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Canada: Le NPD veut alléger le fardeau financier des étudiants

août 28, 2021

Le chef du Nouveau parti démocratique (NPD) Jagmeet Singh a promis de s’attaquer à « la crise de la dette étudiante » et à se battre pour les programmes universitaires francophones hors Québec s’il devenait premier ministre, samedi, lors d’un arrêt de campagne à Sudbury, en Ontario.

Le chef du Nouveau parti démocratique Jagmeet Singh a fait un point de presse devant les locaux de l’Université Laurentienne à Sudbury.

© /Radio-Canada Le chef du Nouveau parti démocratique Jagmeet Singh a fait un point de presse devant les locaux de l’Université Laurentienne à Sudbury.

Prenant la parole devant les locaux de l’Université Laurentienne, Jagmeet Singh a annoncé diverses mesures de son plan pour venir en aide aux étudiants canadiens.

Tout d’abord, il supprimerait les intérêts sur les prêts étudiants fédéraux Ensuite, il allouerait un congé de cinq ans aux nouveaux diplômés avant de commencer à rembourser leur prêt étudiant fédéral après avoir terminé leurs études.

De plus, il annulerait jusqu’à 20 000 $ de dettes d’études. L’admissibilité à cette mesure serait basée en fonction du revenu de l’étudiant. Selon le parti, cette proposition effacerait 20 % de toutes les dettes étudiantes pendant la première année de ce programme et offrirait du soutien à 350 000 finissants.

Par surcroît, il doublerait les subventions canadiennes non remboursables aux étudiants».

Les partis fédéraux doivent donner priorité aux transferts en santé, selon François Legault

« Les jeunes ne devraient pas commencer leur vie sous une montagne de dettes. Au lieu d’aider à réduire les coûts, Justin Trudeau laisse les jeunes crouler sous des dettes étudiantes aussi grosses que des hypothèques. Et la pandémie n’a fait qu’empirer les choses, a déclaré le chef.

Dans son communiqué de presse, le parti indique que les étudiants canadiens ont payé plus de quatre milliards de dollars en intérêts pour leurs prêts sous le gouvernement Trudeau. Il ajoute que plus de la moitié des étudiants ont contracté une dette et que le prêt moyen avoisine les 28 000 $.

De plus, le leader du NPD a dit qu’il viendrait en aide à l’Université Laurentienne, située à Sudbury, qui est bilingue. L’institution a récemment dû annoncer des coupures dans ses programmes francophones. Le chef dit que ça n’aurait pas dû arriver.

Nous sommes déterminés à rebâtir l’Université Laurentienne aux côtés des communautés autochtones et francophones», affirme le NPD.

Du même souffle, M. Singh dit vouloir protéger et investir dans les programmes universitaires francophones à l’extérieur du Québec. Il a reconnu que l’accès à ces services est souvent difficile, que le Canada est un pays bilingue et que que l’on doit remédier à la situation.

Avec Yannick Donahue 

La Chine demande aux États-Unis de payer leurs dettes à l’Onu

mai 15, 2020

La Chine demande aux membres de l’Onu de «remplir pleinement leurs obligations financières» à l’égard de l’organisation, indique vendredi un communiqué chinois en citant explicitement les États-Unis qui ont accusé en retour Pékin de chercher à faire oublier sa «mauvaise gestion» de la pandémie.

«Au 14 mai, les contributions à devoir au budget de fonctionnement et au budget des opérations de paix sont respectivement de 1,63 milliard et 2,14 milliards de dollars», précise le communiqué de la mission chinoise auprès de l’Onu, qui s’appuie sur un rapport récent du secrétariat des Nations unies et une réunion jeudi. Incluant des arriérés remontant sur plusieurs années, «les États-Unis sont le plus gros débiteur, devant 1,165 milliard» pour le budget de fonctionnement «et 1,332 milliard de dollars» pour les opérations de paix, affirme aussi le communiqué chinois, des chiffres qui sont contestés par Washington.

Les États-Unis sont le premier contributeur financier à l’Onu en payant 22% du budget annuel de fonctionnement (totalisant environ trois milliards de dollars) et 25% du budget annuel des opérations de paix (environ six milliards de dollars). Formellement, les États-Unis sont tenus d’acquitter près de 28% de ce dernier budget, mais en vertu d’une décision du Congrès appliquée par le président Donald Trump depuis 2017, les États-Unis ne payent que 25%, accumulant chaque année l’équivalent de près de 200 millions de dollars de dettes.

