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France: Le maire de Metz renvoyé en correctionnelle pour « détournement de fonds » et « prise illégale d’intérêts »

août 31, 2021
Le maire de Metz renvoye en correctionnelle pour "detournement de fonds" et "prise illegale d'interets"
Le maire de Metz renvoyé en correctionnelle pour « détournement de fonds » et « prise illégale d’intérêts »© AFP/Archives/Jean-Christophe VERHAEGEN

Le maire de Metz François Grosdidier (LR) a été renvoyé mardi devant le tribunal correctionnel d’Epinal où il devra répondre de « prise illégale d’intérêts » et « détournement de fonds publics » par la chambre de l’instruction de Nancy, a annoncé son avocat à l’AFP.

« Nous contestons formellement ces incriminations et nous nous interrogeons sur l’opportunité d’un pourvoi en cassation », a ajouté Me Alain Behr.

« Sur le fond, je suis serein », a réagi M. Grosdidier, qui évoque une « vengeance » et un « règlement de comptes politique ».

« Le problème est qu’il a donné des sous à une association qu’il dirigeait, c’est une situation inacceptable », a estimé pour sa part Elise Van Beneden, présidente de l’association anti-corruption Anticor, partie civile.

L’affaire avait débuté en février 2013 par une plainte avec constitution de partie civile de Philippe Mousnier, ancien adversaire politique de l’édile. Selon ce dernier, M. Grosdidier, alors député, aurait utilisé à deux reprises en 2009 et en 2011 des fonds de sa réserve parlementaire pour subventionner l’association Valeur Écologie, dont il était le président.

Un juge d’instruction avait rendu une ordonnance de non-lieu en 2016, confirmée en appel, en juin 2017, par la chambre de l’instruction de Metz. Mais Anticor avait ensuite introduit un recours en cassation.

La Cour de cassation avait cassé le non-lieu en juin 2018 et renvoyé cette affaire devant la chambre de l’instruction de Nancy. François Grosdidier a ensuite été mis en examen en février 2021.

François Grosdidier a été élu maire de Metz en 2020. Il avait été auparavant maire de la ville voisine de Woippy, de 2001 à 2017, et député de la 1ère circonscription de Moselle, de 1993 à 2011.

Alors qu’il était sénateur-maire UMP de Woippy, M. Grosdidier a déjà été condamné en 2015 pour « détournements de biens publics » pour avoir utilisé un véhicule de fonction de sa mairie afin de se rendre fréquemment à Paris

Par Le Point avec AFP.

RDC : Matata Ponyo, futur bagnard ?

août 9, 2021

Kash

Déjà auditionné à plusieurs reprises au mois de juillet par le procureur général près la Cour constitutionnelle, Augustin Matata Ponyo est mis en cause dans différents dossiers de détournement de fonds et se livre, ces dernières semaines, à un véritable bras de fer avec la justice congolaise.

L’ancien Premier ministre ne semble pas au bout de ses peines. Visé par une demande d’autorisation de poursuites dans le cadre de l’affaire Bukanga Lonzo, parc agro-industriel lancé sous Joseph Kabila faisant l’objet de forts soupçons de détournement de fonds, Matata Ponyo – Premier ministre lors du lancement du projet – avait échappé à la levée de son immunité de sénateur le 15 juin. Mais la justice congolaise est revenue à la charge avec le dossier de l’indemnisation des victimes de la « Zaïrianisation », obtenant cette fois gain de cause avec l’autorisation des poursuites, accordée par le bureau du Sénat.

Après deux jours face au procureur, Matata Ponyo a été placé sous mandat d’arrêt provisoire avant d’être escorté par la police vers son domicile pour y être placé en résidence surveillé le 13 juillet. En apparence délicate, la situation dans laquelle se trouvait alors l’ex-chef de gouvernement connaîtra un nouveau rebondissement 24 heures plus tard, avec la levée de cette mesure d’assignation à résidence.

Arrestation manquée

Loin d’abdiquer, la justice congolaise veut profiter de la levée de l’immunité du sénateur du Maniema pour relancer le dossier de Bukanga Lonzo. L’ancien Premier ministre a répondu pour la première fois à l’invitation du procureur général ce lundi.

