Posts Tagged ‘Détection’

Ce que nous savons du nouveau variant Omicron

novembre 27, 2021

Bien que seulement quelques centaines de cas aient été identifiés jusqu’à présent, l’annonce de la détection d’un nouveau variant en Afrique du Sud préoccupe la communauté scientifique.

Illustration représentant le corps d'un homme mettant en évidence des poumons infectés par le SRAS-CoV-2, le virus qui cause la COVID-19.

© angelhell/iStock Illustration représentant le corps d’un homme mettant en évidence des poumons infectés par le SRAS-CoV-2, le virus qui cause la COVID-19.

Où a-t-il été détecté pour la première fois?

Le variant Omicron (B.1.1.529) a été détecté pour la première fois le 9 novembre dans la province de Gauteng, la plus urbanisée d’Afrique du Sud, qui comprend les villes de Pretoria et Johannesburg. Il a été signalé officiellement» à l’OMS le 24 novembre. Il a ensuite été détecté chez des voyageurs en Belgique, à Hong Kong et au Botswana.

Comment le nouveau variant a-t-il été détecté?

Les autorités de santé publique d’Afrique du Sud l’ont détecté dans des échantillons de virus alors qu’elles tentaient d’expliquer une hausse soudaine du nombre de cas dans le pays, qui sont passés d’environ 200 nouveaux cas confirmés par jour la semaine dernière à 2465 jeudi.

D’où vient-il?

Si la première infection confirmée par Omicron provient d’Afrique du Sud, le variant ne trouve pas nécessairement sa source dans ce pays. Des informations publiées dans le journal The Guardian montrent qu’un échantillon du variant a été collecté au Botswana le 11 novembre. Il était donc présent dans les deux pays à la même période. L’analyse des données récoltées dans les dernières semaines permettra peut-être d’établir l’origine du variant d’ici les prochaines semaines.

Pourquoi ce variant inquiète-t-il autant?

Le variant Omicron est jugé préoccupant parce qu’il présente une trentaine de mutations sur sa protéine S, ce qui est environ le double des mutations observées sur la protéine S du variant Delta. Il faut savoir que cette protéine facilite l’infection des cellules du corps par le virus.

Si les anticorps d’une personne provenant d’infections ou de vaccinations antérieures ne reconnaissent pas le nouveau variant du virus, celui-ci pourrait réussir à infecter, ou à réinfecter, les personnes déjà immunisées contre les variants antérieurs.

Si c’est le cas, cela pourrait avoir un impact sur la transmission du virus entre humains, mais aussi sur la gravité de la maladie qu’il cause.

Est-ce qu’il est plus transmissible que les autres variants?

Ce n’est pas clair pour le moment, mais les données préliminaires en provenance d’Afrique du Sud semblent l’indiquer. Selon les informations disponibles, le taux de reproduction du variant (le nombre moyen de personnes infectées par une personne infectée) est estimé à 1,93 à Gauteng, alors qu’il est à 1,47 pour l’ensemble de l’Afrique du Sud.

Les vaccins actuels vont-ils être efficaces?

C’est la grande question. Si les scientifiques sont préoccupés par le nombre de mutations que le variant a subies, il ne devrait pas échapper complètement aux anticorps développés à la suite d’une vaccination ou d’une autre infection. Toutefois, sa protection pourrait s’en trouver diminuée.

Et les médicaments antiviraux?

Les médicaments oraux conçus par Merck et Pfizer, actuellement en cours d’approbation par les agences nationales de santé publique, seront aussi efficaces contre le variant Omicron parce qu’ils ne ciblent pas la protéine S. Ils empêchent plutôt le virus de se répliquer.

Que font les autorités sanitaires internationales?

L’Organisation mondiale de la santé, qui qualifie le variant de préoccupant», a créé un groupe d’experts pour analyser la situation. Des équipes sont déjà en train de tester l’efficacité des vaccins actuels contre le nouveau variant.

L’apparition de ce nouveau variant rappelle, selon l’OMS, toute l’importance de rendre la vaccination accessible aux pays pauvres. Car plus le virus circule, plus il a d’occasions d’évoluer et plus on verra de mutations», a prévenu l’une des responsables de l’OMS, Maria Van Kerkhove.