Interrogée sur l’appel chinois, la mission diplomatique américaine à l’Onu a estimé que la Chine cherchait à nouveau à «détourner l’attention de sa dissimulation et de sa mauvaise gestion de la crise du Covid-19». «Les États-Unis ont récemment effectué un paiement de 726 millions de dollars pour sa contribution aux opérations de paix» et comme chaque année paieront la majorité de celle-ci en fin d’année, a ajouté un porte-parole de la mission. Concernant les arriérés américains pour les opérations de paix, ils sont de «888 millions de dollars», dont «deux tiers» viennent de la différence entre les pourcentages de 27,89% et 25% depuis 2017, a aussi fait valoir la mission américaine.

A l’Onu, le paiement des contributions des pays membres pour les opérations de paix a une incidence directe sur le remboursement dû aux pays contributeurs de troupes pour sa quinzaine d’opérations de paix dans le monde. Dans son rapport du 11 mai, le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres note à ce sujet qu’il «pourrait y avoir des retards importants vers le milieu de l’année, à moins que la situation de trésorerie de toutes les missions ne s’améliore sensiblement».

Au 14 mai, près d’une cinquantaine d’États sur 193, dont la Chine, avaient payé la totalité de leurs contributions dues à l’Onu, comme le relève dans son communiqué Pékin, deuxième contributeur financier aux Nations unies, loin derrière les États-Unis. La Chine paie environ 12% du budget de fonctionnement et 15% du budget des opérations de paix.

Avec Le Figaro avec AFP

Mouss Diouf : son état de santé ne s’améliore pas

novembre 5, 2011

« Mouss ne va pas bien »

Sandrine, la compagne de Mouss Diouf, donne des nouvelles de l’acteur. Il ne se remet toujours pas de son AVC survenu en juin 2009.

Le cauchemar de Mouss et Sandrine Diouf a débuté le 24 juin 2009. Un dîner au restaurant en amoureux, un mal de tête qui s’accentue et Mouss se rend aux toilettes. Il ne revient pas et sa compagne est alertée par le directeur de l’établissement. « Je me précipite et le retrouve transpirant, en proie à des vomissements et le teint verdâtre », explique la jeune femme dans les colonnes de TV Magazine. Les pompiers arrivent et Mouss est immédiatement transporté à la Pitié-Salpêtrière. Encore conscient, son mari aura quelques mots réconfortants pour elle : « Il m’a pris la main et m’a dit : “Ne t’inquiète pas” », se remémore-t-elle. Elle rentre, seule, chez son amie Cécile de Ménibus, ne sachant pas ce qu’elle peut faire pour se rendre utile. À l’hôpital, personne ne lui répond. Mais vers cinq heures du matin, les médecins contactent Sandrine : « C’est très grave, il est dans le coma », lui disent-ils. Elle arrive, et « là, la vision de Mouss est horrible. Il est allongé dans ce lit, avec des machines partout autour de lui ».

« Après cinq jours d’hôpital, les médecins nous disent qu’il va décéder, car on ne peut pas dialyser un patient dans le coma. Ils sont formels, Mouss va devenir un légume puis mourir », assure-t-elle. Mais au bout d’un mois, le comédien commence à donner des signes encourageants. « Un petit espoir renaît. Mouss se bat. Il bouge les doigts ou les yeux quand nous lui parlons », raconte-t-elle. Avec l’accord de ses médecins, et parce que son compagnon le souhaite aussi, il est transféré à Marseille, là où il vit à l’année avec Sandrine et Isaac, leur fils de six ans. Mais comme un malheur ne vient jamais seul, Sandrine se retrouve avec une facture de 300 000 euros pour les frais d’hospitalisation. La raison : la carte de séjour de Mouss Diouf n’est plus valable. Heureusement, Sandrine « arrive à rassembler tous les papiers, à monter un dossier et à effacer la dette ». Il se remet, petit à petit, jusqu’à ce nouvel accident en février 2010. « Des complications surgissent. Mouss a de la fièvre, il faut l’opérer en urgence. À nouveau, on m’annonce qu’il va décéder. Encore une fois, Mouss se bat. Et il s’en sort », révèle-t-elle. Inapte à gérer les affaires de la famille, il est mis sous tutelle et Sandrine découvre l’impensable : « Mouss a 882 000 euros de dettes fiscales ». Une situation qu’elle n’avait jamais imaginé jusqu’alors.