Matata Ponyo avait jusque-là refusé de répondre à ces différentes sollicitations, estimant qu’il ne peut légalement être entendu que dans le cadre de l’affaire pour laquelle son immunité a été levée. Il évoque aussi des ennuis de santé, et notamment un empoisonnement dont il assure avoir été victime en juillet dernier.

C’est suite à cette série de refus qu’une opération de police a été ordonnée à son domicile afin de l’arrêter le 3 août. Mais là encore, à la suite d’un ultime revirement de situation, celle-ci a été abandonnée et les forces de l’ordre ont finalement quitté la résidence du Premier ministre sans procéder à l’interpellation. Interdit de quitter Kinshasa, Matata Ponyo a donc commencé à coopérer. Le feuilleton n’a assurément pas encore connu son dénouement.

Par  Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

Gabon : Magloire Ngambia a refusé de se présenter face aux juges

juin 22, 2020

Magloire Ngambia, en janvier 2014 à la présidence gabonaise, à Libreville (archives).

Magloire Ngambia, en janvier 2014 à la présidence gabonaise, à Libreville (archives). © Afrikimages Agency

 

Le procès de l’ex-ministre de l’Économie, Magloire Ngambia, qui devait s’ouvrir ce lundi a finalement été reportée, l’accusé ayant refusé de se présenter faute de pouvoir être représenté par une partie de ses avocats.

L’audience prévue ce lundi 22 juin devant la Cour criminelle spéciale n’a pas eu lieu. Magloire Ngambia a refusé de comparaître en l’absence de ses avocats, le Français Pierre Olivier Sur et le Sénégalais Seydou Diagne.

Les deux avocats n’ont pas pu effectuer le voyage de Libreville à cause de l’interruption des liaisons aériennes due à l’épidémie du Covid-19. Le Français avait estimé que la programmation de cette audience était une « violation des droits de la défense » d’autant qu’il était par avance impossible aux avocats de la défense d’y prendre part. L’ex-bâtonnier de Paris a donc demandé le report de l’audience. Mais la justice gabonaise n’a pas accusé réception de la requête.

Selon nos informations, la Cour aurait un temps envisagé de tenir le procès en visioconférence, mais les deux juristes n’ont jamais été formellement été contactés. Deux demandes de visa de Pierre Olivier Sur n’ont pas abouti. En désespoir de cause, l’accusé a donc refusé de se présenter.

En détention depuis janvier 2017

L’ancien ministre (de l’Économie et des Finances, puis de la Promotion des investissements des Transports, des Travaux publics, de l’Habitat, du Tourisme et de l’Aménagement du territoire) est en détention préventive depuis le 10 janvier 2017. Son procès aurait dû s’ouvrir le 13 mars 2019, mais il n’avait pas pu se présenter à la barre faute d’avoir été extrait de sa cellule de la prison centrale de Libreville.

Détenu depuis 42 mois, Magloire Ngambia espère toujours obtenir de ses juges le droit de comparaître libre d’autant que, selon le code pénal gabonais, la détention préventive ne peut excéder 24 mois.

En novembre 2019, le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire avait estimé que la situation du Gabonais violait la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Il affirmait également que « la privation de liberté de M. Magloire Ngambia [était] arbitraire » et demandait sa libération immédiate.

Autrefois très influent, Magloire Ngambia, 49 ans, est accusé de détournements de fonds publics et de corruption passive, dans des dossiers de construction de logements et de routes notamment liés à l’homme d’affaires italien Guido Santullo. Selon l’acte d’accusation, il aurait détourné 4 milliards de F CFA des caisses de l’État.

Avec Jeune Afrique par Georges Dougueili

Angola : la justice portugaise gèle les avoirs d’Isabel dos Santos

février 11, 2020

 Isabel dos Santos

Isabel dos Santos © AP Photo/Paulo Duarte/SIPA

 

La décision a été prise à la demande de la justice angolaise dans le cadre d’une enquête pour mauvaise gestion et détournement de fonds durant le mandat d’Isabel dos Santos à la tête de la société pétrolière publique Sonangol.

Nouveau coup dur pour la fille de l’ancien président angolais José Eduardo dos Santos. La justice portugaise a gelé les avoirs d’Isabel dos Santos, selon des informations publiées mardi 11 février par le quotidien portugais Expresso.

