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Mali – Tentative d’assassinat d’Assimi Goïta : le suspect meurt en détention

juillet 26, 2021
Assimi Goïta, le chef de l’État malien, arrive à la Grande Mosquée de Bamako pour la prière, quelques instants avant d’être la cible d’une tentative d’assassinat, le 20 juillet 2021.

L’homme qui a tenté de poignarder le président de la transition, le colonel Assimi Goïta, le 20 juillet dernier, est décédé en détention dimanche. Son identité n’a pas été dévoilée.

L’homme, qui était accusé d’avoir tenté mardi d’assassiner à l’arme blanche le président de transition au Mali, est « décédé », a indiqué dimanche soir le gouvernement malien. « Au cours des investigations […], son état de santé s’est dégradé. Admis au CHU Gabriel Touré, puis au CHU du Point G (deux hôpitaux de Bamako, NDLR), il est malheureusement décédé », a indiqué le gouvernement dans un communiqué lu sur la télévision publique ORTM. « Une autopsie a été immédiatement ordonnée pour déterminer les causes de son décès », selon le communiqué.

L’assaillant, dont l’identité n’a pas été dévoilée, s’était précipité vers l’homme fort du Mali durant la prière de l’Aïd al-Adha dans la Grande mosquée de Bamako et avait tenté de lui asséner un coup de couteau au niveau du cou.

Pas présenté aux autorités judiciaires

Le colonel Goïta, auteur de deux putschs en moins d’un an, dont celui qui a renversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta, avait reçu immédiatement le soutien de ses gardes du corps qui avaient maîtrisé l’agresseur. Il était sorti indemne de l’attaque. Son agresseur, un homme d’apparence jeune vêtu d’un jeans et d’une chemise blanche, avait été appréhendé et emmené manu militari par la Sécurité d’État, les services de renseignement maliens.

Une enquête a été ouverte « pour fait de tentative d’assassinat et d’atteinte à la sûreté de l’État », selon les autorités. Les investigations « ont permis de mettre en évidence des indices corroboratifs des infractions sus-visées », a souligné dimanche le gouvernement.

Le suspect n’a été présenté à aucun moment aux autorités judiciaires, a indiqué dimanche soir une source judiciaire ayant requis l’anonymat.

« Le gouvernement rappelle toutefois que son décès ne fait pas obstacle à la poursuite de l’enquête déjà en cours au niveau du Parquet de la commune II (de Bamako), surtout que les premiers indices collectés et les informations recueillies indiquent qu’il ne s’agissait pas d’un élément isolé », a relevé le gouvernement, qui n’avait jusqu’ici privilégié aucune hypothèse.

Par Jeune Jeune Afrique avec AFP

Un rappeur contestataire cubain placé en détention et poursuivi

juin 3, 2021

L’artiste cubain Maykel Osorbo, co-auteur de la chanson contestataire «Patria y vida» qui détourne le slogan révolutionnaire «Patria o muerte», a été placé en détention provisoire pour résistance, outrage à la justice et agression, a confirmé jeudi à l’AFP une source proche de l’artiste.

Le rappeur de 37 ans «est à la prison de 5 y Medio, il n’a pu appeler qu’au bout de 14 jours», a déclaré Camila Lobon, une amie proche, via un message audio dans lequel elle indique que son avocat examine les accusations portées contre lui. Citant des sources du ministère de l’Intérieur, le portail officiel d’informations Cubadebate avait indiqué mercredi que le chanteur était «accusé de délits (…) auxquels il a participé le 4 avril 2021».

L’ambassade des Etats-Unis à Cuba a retweeté jeudi un message de l’administratrice de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), Samantha Power, dans lequel elle appelle à «mettre fin à cette tentative infâme de réduire au silence la liberté de pensée et de débat», et reprochait à Cuba d’«emprisonner Maykel Castillo et d’autres artistes qui osent réclamer des droits de l’homme». Le 4 avril, des habitants du quartier de San Isidro de La Havane où vit le musicien ont tenté d’empêcher la police de l’arrêter, selon ses déclarations. Sur les images diffusées en direct sur les réseaux sociaux, il apparaît dans la rue au milieu de plusieurs personnes, dont le dissident Luis manuel Otero Alcantara, chantant «Patria y vida» tout en criant des slogans anti-gouvernementaux.

Maykel Osorbo a été arrêté le 18 mai, le bureau du procureur a ordonné son placement en détention provisoire et il a été transféré le 31 mai à la prison de Pinar del Rio, à 160 km à l’ouest de La Havane, selon Cubadebate. «C’est termin黫le peuple est fatigué» clame le morceau «Patria y vida» sorti mi-février et qui appelle à une «nouvelle aube» sur l’île. La chanson, qui cumule 5,4 millions de vues sur Youtube, a suscité une vive réaction du gouvernement, qui a affirmé qu’il s’agissait d’une «campagne contre Cuba».