Le 6 juillet dernier, Mouss Diouf est enfin rentré chez lui. « J’ai l’appui d’un auxiliaire de vie le jour, mais, la nuit, je dois gérer seule. Mouss ne marche pas. Mouss ne va pas bien. Il a une grave maladie neurologique », a-t-elle conclu. Une maladie dont on ne sait s’il parviendra un jour à se relever.

Voici.fr par M-A.K.

La République bananière du Congo ne paie ses dettes

septembre 17, 2011

Le PDG ODZALI bloque les comptes du Congo en France

Incroyable, mais vrai ! Les comptes du Congo Brazzaville en France sont saisis depuis août 2011 par, le Kani, membre du parti au pouvoir (PCT), le PDG des Brasseries africaines de Brazzaville (BAB), François ODZALI.

L’homme d’affaires veut ainsi recouvrer 23 milliards 51 millions 130.781 francs CFA que l’Etat lui doit, en guise de dédommagement, après le pillage que sa société avait subi pendant la guerre du 5 juin 1997.

L’heure est grave !

Les conséquences de cette saisie sont nombreuses. Notamment à l’ambassade du Congo en France auprès de l’Unesco à Paris. Les personnels diplomatiques ne toucheront plus leurs salaires, puisque leur argent qui est transféré dans les comptes de ces deux missions diplomatiques est bloqué au profit de Monsieur François ODZALI, aussi longtemps que ce dernier n’aura pas obtenu sa créance. Les bourses des étudiants en France ne seront plus payées. De même, les indemnités de survie pour les diplomates et agents locaux malades ne seront plus payées.

Du coup, tous ces Congolais qui attendent leur argent via l’ambassade du Congo en France et la délégation du Congo auprès de l’Unesco en France, ne pourront plus faire face à certaines obligations de nature contractuelle comme les loyers et les avances bancaires.

Un casse-tête pour les autorités congolaises !

Cette situation met naturellement mal à l’aise l’Ambassadeur du Congo en France monsieur Henri LOPES. Il s’est adressé au ministère français des Affaires étrangères et européennes, pour rappeler le principe de l’immunité diplomatique dont sont couverts les biens appartenant aux missions diplomatiques (comme les comptes bancaires), conformément à la convention de Vienne.
Partant de ce principe, M. Henri LOPES a sollicité une main levée sur ces comptes. Malheureusement, aucune démarche ne saurait aboutir avant octobre 2011 a-t-on fait comprendre à Son Excellence Henri LOPES.

Selon nos informations, le gouvernement congolais a décidé, pour contourner la difficulté, que l’argent en provenance du Congo Brazzaville et destiné à son ambassade en France, ne soit plus transféré par voie bancaire, mais transporté physiquement à la main, dans les valises diplomatiques, jusqu’à ce que les comptes soient débloqués.

A la dernière minute, selon certaines indiscrétions, quelques citoyens qui veulent allumer le feu, sont en train de s’activer pour saisir les valises diplomatiques en provenance du Congo Brazzaville pour la France.

Mais, à quoi pourrait-on assister demain ?

Si l’Etat congolais accepte la proposition de son ambassade en France, l’on assistera à une fouille systématique de ces valises, puisqu’il est interdit de transporter de grosses sommes d’argent par cette voie.
Du coup, la fameuse « immunité diplomatique » décrite dans la convention de Vienne volera aussi en éclats et même là aussi, cette proposition ne fera pas non plus plaisir certainement à Monsieur François ODZALI et ses huissiers que nous avons joint tout récemment en France.
Rappel des raisons de la démarche de Monsieur ODZALI

François ODZALI, a agi ainsi parce qu’il a constaté que l’État congolais qui avait promis de le dédommager, n’applique toujours pas depuis l’an 2000 la décision du tribunal de grande instance de Brazzaville (Cf. Ordonnance du 05 janvier 2000 sur les modalités de paiement de la créance de 23 milliards 51 millions 130.781 francs CFA).

Il a donc saisi, en compagnie de ses avocats, le tribunal de grande instance de Paris, en vertu de la Convention de coopération en matière judiciaire signée le 1er janvier 1974 entre la République du Congo et la République Française.

