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Charles III s’adressera aux Britanniques, deuil national en mémoire de la reine

septembre 9, 2022
Le roi Charles III de Grande-Bretagne salue la foule à son arrivée au palais de Buckingham à Londres, le 9 septembre 2022.

C’est un lourd héritage pour Charles III, qui doit convaincre pour préserver l’attachement des Britanniques à la monarchie. Photo : Getty Images/ AFP / Ben Stansall

Un deuil national d’une dizaine de jours s’ouvre au Royaume-Uni après la mort d’Élisabeth II, tandis que Charles III, moins populaire que sa mère, entame sa première journée de roi, avec un discours télévisé très attendu.

Au lendemain de son accession au trône, le roi Charles III est longuement sorti à la rencontre des milliers de personnes massées devant le palais de Buckingham à son arrivée vendredi dans sa résidence officielle de monarque.

À sa sortie de la voiture le transportant avec la reine consort Camilla, le souverain de 73 ans s’est approché de la foule derrière des barrières. En costume sombre, il a serré des mains, échangé quelques mots, adressé des saluts de la main, aux cris de God Save the King! ou parfois de l’hymne britannique.

Le roi Charles a ensuite traversé la cour avec Camilla, son épouse désormais reine consort, puis est entré dans la bâtisse.

Le gouvernement, uni dans son soutien au nouveau roi, a observé vendredi matin un moment de silence en mémoire de la souveraine qui régnait depuis plus de 70 ans, a indiqué Downing Street après un conseil des ministres extraordinaire.

Le nouveau roi Charles devient le monarque britannique le plus âgé au début de son règne. Le roi Charles a ensuite traversé la cour avec Camilla, son épouse désormais reine consort, puis est entré dans la bâtisse.

Le roi Charles III de Grande-Bretagne salue la foule à son arrivée au palais de Buckingham à Londres, le 9 septembre 2022.

Le roi Charles III de Grande-Bretagne salue la foule à son arrivée au palais de Buckingham à Londres. Photo : Getty Images/AFP/Ben Stansall

L’entrée en scène du roi

Le règne d’Élisabeth II est terminé. Longue vie au roi Charles III, affirmait vendredi dans son éditorial le Daily Telegraph, après avoir, comme l’ensemble de la presse, rendu un hommage vibrant à la défunte souveraine.

De retour à Londres après avoir passé la nuit à Balmoral en Écosse avec son épouse Camilla, devenue reine consort, Charles III, 73 ans, sera officiellement proclamé roi samedi matin. Il doit auparavant s’adresser vendredi soir aux Britanniques dans une intervention télévisée pour rendre hommage à celle que la première ministre Liz Truss a qualifiée vendredi de l’une des plus grandes dirigeantes que le monde ait connues.

Le deuil national, annoncé par le gouvernement britannique, doit durer jusqu’aux funérailles, prévues dans une dizaine de jours. Après ses obsèques, la reine sera inhumée dans la chapelle du château de Windsor.

Le roi a aussi décrété en parallèle un deuil royal de plusieurs semaines pour les membres de la famille royale, le personnel de la monarchie et les troupes engagées dans les cérémonies.

Il s’était exprimé une première fois jeudi soir dans un communiqué pour faire part de la très grande tristesse de sa famille après le décès d’une souveraine chérie et d’une mère bien-aimée.

La vie au ralenti

Un drapeau en berne.

Un drapeau de l’Union flotte en berne au sommet du palais de Buckingham, un signe que la vie est au ralenti dans le Royaume-Uni. Photo : Getty Images/AFP/Ben Stansall

D’ores et déjà, des manifestations sportives et culturelles ont été annulées, certains grands magasins ont décidé de garder porte close, et cheminots et postiers ont suspendu leurs grèves prévues face à la crise du coût de la vie.

Vendredi à 12 h, les cloches des églises ont retenti à travers tout le pays, en particulier à la cathédrale Saint-Paul et à l’abbaye de Westminster, puis 96 coups de canon seront tirés depuis plusieurs lieux de la capitale, comme la Tour de Londres ou Hyde Park.