Repères

  • Ce n’est pas la première fois que le SRAS-CoV-2 responsable de la COVID-19 change au fil du temps. À ce jour, des centaines de variants du coronavirus ont été identifiés et répertoriés dans le monde depuis janvier 2020, dont le Delta.
  • Un variant apparaît lorsque le matériel génétique d’un virus se réplique et qu’il subit de petites modifications appelées mutations». Ce sont ces mutations qui donnent naissance aux nouveaux variants» du virus initial.
  • Plusieurs de ces variants n’ont que peu ou pas d’incidence sur les propriétés du virus.

Avec CBC/Radio-Canada

Les premiers cas de variant Omicron détectés en Europe

novembre 27, 2021

Des passagers en provenance d’Afrique australe ont été déclarés positifs à la COVID-19 à leur retour en Europe. Les autorités du Royaume-Uni ont confirmé des cas du variant Omicron chez des voyageurs et d’autres États, notamment l’Allemagne et les Pays-Bas, surveillent de près des cas potentiels.

Un centre de vaccination contre la COVID-19 à Duisburg, en Allemagne (archives)

© Martin Meissner/Associated Press Un centre de vaccination contre la COVID-19 à Duisburg, en Allemagne (archives)

Au Royaume-Uni, deux cas du variant Omicron ont été rapportés samedi par le ministre de la Santé, Sajid Javid. Les deux personnes et leur entourage immédiat sont en isolement et subissent de nouveaux tests de dépistage.

Le premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé samedi durcir les mesures d’entrée dans son pays afin de ralentir la propagation du variant Omicron du coronavirus.

En raison du nouveau variant, nous devons maintenant aller plus loin et mettre en place un nouveau régime de tests», a déclaré le dirigeant lors d’une conférence de presse, nous demanderons à toute personne entrant au Royaume-Uni de passer un test PCR» deux jours après son arrivée et de s’isoler jusqu’à ce qu’elle ait le résultat».

Dès dimanche, le Royaume-Uni interdira aussi les vols en provenance du Malawi, du Mozambique, de la Zambie et de l’Angola.

Le variant Omicron est, selon toute vraisemblance, déjà présent en Allemagne», a annoncé sur Twitter le ministre régional des Affaires sociales, Kai Klose.

Des tests réalisés vendredi soir sur un passager arrivé en provenance d’Afrique du Sud à l’aéroport de Francfort, le principal du pays le plus peuplé de l’Union européenne, ont révélé plusieurs mutations typiques d’Omicron», a-t-il ajouté.

En raison de cette forte suspicion, cette personne est en isolement à son domicile. L’analyse complète des résultats est encore en cours», a souligné le ministre.Le premier cas potentiel du variant Omicron en Allemagne a été détecté chez un voyageur qui a atterri à Francfort.

© Michael Probst/Associated Press Le premier cas potentiel du variant Omicron en Allemagne a été détecté chez un voyageur qui a atterri à Francfort.

Les Pays-Bas aux aguets

Aux Pays-Bas, les autorités ont isolé 61 personnes déclarées positives à la COVID-19 à leur arrivée sur deux vols en provenance d’Afrique du Sud vendredi. Les autorités mènent des investigations supplémentaires pour voir si certains voyageurs portent le variant Omicron.

Les avions sont arrivés aux Pays-Bas en provenance de Johannesburg et de Le Cap, peu de temps après que le gouvernement néerlandais eut interdit les vols en provenance des pays d’Afrique australe.

Les 539 voyageurs déclarés négatifs ont été autorisés à rentrer chez eux ou à poursuivre leur voyage vers d’autres pays. En vertu de la réglementation gouvernementale, ceux qui vivent aux Pays-Bas et qui sont autorisés à rentrer chez eux doivent s’isoler pendant au moins cinq jours.

De son côté, le premier ministre tchèque Andrej Babis a affirmé samedi qu’un laboratoire local effectuait des recherches sur un prélèvement réalisé sur une femme qui s’était rendue en Namibie, qui a été déclarée positive à la COVID-19 à son retour.

Elle est rentrée par avion en République tchèque par l’Afrique du Sud et Dubaï», a tweeté M. Babis. La femme était vaccinée, elle a des symptômes modérés et nous aurons le résultat du séquençage demain».