Et, le tribunal de Paris a rendu une ordonnance, le 12 mai 2011 en forme des référés, dont l’exécution s’est traduite par une saisie – attribution concernant la République du Congo ou l’une de ses émanations, notamment la SNPC et l’ex – Cotrade. Cette saisie – attribution a été effectuée par la société civile professionnelle d’huissiers de justice de France.

A Brazzaville par contre, cette affaire risque de faire beaucoup de victimes dans le rang des magistrats qui ont rendu le verdict et des avocats de l’État qui n’avaient pas interjetés l’appel de cette décision qui semble être fallacieuse aux dires de certains dignitaires qui ont requis l’anonymat que Talassa a interrogé.

A ce jour, le pouvoir diabolique de Brazzaville craint qu’il ouvre une boîte de pandore avec certaines personnes qui ont aussi subit des affres de guerre et d’autres qui ont des décisions en main, le cas de Serge BERREBI.

Les jours qui viennent nous diront davantage sur ce bras de fer entre l’homme d’affaires et son gouvernement qui a pourtant beaucoup d’argent mais qui n’aime pas payer ses dettes.
Nous y reviendrons dans nos prochaines diffusions….

DICTATEURS ET COHORTE, REPENTEZ-VOUS !

Le « printemps arabe » vient de frôler l’Afrique centrale par l’Angola

Qui a dit que le Printemps Arabe représente un phénomène socio politique très contagieux et épidémique qui, à l’instar du Choléra n’épargnera aucune dictature en Afrique ?

Qui a dit qu’après le tour des pays du Maghreb, le printemps Arabe, un peu à l’image des saisons, va devoir changer de zones géographiques en s’installant dans le Bassin du Congo et tout le Golfe de Guinée, devenu le sanctuaire des régimes autocratiques et impopulaires.

La déconstruction de la Françafrique, œuvre personnelle de Jacques FOCCART en vue de pérenniser le néocolonialisme, serait-elle déjà en marche ? Qui sait ?

Rien. Absolument, rien ne pourrait empêcher, ici et maintenant, que les vents du Printemps ne frappent à la porte de nos régimes pseudo démocratiques d’Afrique noire, membres de la tristement célèbre « Françafrique ».

En effet, tant que la misère sociale sera présente et plus accélérée que d’habitude, tant que les élections ne seront qu’une ruse indigène au profit des Chefs d’État impopulaires et tyrans, l’idée de changement ne quittera les esprits des populations plongées dans la pauvreté et les privations de tout genre.

Heureux, aussi, ceux qui, en bons citoyens visionnaires et très prudents, n’ont cessé de penser à l’effet de contagion du « Printemps Arabe » dans les pays du Golfe de Guinée, en Afrique centrale, une zone maritime très riche en pétrole et en ressources minières, fauniques et floristiques : le Bassin du Congo, un eldorado pour toutes les grandes puissances Occidentales ( !)

L’analyse prémonitoire d’un sage d’Epéna au DG du journal Talassa

En séjour très prolongé à Epéna, dans la Likouala, courant juin 2011, le DG de Talassa monsieur Ghys Fortuné DOMBE BEMBA, toujours à l’affût de l’information, avait eu la chance de rencontrer un sage de cette localité, M. EKAYA-MOTOMBA.

Ce dernier, octogénaire et sûr dans ses propos avait déclaré ceci : « Mon fils ! Ce qui se passe présentement chez nos frères arabes, pourrait bien nous arriver et nous surprendre à la manière d’une tornade en pleine saison sèche ! ».

Très intéressé par ces propos, le DG de Talassa n’avait pas hésité de demander au vieux EKAYA-MOTOMBA, les vraies raisons de ses propos quelque peu philosophique ou onirique.

« Mon fils, tu sais, les Blancs ne font jamais les choses à moitié car lorsqu’ils adoptent une nouvelle pilule ou un nouveau vaccin à nous administrer, ils le font tour à tour, de manière chronologique. Voilà pourquoi, après le tour des Arabes d’Afrique du Nord, ma grande sagesse Bantou me dit que nous serons, tôt ou tard, servis et… ».