Les parlementaires doivent aussi rendre un hommage à la reine à la Chambre des Communes. De tels hommages ont déjà commencé de l’autre côté du globe, en Australie et Nouvelle-Zélande, tous deux membres du Commonwealth.

Charles doit être proclamé officiellement roi samedi par le conseil de succession, réuni au palais de Saint-James à Londres.

Les détails de l’organisation des funérailles de la reine seront annoncés en temps voulu, a indiqué vendredi le gouvernement.

La souveraine avait limité ses apparitions, depuis une nuit à l’hôpital en octobre 2021. Depuis son décès, annoncé jeudi, les hommages ont afflué de la part des dirigeants du monde entier, comme de nombreuses personnalités du sport et de la culture. Profondément attristé, le chanteur Elton John, anobli par la reine en 1988, a salué une source d’inspiration et son sens moral.

La lumière de la reine jaillit toujours

Au Royaume-Uni, des milliers de Britanniques se succèdent depuis jeudi devant le palais de Buckingham, pour lui rendre hommage et se recueillir, ainsi qu’à Windsor et Balmoral.

Une femme et son enfant devant le palais de Buckingham.

Les Britanniques continuent de rendre hommage à Élisabeth II. Photo : Getty Images/Carl Court

À notre reine bien-aimée. Vous nous manquerez!Merci, vous avez servi le pays jusqu’à la finVous étiez une lumière dans les périodes sombres… Reposez en paix, peut-on lire vendredi sur les notes accompagnant les bouquets de fleurs déposés devant les grilles du palais de Buckingham.

La défunte monarque, connue pour son sens du devoir et son humour pince-sans-rire, est omniprésente dans la vie des Britanniques, présente sur les billets de banque et les timbres, qui vont devoir changer de visage. Nombreux sont ceux qui n’ont connu qu’elle sur le trône.

Aux abords du château de Windsor, non loin de la capitale, où de nombreuses personnes en pleurs viennent rendre hommage à la reine, Marina Flynn, bientôt 80 ans, se veut optimiste sur le règne de Charles III. Je pense qu’il sera très bien. Il a longtemps attendu et il a sa famille avec lui. Il sait ce qu’il a à faire.

Je ne suis pas très sûr. Mais peut-être est-ce juste difficile pour moi d’imaginer une vie sans la reine. Nous verrons bien, avance prudemment Anthony Ewans, 37 ans, venu avec son fils de 4 ans.

Radio-Canada avec Agence France-Presse

Mali : deuil national après une attaque jihadiste meurtrière contre l’armée

mars 5, 2022
Les Forces armées maliennes lors d’une formation avec les forces spéciales françaises, dans la base militaire de Menaka, au Mali, le 7 décembre 2021. © Thomas Coex, AFP

Menées, selon certaines sources, par plusieurs centaines de jihadistes, l’attaque a fait au moins 27 morts et de nombreux blessés au sein des Forces armées maliennes, au moment où la France a annoncé la fin de l’opération Barkhane. L’armée malienne ne cesse depuis des semaines de proclamer des succès contre les terroristes.

C’est l’attaque la plus meurtrière rapportée contre les Forces armées maliennes (Fama) depuis plusieurs mois. Le 4 mars, vers 05 h 30, au camp de Mondoro dans le centre du Mali, au moins 27 soldats ont été tués, 33 blessés, dont 21 graves, et 7 « portés disparus », a annoncé l’armée dans un communiqué.

Selon l’armée, 47 assaillants ont été « neutralisés » dans la matinée et 23 autres l’ont été à la suite d’un « ratissage sur les sanctuaires terroristes ». Un deuil national de trois jours à compter de samedi a été décrété par le gouvernement de transition d’Assimi Goïta.

