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Malaisie: l’ex-Premier ministre Najib Razak arrêté dans le cadre du scandale 1MDB

septembre 19, 2018

L’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak à Kuala Lumpur, le 10 août 2018 / © AFP/Archives / Mohd RASFAN

L’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak a été arrêté mercredi et va être mis en examen dans le cadre d’une enquête sur des soupçons d’appropriation illicite de 628 millions de dollars du fonds d’investissement public 1MDB, lié à un vaste scandale qui secoue le pays depuis trois ans.

La Commission anti-corruption malaisienne a indiqué avoir obtenu le placement en détention de Najib Razak dans son enquête sur des détournements de fonds présumés de 1MDB et « l’arrivée de 2,6 milliards de ringgits (628 millions de dollars) sur son compte personnel », selon un communiqué.

Ce scandale et les soupçons de détournement de vastes sommes de ce fonds d’investissement par l’ex-Premier ministre et ses alliés ont joué un rôle clé dans la défaite aux élections de mai de la coalition qu’il dirigeait face à l’alliance réformiste de Mahathir Mohamad.

L’actuel Premier ministre de 93 ans a fait son retour au pouvoir en se présentant contre son ex-protegé Najib Razak et a rouvert les enquêtes liées au fonds 1MDB qui avaient été étouffées par le précédent gouvernement.

Le nouveau gouvernement a annoncé qu’il souhaitait récupérer les fonds détournés de la société publique 1Malaysia Development Berhad (1MDB), créée initialement pour moderniser le pays.

Depuis qu’il a perdu le pouvoir, Najib Razak a déjà été placé en détention brièvement et mis en examen pour plusieurs chefs d’accusation liés au détournement présumé de quelque 10 millions de dollars d’une ancienne entité du fonds 1MDB.

Mais son arrestation mercredi est directement liée à l’une des accusations les plus graves à son encontre dans ce vaste scandale, à savoir le transfert d’importantes sommes vers son compte en banque avant les élections de 2013.

Après une première enquête sur ces faits, il avait été blanchi en 2015, le procureur ayant alors affirmé que les fonds étaient un don personnel de la famille royale saoudienne.

Alors que les accusations se multipliaient à son égard, Najib Razak avait pris un tournant plus autoritaire, évinçant les critiques du gouvernement et faisant voter des lois destinées, selon les analystes, à réduire au silence toute opposition.

Najib Razak va être présenté à la justice jeudi et sera mis en examen sur la base de ces accusations, a annoncé la Commission anti-corruption.

– 4,5 milliards de dollars détournés –

L’ex-Premier ministre et ses proches sont accusés d’avoir utilisé les fonds détournés pour acheter une grande quantité de biens, comme des oeuvres d’art, des sacs à main de luxe, des montres ou des propriétés aux Etats-Unis.

Le département d’Etat américain à la Justice, qui cherche à récupérer des biens acquis illégalement, estime que 4,5 milliards de dollars au total ont été détournés de ce fonds.

Pour James Chin, expert de la Malaisie de l’Université de Tasmanie, cette mise en détention est « plus significative » que les précédentes.

« Je pense que les Malaisiens vont êter très, très contents. Certains se plaignaient que le gouvernement n’avançait pas assez rapidement sur l’affaire 1MDB », a-t-il expliqué à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / (19 septembre 2018 13h29)

Un diplomate brésilien admet avoir organisé la fuite d’un opposant bolivien

août 26, 2013

BRASILIA (Etat de Brasilia) – Un diplomate de l’ambassade du Brésil en Bolivie a reconnu lundi avoir organisé la fuite d’un opposant bolivien qui était réfugié dans la représentation diplomatique brésilienne de La Paz depuis 455 jours.

J’ai choisi la vie. J’ai choisi de protéger une personne, un persécuté politique, a déclaré Eduardo Saboia à la chaîne brésilienne TV Globo, au lendemain de l’arrivée de l’opposant bolivien Roger Pinto à Brasilia. Le diplomate a assuré avoir agi de son propre chef.

