Posts Tagged ‘Détenus’

Panama: le bilan de la fusillade s’élève à 14 morts et une dizaine de blessés

décembre 18, 2019

Un affrontement à l’arme à feu entre détenus mardi dans une prison du Panama a fait au moins 14 morts et plus d’une dizaine de blessés parmi les prisonniers, selon le bilan actualisé mercredi par le gouvernement panaméen.

«Après la rixe d’hier (mardi) dans le pavillon 14 du centre pénitentiaire La Joyita, nous annonçons que jusqu’à présent 14 détenus sont décédés», a écrit sur Twitter le ministre de l’Intérieur, qui ajoute que 11 personnes ont été blessées. Un précédent bilan du directeur général adjoint de la police panaméenne, Alexis Muñoz, faisait état de 12 morts et 13 blessés. Les faits se sont produits dans un pavillon du centre pénitentiaire de La Joyita, à 36 kilomètres à l’est de la capitale. Les motifs de la fusillade «sont des différends entre les détenus», a indiqué M. Muñoz. «Il est triste et regrettable que les jeunes de ce pays se battent pour des territoires, pour des activités de narcotrafic ou pour le pouvoir», a-t-il commenté.

Dans un premier temps, le gouvernement avait précisé dans un communiqué que le personnel pénitentiaire n’avait eu aucun blessé et avait repris le contrôle de la situation. Le président du Panama, Laurentino Cortizo, a réagi à la fusillade en soulignant la nécessité de garantir la sécurité dans les prisons du pays. M. Cortizo a déclaré qu’une perquisition effectuée il y quelques semaines dans ce même établissement avait permis la découverte de plusieurs armes. Cela veut dire qu’il est possible de faire entrer des armes dans la prison, mais «nous n’allons pas le permettre», a-t-il assuré. Le communiqué du gouvernement indique que «les meneurs de l’incident» seront déplacés et isolés pour prévenir de nouveaux accès de violence. Une enquête a été ouverte.

Plusieurs armes à feu, dont cinq pistolets et trois fusils, ont été découverts après la fusillade, selon le gouvernement. Le Panama a environ 17.000 détenus dans une vingtaine d’établissements pénitentiaires, selon les derniers chiffres officiels. La Joyita, avec 3.700 détenus, est la prison la plus peuplée du pays avec celle de La Nueva Joya. Elles sont tous deux situées dans la localité de Pacora, non loin de Panama.

Par Le Figaro avec AFP

Côte d’Ivoire: 20 personnes s’évadent du palais de justice d’Abidjan

août 8, 2017

Abidjan – Vingt personnes se sont évadées mardi du palais de justice d’Abidjan, en plein centre-ville de la capitale économique ivoirienne, après avoir agressé des policiers, a annoncé le procureur de la république.

« Dix (personnes) détenues et dix déférées » se sont évadées « aux environs de 11 heures » du matin, a déclaré le procureur Richard Christophe Adou dans un communiqué.

« Des détenus, extraits de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan », qui étaient déferrés au palais de justice, « ont agressé des agents de police (…) occasionnant ainsi l’évasion de 20 personnes », précise le communiqué.

« Il s’agit bel et bien d’une évasion et non d’une attaque », ajoute le procureur.

Sept agents (d’encadrement des établissements pénitentiaires) dont « le commandant du palais (de justice) ont été relevés de leur fonction et arrêtés », a annoncé le procureur Richard Christophe Adou, sur la télévision nationale.

Selon un communiqué du directeur de l’administration pénitentiaire, les sept agents « ont manqué à leurs obligations », d’après les « premiers éléments de l’enquête ».

Mais selon une source judiciaire, l’évasion a été organisée par un commando d’hommes armés qui s’est introduit dans le palais de justice.

La question de la sécurité est brûlante en Côte d’Ivoire depuis le début de l’année, après des mutineries dans l’armée et une série d’attaques contre des postes de police et de gendarmerie.

Dimanche, cinq prisonniers s’étaient évadés de la prison de Gagnoa (centre de la Côte d’Ivoire). Quatre gardes pénitentiaires et un civil ont été arrêtés, soupçonnés de complicité, selon le maire de la ville, Bamba Medji.