Retrait militaire européen

Cette attaque survient en pleine reconfiguration militaire. Au cours des derniers mois sont arrivés au Mali de nombreux renforts présentés par les autorités maliennes comme des instructeurs russes et par les Occidentaux comme des mercenaires appartenant au groupe Wagner. La France, à travers l’opération Barkhane, et ses alliés européens au sein du regroupement de forces spéciales Takuba viennent, eux, d’annoncer leur retrait militaire du Mali. Sur fond de vives tensions diplomatiques entre la junte au pouvoir depuis 2020 et certains des partenaires du Mali, au premier rang desquels Paris, l’armée malienne ne cesse depuis des semaines de proclamer des succès contre les jihadistes, revendiquant la mort de dizaines de jihadistes ces derniers mois.

Un communiqué publié cette semaine assurait que « la peur [avait] changé de camp, l’ennemi est en fuite vers les frontières ou en dissimulation dans la population ». Ces informations sont difficilement vérifiables faute d’accès au terrain ou de sources pouvant s’exprimer.

Dans la jouréne du 4 mars, plusieurs sources au Mali avaient indiqué qu’une attaque avait fait de nombreux morts à Mondoro. Une source militaire française sous couvert de l’anonymat avait indiqué que le bilan de cette attaque menée par plusieurs centaines de jihadistes avait fait entre 40 et 50 morts. La source affirmait que 21 véhicules avaient été saisis par les jihadistes, dont plusieurs blindés. En outre, selon cette même source, « les Fama n’ont pas demandé l’appui de Barkhane ».

Situation de blocus

Proche de la frontière avec le Burkina Faso, le camp de Mondoro a été à plusieurs reprises par le passé la cible d’attaques de groupes jihadistes qui opèrent dans la zone depuis plusieurs années. Les habitants dénoncent une situation de blocus imposé par les jihadistes, malgré la présence de l’armée. Une opération contre le camp et celui de Boulkessi, proche, avait fait une cinquantaine de morts parmi les soldats en septembre 2019. Depuis 2019, le village de Mondoro est isolé et les télécommunications sont des plus aléatoires. Le camp se trouve dans l’un des principaux foyers de la violence qui, partie du nord du Mali avec des insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012, s’est étendue au centre et au Burkina et au Niger voisins.

Deux tiers du territoire malien échappent au contrôle de l’État. La propagation jihadiste, sous affiliation d’Al-Qaïda ou de l’organisation État islamique, commence à toucher plus au sud, la Côte d’Ivoire ou le Bénin par exemple, menaçant de gagner le golfe de Guinée.

Les agissements jihadistes, conjugués aux violences intercommunautaires, aux actes crapuleux mais aussi aux exactions de l’armée, ont fait des milliers de morts, civils et militaires, et des centaines de milliers de déplacés. Plus de 30 soldats avaient été tués en mars 2021 à Tessit dans une telle opération, revendiquée par l’organisation État islamique. Toutefois, au cours des derniers mois, les pertes humaines effectivement rapportées dans les rangs de l’armée avaient diminué. Mais une chose est sûre, l’insécurité contribue à l’instabilité politique dans la région.

Avec Jeune Afrique par AFP

Tanzanie : deuil national après l’explosion meurtrière d’un camion-citerne

août 11, 2019

Un membre des forces de sécurité tanzanienne surveille la carcasse d’un camion-citerne accidenté, dont l’explosion a fait plus de 60 morts parmi les passants qui tentaient de le siphonner, le 10 août 2019, à Morogoro. © STRINGER/AFP

 

Le président tanzanien John Magufuli a décrété un deuil national jusque lundi 12 août inclus à la suite de la catastrophe qui a fait au moins 64 victimes, tuées samedi dans l’explosion d’un camion-citerne accidenté dont elles tentaient de siphonner le carburant.

Les faits se sont déroulés samedi matin sur la commune de Msamvu, dans l’immédiate périphérie de Morogoro, un ville située à quelque 200 km à l’ouest de la capitale économique Dar es Salaam, sur l’un des principaux axes routiers du pays.

