparavant, le gouvernement avait fait état de la mort de deux enfants dans l’écroulement d’une maison près de l’aéroport de Bukavu. Mais selon une source locale, les enfants auraient péri dans un incendie qui s’est déclaré peu avant le séisme avant de s’étendre à plusieurs boutiques.

Cette deuxième version a été confirmée par une source médicale locale, qui a tenu à l’anonymat: Les deux enfants sont morts calcinés après un incendie qui s’est déclaré quelques temps avant le séisme.

Un bureau de coordination de la protection civile au Sud-Kivu a de son côté confirmé à l’AFP que le bilan provisoire du séisme était de un policier tué et plusieurs blessés. Il a ajouté que des centaines de maisons ont été détruites, surtout dans les territoires de Kalehe et de Kabare.

S’appuyant sur des informations de l’Observatoire volcanologique de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, M. Mende avait indiqué que le séisme était d’une magnitude de 5,6 sur l’échelle de Richter. Elle serait montée jusqu’à 5,9 selon le professeur Dieudonné Wafula Mifundu, chercheur au département de géophysique du Centre de recherche en sciences naturelles (CRSN), au Sud-Kivu.

Trois secousses, dont la première a été la plus forte, ont été ressenties entre 03h15 et 03H50 à Bukavu, a constaté un journaliste de l’AFP sur place. Plusieurs constructions ont été fissurées par le tremblement de terre et un mur s’est écroulé dans un parcelle.

J’ai eu peur! On est dans un maison à étage, et quand des secousses ont commencé, on est sorti à l’extérieur. Il y a eu beaucoup de monde dehors parce que dans notre quartier il y a beaucoup de maisons à étages, a expliqué à l’AFP Jérémie, qui habite Bukavu.

Le séisme a par ailleurs été ressenti à Goma, à Walungu, à 70 km au nord-ouest de Bukavu, et à Uvira, à quelque 125 km au sud de la capitale provinciale.

Certains habitants craignent que le séisme ne réveille l’activité du volcan Nyiragongo, dont la dernière éruption, en 2002, avait détruit la moitié de Goma.

Cependant, vendredi après-midi, lors d’une conférence de presse, M. Mende a souligné que l’Observatoire volcanologique de Goma (…) a laissé entendre qu’aucune alerte n’a été lancée jusqu’à présent concernant d’éventuelles conséquences sur le Nyiragongo.

Un conseil des ministres du Sud-Kivu a été convoqué pour faire le point de la situation, à indiqué à l’AFP le gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, Jean Julien Miruho.

Kinshasa fait part de toute sa compassion à l’égard des victimes, a indiqué M. Mende. Martin Kobler, chef de la Mission de l’ONU (Monusco), a pour sa part exprimé en anglais sur Twitter sa profonde compassion à tous ceux affectés par le séisme d’aujourd’hui dans les Nord et Sud Kivu, ainsi que dans la région.

Le 3 février 2008, un tremblement de terre dans l’est de la RDC avait fait 45 morts – sept au Sud-Kivu et 38 au Rwanda, pays voisin. Des centaines de personnes avaient été blessées dans les deux pays, où le séisme avait surpris les fidèles dans les églises, en pleine prière dominicale.

Romandie.com avec (©AFP / 07 août 2015 21h26)

Libye : cadavres et dévastation dans la ville fantôme de Syrte

octobre 23, 2011

« Ca, c’est ma maison, ça, mon magasin. Tout est détruit ». Omar Beifala, 25 ans, tente de nettoyer ce qui n’est plus que ruines, à l’image de Syrte, ville fantôme parsemée de cadavres où l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kaddafi s’est caché jusqu’à sa mort jeudi.

Après des semaines de bombardements quotidiens de l’Otan et de violents combats, des convois de pick-up de combat et de semi-remorques transportant matériel, chars et véhicules détruits quittent la ville.

« On rentre chez nous. C’est fini, Kaddafi est mort! », lance, hilare, un combattant du Conseil national de transition (CNT).

A plus de 10 km du centre-ville, des infirmiers s’activent autour d’environ 175 cadavres recouverts de bâches de plastique blanc, qui doivent être bientôt enterrés: les derniers soldats de Kaddafi, abattus alors qu’ils fuyaient leur convoi d’une vingtaine de 4X4 visé par une frappe aérienne de l’Otan.

Au moins 25 autres morts, carbonisés, gisent non loin, au sol ou agglomérés à leurs véhicules.