Par Le Figaro avec AFP

Congo/Nkayi: détenu pour avoir surnommé son chien PCT

août 12, 2020

Dans la ville sucrière de la Bouenza, un jeune, a passé quelques heures dans une cellule d’un poste de police, pour avoir surnommé son chien « PCT ». Selon la version du pauvre jeune, ce sont plutôt les voisins qui ont débaptisé son chien ce nom à sa naissance. Encore chiot, il ne laissait aucun de ses frères partager son plat et les mordait en cas d’entêtement. Et en plus, volait la bouffe des voisins, d’où le nom de « PCT » par sa manie de tout manger seul.

La rumeur est vite arrivée dans les oreilles d’un policier originaire de la Cuvette et affecté dans la ville de Nkayi. On lui a rapporté que dans la première commune de la ville, un chien se faisait appeler « PCT » et serait d’une méchanceté redoutée.

Une patrouille s’est rendu sur place interpeller son propriétaire, qui s’est avéré n’être qu’un mineur âgé de 16 ans. Néanmoins, il a été embarqué et auditionné au poste de police sur les raisons l’ayant poussé à surnommé ainsi son chien.

Le plus triste a été les tentatives de certains policiers de le lier à un parti politique de l’opposition. Accusations, battues en brèche par le mineur, qui a fait savoir son dégoût extrême pour la politique. «  A sa naissance, mon chien n’aimait rien partager à ses frères, et mangeait tout seul… Vu son comportement égoïste, les gens ont commencé peu à peu à l’appeler PCT. » a justifié le mineur devant les policiers.

Relâché quelques heures après, il lui a été intimé l’ordre de changer de nom à son chien et d’en avertir aussi ses voisins au risque de se retrouver en prison.

Avec Sacer-infos par Stany Franck

Cameroun: un journaliste arrêté il y a dix mois est mort en détention

juin 4, 2020

 

Le journaliste camerounais Samuel Wazizi, arrêté en août 2019 pour avoir critiqué la gestion par Yaoundé de la crise anglophone au Cameroun, est mort en détention, a affirmé Reporters sans frontières (RSF), qui appelle les autorités à faire toute la lumière sur les circonstances de sa mort.

«Le journaliste Samuel Wazizi est bien mort pendant sa détention», a confirmé mercredi soir RSF dans un communiqué, après l’annonce mardi de son décès par une chaine de télévision privée camerounaise, puis par le Syndicat national des journalistes camerounais (SNCJ). Ni le gouvernement ou l’armée n’avaient encore confirmé le décès du journaliste ou réagi aux sollicitations de RSF, du SNCJ et de plusieurs organisations de défense des droits humains, selon eux. Contactées directement par l’AFP, les autorités n’avaient pas encore répondu jeudi matin.

Présentateur de la chaîne de télévision régionale Chillen Media Television, Samuel Wazizi, avait été arrêté le 2 août 2019 à Buea, chef-lieu de la région anglophone du Sud-Ouest, selon RSF. Il était accusé «d’avoir tenu sur sa chaîne des propos critiques à l’égard des autorités sur leur gestion de la crise dans les régions anglophones du Cameroun», ajoute RSF dans son communiqué. Depuis près de trois ans, des groupes séparatistes et l’armée s’affrontent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, où vit l’essentiel de la minorité anglophone qui s’estime marginalisée. Une partie d’entre eux a pris les armes contre Yaoundé et réclame l’indépendance de ce territoire.

Les combats, mais aussi les exactions et meurtres commis contre des civils par les deux camps, ont fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile. Cinq jours après son arrestation en août, le journaliste avait été «récupéré» par des militaires, affirme RSF. Il n’a alors jamais été présenté devant la justice, affirme à l’AFP son avocat Me Lyonga Ewule, et était «détenu au secret» en «dehors de toute procédure légale», selon RSF.

Le journaliste était «malade» et serait «mort durant son transfert à Yaoundé à une date inconnue», selon un «responsable militaire de premier plan très proche de l’affaire» cité par RSF. Son avocat et le SNCJ affirment qu’il a été torturé lors de sa détention. Son corps est arrivé lundi à la morgue «sous forte escorte», selon une source de l’hôpital militaire de Yaoundé également citée par RSF. «Nous demandons aux autorités de briser le silence intolérable autour de cette affaire (…) et de conduire une enquête sérieuse et indépendante pour établir (…) les circonstances ayant conduit à cet évènement tragique», a déclaré Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.