Le Maghreb et le Golfe de Guinée : la recomposition de la carte politique et économique du monde

Cette recomposition de la carte économique du 3ème millénaire vise, entre autres, le contrôle et l’exploitation des deux plus grandes zones pétrolières et très stratégiques d’Afrique que sont : le Maghreb avec sa Mer Méditerranée ensuite l’Afrique centrale, donc, le Golfe de Guinée et son Bassin du Congo, deuxième poumon écologique du monde.

A la vérité, 51 ans après les indépendances africaines, tous les « grands maîtres du monde » ne pourront abandonner, éternellement, ces immenses richesses entre les mains sales de nos dictateurs !

Après avoir déboulonné et chassé du pouvoir tous les grands dictateurs arabes d’Afrique du Nord, à savoir les Généraux Hosni MOUBARAK et Ben ALI, sans oublier le Colonel KADHAFI, le vent du changement et de la reconquête des droits et libertés publics, commence à frapper, timidement à la porte de l’Afrique centrale.

En effet, après le printemps Arabe, on parle de plus en plus d’un autre printemps à savoir le printemps Bantou qui, avouons-le, pourrait bien commencer à souffler en Angola où, depuis quelques jours, le climat social est plus ou moins marqué par une série de remous sociaux politiques inhabituels.

L’Angola, 1.346.700 Kilomètres m2, près de 11 millions d’habitants et surtout grand producteur de pétrole va-t-il servir de porte d’entrée du virus contagieux des revendications populaires et remous politiques en Afrique centrale ? Qui sait ?
Dictateurs de toute l’Afrique Centrale, il est temps de vous amender !

Pour avoir été longtemps au pouvoir et échoué dans l’organisation des élections transparentes, libres et démocratiques, les Chefs d’État dictateurs d’Afrique centrale et leurs courtisans ont intérêt à se raviser afin d’éviter de subir le triste sort de KADHAFI, Ben ALI et MOUBARAK.

Il est plus que temps pour tous nos « Dictateurs éclairés », de lire les signes du temps, de tourner le dos aux courtisans zélés en dialoguant sans délais avec le peuple profond.

Et, dans le but de civiliser le processus démocratique et apaiser le climat politique, les Dictateurs éclairés d’Afrique centrale devraient aussi respecter et écouter les syndicats, l’Opposition, la société civile et notamment les défenseurs des droits de l’homme qui ne méritent nullement le mépris et le bannissement dont ils sont victimes de la part des gouvernants.

L’heure est au dialogue et au consensus. L’heure est à l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes.

– Que l’amélioration des conditions de vie des populations soit une réalité et non un chapelet de promesses creuses et soporifiques.

– Que des milliers d’emplois durables soient créés au profit des jeunes diplômés sans emploi qui, pour la plupart, mourront sans avoir connu ce que c’est qu’un bulletin de paie !

– Que le tribalisme et le clientélisme politique soient combattus au sommet de l’État.

– Que les salaires des ministres, sénateurs, députés, maires, sous-préfets et autres gouvernants, soient revus à la baisse !

La paix sociale est à ce prix. Le reste ne sera que ruse indigène et manipulation de l’opinion. A bon entendeur, salut !

A quelques jours du début des grandes pluies, il est du devoir des dictateurs d’Afrique centrale de se remettre en cause, d’écouter silencieusement les soupirs des populations.

Nous y reviendrons au retour de notre envoyé spécial en Angola.

Par Ghys Fortuné DOMBE BEMBA & Colonel BAZ (Talassa)

Source: Patrick Eric Mampouya

L’or vole de record en record

août 11, 2011

Le métal précieux, valeur refuge par excellence, sort renforcé de la tempête boursière des derniers jours. L’once d’or a dépassé les 1800 dollars.

L’or n’en finit plus d’enchaîner les records historiques.Ce jeudi en Asie, il a crevé le plafond des 1800 dollars à 1815,50 dollars. Mercredi, journée marquée par une nouvelle dégringolade des marchés boursiers, le contrat à terme à échéance en décembre a dépassé pour la première fois de son histoire le seuil des 1800 dollar l’once à 1801 dollars, en hausse de 3%, sur le New York Commodities Exchange (Comex). En fin de séance, son cours refluait à 1777,90 dollars. Sur le marché au comptant, les cours ont touché en journée les 1796,86 dollars. Exprimés en euro, ils ont aussi atteint le plus haut historique de 1255,89 euros l’once.