La mesure a été prise à la demande de la justice angolaise, qui a mis en examen, fin janvier, la femme d’affaires angolaise pour mauvaise gestion et détournement de fonds lors de son temps à la tête de la compagnie nationale pétrolière Sonangol, de juin 2016 à novembre 2017.

La justice angolaise enquête notamment sur des transferts d’un montant de 115 millions de dollars qui seraient partis des comptes de Sonangol pour aller vers une société à Dubaï contrôlée par Isabel dos Santos. Cette dernière, qui peut contester le gel, n’a pas officiellement réagi dans l’immédiat.

« Luanda Leaks »

Cette décision est la dernière étape de derniers mois très difficiles pour Isabel dos Santos. Fin décembre 2019, la justice angolaise avait annoncé le gel préventif de ses avoirs, une mesure  – contestée par la fille de l’ex-président angolais – visant à obtenir le paiement à l’État d’un préjudice estimé à 1,1 milliard de dollars.

Quelques jours après, le Portugal avait annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour faire la lumière sur les fonds angolais investis dans le pays. Enfin, mi-janvier, les révélations des « Luanda Leaks », levant le voile sur les dessous de l’empire financier d’Isabel dos Santos et de son mari Sindika Dokolo, avaient fini d’écorner l’image de femme d’affaires à succès de la milliardaire angolaise.

Le gel de ses avoirs au Portugal intervient alors qu’Isabel dos Santos a annoncé sa sortie de deux de ses importantes positions dans le pays, la banque Eurobic et le groupe énergétique Efacec.

Avec Jeuneafrique.com par Estelle Maussion

Angola : Isabel dos Santos mise en examen pour mauvaise gestion et détournement

janvier 23, 2020

Isabel dos Santos

Isabel dos Santos © AP Photo/Paulo Duarte/SIPA

 

L’étau se resserre autour de la fille de l’ancien président angolais José Éduardo dos Santos. Alors que les “Luanda Leaks” viennent d’éclater, la justice angolaise décide de poursuivre Isabel dos Santos dans le cadre d’une enquête lancée en mars 2018 sur sa gestion lorsqu’elle dirigeait la compagnie pétrolière nationale, Sonangol.

Le procureur général de la République angolaise, Hélder Pitta Grós, a déclaré mercredi 22 janvier au soir qu’Isabel dos Santos venait d’être mise en examen pour mauvaise gestion et détournement de fonds durant son mandat à la tête de la société pétrolière publique Sonangol, de juin 2016 à novembre 2017.

L’annonce a été faite juste avant le départ du procureur angolais pour le Portugal. À son arrivée ce jeudi 23 janvier au matin à Lisbonne, il a précisé qu’il venait « demander de l’aide sur beaucoup de choses », relate la presse portugaise. Hélder Pitta Grós doit rencontrer son homologue portugaise, Lucília Gago, à 15 heures.

Transfert suspect de 38 millions de dollars

La mise en examen d’Isabel dos Santos intervient après le dépôt d’une plainte pour mauvaise gestion par son successeur à la direction de Sonangol, Carlos Saturnino, et qui avait donné lieu à l’ouverture d’une enquête en mars 2018 . Une accusation qu’avait fortement contestée Isabel dos Santos via Twitter et auprès des médias. Elle avait même lancé un site internet, baptisé « Factos Sonangol », pour « rétablir la vérité ».

La justice angolaise, elle, s’est penché sur un transfert suspect de 38 millions de dollars de la Sonangol, réalisé alors que la fille de l’ancien président José Éduardo dos Santos n’en était plus la dirigeante, ce vers une société lui appartenant basée à Dubaï. La société en question, Matter Business Solutions, gérait un groupe de consultants détachés auprès de Sonangol.

Dans le cadre des « Luanda Leaks », la presse portugaise, et notamment le journal Expresso, fait état de plus de 100 millions de dollars qui auraient été transférés vers Dubaï dans des conditions suspectes. Plus de la moitié de la somme (57 millions) apparaît avoir été versée après le départ d’Isabel dos Santos de son poste. Certaines factures ne détaillent pas les prestations effectuées. Et l’autorisation des transactions aurait été signée par une nouvelle directrice de la filiale de Sonangol au Royaume-Uni, précédemment nommée par Isabel dos Santos.