Par Le Figaro avec AFP

RDC: Vital Kamerhe en détention provisoire après plus de 6 heures d’audition

avril 8, 2020

« Vital Kamerhe (ici le 11 novembre 2018 à Genève) a été placé en détention provisoire à la prison de Makala. ». Fabrice COFFRINI/AFP

Vital Kamerhe, le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi a été placé sous mandat d’arrêt provisoire ce mercredi 8 avril dans la soirée, et transféré à la prison de Makala. Il était entendu sur la gestion des fonds alloués au programme d’urgence du président congolais.

Costume bleu, cravate de même couleur, cache-nez, Vital Kamerhe a répondu à l’invitation avec le statut de « renseignant ». À 13h, il franchit la grille du parquet avec deux de ses avocats après être sorti d’une foule compacte de ses partisans. Pendant six heures, le chef du cabinet présidentiel a été entendu sur son rôle dans la gestion et l’exécution du programme dit « des 100 jours » lancé par le président Félix Tshisekedi en mars 2019, à peine deux mois après son investiture.

Des ONG, mais aussi la société civile dénoncent des attributions de marchés publics de gré à gré par la présidence. Certaines organisations comme l’ODEP ou le Collectif AMKA, soupçonnent même des détournements de fonds. Si Vital Kamerhe a été auditionné, c’est parce qu’il est « non seulement l’ordonnateur des dépenses de la présidence, mais aussi, parce que jusqu’en septembre 2019, c’est lui qui contrôlait d’une main de fer les finances de ce programme », explique-t- on du côté du parquet, tout comme dans les rangs du camp de son allié, Félix Tshisekedi.

« Tout au long de l’audition, il n’a pas fourni des preuves suffisantes et n’a pas convaincu les auditeurs », a déclaré à RFI une source judiciaire. Elle reconnait toutefois que le chef de fil de l’Union pour la nation congolaise (UNC) s’est présenté avec un « dossier épais ». Quelques minutes avant 19h, heure locale, Il a été conduit par la police en prison, certains de ses proches tout comme les cadres de son parti, escortant le cortège.

Inquiétudes au sein de l’UNC

En attendant la conclusion des enquêtes, l’inquiétude a gagné les rangs de son parti l’UNC qui dénonce depuis plusieurs jours une campagne de diabolisation et d’« acharnement » contre son leader, censé être le dauphin de Félix Tshisekedi pour la présidentielle de 2023, selon un accord entre le camp de Tshisekedi et celui de Kamerhe, en novembre 2018 à Nairobi avant la présidentielle du 30 décembre 2018.

La présence de Kamerhe au parquet, ce mercredi, a donné lieu à des rassemblements de plusieurs centaines de partisans, cadres du parti, députés, mais aussi nombre de membres des cabinets ministériels, sous l’œil de la police. Celle-ci n’est intervenue qu’environ quatre heures après le début des auditions, pour disperser les attroupements à coup de gaz lacrymogènes. Les autorités avaient interdit tout attroupement de plus de 20 personnes en cette période de pandémie de coronavirus. Le pays a deja enregistré 20 morts sur 183 cas confirmés.

Les ONG saluent un « tournant »

Pour Me George Kapiamba, le président de l’Association d’accès à la justice, la procédure judiciaire en cours marque un tournant dans la lutte contre l’impunité. « L’ACAJ salue la qualité appréciable du travail abattu ces jours par le parquet général près la cour d’appel de Kinshasa. Nous allons continuer à apporter notre soutien à notre justice qui est en train d’écrire une nouvelle page aujourd’hui dans le cadre de la lutte contre l’impunité, principalement des crimes économiques. »

Quant au fait que Vital Kamerhe ait été placé en détention et non remis en liberté, l’analyse de Me George Kapiamba est que « le procureur craint peut-être qu’en le laissant en liberté, il puisse utiliser sa position officielle pour influencer certains témoins à charge ou compromettre la suite de l’instruction. »

RFI avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

RDC: un élu d’opposition en détention entame une grève de la faim

février 14, 2020

 

Un élu d’opposition congolais, en détention préventive depuis septembre pour diffamation présumée, a entamé vendredi 14 février une grève de la faim, estimant qu’une récente décision de la Cour constitutionnelle autorisait sa libération, a-t-on appris auprès de ses proches.

Le député provincial de Kinshasa, Mike Mukebayi, «a décidé d’observer une grève de la faim à partir d’aujourd’hui (vendredi) pour dénoncer la grave injustice» d’une cour d’appel de Kinshasa à son encontre, a déclaré à l’AFP Cocotte Tabala, son épouse.