Les autorités italiennes enquêtent elles aussi sur un possible cas du variant Omicron, après qu’une personne rentrée récemment du sud de l’Afrique a été déclarée positive à la COVID-19

La Belgique avait déjà annoncé le premier cas connu en Europe du nouveau variant Omicron. Il s’agissait d’une personne non vaccinée arrivée le 11 novembre d’Égypte par la Turquie.

Il existe un risque élevé à très élevé» que le variant Omicron se répande en Europe, estime pour sa part l’agence de santé de l’UE.

De nombreux pays ont banni les vols en provenance de différents États africains (archives).

© ALY SONG/Reuters De nombreux pays ont banni les vols en provenance de différents États africains (archives).

Restrictions aux pays d’Afrique australe

Une multitude de pays, dont le Canada, l’Australie, le Brésil, l’Iran, le Japon, la Thaïlande et les États-Unis, se sont joints à l’Union européenne et au Royaume-Uni pour imposer des restrictions aux pays d’Afrique australe en réponse aux avertissements concernant la transmissibilité du nouveau variant, en dépit des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a déconseillé de prendre des mesures de restriction aux voyages.

Malgré l’arrêt des vols, il y a de plus en plus de preuves que le variant se répand déjà. Outre l’Europe, des cas ont aussi été signalés chez des voyageurs en Israël et à Hong Kong.

L’OMS a nommé le nouveau variant Omicron, le qualifiant de variant « préoccupant » en raison de son nombre élevé de mutations et de certaines preuves précoces qui démontrent qu’il possède un degré d’infection plus élevé que les autres variants.

Cela signifie que les personnes qui ont contracté la COVID-19 et se sont rétablies pourraient être sujettes à l’attraper à nouveau. Cela pourrait prendre des semaines avant de savoir si les vaccins actuels sont moins efficaces contre lui.

Propagation rapide

La propagation rapide du variant chez les jeunes en Afrique du Sud a alarmé les professionnels de la santé, même s’il n’y avait aucune indication immédiate que le variant provoque une maladie plus grave. En seulement deux semaines, Omicron a transformé une période de faible transmission du virus dans le pays en une période de croissance rapide.

Un certain nombre de sociétés pharmaceutiques, dont AstraZeneca, Moderna, Novavax et Pfizer, ont déclaré avoir mis en place des plans pour adapter leurs vaccins à la lumière de l’émergence d’Omicron.

Les fabricants de vaccins évaluent comment adapter leurs produits pour affronter le nouveau variant (archives).

© JUSTIN TALLIS/AFP Les fabricants de vaccins évaluent comment adapter leurs produits pour affronter le nouveau variant (archives).

Le professeur Andrew Pollard, directeur de l’Oxford Vaccine Group qui a développé le vaccin AstraZeneca, a exprimé un optimisme prudent quant au fait que les vaccins existants pourraient être efficaces pour prévenir les maladies graves dues au variant Omicron.

Il a déclaré que la plupart des mutations semblent se trouver dans des régions similaires à celles d’autres variants.

Cela vous dit qu’en dépit de ces mutations qui existent dans d’autres variants, les vaccins ont continué à prévenir des maladies graves au fur et à mesure que nous traversons l’Alpha, le Bêta, le Gamma et le Delta», a-t-il déclaré à la radio de la BBC.

Au moins d’un point de vue spéculatif, nous avons un certain optimisme quant au fait que le vaccin devrait toujours protéger contre une forme de maladie grave du nouveau variant, mais nous devons vraiment attendre plusieurs semaines pour que cela soit confirmé.»

Il a ajouté qu’il est extrêmement improbable qu’on assiste au redémarrage d’une pandémie dans une population vaccinée comme nous l’avons vu l’année dernière».

Certains experts ont déclaré que l’émergence du variant illustrait à quel point l’accumulation de vaccins dans les pays riches menace de prolonger la pandémie.

Moins de 6 % des personnes en Afrique ont été entièrement immunisées contre la COVID-19, et des millions de travailleurs de la santé et de personnes vulnérables n’ont pas encore reçu une seule dose. Ces conditions peuvent accélérer la propagation du virus, offrant plus de possibilités pour qu’il évolue vers un variant dangereux.