Quatre autres mises en examen

Dans le cadre de la procédure sur le volet Sonangol, quatre autres personnes de nationalité portugaise sont également mises en examen en Angola. Il s’agit de Sarju Raikundalia, ancien administrateur financier de Sonangol, de Mário Leite da Silva, le principal gestionnaire des affaires d’Isabel dos Santos au Portugal (également président du conseil d’administration de la banque angolaise BFA), de Paula Oliveira, proche d’Isabel dos Santos et administratrice du groupe portugais de télécommunication NOS, et Nuno Ribeiro da Cunha, le directeur de la banque Eurobic

Jeuneafrique.com par Aurélie M’Bida et Estelle Maussion. 

 

La Réunion: le président de Région entendu dans une affaire de détournement de fonds publics

septembre 24, 2019

 

Didier Robert, président du conseil régional de La Réunion a été entendu mardi, en audition libre, pendant sept heures par les gendarmes dans le cadre d’une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics et recel de détournement de fonds publics, a appris l’AFP de source judiciaire.

Les faits supposés concernent un salaire de 6800 euros nets par mois encaissés par Didier Robert entre 2017 et 2018 en tant que PDG de la société publique locale Réunion des musées régionaux (SPL RMR). C’est la chambre régionale des comptes (CRC) qui est à l’origine de la procédure. En août 2018, elle avait rendu un rapport sur la gestion et le fonctionnement de la SPL, dans lequel elle soulignait que la rémunération du PDG s’était faite «sans autorisation du conseil d’administration».

La haute juridiction s’étonnait aussi que le PDG ait bénéficié d’un salaire augmenté «de 52% par rapport à (celui) de son prédécesseur», et «concomitamment à la décision de mise en oeuvre d’un plan de licenciement économique». Didier Robert avait démissionné de son poste de PDG en décembre 2018, en pleine crise des «gilets jaunes». La haute juridiction relevait aussi des «procédures de recrutement» jugées «opaques».

En septembre 2018, la CRC a porté l’affaire devant le parquet de Saint-Pierre. Une enquête préliminaire a été ouverte en octobre 2018 pour détournement de fonds publics et recel de détournement de fonds publics. Plusieurs personnes, notamment des salariés de la SPL, ont déjà été entendues dans cette affaire.

«Il est de mon devoir dans ce dossier de répondre à un certain nombre de questions qui sont évidemment légitimes», a commenté Didier Robert après son audition à la gendarmerie de Saint-Denis. Outre ce dossier, d’autres procédures concernent le président de Région. En avril 2019, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a saisi la justice concernant sa déclaration d’intérêts, datée de mai 2016, le soupçonnant d’avoir «omis une partie substantielle de ses revenus».

Une autre procédure portant sur le nombre de collaborateurs et conseillers techniques employés par la Région est en cours depuis plusieurs mois. Par ailleurs, en octobre 2015, une quinzaine de perquisitions ont été menées au domicile de Didier Robert et de ses proches dans le cadre d’une enquête préliminaire pour corruption ouverte par le parquet national financier, dans une affaire portant sur l’attribution des marchés de la nouvelle route du littoral.

Par Le Figaro.fr avec AFP

En Angola, le fils de l’ex-président Dos Santos incarcéré pour « détournement de fonds »

septembre 25, 2018

Ancien patron du Fonds souverain angolais, José Filomeno dos Santos avait été inculpé en mars mais laissé jusque-là sous contrôle judiciaire.

L’ex-président angolais José Eduardo dos Santos passe le relais à son successeur, Joao Lourenço, lors du congrès extraordinaire du Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA, au pouvoir), le 8 septembre 2018 à Luanda.
L’ex-président angolais José Eduardo dos Santos passe le relais à son successeur, Joao Lourenço, lors du congrès extraordinaire du Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA, au pouvoir), le 8 septembre 2018 à Luanda. Crédits : AMPE ROGERIO / AFP

Zenu

La justice angolaise a placé en détention, lundi 24 septembre, l’un des fils de l’ancien président José Eduardo dos Santos, dans le cadre d’une vaste affaire de détournement de fonds. C’est une nouvelle étape du grand nettoyage engagé contre l’ancien régime par le nouveau chef de l’Etat, Joao Lourenço.

