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Viols organisés dans les prisons russes: un lanceur d’alertes demande l’asile en France

octobre 18, 2021
Viols organises dans les prisons russes: un lanceur d'alertes demande l'asile en France
Viols organisés dans les prisons russes: un lanceur d’alertes demande l’asile en France© AFP/Ursula HYZY

Il est à l’origine d’une fuite d’une ampleur sans précédent de vidéos de viols organisés et de tortures dans les prisons russes: après un périple rocambolesque, le Bélarusse Sergueï Savelev, demande l’asile en France.

Passé par Istanbul et Tunis, l’ex-détenu âgé de 31 ans est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi à Roissy et se trouve depuis dans la zone d’attente des demandeurs d’asile. L’AFP l’y a rencontré dimanche.

Début octobre, des images insoutenables d’un prisonnier subissant un viol à l’aide d’une longue perche dans une prison-hôpital de Saratov font scandale en Russie. Quatre responsables des services carcéraux régionaux sont limogés, et même le porte-parole du Kremlin réagit face à l’horreur.

C’est dans cet établissement que Sergueï Savelev a été incarcéré, condamné dans une affaire de trafic de stupéfiants.

C’est là aussi que, sous couvert de ses fonctions de maintenance informatique, il télécharge patiemment et discrètement les fichiers vidéos de prisons à travers toute la Russie, celles-ci étant reliées entre elles par un intranet.

« Au début, ils me contrôlaient puis cette surveillance s’est progressivement relâchée jusqu’à disparaître », raconte cet homme d’aspect frêle et timide.

L’ONG Gulagu.net, qui a publié les images de Saratov, explique que M. Savelev lui a remis quantités de vidéos, prouvant le caractère systémique des mauvais traitements dans les geôles russes.

Sergueï Savelev raconte avoir réussi, peu avant sa libération début février 2021, à dissimuler près de la sortie de sa prison les supports sur lesquels il enregistrait les données.

Le jour de sa sortie, après avoir été minutieusement fouillé, il les récupère, ni vu ni connu, dans la confusion d’un départ groupé.

« Une fois qu’on sait »

« Cette idée murissait depuis longtemps en moi. Il est très difficile psychologiquement de garder de telles choses pour soi. Que peut-on faire d’autre, une fois qu’on sait ? ».

Les violences commises dans les prisons et enregistrées sur ces vidéos sont bien souvent le fait d’autres détenus, à la solde des autorités pénitentiaires en quête de mouchards ou d’aveux.

Un scénario consiste à filmer des sévices sexuels infligés à une victime, puis la vidéo sert de moyen de chantage pour que le détenu supplicié coopère.

Car si le viol est rendu public dans la prison, le prisonnier chutera au plus bas des échelons d’un monde carcéral très hiérarchisé, devenant un paria, un « pétoukh » (coq) dans le riche vocabulaire des taulards.

Sergueï dit avoir subi des mauvais traitements dans une prison de Krasnodar pour qu’il « coopère », sans connaître le pire. Et il assure n’avoir jamais pris part à des violences contre d’autres détenus.

Des coups, il en recevait « environ une fois par semaine mais pas trop forts pour éviter les bleus trop visibles ».

Pour décrire les pressions psychologiques, il raconte cette anecdote: « Mon père a fait 1.000 km pour apporter du saucisson à son fils. Il a essayé un jour, puis le lendemain, il a dormi trois nuits dans sa voiture et ils ne l’ont pas laissé entrer ».

Voir toutes ces vidéos et sept années et demi de prison laissent des traces.

Secret d’Etat

Son psychologue à Minsk « était horrifié par ce que je lui racontais. Il a organisé des séances mais rien n’y faisait », raconte Sergueï, « il m’a prescrit des cachets, puis d’autres et d’autres plus puissants encore mais rien de cela ne me procurait de soulagement ».

Pour avoir subtilisé et diffusé les vidéos illustrant ce système, Sergueï Savelev, qui demande l’asile en France, dit craindre à présent des représailles de l’administration pénitentiaire russe (FSIN) et les services de sécurité (FSB).