Le sénateur bolivien, qui restait bloqué dans la représentation brésilienne en Bolivie depuis 15 mois faute de sauf-conduit accordé par la Paz, a quitté la capitale bolivienne à bord d’un véhicule de l’ambassade, escorté par une autre voiture avec à son bord des militaires brésiliens. Au terme d’un voyage de 1.600 km, le mini-cortège a gagné la ville frontalière brésilienne de Corumba (Etat du Mato Grosso do Sul, ouest), où l’opposant a ensuite pris un vol pour Brasilia, a expliqué le diplomate.

Il existait un risque imminent pour la vie et la dignité du sénateur, a encore justifié M. Saboia, expliquant que la santé et le moral de l’opposant s’étaient sérieusement détériorés ces dernières semaines.

Arrivé lundi à Brasilia, le diplomate a indiqué avoir été rappelé par son ministère de tutelle pour s’expliquer.

Le sénateur du parti Convergence Nationale (CN, droite) s’était réfugié le 28 mai 2012 à l’ambassade du Brésil à La Paz, où il avait déposé une demande d’asile après s’être plaint de persécutions politiques du gouvernement, dont il accuse plusieurs proches d’être liés à des trafiquants de drogue.

M. Pinto affirmait alors faire l’objet de 20 procès pour divers motifs paralysant selon lui ses activités politiques. Il avait même été condamné par la justice à un an de prison pour détournements de fonds alors qu’il était gouverneur de la province de Pando (nord).

Brasilia lui avait accordé le droit d’asile peu après son arrivée à l’ambassade, mais La Paz refusait de lui octroyer un sauf-conduit sous le prétexte qu’il faisait l’objet de plusieurs accusations de corruption. Selon le gouvernement, il s’agit d’une affaire judiciaire et non politique.

Son cas a suscité des frictions entre la Bolivie et le Brésil. Le président bolivien Evo Morales avait qualifié l’année dernière d’erreur le droit d’asile accordé par Brasilia et sa ministre de la Communication Amanda Davila avait accusé l’ambassadeur brésilien de jouer un rôle politique et non diplomatique.

Le gouvernement bolivien a annoncé lundi avoir ouvert une enquête sur les circonstances de cette fuite.

Dimanche soir, Mme Davila a expressément demandé des informations aux autorités brésiliennes, tout en assurant que cette affaire n’affectait pas les relations entre les deux pays.

Romandie.com avec (©AFP / 26 août 2013 17h56)

Haïti: l’ancien dictateur Duvalier s’est présenté devant la justice

février 28, 2013
Photo Par Hector Retamal - L'ancien dictateur d'Haïti Jean-Claude Duvalier, visé par plusieurs plaintes d'anciens opposants, et qui avait refusé à trois reprises de comparaître devant la justice, s'est présenté jeudi devant une cour d'appel de Port-au-Prince
  • AFP/AFP/Archives – Photo Par Hector Retamal – L’ancien dictateur d’Haïti Jean-Claude Duvalier, visé par plusieurs plaintes d’anciens opposants, et qui avait refusé à trois reprises de comparaître devant la …plus  justice, s’est présenté jeudi devant une cour d’appel de Port-au-Prince  moins 

L’ancien dictateur d’Haïti Jean-Claude Duvalier, visé par plusieurs plaintes d’anciens opposants, et qui avait refusé à trois reprises de comparaître devant la justice, s’est présenté jeudi devant une cour d’appel de Port-au-Prince, a constaté un correspondant de l’AFP.

Costume sombre, chemise blanche, Jean-Claude Duvalier s’est assis dans la salle du tribunal avec sa compagne Véronique Roy.

A l’extérieur du bâtiment, plusieurs dizaines de personnes qui portaient des vêtements aux couleurs noir et rouge de l’ancien régime manifestaient en faveur de l’ancien dictateur, criant « Vive Duvalier ».

La salle d’audience était remplie, avec notamment des anciennes victimes venues pour témoigner.

M. Duvalier est visé par plusieurs plaintes pour arrestations arbitraires, tortures et détentions illégales. Le 21 février dernier, suite à sa troisième absence, le juge Jean-Joseph Lebrun avait délivré un mandat d’amener à l’encontre de « Baby Doc » Duvalier.

