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Équateur/corruption: détention provisoire pour le vice-président

octobre 2, 2017

Quito – La justice équatorienne a ordonné lundi le placement en détention provisoire du vice-président Jorge Glas, mis en cause par la justice dans une affaire de corruption liée au géant brésilien du bâtiment Odebrecht.

Lors d’une audience à Quito, le magistrat Miguel Jurado a également décidé le gel des biens et comptes bancaires de M. Blas.

Le procureur général de l’Equateur, Carlos Baca, avait requis son incarcération plus tôt dans la journée, évoquant « la découverte de nouveaux éléments dans l’enquête pour association de malfaiteurs ».

« Je me plie EN PROTESTANT à cette infâme attaque à mon encontre, j’ai encore foi dans le fait que la justice s’imposera, et face à elle je prouverai mon innocence », a immédiatement réagi sur Twitter M. Glas.

Le vice-président a affirmé que la décision du juge était prise « sans preuves et avec des indices fabriqués », annonçant qu’il saisirait « des instances nationales et internationales » pour se défendre.

Il gardera son titre de vice-président même pendant sa période de détention provisoire – qui peut durer jusqu’à six mois dans son cas – mais le président Lenin Moreno pourra désigner un remplaçant temporaire, parmi ses ministres.

Dimanche, le ministère public a finalisé l’enquête sur le volet équatorien du scandale Odebrecht et devrait, dans les prochains jours, présenter ses éventuels chefs d’inculpation contre Jorge Glas, déjà interdit de quitter le pays.

Le groupe de BTP, l’un des plus grands d’Amérique latine, est au coeur d’un scandale de corruption qui secoue tout le continent, avec la constitution d’un cartel ayant truqué des marchés de sous-traitance de la compagnie pétrolière brésilienne d’Etat Petrobras et distribué des pots-de-vin à des hommes politiques.

Selon un rapport du Département américain de Justice, entre 2007 et 2016, Odebrecht a versé environ 33,5 millions de dollars à des responsables équatoriens.

Le vice-président Glas, allié de l’ex-chef de l’Etat Rafael Correa, est en conflit ouvert avec le président Moreno, en fonctions depuis mai. Début août, M. Moreno, pourtant du même bord et dauphin de Correa, a retiré « toutes ses fonctions » à Jorge Glas sans pour autant le démettre de son poste.

Chargé depuis 2007 des secteurs stratégiques du gouvernement de Correa et vice-président depuis 2013, Jorge Glas clame son innocence.

Romandie.com

Egypte: Moubarak pourrait bénéficier d’une libération anticipée

novembre 30, 2014

Le Caire – L’ex-président égyptien Hosni Moubarak, blanchi de l’accusation de complicité de meurtres de manifestants mais toujours détenu en raison d’une précédente condamnation, pourrait bénéficier d’une remise de peine, a indiqué son avocat dimanche à l’AFP.

Un tribunal égyptien a abandonné samedi l’accusation de complicité de meurtre qui pesait contre l’ancien président âgé de 86 ans pour la mort de centaines de manifestants durant le soulèvement populaire qui l’a chassé du pouvoir en 2011. Il a par ailleurs été acquitté d’accusations de corruption.

Néanmoins celui qui a dirigé pendant trois décennies le pays d’une main de fer est toujours en détention dans un hôpital militaire car il purge une peine de prison de trois ans dans le cadre d’un autre jugement pour corruption.

Le temps passé par M. Moubarak en détention provisoire est pris en compte dans le décompte de sa peine, a indiqué à l’AFP son avocat Farid el-Deeb. Selon lui, M. Moubarak a déjà purgé les deux tiers de sa peine.

Arrêté en 2011, M. Moubarak a déjà passé au moins deux années en détention provisoire.

Selon un récent amendement législatif, une fois que les deux-tiers de la peine sont purgés, il peut y avoir libération, a ajouté M. el-Deeb.

Un millier de personnes ont manifesté samedi soir près de la place Tahrir pour protester contre le verdict de M. Moubarak. La police a dispersé le rassemblement et deux personnes ont été tuées et quatorze blessés dans les heurts, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé.

Au moins 85 personnes avaient été arrêtées dans ces violences, toutes ont été relâchées à l’exception de quatre personnes, a indiqué à l’AFP Ramy Ghanem, un avocat des droits de l’Homme et membre du front de défense des manifestants.
Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a confirmé dimanche l’arrestation de quatre personnes qu’il a désignées comme étant des éléments des Frères musulmans, la confrérie du président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l’armée en juillet 2013.

La confrérie a été déclarée organisation terroriste par les autorités et depuis la destitution de M. Morsi, au moins 1.400 de ses partisans ont été tués, pour la plupart des manifestants. Plus de 15.000 personnes ont également été emprisonnées, tandis que des centaines de pro-Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse expédiés en quelques minutes.

Le pouvoir s’en est également pris à l’opposition laïque et de gauche, emprisonnant des dizaines de jeunes militants pour avoir enfreint une loi controversée limitant le droit de manifester.

Romandie.com avec(©AFP / 30 novembre 2014 13h16)