 

Inculpé en mars mais jusque-là laissé sous contrôle judiciaire, José Filomeno dos Santos, ancien patron du Fonds souverain angolais, est le premier membre de la famille de l’ancien dirigeant du pays incarcéré.

« En raison de la complexité et de la gravité des faits et afin de garantir l’efficacité de l’enquête […], le ministère public a décidé d’appliquer aux accusés une mesure de détention préventive », a annoncé le procureur général, Alvaro Da Silva Joao. « Les éléments de preuve rassemblés dans le dossier constituent des preuves suffisantes que les accusés se sont engagés dans des activités de corruption. »

L’homme d’affaire angolo-suisse Jean-Claude Bastos de Morais, un proche du fils Dos Santos qui a géré une partie du fonds souverain, a lui aussi été placé en détention provisoire.

Transfert suspect de 500 millions de dollars

Surnommé Zenu, José Filomeno dos Santos est poursuivi pour « fraude, détournement de fonds, trafic d’influence, blanchiment d’argent et association criminelle » avec d’autres personnalités, dont l’ancien gouverneur de la Banque centrale (BNA) Valter Filipe da Silva.

Selon le ministère angolais des finances, le fils de l’ex-président est soupçonné d’avoir mis au point, alors qu’il dirigeait le fonds souverain, une gigantesque fraude qui aurait pu lui permettre de détourner, avec ses complices, jusqu’à 1,5 milliard de dollars. Cette escroquerie avait été maquillée en un plan qui devait permettre à l’Angola de bénéficier de 35 milliards de dollars de financements, avec une fausse garantie de la banque Credit suisse. Elle avait été découverte à la faveur d’un transfert suspect de 500 millions de dollars vers le compte londonien du Crédit suisse, bloqué par les autorités britanniques.

Le ministère public suisse a de son côté annoncé en mai avoir ouvert une enquête pour « blanchiment d’argent » dans cette affaire et mené plusieurs perquisitions.

José Filomeno dos Santos avait été nommé en 2013 par son père à la tête d’un fonds souverain créé un an plus tôt et doté d’un capital de 5 milliards de dollars, puisés dans les revenus pétroliers du pays. Il a été limogé en janvier 2018 par le nouveau président angolais, Joao Lourenço.

« Ceux qui se sont enrichis illicitement »

José Eduardo dos Santos a quitté la tête du pays en septembre 2017, après trente-huit ans d’un règne sans partage pendant lequel il a mis l’économie en coupe réglée au profit d’une poignée de proches.

Au nom de la lutte contre la corruption, Joao Lourenço a depuis un an limogé de nombreux barons du régime de son prédécesseur, fonctionnaires, patrons d’entreprises publiques ou hauts responsables de l’armée et de la police. Il a ainsi écarté sa fille, Isabel dos Santos – considérée comme la femme la plus riche d’Afrique –, de la présidence de la compagnie pétrolière publique Sonangol. Ce grand ménage a suscité de vives tensions entre les partisans de l’ancien et du nouveau chef de l’Etat.

Joao Lourenço a pris au début du mois à José Eduardo dos Santos les rênes du parti au pouvoir, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA). A cette occasion, il a confirmé, devant son prédécesseur, sa volonté de purger le pays de « la corruption, le népotisme, la flatterie et l’impunité qui [y] ont régné ces dernières années et [ont] fait tant de mal à [son] économie ». Il a ensuite fustigé, sans les nommer, « ceux qui se sont enrichis facilement, illicitement et donc de façon injustifiable aux dépens […] de tous les Angolais ».