Le poids-lourd s’est renversé sur la chaussée, en tentant selon des témoins d’éviter une moto. Dans la foulée, des conducteurs de « boda-boda » – des moto-taxis – ont afflué sur les lieux pour tenter de récupérer du carburant qui s’échappait de la citerne, tout comme des habitants de la commune. Puis l’essence s’est embrasée.

Trois jours de deuil national

« Le président John Magufuli décrète trois jours de deuil national à compter de ce (samedi) 10 août », indique un communiqué officiel publié tard dans la soirée de samedi.

Magufuli a par ailleurs chargé le Premier ministre Kassim Majaliwa de le représenter à l’enterrement des victimes de l’explosion, toujours selon le communiqué.

La ministre chargée des Affaires parlementaires Jenista Mhagama a précisé dimanche matin sur des télévisions locales que l’inhumation débuterait en fin d’après-midi pour donner aux familles le temps d’identifier leurs proches. Pour les victimes méconnaissables, il sera procédé à des tests ADN, a-t-elle précisé, ajoutant que les familles qui le souhaitent pourront emporter les corps des leurs pour les inhumer.

Le dernier bilan donné samedi soir par le gouverneur de Morogoro, Stephen Kebwe, fait état de 64 morts et 70 blessés. Selon les médias locaux, 39 blessés graves ont été transférés à l’hôpital national à Dar es Salaam tandis que les autres sont toujours soignés à Morogoro.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Crash en mer Noire: journée de deuil national lundi en Russie

décembre 25, 2016

Moscou – Le président russe Vladimir Poutine a annoncé dimanche qu’une journée de deuil national serait observée lundi en hommage aux victimes du crash d’un avion militaire russe en mer Noire avec 92 personnes à bord.

Demain (lundi, ndlr) sera déclaré journée de deuil national, a indiqué le chef de l’Etat à la télévision publique.

Une enquête soigneuse sera menée pour déterminer les causes de la catastrophe et tout sera fait pour soutenir les familles des victimes décédées, a-t-il ajouté.

Le locataire du Kremlin avait ordonné plus tôt au gouvernement de former une commission d’enquête pour déterminer les causes du crash. Le Premier ministre Dmitri Medvedev a confié la direction de cette commission au ministre des Transports Maxime Sokolov qui doit se rendre sur place dès dimanche.

Selon le ministère de la Défense, le Tupolev Tu-154 a disparu des écrans-radars à 05H27 (02H27 GMT), deux minutes après son décollage de l’aéroport de la station balnéaire de Sotchi, situé dans la commune d’Adler, sur les côtes de la mer Noire. Il se rendait à la base aérienne de Hmeimim, près de Lattaquié en Syrie et transportait plus de 60 membres des choeurs de l’Armée Rouge, ainsi que neuf journalistes de télévision.

Les autorités ont affirmé qu’il n’y avait pas de signes de survivants du crash.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2016 12h26)             

Deuil national au Mozambique après l’explosion d’un camion-citerne

novembre 18, 2016

Un deuil national de trois jours commence samedi au Mozambique. Il a été décrété après l’explosion meurtrière d’un camion-citerne survenue jeudi. Le gouvernement a ouvert une enquête vendredi.

Cet accident a fait au moins 56 morts, selon un nouveau bilan provisoire. Ce chiffre donné vendredi par Maputo prend seulement en compte les corps emmenés à la morgue, a déclaré la directrice du cabinet du ministère de l’Information, Emilia Moiane. Les autorités provinciales avaient annoncé jeudi soir que l’explosion avait tué au moins 73 personnes.

« Le conseil des ministres a décidé de créer une commission d’enquête dirigée par le ministère de la Justice (…) pour déterminer les circonstances, les causes et les responsabilités dans cet accident », a déclaré le porte-parole du gouvernement Mouzinho Saide lors d’une conférence de presse.

Une équipe de trois ministres devait se rendre sur place vendredi après-midi. Par ailleurs, un deuil national de trois jours a été décrété, à partir de samedi.