Depuis fin 2019, la pandémie a fait au moins 5,18 millions de morts dans le monde, selon un décompte de l’AFP.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse, de Reuters et et l’Associated Press

Côte d’Ivoire : un cas de virus Ebola détecté

août 16, 2021
Un virion de la fièvre hémorragique Ebola.

Un cas de virus Ebola a été détecté à Abidjan, a annoncé samedi soir le ministre ivoirien de la Santé, Pierre N’Gou Dimba.

Les autorités sanitaires ivoiriennes « ont été informées ce jour (samedi) par l’Institut Pasteur d’un cas de maladie à virus Ebola après examen des échantillons prélevés » vendredi « sur une jeune fille âgée de 18 ans de nationalité guinéenne », a déclaré à la télévision nationale le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba. Il a précisé que cette jeune fille avait quitté la ville de Labé en Guinée par la route et « est arrivée en Côte d’Ivoire le 11 août ». « Il s’agit d’un cas isolé et importé », a-t-il assuré, ajoutant que la patiente était « actuellement en isolement et prise en charge au centre de traitement des maladies hautement épidémique du CHU de Treichville », à Abidjan.

RÉACTIVATION DU SYSTÈME DE SURVEILLANCE

Selon le ministre, la Côte d’Ivoire dispose de vaccins contre Ebola et « procèdera à la vaccination des groupes cibles, le personnel soignant qui a été en contact immédiatement avec la patiente et les forces de sécurité qui sont à nos frontières ». « Une réunion interministérielle d’urgence » s’est tenue samedi en fin d’après-midi sous la présidence du Premier ministre ivoirien Patrick Achi, a-t-il indiqué. Parmi les mesures prises figurent la réactivation du système de surveillance et de riposte au virus Ebola mis en place pendant la dernière épidémie en Guinée, « l’identification et la surveillance de tous les cas contacts identifiés » et la « collaboration frontalière intense avec la Guinée ».

« Le gouvernement rassure les populations et les invite à la sérénité », a déclaré Pierre N’Gou Dimba. « Toutes les dispositions sont prises pour faire face à cette situation ». Selon l’OMS, c’est le premier cas confirmé d’Ebola depuis 1994 en Côte d’Ivoire. « Il est extrêmement préoccupant que cette épidémie ait été déclarée à Abidjan, une métropole de plus de quatre millions d’habitants », a déclaré Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans un communiqué. « Cependant, l’essentiel de l’expertise mondiale en matière de lutte contre la maladie à virus Ebola se trouve ici, sur le continent, et la Côte d’Ivoire peut tirer parti de cette expérience pour accélérer la riposte », a-telle ajouté.

La Guinée et l’OMS ont officiellement annoncé le 19 juin la fin de la deuxième épidémie d’Ebola dans ce pays, quelques mois après la réapparition de cette maladie rapidement vaincue grâce à l’expérience accumulée en 2013-2016 où elle avait fait des milliers de morts.

Par Jeune Afrique avec AFP

Des plantes pourraient détecter la pollution et sonner l’alarme

février 28, 2021

MONTRÉAL — Des plantes qui poussent près des centrales énergétiques, des usines ou des dépotoirs pourraient un jour être en mesure de détecter la pollution qui s’en échappe et sonner l’alarme — par exemple, en envoyant un courriel aux humains.

© Fournis par La Presse Canadienne

Cela n’a rien d’un scénario de science-fiction. Dans une étude publiée en 2017, des chercheurs du très sérieux Massachusetts Institute of Technology décrivent une technologie qui permet à des plants d’épinards de détecter des composants explosifs.

Des nanotubulures injectées dans les feuilles dégagent des radiations infrarouges en réagissant aux molécules explosives absorbées par les racines. Ce rayonnement est ensuite détecté par des caméras spécialisées, et un courriel d’alerte est transmis aux humains.

«Ils ont créé une structure qui n’est pas organique, qui est plus une structure chimique, avec une petite portion biologique, qui est un fragment de protéines qui peut détecter ce genre de molécules-là», a expliqué le professeur Christian Baron, du département de biochimie et médecine moléculaire de l’Université de Montréal. 