Il raconte leur avoir échappé de peu en Russie, assurant que des agents lui avaient proposé, en échange de sa coopération, quatre ans de prison pour « divulgation d’un secret d’Etat » plutôt que 10 à 20 ans pour espionnage.

« Cela ne les intéressait pas de savoir qu’il y avait des violations des droits humains ».

Pour leur échapper, il monte dans une « marchroutka », un minibus qui le conduit jusqu’à Minsk, en passant par la poreuse frontière russo-bélarusse.

La coopération entre forces de l’ordre russes et bélarusses étant de mise, dès son arrivée au Bélarus fin septembre, il s’envole pour Istanbul puis Tunis, pays où aucun visa n’est requis.

Là-bas, en quarantaine dans un hôtel, il prend un billet pour retourner à Minsk avec une escale à Charles-de-Gaulle. Arrivé à Roissy, il met fin au périple et demande l’asile.

« Il a le profil d’une personne qui peut faire l’objet d’une disparition forcée et d’une exécution extrajudiciaire donc les craintes sont sérieuses », estime auprès de l’AFP son avocate Aude Rimailho.

Par Le Point avec AFP

France: Un détenu meurt après avoir mis le feu à sa cellule

juillet 18, 2020

 

Un détenu de 27 ans est décédé dans la nuit de vendredi à samedi après avoir allumé un incendie dans sa cellule du quartier disciplinaire de la prison de Roanne (Loire), a-t-on appris auprès du parquet de cette ville.

Le détenu, qui avait fait l’objet récemment d’une mesure d’hospitalisation d’office selon son avocat, est décédé peu avant minuit à l’hôpital de Roanne où il avait été transporté dans un état grave, a-t-on ajouté de même source, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès. D’après les premiers éléments de l’enquête sur les circonstances du décès, qui s’apparente à un suicide, «l’inhalation de la fumée provoquée par la combustion de son matelas aurait provoqué un arrêt cardiaque», a précisé à l’AFP le procureur de la République à Roanne, Abdelkrim Grini, ajoutant que le corps ne porte par de traces de brûlure et qu’une autopsie doit avoir lieu lundi.

Les parents du défunt «veulent savoir si une faute a été commise», a indiqué à l’AFP l’avocat du détenu, Me Thomas Fourrey. Vers 22h, selon le parquet, des surveillants du centre pénitentiaire sont intervenus pour maîtriser l’incendie, extraire le détenu de sa cellule et lui prodiguer les premiers soins avant l’arrivée des pompiers et du Samu.

En détention, selon la même source, la victime s’était fait remarquer à plusieurs reprises pour des outrages, violences et menaces de mort envers le personnel, ce qui lui avaient notamment valu de comparaître devant le tribunal correctionnel de Roanne. Selon l’avocat du défunt, une audience pour des faits d’outrage a bien eu lieu le 13 mars. Mais «le tribunal n’avait pas condamné mon client, l’ayant déclaré irresponsable pénalement, et avait ordonné son hospitalisation immédiate», a précisé Me Fourrey à l’AFP.

Son client était cependant resté en détention jusqu’au 23 avril, date de son transfèrement au centre hospitalier de Roanne, après relance de l’avocat. Il en était ressorti fin juin dans la perspective d’un placement au service médico-psychologique régional de l’hôpital du Vinatier, près de Lyon, a ajouté l’avocat.

Par Le Figaro avec AFP

France/Seine-et-Marne: un détenu frappe sa compagne au parloir

mai 19, 2019

 

Un détenu a violemment agressé sa compagne qui était venue lui rendre visite à la prison de Réau, en Seine-et-Marne, et celle-ci, très gravement blessée, a dû être transportée par hélicoptère à l’hôpital, a appris l’AFP ce dimanche de sources concordantes.

«L’agression s’est déroulée lors d’une visite au parloir» samedi après-midi, a indiqué une source pénitentiaire, confirmant une information du Parisien. «Les surveillants ont entendu du bruit et sont allés voir, c’est alors qu’il ont découvert l’agression». «Le détenu a roué de coups sa compagne au niveau de la tête», a précisé cette source. Selon le syndicat FO, «il sautait à pieds joints sur la tête de sa compagne». «Jamais un tel déchaînement de violences ne s’est produit dans nos murs», affirme le syndicat dans un communiqué.