Dans un arrêt rendu le 7 février, la Cour constitutionnelle congolaise avait déclaré «inconstitutionnelle» la décision qui autorisait des poursuites contre cet élu de Kinshasa.

L’avocat du député affirme que l’arrêt de la Cour constitutionnelle n’a pas été exécuté par la justice pénale. «La défense du député Mukebayi ne comprend pas que la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe se soit permis d’examiner un arrêt de la Cour constitutionnelle», a indiqué à l’AFP Me Papy Mbaki, son avocat. En RDC, les arrêts de la Cour constitutionnelle ne donnent pas lieu à des recours.

Le député provincial Mukebayi est proche de Martin Fayulu, le candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre 2018 remportée par l’ex-opposant Félix Tshisekedi

Par Le Figaro avec AFP

Pays-Bas: le «père» de la famille qui vivait recluse dans une ferme reste en détention

octobre 21, 2019

 

Un juge néerlandais a ordonné lundi le maintien en détention pour deux semaines supplémentaires d’un homme de 67 ans, père d’une famille qui vivait recluse durant presque une décennie dans une ferme du nord des Pays-Bas.

L’homme, identifié par les médias comme Gerrit Jan van D., a été arrêté jeudi, quelques jours après que la police eut découvert une famille de sept personnes dans une petite pièce fermée au sein d’une bâtisse à Ruinerwold, un village de la province de Drenthe (nord). Ils y auraient vécu reclus depuis 2010.

L’homme est soupçonné d’atteinte à la liberté et à la santé d’autrui ainsi que de blanchiment d’argent après que lui et ses six enfants supposés eurent été découverts dans cette ferme, où la police a trouvé de l’argent en liquide après avoir fouillé les lieux. «Le juge d’instruction a prolongé de 14 jours la détention provisoire du suspect âgé de 67 ans de Ruinerwold», a déclaré dans un tweet le ministère public, sans donner plus d’informations.

Le groupe de sept personnes qui vivait reclus dans la ferme prétend former une famille : l’homme de 67 ans serait le père des six jeunes gens – aujourd’hui tous adultes -, dont celui qui a donné l’alarme après s’être enfui dans un bar local. Il s’agit de la deuxième arrestation dans cette affaire, qualifiée d’«exceptionnelle» par la police : le locataire de la ferme, un Autrichien de 58 ans identifié par les médias comme Josef B., avait été arrêté mardi.

Un juge a ordonné jeudi son maintien en détention pour deux semaines supplémentaires. Le juge décidera à une date ultérieure d’inculper ou non le suspect. Le père de famille était membre dans les années 1980 de la branche néerlandaise de la secte Moon, organisation religieuse controversée née en Corée du Sud, également appelée l’Eglise de l’Unification, selon Wim Koetsier, porte-parole de l’organisation aux Pays-Bas.

Wim Koetsier «suspecte fortement» le père d’avoir créé son propre groupe «avec quelqu’un d’autre», a rapporté l’agence de presse néerlandaise ANP. Il affirme cependant que Josef B. «n’a jamais été un membre».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Un homme détenu pour avoir ramené du miel aux États-Unis

août 24, 2019

 

 «Ils ont ruiné ma vie» a expliqué Leon Haughton au Washington Post. Le services des douanes le soupçonnaient de transporter de la drogue de synthèse.

Un homme a été détenu près de trois mois aux Etats-Unis après avoir ramené de Jamaïque trois bouteilles de miel artisanal que les douanes américaines ont pensé être, à tort, de la méthamphétamine liquide.

Comme chaque Noël depuis qu’il s’est installé dans l’Etat du Maryland, il y a une dizaine d’années, Leon Haughton est allé rendre visite l’hiver dernier à sa famille jamaïcaine, rapportait vendredi 23 août le Washington Post dans un long article retraçant ses improbables démêlés juridico-administratifs.

Son calvaire kafkaïen commence le 29 décembre, à l’aéroport de Baltimore, lorsqu’un chien des douanes se met à renifler son sac. A l’intérieur: trois grandes bouteilles dûment étiquetées de miel artisanal, avec lequel le père de famille de 45 ans aime aromatiser son thé. Mais les douaniers le soupçonnent, selon l’acte d’inculpation, de transporter de la méthamphétamine liquide, et le placent en détention.

Les résultats d’un laboratoire du Maryland mettent plus de deux semaines à arriver: ils sont négatifs. Leon Haughton se pense tiré d’affaire. Il a tort.

D’abord, le laboratoire utilisé pour les premiers tests n’est pas suffisamment équipé pour analyser des liquides. Il faut donc envoyer les bouteilles à un deuxième laboratoire, dans l’Etat de Géorgie.