Selon les premiers éléments communiqués par les autorités locales, le camion effectuait la liaison entre le port mozambicain de Beira (centre) et le Malawi, et s’est arrêté avant la frontière pour vendre illégalement du combustible, une pratique fréquente au Mozambique.

Bilan intermédiaire
« Les chauffeurs du camion étaient en train de transférer de l’essence dans un autre camion plus petit. Ils ont fui lorsqu’ils se sont aperçus d’un court-circuit », a expliqué Mme Moiane.

« Voyant que le camion était abandonné, la population est venue prendre de l’essence sans savoir qu’elle était déjà en train de brûler à l’intérieur du camion », a-t-elle poursuivi. Ce genre d’accident n’est pas rare sur le continent africain, où des camions-citernes attirent de nombreuses personnes qui profitent de leurs arrêts pour remplir illégalement bidons et jerricans.

Selon les autorités, 108 personnes ont été blessées et 96 sont toujours hospitalisées. Le bilan pourrait être revu à la hausse car la police « est encore en train de chercher des corps, ou des blessés (…) partis à la recherche de secours », a estimé Maria-José Torcida, l’administratrice du district où s’est produite la catastrophe.

Romandie.com avec(ats / 18.11.2016 14h58)             

Burkina Faso: « Un deuil national de trois jours sera décrété » selon la primature

janvier 16, 2016

 

« Un deuil national de trois jours sera décrété » au Burkina Faso, a déclaré samedi à Ouagadougou le Premier ministre Paul Kaba Thiéba à l’issue du conseil des ministres extraordinaire convoqué d’urgence par le président du Faso.

Quatre Djihadistes ont attaqué dans la nuit du vendredi au samedi l’Hôtel Splendid, le restaurant Le Cappuccino et l’Hôtel Yibi faisant au total 23 morts selon le ministre de la sécurité burkinabè. Les terroristes ont été également abattus par les forces de l’ordre sur place. Plus tard, d’autres sources officielles faisaient état de 26 morts.

Près de 150 personnes dont plusieurs blessés ont été libérées et quatre terroristes tués. Les blessés sont admis dans le plus grand hôpital de Ouagadougou, l’hôpital Yalgado Ouédraogo, et sont pris en charge.

Au nord du Burkina Faso, un poste de gendarmerie avait également subi des attaques faisant 2 morts dont un gendarme et un civil et un couple autrichien enlevé par des inconnus.

Apanews.net

 

Le président kényan annonce la fin du siège sanglant du Westgate

septembre 24, 2013

Le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé mardi soir la fin du siège du centre commercial Westgate de Nairobi, après quatre jours d’un carnage qui a fait au moins 67 morts. Il a affirmé que les forces de sécurité avaient « vaincu » le commando islamiste qui occupait le site.

Il est cependant difficile de dire avec certitude, après l’allocution télévisée du chef de l’Etat, si les opérations des forces de sécurité sont définitivement terminées ou si des jihadistes ont pu leur échapper.

« Nous avons été durement touchés, mais nous avons été braves, unis et forts, » a déclaré le président kényan. « Nous avons regardé le mal dans les yeux et nous avons triomphé », a-t-il ajouté.

Faisant état de « pertes immenses » pour le pays, M. Kenyatta a annoncé un deuil national de trois jours à compter de mercredi, au cours duquel « les drapeaux seront en berne ».

Grenades lancées dans la foule

Un commando islamiste de dix à quinze hommes armés et masqués avait pénétré samedi à la mi-journée dans le Westgate, l’un des centres commerciaux les plus huppés de la capitale kényane.

Les assaillants avaient lancé des grenades et tiré à l’arme automatique sur les employés du centre commercial et la foule de Kényans et d’expatriés venus faire leurs courses du week-end. Ils se sont ensuite retranchés dans le dédale de magasins, d’où ils résistaient, depuis, aux forces de l’ordre.

L’attaque du Westgate avait été rapidement revendiquée par les insurgés islamistes somaliens shebab. Selon leurs dires, ils agissaient en représailles à l’intervention militaire kényane en Somalie, lancée fin 2011.