Romandie.com avec(©AFP / 09 août 2017 00h26)

Egypte: 203 détenus libérés par grâce présidentielle

mars 14, 2017

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi , le 10 juin 2015 à Charm el-Cheikh en Égypte / © AFP / KHALED DESOUKI

Les autorités égyptiennes ont relâché mardi 203 « jeunes » détenus emprisonnés dans le cadre de procédures liées à une loi sur l’interdiction de manifestations, à la suite d’une grâce présidentielle, a-t-on appris auprès de responsables.

Le président Abdel Fattah Al-Sissi a signé lundi un décret « graciant 203 jeunes qui avaient été condamnés dans des affaires de rassemblements et manifestations », a précisé le porte-parole de la présidence égyptienne sur sa page Facebook.

Les médias d’Etat ont également confirmé les remises en liberté de ces détenus mardi.

La loi de 2013, qui a été utilisée pour emprisonner des activistes jusqu’à deux ans, stipule que les manifestants doivent informer le ministère de l’Intérieur de leurs projets de manifestations. Le ministère peut alors refuser cette permission.

Les autorités ont mis en place cette loi pour empêcher les manifestations anti-gouvernementales, mais les manifestations pro-gouvernementales peuvent, elles, avoir lieu au même moment.

Dans une liste de détenus publiée par M. Youssef sur sa page officielle Facebook figurent cinq prisonniers de plus de 60 ans, dont un homme de 70 ans, et 14 prisonniers de plus de 50 ans.

La grâce concerne aussi des mineurs âgés de 16 et 17 ans. Mais aucun activiste réputé, actuellement en prison, ne figure dans la liste des personnes graciées.

En décembre, la cour constitutionnelle égyptienne a jugé qu’une partie de la loi de 2013 était anticonstitutionnelle, estimant que la constitution garantit la liberté d’association et le droit aux manifestations pacifiques.

La décision a retiré au ministère de l’Intérieur la capacité d’interdire toute manifestation qui a été notifiée, selon des avocats.

M. Sissi, ancien chef de l’armée qui a été élu après avoir renversé le président islamiste Mohamed Morsi en 2013, avait promis d’étudier une grâce pour des détenus à l’occasion d’une conférence sur la jeunesse ne octobre.

En novembre, il avait évoqué une révision de la loi de 2013, peu après avoir gracié 82 détenus emprisonnés pour des raisons politiques.

Une vive répression s’est abattue sur les partisans de M. Morsi après sa destitution en juillet 2013. Des centaines d’entre eux ont été tués et des milliers emprisonnés.

Romandie.com avec(©AFP / 14 mars 2017 16h29)

Les Etats-Unis ont transféré six détenus de Guantanamo vers Oman

juin 13, 2015

Washington – Les Etats-Unis ont annoncé samedi qu’ils avaient transféré six prisonniers de la base de Guantanamo vers le sultanat d’Oman, dans le cadre des efforts du président Barack Obama pour fermer cette prison militaire située à Cuba.

Les Etats-Unis sont reconnaissants envers le gouvernement d’Oman pour son geste humanitaire et pour sa disposition à soutenir les efforts américains en vue de fermer l’unité de détention de la base de Guantanamo, a déclaré le département d’Etat dans un communiqué.

Les six prisonniers — qui sont tous Yéménites selon les médias américains — sont Idris Ahmad Abd Al Qadir Idris, Sharaf Ahmad Muhammad Masud, Jalal Salam Awad Awad, Saad Nasser Moqbil Al Azani, Emad Abdallah Hassan and Muhammad Ali Salem Al Zarnuki.

Le ministère des Affaires étrangères du sultanat d’Oman a indiqué dans un communiqué publié par l’agence de presse ONA que les Yéménites étaient arrivés samedi pour un séjour temporaire.

Désormais, les prisonniers de la base navale de Guantanamo sont au nombre de 116.

L’annonce faite samedi constitue la deuxième de ce type cette année: en janvier, le Pentagone avait annoncé que quatre prisonniers avaient été transférés à Oman et un autre en Estonie. Au total en 2014, 28 prisonniers avaient quitté Guantanamo et avaient été transférés.

La majorité républicaine au Congrès a voté des dispositions qui empêchent le président Barack Obama de fermer Guantanamo comme il en avait fait le voeu dès 2009.