Depuis la dégradation de la note de la dette souveraine des États-Unis par l’agence Standard and Poor’s vendredi, l’or profite d’une brusque poussée d’aversion au risque. «Les investisseurs paniquent, ils ont perdu tous leurs repères», explique Djillali Hacid, analyste technique chez XTB France. Comme sur les marchés d’actions, les opérateurs ne semblent pas convaincus par les différents plan de sauvetage destinés à sécuriser les dettes souveraines, en Europe et aux États-Unis. «Pour les investisseurs, il n’y a pas d’issue pour ces problèmes de dettes. Ce qui est proposé est du rafistolage qui ne rassure pas et qui ne semble pas en mesure d’éviter la contagion», assure l’analyste. Preuve de la méfiance des opérateurs, l’or avait accentué ses gains alors même que le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, laissait entendre que le programme de rachats d’obligations pouvait reprendre, en soutien à l’Espagne et l’Italie, deux pays sous la pression des marchés.

À ces craintes de contagion s’ajoutent des perspectives de croissance morose dans le monde et en particulier aux États-Unis où les mauvais indicateurs s’enchaînent ces derniers jours. Dans ce contexte trouble, les investisseurs considèrent l’or comme une valeur refuge qui leur permet de faire face aux incertitudes économiques et aux soubresauts des marchés obligataires. En revanche, les actifs plus risqués pâtissent des signaux d’alertes qui se multiplient dans l’économie mondiale, laissant augurer un fléchissement de la croissance. Le pétrole fait partie de ces actifs sensibles.

La flambée des cours de l’or va durer

Pour les mois qui viennent, difficile donc d’imaginer une chute brutale du métal roi. La pression à la hausse est d’ailleurs accentuée par les achats des banques centrales. Celle de Corée du sud a annoncé mardi avoir acheté 25 tonnes du métal précieux sur les marchés mondiaux entre juin et juillet, une première en treize ans. En outre, «l’attrait de l’or est renforcé par le fait qu’aucune banque centrale n’a le contrôle de son cours et ne peut intervenir pour limiter sa force», contrairement aux devises refuge que sont le franc suisse et le yen japonais, souligne Kathleen Brooks, analyste chez Forex.com.

«Le potentiel de progression de l’or est énorme. Il n’y en a pas pour tous et si tous ceux qui souhaitaient en acheter le faisaient, les cours monteraient encore plus haut », ajoute-t-on chez XTB.

Lefigaro.fr par Hayat Gazzane

Etats-Unis : le spectre d’une crise mondiale

juillet 26, 2011

Si aucun accord ne se dessine d’ici au 2 août, les États-Unis verraient leur note (AAA) dégradée par les agences de notation, ce qui aurait des conséquences en chaîne dans le monde entier.

• Pourquoi le relèvement du plafond de la dette américaine est-il si urgent?

La course contre la montre engagée par Barack Obama a une date butoir, dans une semaine exactement. Fixée par le Congrès à 14.294 milliards de dollars, la limite supérieure de la dette américaine a été atteinte mi-mai et, selon ses propres calculs, le Trésor ne pourra plus assurer ses obligations vis-à-vis de ses créanciers le 2 août. Il ne pourra plus payer ni ses factures ni les fonctionnaires. Et le surlendemain, le 4 août, il doit remplacer pour 87 milliards d’obligations arrivant à maturité.

• Que se passerait-il, faute d’accord?

Les États-Unis bénéficient actuellement de la meilleure note (triple A) auprès des trois principales agences de notation financière, ce qui leur permet d’emprunter sur les marchés à des taux d’intérêt particulièrement avantageux. Ils se retrouveraient automatiquement dégradés. Standard & Poor’s et Moody’s les ont prévenus dès juillet: tout risque de défaut de paiement entraînera une sanction. Les intérêts exigés par les investisseurs pour prêter aux États-Unis s’envoleraient instantanément. Les démocrates ne se privent pas de l’argument.

La Chine, premier détenteur de bons du Trésor américain avec 1160 milliards de dollars au mois de mai, a aussi lancé un vibrant appel pour que Washington protège ses intérêts. «Nous espérons que le gouvernement américain va prendre des mesures concrètes pour renforcer la confiance des marchés financiers internationaux», souligne l’administration chinoise des changes.