En janvier 2012, un an après son retour en Haïti suite à 25 ans d’exil en France, un juge d’instruction avait ordonné son renvoi devant un tribunal correctionnel pour détournements de fonds mais n’avait en revanche pas retenu les poursuites pour crimes contre l’humanité, estimant que les faits étaient prescrits.

Cette décision avait provoqué l’indignation des organisations de défense des droits de l’homme et des victimes qui avaient fait appel.

Mais les défenseurs de « Baby Doc », âgé de 61 ans, ont formé un pourvoi en cassation et estiment que la cour d’appel devant laquelle comparaissait « Baby Doc » jeudi est par conséquent « dessaisie » du dossier.

Le Collectif contre l’impunité, composé d’anciennes victimes de la dictature des Duvalier père et fils (1957-1986), a rappelé dans un communiqué qu’il avait demandé de « rouvrir une instruction digne de ce nom ».

« Sans cela, il n’y aura plus de cas Duvalier, vu que l’Etat pourrait agréer à l’abandon des poursuites pour délits financiers. Duvalier pourrait alors accéder aux fonds bloqués en Suisse », a-t-il prévenu.

AFP

Côte d’Ivoire – Affaire des déchets toxiques : Charles Koffi entendu par la police judiciaire

juin 8, 2012

Le président de l’association des victimes de l’affaire des déchets toxiques d’Abidjan, Charles Koffi, a été arrêté le 6 juin. Selon ses proches, il aurait été inculpé de divers chefs d’accusation, notamment dénonciation calomnieuse à l’encontre du Premier ministre, Jeannot Ahoussou Kouadio.

Le président du Réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-ci), Charles Koffi, a été interpellé mercredi à 10 heures 45 par la police ivoirienne. Charles Koffi était alors à la tête d’une manifestation, devant le Palais de justice d’Abidjan, et réclamait la démission du Premier ministre, Jeannot Ahoussou Kouadio, la réhabilitation du juge Juliette Dosso, qui aurait été dessaisie de l’affaire des déchets toxiques, et  l’arrestation de toutes les personnes accusées de détournements de fonds dans l’enquête menée par la police économique et financière.

Pour rappel, en juillet 2011, Charles Koffi a déposé une plainte devant le tribunal de première instance d’Abidjan pour ne pas avoir reçu l’intégralité des dédommagements des victimes accordés par Trafigura. Sur un total de 22, 5 milliards de F CFA, environ 4,65 milliards de FCFA ne sont jamais parvenus aux victimes – soit 7 millions d’euros.

Charles Koffi est accusé de plusieurs chefs d’inculpation dont l’atteinte à l’ordre public, menée d’activités subversives et  dénonciation calomnieuse à l’encontre du chef du gouvernement ».

Jean-François Koffi, frère de Charles Koffi et conseiller juridique du Renadvidet

Cette plainte a donné lieu à une enquête de la Direction de la police économique et financière qui recommande des poursuites pour « faux, usage de faux, détournements de fonds, recel et complicité » à l’encontre de trois personnalités : Claude Gohourou, un leader estudiantin pro-Gbagbo aujourd’hui en exil, Cheick Oumar Kone, le patron du célèbre club de football de l’Africa Sports et du groupe Koneco (transferts d’argent, sécurité, tourisme), et Adama Bictogo, le ministre de l’Intégration africaine. Ce dernier a été démis de ses fonctions par décret le 22 mai dernier.

Jeannot Ahoussou Kouadio à la manoeuvre

Charles Koffi est détenu depuis mercredi au siège de la police judiciaire à Abidjan. « Nous avions reçu toutes les autorisations nécessaires du ministère de l’Intérieur, indique Jean-François Koffi, frère de Charles Koffi et conseiller juridique du Renadvidet. L’ordre de son arrestation est venu de la Primature. Il est accusé de plusieurs chefs d’inculpation dont l’atteinte à l’ordre public, menée d’activités subversives et dénonciation calomnieuse à l’encontre du chef du gouvernement ».

Selon nos informations, Charles Koffi pourrait être transféré dans les prochains jours à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Ses soutiens tentent actuellement d’intercéder auprès du président de la république pour obtenir sa libération.

Jeuneafrique.com