Suissesse blessée

Un bilan encore provisoire du président Kenyatta fait état de 61 civils et six membres des forces de sécurité tués. « Durant l’opération, trois étages du centre commercial Westgate se sont (partiellement) effondrés et des corps sont toujours bloqués », a encore précisé le chef d’Etat, laissant entendre que le bilan pourrait encore s’alourdir.

Le centre kényan de gestion des crises a rappelé que 175 personnes ont en outre été blessées, dont une Suissesse. Au cours de plus de trois jours de siège, « cinq terroristes ont été tués », a encore dit le président kényan, ajoutant que 11 « suspects (étaient) en détention ». « Ces lâches affronteront la justice, tout comme leurs complices et leurs chefs, où qu’ils se trouvent », a-t-il promis.

Romandie.com

Bangladesh: 45 rescapés supplémentaires extraits des décombres, 272 morts

avril 25, 2013

SAVAR (Bangladesh) – Les secours ont extrait vendredi 45 rescapés des décombres d’un immeuble de huit étages qui s’est effondré mercredi près de la capitale du Bangladesh, Dacca, tuant 272 personnes, selon le dernier bilan officiel.

Le bâtiment s’est effondré comme un château de cartes peu après l’embauche à Savar, à la périphérie de Dacca. Il s’agit du pire accident dans l’histoire industrielle de ce pays défavorisé qui a fait du secteur textile le pivot de son économie.

Nous avons secouru 45 personnes aujourd’hui, dont 41 ont été trouvées au même endroit, vivantes dans les gravats du quatrième étage de l’édifice, a annoncé à l’AFP le responsable national des pompiers, Ahmed Ali.

Nous avons localisé entre 20 et 25 personnes supplémentaires dans un autre endroit mais il est très difficile de les atteindre. Ils sont toujours en vie, a-t-il ajouté.

Un officier supérieur de police a indiqué de son côté que le bilan provisoire était encore monté et s’établissait désormais à 272 morts, dont une forte proportion de femmes. Le précédent bilan faisait état de 250 victimes.

La catastrophe a relancé la polémique sur la sécurité dans l’industrie textile fournissant des marques occidentales.

L’immeuble abritait cinq ateliers de confection notamment liés à la marque espagnole Mango et au britannique Primark.

Des ouvriers du textile travaillant au sein du bâtiment s’étaient publiquement inquiétés la veille de fissures mais leurs responsables ont ignoré les mises en garde, leur enjoignant d’embaucher normalement le jour suivant.

Des dizaines de milliers d’ouvriers ont débrayé jeudi en signe de solidarité, provoquant la fermeture de centaines d’usines, tandis que les drapeaux étaient en berne pour une journée de deuil national.

Romandie.com avec (©AFP / 26 avril 2013 05h03)

Mort de Chavez: deuil national en Equateur qui déplore une perte irréparable

mars 6, 2013

QUITO – L’Equateur a décidé mardi de décréter trois jours de deuil national en hommage au président vénézuélien Hugo, décédé mardi des suites d’un cancer, qualifiant sa disparition de perte irréparable pour l’Amérique latine.

En hommage au départ de cet ami cher à l’Amérique latine, l’Equateur va décréter trois jours de deuil national, a annoncé le président socialiste Rafael Correa, un proche allié du dirigeant vénézuélien.

Un immense Latino-Américain et un immense être humain s’en est allé, a poursuivi M. Correa, la voix brisée, lors d’une allocution depuis le palais présidentiel. Quand les passions s’apaiseront (…), il ne fait aucun doute que le monde entier reconnaîtra la grandeur d’un homme extraordinaire, courageux, plein d’amour et d’héroïsme, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, le gouvernement de Quito a fait part de son profond chagrin après l’annonce de la mort de M. Chavez, affirmant qu’il avait été le chef de file d’un mouvement historique et un révolutionnaire mémorable.