L’incarcération de José Filomeno dos Santos a été saluée par le principal parti d’opposition. « Le président tient ses promesses », s’est félicité auprès de l’AFP Alcides Sakala, député et porte-parole de l’Unita. « L’Angola doit devenir un pays normal […] un Etat de droit et démocratique. »

« Nous respectons la séparation des pouvoirs », a de son côté réagi Joao Pinto, député du MPLA (au pouvoir). « Si des fautes ont été commises, il appartient aux tribunaux de les juger et, le cas échéant, de les réprimer. »

Lemonde.fr

 

Congo: Sassou menace Ondongo et Bouya d’arrestation si les chinois ne libèrent pas l’argent volé

septembre 1, 2018

Ministre Gilbert Ondongo


En marge du sommet Chine -Afrique du 3 au 4 septembre prochain à Pekin, Denis Sassou Nguesso aura des entretiens approfondis avec le président chinois, notamment sur la question des fonds appartenant à deux ministres et que la Chine refuse de débloquer. Ce sont près de 8000 milliards de Jean Jacques Bouya et Gilbert Ondongo, détournés des fonds des générations futures, que le Congo tente de récupérer pour booster ses finances en banqueroute. Lors d’une réunion familiale, Sassou aurait promis de la misère à ces deux ministres s’il rentrait bredouille de Pékin.

Alors que les deux principaux voleurs de la république continuent leur villégiature au gouvernement de la république, le Congo attend une clémence du FMI pour se relancer économique à court terme. Quel que soit l’aide du FMI, il est évident que dans peu d’années, le pays sombrera de nouveau dans une crise, à cause des mauvais choix chroniques et innés de ses dirigeants.

C’est dans cette optique que Denis Sassou Nguesso, connaisseur des ses capacités destructrices tente de se passer du FMI, en misant essentiellement sur ses nouveaux alliés chinois et arabes. Mais les chinois d’une part, ont ouvert les yeux et sont au courant de l’opulence et incompétence des dirigeants congolais.

Malgré tous les prêts accordés à ce pays, rien de conséquent n’a été fait et ils reviennent encore avec les mêmes doléances. Pour un projet de 50 milliards, Sas sou et sa bande empruntaient 150 et le plus souvent, l’ouvrage restait inachevé.

Face à cette nouvelle donne de son partenaire chinois, qui lors de son dernier voyage, lui a rappelé que ses ministres possédaient dans des banques de Hong Kong, une quantité barbare d’argent, Denis Sassou Nguesso a utilisé la menace contre eux.

Sacer-infos.com

 

Congo: La majorité présidentielle demande le rapatriement des fonds détournés et placés dans les paradis fiscaux (Tsaty Mabiala)

août 14, 2018

 

Pascal Tsaty Mabiala

 

Le chef de l’opposition congolaise, Pascal Tsaty Mabiala a affirmé qu’au-delà de la crise économique et financière qui sévit dans le pays, le Congo est plus victime de la mal gouvernance due à la corruption à grande échelle qui, selon lui, a atteint déjà le niveau «d’un cancer en métastase ».

«Plus personne ne s’en cache, la majorité présidentielle elle-même l’admet et demande, sans conviction, le rapatriement des fonds énormes détournés et placés dans les paradis fiscaux par des cadres évoluant au sein de cette famille politique, sans les désigner », a déclaré Pascal Tsaty Mabiala, lors de la conférence de presse qu’il a animé le 13 août 2018 à Brazzaville.

Pour Pascal Tsaty Mabiala,  l’actuelle Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude ne garantissait pas une vraie indépendance et ne peut accomplir sa tâche jusqu’au bout, étant donné qu’elle est sous tutelle de la Primature.

«Cette structure doit être simplement dissoute au profit d’un autre organe plus indépendant et crédible, dont les membres devraient être les officiers de police judiciaire et les magistrats intègres », a suggéré le député de Loudima tout en exigeant du gouvernement des mesures rigoureuses afin qu’un programme soit conclu avec le FMI, qui,  pour la sixième fois, venait de renvoyer sine die l’examen du dossier du Congo, alors qu’il était inscrit dans l’ordre du jour de son dernier conseil d’administration.

Abordant la question du département du Pool (sud), le chef de l’opposition congolaise a reconnu que des efforts considérables sont déjà accomplis. Il a cependant demandé que la population victime soit indemnisée.

S’exprimant enfin sur le drame ayant coûté la vie à treize (13) jeunes congolais alors qu’ils étaient en détention au Commissariat de police de Chacona, au quartier Mpila à Brazzaville, M. Tsaty Mabiala a une fois de plus demandé « la démission du ministre congolais de la Communication et du procureur de République pour gros mensonge d’Etat ».