«Cette molécule biologique peut émettre un signal qui peut être détecté par une caméra, ou par un genre de téléphone, qui va ensuite envoyer un courriel.»

La technique n’est toutefois pas encore entièrement au point, prévient M. Baron, qui estime plutôt qu’il s’agit d’une «preuve de concept».

Dans un premier temps, lors des tests, le «signal» envoyé par les épinards s’est estompé après environ une heure. On est donc encore loin d’une surveillance prolongée en temps réel.

De plus, les chercheurs ont utilisé une solution très concentrée qui n’a rien à avoir avec ce qu’on retrouve dans la nature.

«C’est comme une tarte au sucre à la cabane à sucre, a décrit M. Baron. C’est très riche et ce n’est pas naturel. C’est artificiel d’avoir autant de sucre dans une tarte.»

Surveillance de la pollution

Pour avoir une approche plus pratique, poursuit M. Baron, il faudrait probablement créer des plantes modifiées génétiquement qui exprimeraient des molécules qui pourraient agir comme capteurs pour certains composés, «et ça, c’est quelque chose qui est faisable».

Simon Joly, qui est professeur associé au département de sciences biologiques de l’Université de Montréal et botaniste chercheur au Jardin botanique de Montréal, croit lui aussi que les plantes pourraient un jour détecter la pollution.

Les plantes qui poussent dans des milieux contaminés, rappelle-t-il, vont la plupart du temps accumuler les contaminants, que ce soit des éléments inorganiques comme des métaux ou même des contaminants organiques, comme des résidus de pétrole.

Ces contaminants peuvent parfois s’accumuler dans les tubes aériens.

«Les plantes sont capables d’accumuler des éléments traces, comme du cuivre et du cadmium, dans leurs feuilles, a-t-il dit. Si on sait que ces éléments-là sont transportés dans les feuilles, ça serait logique de penser qu’on puisse développer des particules qui vont réagir à la présence de contaminants et donc être capables d’émettre des rayonnements infrarouges qui permettraient de détecter rapidement la présence de contaminants.»

On pourrait toujours récolter les plantes qui poussent dans un milieu contaminé, broyer leurs feuilles et analyser le tout en laboratoire, mais ce serait nettement plus long. Lors de l’expérience réalisée par les chercheurs de MIT, les plantes ont commencé à sonner l’alarme après seulement quelques minutes.

«Le potentiel est certainement là», a dit M. Joly.

M. Baron compare cette approche à celle utilisée par la firme pharmaceutique québécoise Medicago, qui utilise des plants de tabac comme «bioréacteurs» pour produire des structures non infectieuses de virus.

«C’est faisable. C’est seulement une question de temps», a-t-il conclu.

Avec Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

Canada: Un premier cas de la variante circulant au R-U a été détecté au Québec

décembre 29, 2020

QUÉBEC — Un premier cas de la variante de coronavirus circulant au Royaume-Uni a été détecté au Québec, a confirmé mardi le ministère de la Santé.

© Fournis par La Presse Canadienne

La personne infectée par la «variante S» avait été en contact avec un proche qui revenait du Royaume-Uni le 11 décembre dernier, a précisé le ministère dans un communiqué. 

Cette personne a reçu un diagnostic positif à la COVID-19 le 13 décembre. 

Le voyageur qui revenait du Royaume-Uni a eu des contacts prolongés avec trois membres de sa famille, qui ont tous reçu des résultats positifs à la COVID-19. La variante circulant au Royaume-Uni n’a été détectée que chez une personne. 

La nouvelle souche a été identifiée par le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et confirmée par le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ). 

Selon le ministère, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) est en train de mettre sur pied un laboratoire de surveillance pour déceler rapidement les nouvelles variantes du coronavirus.

«Les analyses sur les caractéristiques de cette nouvelle souche sont toujours en cours dans plusieurs pays et pour l’instant, il n’y a pas lieu de modifier les recommandations de santé publique», écrit-on dans le communiqué.

Les scientifiques indiquent que la variante d’abord identifiée en sol britannique comporte 17 différences génétiques importantes comparativement au SRAS-CoV-2. Elle pourrait être jusqu’à 70 % plus contagieuse, mais rien ne permet de croire pour le moment que les vaccins existants ne seraient pas efficaces pour la combattre.