Devant cette perte irréparable qui endeuille le peuple vénézuélien et toute la région, l’Equateur exprime son amitié spéciale qui l’unit au Venezuela, affirmant que l’action de M. Chavez permettra de continuer à renforcer les liens entre les deux pays et l’intégration latino-américaine.

L’Equateur considère cette perte comme la sienne propre et souhaite au peuple ami du Venezuela les plus grands succès à l’avenir, avec la conviction qu’il saura maintenir et magnifier son histoire, sa révolution, son développement, la fraternité et la solidarité qui caractérise son action, ajoute le communiqué.

Romandie.com avec (©AFP / 06 mars 2013 03h29)

Trois jours de deuil national après la bousculade mortelle d’Abidjan

janvier 2, 2013

Une soixantaine de personnes ont été tuées et une cinquantaine d’autres blessées dans une bousculade pendant les festivités de la nuit du Nouvel An à Abidjan. Le président Alassane Ouattara a décrété un deuil national de trois jours à compter du mercredi 2 janvier. Une enquête des services de sécurité est en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Des tas de chaussures et de vêtements étaient encore éparpillés sur la chaussée, traces de la bousculade survenue vers 02h00 du matin dans le quartier administratif du Plateau (centre). Selon les autorités, plus de 50 000 personnes étaient rassemblées dans l’enceinte du stade Félix Houphouët-Boigny pour assister aux feux d’artifice de la Saint-Sylvestre.

D’après le chef des sapeurs-pompiers militaires d’Abidjan, le lieutenant-colonel Issa Sakho, la bousculade a fait « 61 » morts. De son côté, le gouvernement a parlé de « 60 morts », dont la moyenne d’âge est de 18 ans.

« C’est un véritable drame pour ce jour de l’An », « nous sommes tous sous le choc », a réagi le président Alassane Ouattara, venu sur les lieux. Il a décrété un deuil national de trois jours à compter de mercredi.

Quarante-neuf blessés, dont deux dans un état très grave, ont été évacués par les secours vers des centres hospitaliers de la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Une cellule de crise a été mise en place pour les familles.

Enquête

L’accident a eu lieu près du grand stade de la ville, à la fin des feux d’artifice, lorsque les spectateurs repartaient vers leurs quartiers. Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, a affirmé que les « circonstances précises » du drame « font l’objet d’enquêtes par les services de sécurité ». Selon une responsable policière, la bousculade s’est produite quand deux flots de spectateurs se dirigeant en sens contraire se sont rencontrés, d’autant que des troncs d’arbres se trouvaient par terre.

Les secours ont « mis du temps pour arriver », a souligné une source sécuritaire interrogée par l’AFP. « Cela révèle la faible capacité de réponse ivoirienne en termes de sécurité », s’est inquiété un diplomate.

Nombreux enfants blessés

Parmi la quarantaine de blessés évacués à l’hôpital de Cocody (quartier chic du nord d’Abidjan), où s’est rendu le président Ouattara, figuraient de nombreux enfants d’une dizaine d’années, visiblement sonnés.

Zeinab, mère de famille d’une quarantaine d’années, a retrouvé à cet hôpital l’un de ses deux enfants qui l’accompagnaient pour le spectacle. Son petit garçon, allongé sur un lit, était encore groggy. La maman elle-même avait encore « mal partout » et, soulevant son grand boubou, montrait les éraflures sur son corps. « Je ne sais pas ce qui s’est passé mais je me suis retrouvée couchée par terre avec des gens qui me piétinaient, me tiraient les cheveux ou me déchiraient les vêtements ».

Pour la deuxième année consécutive, la ville d’Abidjan avait offert des feux d’artifice pour marquer le passage du Nouvel An. Ces festivités, de même que les illuminations de Noël, étaient présentées comme un symbole du renouveau du pays vanté par le régime Ouattara, après la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait environ 3 000 morts. Dans son discours de voeux lundi soir, le chef de l’État avait délivré un message résolument optimiste.

Jeuneafrique.com avec AFP