Sacer-infos.com par Stany Franck

Le beau-frère du roi d’Espagne, Iñaki Urdangarin, incarcéré

juin 18, 2018

Photo d’archives du 23 février 2017 du beau-frère du roi d’Espagne, Inaki Urdangarin, à sa sortie du tribunal de Palma de Majorque / © AFP/Archives / JAIME REINA

Le beau-frère du roi d’Espagne, Iñaki Urdangarin, a été incarcéré lundi après sa condamnation pour détournement de fonds à cinq ans et 10 mois de prison, épilogue d’une affaire qui a terni l’image de la monarchie espagnole.

Ce dénouement apporte « la certitude que la justice est la même pour tous et que personne n’est au-dessus de la loi », a commenté lundi soir le Premier ministre Pedro Sanchez lors d’une interview télévisée.

Ex-handballeur deux fois médaillé de bronze aux Jeux olympiques avec l’Espagne, le mari de l’infante Cristina s’est présenté vers 08H00 (06H00 GMT) à la prison de Brieva, une localité située à une centaine de kilomètres au nord de Madrid, a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’administration pénitentiaire.

Comme les autres condamnés en liberté, Urdangarin, 50 ans, a pu choisir lui-même l’établissement dans lequel effectuer sa peine, à condition de s’y rendre volontairement.

La prison choisie par le beau-frère de Felipe VI est un petit établissement d’une capacité d’accueil de 162 personnes, réservé principalement aux femmes mais disposant d’un pavillon pour les hommes, qui était jusqu’à son arrivée inoccupé.

Après sa condamnation en appel mardi, la justice lui avait donné jusqu’à lundi soir à minuit (22H00 GMT) pour se rendre en prison.

Le feuilleton judiciaire entamé au début des années 2010 et qui a terni l’image de la monarchie espagnole se finit donc derrière les barreaux pour l’ex-« gendre idéal » de l’ancien roi Juan Carlos.

Urdangarin avait été condamné en première instance en février 2017 par le tribunal de Palma de Majorque (archipel des Baléares) à six ans et trois mois de prison pour avoir détourné entre 2004 et 2006 avec un associé des subventions attribuées à la fondation à but non lucratif Noos qu’il présidait.

Une peine légèrement revue à la baisse à cinq ans et dix mois en appel par la Cour suprême de Madrid.

Urdangarin dispose toujours d’un recours possible devant le tribunal constitutionnel, qui n’est toutefois pas suspensif pour les peines supérieures à cinq ans, selon la jurisprudence observée jusqu’ici par cette instance.

– Image de la monarchie ternie –

L’incarcération d’Urdangarin intervient alors que Felipe VI est en visite officielle aux Etats-Unis où il doit rencontrer le président américain Donald Trump mardi. Interrogée la semaine dernière après la condamnation d’Urdagarin, la maison royale s’était contenté de faire part de son « respect absolu pour l’indépendance du pouvoir judiciaire ».

L’enquête impliquant Urdangarin avait démarré au début des années 2010, alors que l’Espagne s’enfonçait dans la crise économique.

Combinée à d’autres scandales concernant cette fois le roi Juan Carlos, comme un voyage au Botswana pour une partie de chasse à l’éléphant en 2012 ou ses relations avec une aristocrate allemande, cette affaire avait sérieusement terni l’image de la monarchie. Au point de précipiter l’abdication du roi en faveur de son fils Felipe en juin 2014.

Avant cette affaire, Urdangarin avait été durant 14 ans membre de plein droit de la famille royale. Du 4 octobre 1997, jour de ses noces somptueuses avec Cristina de Bourbon, jusqu’au 12 décembre 2011, date à laquelle il a été déclaré persona non grata au palais, écarté pour conduite « non exemplaire »…

Ecarté avec l’infante Cristina des cérémonies officielles, Urdangarin s’est vu retirer ensuite par le nouveau roi Felipe VI le titre de duc qui lui avait été concédé le jour de son mariage.

Le couple s’était installé en 2013 à Genève, loin des paparazzis, avec ses quatre enfants.

Romandie.com avec(©AFP / 18 juin 2018 23h46)