Évacuée par hélicoptère, la victime âgée de 27 ans a été hospitalisée dans un état grave. Selon FO, son pronostic vital était engagé samedi soir. Incarcéré depuis un an, le détenu a notamment été condamné pour un vol avec violence.

Selon Le Parisien, la visiteuse venait de dire au détenu qu’elle allait le quitter. «’Elle m’a trompé’. Ce sont les déclarations du détenu pour motiver son acte», écrit FO. Le syndicat demande une prise en charge psychologique pour les surveillants qui ont été confrontés à ces «faits inqualifiables» et la mise en place d’une «brigade parloir dédiée».

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: Trump célèbre la libération d’un Américain détenu au Venezuela

mai 26, 2018

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (G) serre la main du sénateur américain Bob Corker (D) en visite au palais présidentiel de Miraflores à Caracas le 25 mai 2018 / © AFP / FRANCISCO BATISTA

Donald Trump s’est réjoui samedi de la libération d’un Américain détenu au Venezuela, Joshua Holt, qui ponctue une semaine pourtant marquée par un durcissement du ton de Washington face à Caracas après la réélection du socialiste Nicolas Maduro, qualifiée de « farce ».

Missionnaire mormon âgé de 26 ans, Joshua Holt avait été arrêté en juin 2016 dans sa résidence près de Caracas par les services de renseignement vénézuéliens qui l’accusaient d’organiser des groupes armés pour déstabiliser le président Nicolas Maduro, ce qu’il a toujours démenti.

« Bonne nouvelle avec la libération de l’otage américain au Venezuela », a écrit Donald Trump sur Twitter samedi matin. « Les formidables habitants de l’Utah célèbrent » ce moment, a-t-il poursuivi en référence à cet Etat américain à forte population mormone d’où est originaire Joshua Holt.

Les proches du jeune missionnaire ont remercié « tous ceux qui ont participé à ce miracle », dans un communiqué transmis par son avocat au Venezuela, Carlos Trujillo, évoquant la « période d’angoisse » qu’ils ont traversée depuis son arrestation.

Selon le sénateur républicain de l’Utah Orrin Hatch, l’épouse vénézuélienne de Joshua Holt, Thamara, arrêtée en même temps que lui, a également été libérée. « Je suis heureux d’annoncer qu’après deux ans de durs efforts, nous avons obtenu la libération de Josh et Thamy Holt, qui sont désormais en route vers chez eux aux Etats-Unis ».

Le couple Holt devrait arriver à Washington en fin de journée et être reçu à la Maison Blanche vers 19H00, (23H00 GMT), a indiqué Donald Trump sur Twitter.

Cette annonce intervient au lendemain d’une rencontre surprise à Caracas entre l’influent sénateur américain Bob Corker, président républicain de la commission des Relations extérieures, et le président socialiste Nicolas Maduro, qui vient d’être réélu pour un deuxième mandat après une élection qualifiée de « farce, ni libre ni équitable », par le vice-président américain Mike Pence.

Au lendemain de l’élection du 20 mai, Washington a imposé de nouvelles sanctions visant à isoler plus encore le régime vénézuélien. La quasi totalité de ses responsables gouvernementaux sont déjà visés par des sanctions européennes ou américaines, y compris Nicolas Maduro.

Les Etats-Unis, qui achètent un tiers du brut vénézuélien, ont menacé par le passé d’un embargo pétrolier et interdisent à leurs citoyens toute transaction sur la dette vénézuélienne.

– « Rechercher la paix » –

Nicolas Maduro « a tenu une réunion très importante avec le sénateur républicain Bob Corker (…) toujours pour rechercher la paix, le dialogue fertile », avait indiqué à la presse le ministre vénézuélien de la Communication, Jorge Rodriguez vendredi.

Nicolas Maduro a tweeté plusieurs photos et vidéos de la rencontre. « La république bolivarienne du Venezuela recevra quiconque désire dialoguer. Nous sommes un peuple un de paix, qui travaille inlassablement pour le bien-être du pays », a-t-il déclaré.