Originaire de la région, Mouammar Kaddafi a été capturé jeudi tout près de là, alors qu’il fuyait lui aussi le convoi. Il a ensuite péri dans des circonstances encore floues, les autorités du CNT évoquant un échange de tirs tandis que d’autres parlent d’une exécution sommaire.

Plus près du centre, l’hôtel Al-Mahari, criblé d’impacts, offre un spectacle tout aussi dantesque: plus de 60 corps pourrissent sur la pelouse, certains ligotés, souvent la tête trouée d’une balle.

L’odeur est épouvantable. « L’hôtel servait de prison aux hommes de Kaddafi, qui y détenaient nos hommes. On l’a trouvé le jour où Kaddafi est mort », explique Charif Ahmad Charif, un combattant pro-CNT.

Pour lui, « les hommes de Kaddafi ont exécuté les prisonniers avant de partir ». Ses frères d’armes approuvent, précisant qu’il reste des cadavres à travers toute la ville.

« On en a déjà évacué tellement, je ne sais pas combien… Des centaines, des milliers… », dit Sadouq Al-Banani, « nettoyeur » de l’ONG libyenne Tabiya, masque hygiénique sur le visage.

Victoire

Plus on s’approche du centre, plus la dévastation est grande. Pas un bâtiment épargné par les tirs, la chaussée est jonchée de douilles. Aucune vitre n’est intacte. Tous les magasins sont fermés, et il n’y pas de trace des dizaines de milliers d’habitants de la ville.

De temps à autre, une odeur de cadavre en putréfaction empuantit l’atmosphère. De la fumée s’élève par endroits. « C’est encore plus détruit qu’à Misrata », pourtant bombardée pendant cinq mois par l’artillerie de Kaddafi, constate Sadouq Al-Banani.

Le quartier n°2, où le dernier carré des pro-Kaddafi s’était réfugié, est le plus touché. Il n’y reste que des fantômes de murs, des toits effondrés, des lampadaires et des câbles électriques tombés à terre, coupant la route sous un sinistre ciel gris.

Des détonations retentissent: les combattants continuent de célébrer bruyamment la victoire.

« Syrte est finie »

Ahmad Ali, un vieillard chenu, quitte la ville au volant de son pick-up. Des matelas et des couvertures couvrent les maigres possessions qu’il est venu récupérer. « Je n’ai plus rien à faire ici. Syrte est finie », lâche-t-il d’un air sombre.

« Quelques familles commencent à revenir pour prendre des affaires. Mais personne ne reste, ils repartent aussitôt », confirme Slimane Kilani, combattant de Misrata.

Omar Beifala veut pourtant se réinstaller. Avec une dizaine de proches, il balaie les gravats devant l’immeuble vert de deux étages où vivait sa famille.

Le bâtiment est éventré, le magasin d’alimentation du rez-de-chaussée est encombré de débris métalliques, les deux étages des logements familiaux ont été pillés.

« Ce sont à la fois les hommes de Kaddafi et les révolutionnaires qui ont fait ça. Pour nous, ils sont tous les mêmes », grogne-t-il. « Je suis revenu aujourd’hui pour la première fois. Je savais que les combats avaient été très violents, mais tout ça, c’est triste. Très triste ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Libye: Chavez s’en prend à l’Europe

août 22, 2011

Les gouvernements d’Europe et les Etats-Unis « sont en train de détruire Tripoli sous les bombes », a affirmé hier le président vénézuélien, Hugo CHavez, dans un discours, après avoir assisté à une messe au palais présidentiel de Caracas. « Nous sommes en train de voir aujourd’hui les images qui montrent comment les gouvernements d’Europe, pas tous, sont en train de détruire Tripoli sous leurs bombes de même que le gouvernement soit-disant démocrate et démocratique des Etats-Unis », a déclaré Chavez, proche allié du colonel Mouammar Kadhafi.

Les bombes sont en train de tomber « sur les écoles, les hôpitaux, les maisons, les centres de travail, les champs. Prions Dieu pour le peuple libyen », a-t-il ajouté. Chavez, qui a apporté son soutien au régime libyen depuis le début du soulèvement en février dernier, a encore indiqué que les forces étrangères « sont en train de commettre un massacre là-bas » sous prétexte de sauver des vies « pour s’emparer d’un pays et de ses richesses ».

Les rebelles sont entrés dans Tripoli hier et ont atteint dans la nuit la place Verte, en plein centre de la capitale.

Lefigaro.fr avec AFP