Une dégradation de la dette des États-Unis au moment où l’Europe est en ébullition, soumise à la pression constante de ces agences de notation, aurait inévitablement des conséquences en chaîne sur les établissements financiers américains et internationaux, qui doivent pouvoir donner en garantie des avoirs notés AAA pour obtenir eux-mêmes des prêts. La crédibilité du pays à l’étranger serait entachée, de même que la présidence de Barack Obama. Le tout mettrait en péril l’activité économique américaine – et, par répercussion, mondiale. Déjà, le séisme au Japon pénalise l’industrie, le chômage reste élevé et le Conference Board prévoit une «croissance lente». Un défaut de paiement ne pourrait qu’aggraver dramatiquement les choses.

• Qu’est-ce qui bloque les négociations?

Depuis plus d’un mois les alliés démocrates de Barack Obama, majoritaires au Sénat, et leurs adversaires républicains, qui contrôlent la Chambre des représentants, s’empoignent. Les républicains sont hostiles à tout alourdissement de la fiscalité, tandis que les démocrates souhaitent mettre fin aux cadeaux fiscaux consentis aux plus riches. Les démocrates ne veulent pas d’un relèvement du plafond de la dette sur une courte période, contrairement aux républicains qui verraient bien l’opération se faire en deux fois; ils préconisent une hausse de 2500 milliards de dollars assortie de coupes équivalentes dans les dépenses sur dix ans. Barack Obama, qui se dit prêt à toucher aux programmes sociaux Medicare et Medicaid mais sans préciser exactement sur quels points, attend que les républicains acceptent une hausse de la fiscalité des Américains les plus aisés. De son côté, le républicain John Boehner, président de la Chambre des représentants, a déposé une proposition comprenant des coupes drastiques dans les dépenses et une réforme du code des impôts permettant, selon lui, 800 milliards de recettes supplémentaires sur dix ans en supprimant en partie l’équivalent de nos niches fiscales, mais sans augmenter les taux d’imposition.

Lefigaro.fr par Arnaud Rodier

L’or se hisse au sommet historique des 1600 dollars

juillet 19, 2011

Le seuil historique a été franchi ce lundi alors que les investisseurs se détournent massivement des actifs risqués. Les problèmes de dettes souveraines de part et d’autre de l’Atlantique inquiètent.

Plus rien ne semble arrêter l’or dans sa course folle. Après avoir flirté avec le seuil historique des 1600 dollars l’once la semaine dernière, le métal précieux vient de passer ce cap ce lundi en se hissant jusqu’à 1600,10 dollars sur le marché au comptant, en début d’échanges européens, avant de refluer tout juste sous cette barre. C’est également la première fois depuis juillet 1980 que l’or enchaîne onze séances de progression consécutives. «Le métal jaune continue d’atteindre de nouveaux plus hauts historiques, et est actuellement dans sa plus grande phase de hausse depuis trente ans. Cette hausse est la réponse à la situation inquiétante qui se développe tant en Europe qu’outre-Atlantique», explique Alexandre Taurand, analyste chez XTB France.

Ce dernier fait référence aux problèmes de dettes européennes sur lesquels la zone euro ne parvient pas à s’accorder ainsi que sur les difficultés que rencontre le président Barack Obama pour faire voter le relèvement du plafond de la dette, malgré deux avertissements des agences de notation. Par ailleurs, les tests de résistance bancaires européens, dont les résultats ont été publiés vendredi, ne sont pas parvenus à rassurer les marchés. «Ce nouveau bond des cours des métaux précieux «souligne à quel point les investisseurs répugnent à prendre des risques» a expliqué Chris Purdy, de la maison de courtage Spreadex.

Valeur à haut rendement

En plus de leur apporter une couverture, les investisseurs réalisent qu’«investir sur l’or est une valeur à haut rendement. Depuis janvier 2011, le métal jaune a augmenté d’environ 12%. Et il n’y a pas beaucoup de produits financiers qui peuvent vous assurer de telles performances», souligne Alexandre Taurand.

Pour la suite, «il n’y a aucun signal majeur qui pourrait laisser présager un retournement à court terme», explique-t-on chez XTB. La semaine s’annonce toutefois cruciale pour le métal précieux avec plusieurs échéances dont la réunion des chefs d’États européens lors d’un sommet jeudi destiné à jeter les bases du sauvetage de la Grèce et à ramener le calme dans la zone euro. «Ce qui pourrait rassurer les investisseurs et diminuer la demande pour le métal jaune», note Alexandre Taurand.
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L’argent suit le mouvement

L’argent signe lui-aussi une belle performance. Le métal gris, qui évolue en tandem avec l’or, est remonté ce lundi au-dessus de 40 dollars l’once, à 40,11 dollars, pour la première fois depuis avril, lorsqu’il avait établi un record historique à près de 50 dollars (49,79). Depuis le premier janvier, il a engrangé 29,81%.