Joshua Holt était apparu à la mi-mai dans des vidéos filmées dans un centre de détention des services de renseignement et diffusées par des membres de l’opposition vénézuélienne qui réclamaient la libération des prisonniers.

« Je m’adresse au peuple américain. J’ai besoin de votre aide pour me sortir d’ici (…) Voilà deux ans que j’implore mon gouvernement. Ils disent être mobilisés mais je suis toujours là. Et à présent ma vie est menacée », disait-il.

Jeudi, après avoir prêté serment comme président réélu devant l’Assemblée constituante, formée uniquement de ses partisans, Nicolas Maduro avait proposé de libérer des opposants incarcérés pour « surmonter les blessures laissées par les manifestations, les conspirations ».

Vendredi, 14 manifestants incarcérés au Venezuela depuis avril ont été libérés, selon l’ONG Foro Penal, qui estime que le pays compte encore quelque 350 « prisonniers politiques », ce que le gouvernement socialiste dément.

Romandie.com avec (©AFP / 26 mai 2018 17h43)                

France: un responsable d’une prison pris en otage par un détenu dangereux

septembre 9, 2015

Lille – Le responsable d’une prison du nord de la France était retenu en otage mercredi à la mi-journée par un détenu particulièrement dangereux et armé, a-t-on appris auprès des autorités locales.

Vers 11H00 (09H00 GMT), un détenu particulièrement dangereux a pris en otage le directeur adjoint de la maison centrale de Vendin-le-Vieil, a indiqué à l’AFP la préfecture du Pas-de-Calais (nord).

L’individu serait armé et retient le directeur adjoint dans la salle des audiences située dans le quartier d’isolement, a ajouté cette source.

Selon un responsable syndical, il s’agit d’une arme artisanale dont la nature n’est pas connue.

Des équipes d’intervention et de sécurité se sont rendues sur place, a précisé la préfecture. Des négociations ont commencé, selon un syndicaliste.

Toujours selon des responsables syndicaux de l’administration pénitentiaire, joints par l’AFP, le preneur d’otage s’appelle Fabrice Boromée et est très connu sur le circuit pénitentiaire, où il a fréquenté plus de dix établissements.

Originaire de l’île française de la Guadeloupe, dans les Caraïbes, il est condamné à 28 ans de prison. Il est responsable de plusieurs agressions et prises d’otage contre le personnel pénitentiaire, notamment en 2013 dans une prison de l’Orne (ouest) qui ont eu pour conséquence d’aggraver ses condamnations de 8 à 28 ans.

Il purge sa peine dans l’Hexagone depuis 2011 et a régulièrement exprimé son souhait d’être emprisonné en Guadeloupe, témoignant même par téléphone à ce propos en juillet 2015 dans une émission de télévision.

Il était arrivé en mai dans la prison de dernière génération de Vendin-le-Vieil, ouverte au printemps dernier. A cette occasion, compte tenu de sa dangerosité, les agents chargés de sa surveillance avaient reçu des équipements de protection. Mais ceux-ci leur avaient été retirés il y a un mois, selon ce témoignage. Son comportement ne nécessitait plus d’équipements de protection, a ajouté le syndicaliste, qui a parlé d’un homme très manipulateur.

La prison de Vendin-le-Vieil, située à quelques kilomètres au nord de Lens et à une trentaine de km au sud de Lille, est destinée à accueillir des détenus difficiles ou condamnés à des longues peines.

Ce centre pénitentiaire est très récent, puisque la prison a fini d’être construite en septembre 2014, avec une capacité d’environ 250 détenus et de 22.000 m2, selon le site de l’Agence publique pour l’immobilier de la Justice. Il abrite actuellement 51 détenus.

En prévision de l’arrivée des personnes détenues condamnées à de longues peines, des dispositifs de sûreté très perfectionnés ont été installés à Vendin-le-Vieil, peut-on lire sur le site internet.

Selon une source syndicale, cet établissement dispose d’un effectif renforcé chargé de surveiller les détenus les plus difficilement gérables. C’est le premier incident de ce type depuis l’ouverture de la prison le printemps dernier, a-t-elle précisé.

Romandie.com avec(©AFP / 09 septembre 2015 13h34)