Elles interdisent en particulier tout transfert de détenus sur le sol américain, même pour y être jugés, forçant l’administration Obama à trouver des pays d’accueil pour les détenus libérables et à garder à Guantanamo ceux qui doivent être jugés.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juin 2015 10h22)

Deux détenus en cavale après une évasion hollywoodienne

juin 7, 2015

Après avoir creusé des trous dans les murs de leurs cellules et s’être enfuis par un tunnel, deux détenus dangereux d’une prison de haute sécurité de l’Etat de New York se sont fait la belle. Ils étaient toujours en fuite dimanche après-midi.

Plus de 200 policiers soutenus par des unités spécialisées, notamment des troupes d’élite et des hélicoptères, étaient lancés dans une vaste chasse à l’homme pour tenter de les rattraper. « C’est une situation de crise pour l’Etat, ce sont des hommes dangereux », a commenté sur Twitter le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo. Ce dernier a précisé qu’une récompense de 100’000 dollars était offerte pour toute information permettant leur capture.

Aucun prisonnier n’avait jamais réussi à s’échapper des quartiers de haute sécurité de cette prison construite en 1865, mais les deux fuyards, enfermés dans des cellules adjacentes, ont réussi à mettre au point un scénario d’évasion digne de la série « Prison Break ».

Le premier détenu âgé de 34 ans était condamné à perpétuité pour le meurtre d’un shérif adjoint. Le second, 48 ans, effectuait une peine de 25 ans de prison pour avoir enlevé un homme et l’avoir battu à mort. « Ils sont dangereux », avait insisté samedi le gouverneur Cuomo, qui avait bouleversé le programme de sa journée pour se rendre à la prison. Il avait lui-même emprunté le parcours supposé des deux fugitifs et même posté des images sur Twitter et Flickr.

Gouverneur soufflé
« Quand vous regardez comment ils ont procédé, c’est assez extraordinaire. Nous sommes allés dans les tunnels et quand vous voyez la précision des opérations… c’est vraiment incroyable », a ajouté le gouverneur presque admiratif.

La « Clinton Correctional Facility », entourée de murs de 10 mètres de haut, abrite actuellement 3000 prisonniers, tous des hommes.

Dans des circonstances qui soulèvent notamment la question d’éventuelles complicités internes, un responsable de la prison avait expliqué samedi que les deux détenus avaient réussi à percer des trous dans les murs d’acier au fond de leurs cellules. Ils ont pu accéder à une passerelle derrière les murs, à hauteur du sixième étage, d’où ils sont descendus jusqu’aux sous-sols du bâtiment.

Là, avec une perceuse, ils auraient encore réussi à percer des trous à travers de gros tuyaux pour se frayer un chemin à travers un dédale de tunnels et ressortir par une bouche d’égout dans une rue.

Les deux hommes ont même pris la peine de laisser un post-it à la sortie de leur tunnel, avec dessus la tête d’un petit bonhomme et les mots « bonne journée » lancés aux enquêteurs.

Romandie.com

Libye: les rebelles libèrent des détenus

août 21, 2011

Les rebelles libyens ont libéré cet après-midi plusieurs dizaines de détenus de la prison de Maya, située à quelque 25 km à l’ouest de Tripoli, lors de leur avancée vers la capitale, selon l’Agence France-Presse.

Les prisonniers, blafards et certains très amaigris, ont été emmenés dans des voitures au milieu des tirs, a raconté le correspondant, qui a vu que certains portaient des traces de coups ou de tortures. Selon le journaliste, de violents combats ont eu lieu autour de la prison de Maya, qui abritait des détenus anti-kadhafistes.

Les prisonniers étaient enfermés dans des pièces de 9 m2, à raison d’une vingtaine de détenus par pièce, des espèces de containeurs en tôle où régnait une chaleur étouffante. Les rebelles des montagnes de Nefoussa avancent en direction de la capitale Tripoli, appuyés par des chars et armés des mitrailleuses et de fusils d’assaut. Régulièrement, des accrochages ont lieu avec les troupes fidèles au dirigeant Mouammar Kadhafi, selon le correspondant.

Les rebelles ont pris dimanche matin une forêt à 24 kilomètres à l’ouest de Tripoli après des combats meurtriers contre les forces loyalistes, a affirmé à l’AFP un insurgé.

Une opération était par ailleurs en cours dimanche dans la capitale libyenne pour isoler le colonel Mouammar Kadhafi, selon le Conseil national de transition (CNT, organe politique de la rébellion) basé à Benghazi (est).

Lefigaro.fr avec AFP