Depuis le 21 décembre, les vols du Royaume-Uni vers le Canada sont suspendus. Le gouvernement Trudeau, qui avait d’abord adopté cette mesure pour 72 heures, l’a prolongée au moins jusqu’au 6 janvier.

Même si ce n’est pas interdit, le premier ministre Justin Trudeau et son homologue du Québec, François Legault, ont dissuadé les Canadiens et Québécois à voyager alors que le pays traverse difficilement une deuxième vague d’infections.

Avec La Presse Canadienne

Sous-marin argentin disparu: des bruits détectés par des navires de recherche

novembre 20, 2017

Photo prise en 2014 et fournie par la marine argentine le 18 novembre 2017 du sous-marin San Juan dans le port de Buenos Aires / © Marine argentine/AFP/Archives /

Des bruits sous-marins ont été détectés lundi par le sonar de deux navires participant aux recherches du sous-marin militaire argentin San Juan, disparu depuis mercredi avec 44 membres d’équipage à bord, selon le porte-parole de la marine argentine.

Les empreintes sonores, dont l’analyse devrait prendre quelques heures, « ont été enregistrées à 360 km (des côtes argentines) où la profondeur moyenne est de 200 mètres. Cela coïncide avec le chemin que devait prendre le sous-marin pour retourner à sa base », a déclaré le capitaine Enrique Balbi lors d’une conférence de presse à Buenos Aires.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2017 21h29)

France: de nombreuses « anomalies » détectées dans des cosmétiques

juin 23, 2017

Près de 700 produits ont fait l’objet d’une analyse en laboratoire par la DGCCRF / © AFP/Archives / SYLVAIN THOMAS

Défauts d’étiquetage, allégations ou compositions « non-conformes »: la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a identifié de nombreuses « anomalies » dans son enquête 2016 sur les produits cosmétiques, selon un bilan publié vendredi.

Sur près de 8.000 produits cosmétiques mis sur le marché national et contrôlés l’an dernier, la DGCCRF a détecté des anomalies dans 22% des cas, et 39% des établissements présentaient « au moins une anomalie », selon ce bilan publié sur son site internet.

Plus de 500 produits mis sur le marché national ont été ainsi épinglés pour des étiquetages non-conformes, principalement en raison de l’absence de mentions obligatoires comme la date de péremption, ou la non utilisation de la langue française.

Plus grave, certaines étiquettes ne comprenaient pas la liste des ingrédients ou de numéro de lot, ou ne mentionnaient pas la présence d’allergènes alors que les produits en contenaient.

Une centaine de produits présentaient également des allégations fausses et « clairement trompeuses », comme « sans allergènes », « sans parabènes », « sans parfum », a encore relevé la DGCCRF.

Parmi les 8.000 produits contrôlés, près de 700 ont aussi fait l’objet d’une analyse en laboratoire.

Les prélèvements ont révélé que 37% de ces produits avaient des compositions « non-conformes », voire « dangereuses » pour 15% d’entre eux.

« Les sociétés ayant mis sur le marché des produits dangereux ont généralement procédé à des retraits volontaires du marché mais, dans sept cas, des arrêtés préfectoraux ont dû prescrire un retrait-rappel avant destruction », a précisé la DGCCRF.

Divers opérateurs, notamment des importateurs ou de très petits fabricants, souvent artisanaux, « méconnaissent encore l’étendue des obligations qui leur incombent, les considérant comme des formalités administratives lourdes », alors que ces manquements sont pourtant « préjudiciables » pour le consommateur, a encore souligné la DGCCRF.

Son enquête a abouti à 377 avertissements, 188 mesures de police administrative, 79 procès-verbaux et 16 saisies. La DGCCRF prévoit par ailleurs d’engager un « renforcement de la communication sur la réglementation » notamment envers les PME-TPE du secteur.

Il y a deux semaines, l’association UFC-Que Choisir avait repéré 23 produits cosmétiques vendus en France bien que contenant des substances formellement interdites dans l’Union européenne. La DGCCRF avait indiqué à l’AFP qu’elle allait enquêter sur le sujet.

Romandie.com avec(©AFP / 23 juin 2017 18h42)