L’arrestation du Jamaïcain, détenteur d’une carte verte lui permettant de résider légalement aux Etats-Unis, a ensuite déclenché une procédure auprès des services de l’immigration, que son avocat a toutes les peines du monde à contacter.

Et pour cause: l’administration américaine est alors affectée par le «shutdown» – paralysie des services publics – causé par le bras de fer entre Donald Trump et l’opposition démocrate sur le financement du mur que le président souhaite ériger à la frontière avec le Mexique.

Les analyses effectuées en Géorgie confirment finalement que Leon Haughton transportait bien du miel. Il est libéré le 21 mars, 82 jours après son retour de vacances.

Près de trois mois derrière les barreaux, éloigné de sa compagne et de ses enfants, qui lui ont fait perdre ses deux emplois dans le nettoyage et le bâtiment.

«Ils ont ruiné ma vie», a confié au Washington Post le quadragénaire, pour qui la pilule est forcément difficile à avaler. Même avec du miel.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Les États-Unis vont autoriser la détention illimitée d’enfants migrants

août 21, 2019

 

Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mercredi qu’il allait retirer les strictes limites régissant le temps passé en centres de rétention par les enfants migrants, dans le cadre de sa politique de fermeté face à l’immigration clandestine.

Le ministère américain de la Sécurité intérieure a déclaré qu’il mettait fin à une décision judiciaire de 1997, dites «Flores», imposant aux autorités fédérales de ne pas maintenir en détention les enfants plus de 20 jours. Une nouvelle règle, qui doit être mise en oeuvre sous 60 jours, ne limitera plus le temps passé par les enfants ou leurs familles en centres de rétention.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Trump prêt à se porter garant du rappeur ASAP Rocky détenu en Suède

juillet 20, 2019

 

Le président américain Donald Trump a affirmé samedi qu’il était prêt à se porter «personnellement» garant du rappeur américain ASAP Rocky, détenu en Suède, et qu’il l’avait fait savoir au Premier ministre suédois.

«Je viens d’avoir un très bon appel téléphonique avec le Premier ministre suédois Stefan Löfven qui m’a assuré que le citoyen américain ASAP Rocky serait traité équitablement», a écrit le président américain sur Twitter. «Je lui ai assuré qu’ASAP ne risquait pas de fuir et j’ai offert de me porter personnellement garant pour sa remise en liberté sous caution ou toute alternative», a-t-il ajouté. «Nos équipes vont continuer à se parler, et nous avons convenu de rediscuter dans 48 heures!», a précisé Donald Trump.

Selon un porte-parole du Premier ministre suédois Stefan Löfven, la conversation, «amicale et respectueuse», a duré une vingtaine de minutes, au cours desquelles il a rappelé au locataire de la Maison Blanche que la justice de son pays était indépendante de l’exécutif. «Le Premier ministre a tenu à souligner que la justice suédoise, le parquet et les tribunaux sont totalement indépendants», a indiqué Toni Eriksson dans un communiqué transmis à l’AFP. «Tous les citoyens sont égaux devant la loi, et le gouvernement n’a ni le pouvoir ni l’intention d’essayer d’influer sur la procédure judiciaire» visant ASAP Rocky, a-t-il ajouté.

ASAP Rocky, 30 ans, de son vrai nom Rakim Mayers, est soupçonné d’agression après une rixe le 30 juin à Stockholm. Il a été placé en garde à vue le 3 juillet dans la capitale suédoise à l’issue d’un concert, avec trois autres personnes. Un tribunal a ensuite souligné qu’il présentait «un risque de fuite» et un procureur a demandé vendredi son maintien en détention jusqu’au 25 juillet. Il encourt jusqu’à deux ans de prison.

Sa situation est revenue aux oreilles de Donald Trump, à qui la vedette de téléréalité Kim Kardashian, qui a été plusieurs fois reçue à la Maison Blanche, a demandé d’intervenir. Vendredi, le président américain avait indiqué sur Twitter avoir également discuté avec le mari de Kim Kardashian, le rappeur Kanye West, «de l’incarcération d’ASAP Rocky». «Tellement de gens voudraient voir cela rapidement résolu!», avait écrit Donald Trump. Originaire de New York (Etats-Unis), ASAP Rocky s’est fait connaître en 2011 avec la sortie d’une compilation intitulée «Live. Love. ASAP». En 2013, il enchaîne avec son premier album «Long. Live. ASAP». Plus de 610.000 personnes ont signé une pétition sur internet #JusticeForRocky appelant à sa libération.

Par Le Figaro.fr avec AFP