Lefigaro.fr par Hayat Gazzane

L’Europe promet d’agir vite pour sauver l’euro

juillet 13, 2011

Un sommet de la zone euro est envisagé. La BCE a racheté de la dette italienne et espagnole. Les marchés se sont calmés.

Les pays de l’euro ont tenté mardi de faire meilleure figure que la veille, quand la longue réunion de leurs ministres des Finances n’avait débouché sur aucune décision sur le traitement de la crise grecque. Alors que les marchés financiers avaient débuté leur journée par une nouvelle débandade, en particulier en Italie et en Espagne, trois éléments ont permis de ramener un peu de calme.

La chute a d’abord été enrayée en milieu de journée par l’intervention soudaine de la Banque centrale européenne, qui a racheté de la dette italienne et espagnole sur les marchés pour contenir l’hémorragie. Les taux obligataires se sont détendus, et les valeurs bancaires se sont redressées.

Ensuite, à l’issue de la réunion des ministres, l’idée d’un sommet des chefs d’État d’urgence de la zone euro d’ici à la fin de la semaine a été évoquée, sans être confirmée à ce stade. Bruxelles n’en a pas connu depuis plus d’un an, au plus fort de la crise grecque. À l’époque, il fallait soustraire Athènes à la faillite et éviter la contagion aux autres pays périphériques. Cette fois-ci, l’enjeu serait d’un autre ordre : stopper la contagion à l’Italie, c’est-à-dire au cœur de la zone euro.

Conscients de la gravité et de l’urgence de la situation, les responsables de la zone euro ont réaffirmé, mardi, leur «volonté absolue de préserver la stabilité financière de la zone euro». Le vent de panique qui a soufflé exige une réponse rapide et précise sur le second plan de sauvetage de la Grèce, initialement remis à septembre. Depuis Washington, Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a d’ailleurs encouragé l’Europe à une «mise en œuvre rapide» de ses promesses en faveur de la Grèce.

À Bruxelles, cependant, le débat sur les modalités du sauvetage d’Athènes est resté enlisé dans des discussions quasi théologiques sur l’implication ou non des trésors nationaux, celle – volontaire ou pas – des créanciers privés, et sur la possibilité que la Grèce soit formellement en défaut de paiement.

Les dix-sept restent divisés. Mezzo voce, un nombre croissant de ministres souhaitent lever ce qu’ils considèrent être un tabou : celui qui empêche la Grèce et tout autre pays de l’euro aux abois de renégocier sa dette à des conditions plus favorables, comme le font les entreprises et les particuliers.

Rachat de dettes grecques

«Avec cet interdit, il ne pouvait y avoir d’implication à la fois substantielle et volontaire du secteur privé», affirme un diplomate du nord de l’Europe. Sans lui, les créanciers peuvent se lancer dans l’exercice douloureux mais peut-être salvateur de l’étalement de la dette d’Athènes, voire de la restructuration. Mardi, le patron de la BCE, Jean-Claude Trichet, faisait cependant encore de la résistance ouverte à toute idée de défaut de la part d’Athènes, de même que la Grèce elle-même. «Aucune option n’est plus écartée, seul compte ce qui marche », reconnaît le ministre français, François Baroin.

L’Eurogroupe explore les pistes qui permettraient d’alléger le fardeau de la dette pour la Grèce. Le FESF, Fonds européen de stabilisation financière, pourrait racheter une partie de l’endettement grec (ou en financer le rachat par Athènes) fortement décoté sur le marché puisqu’il est considéré à haut risque. Cette piste reviendrait peu ou prou à substituer aux obligations grecques des euro-obligations sous signature collective. Le projet s’est jusqu’ici heurté à l’hostilité d’Angela Merkel, soucieuse de ne pas «fédéraliser» les transferts budgétaires dans la zone euro. Mais l’embrasement qui menace pousse peut-être la chancelière à changer encore une fois d’avis.

Lefigaro.fr par Jean-Jacques Mevel