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Tanzanie : deuil national après l’explosion meurtrière d’un camion-citerne

août 11, 2019

Un membre des forces de sécurité tanzanienne surveille la carcasse d’un camion-citerne accidenté, dont l’explosion a fait plus de 60 morts parmi les passants qui tentaient de le siphonner, le 10 août 2019, à Morogoro. © STRINGER/AFP

 

Le président tanzanien John Magufuli a décrété un deuil national jusque lundi 12 août inclus à la suite de la catastrophe qui a fait au moins 64 victimes, tuées samedi dans l’explosion d’un camion-citerne accidenté dont elles tentaient de siphonner le carburant.

Les faits se sont déroulés samedi matin sur la commune de Msamvu, dans l’immédiate périphérie de Morogoro, un ville située à quelque 200 km à l’ouest de la capitale économique Dar es Salaam, sur l’un des principaux axes routiers du pays.

Le poids-lourd s’est renversé sur la chaussée, en tentant selon des témoins d’éviter une moto. Dans la foulée, des conducteurs de « boda-boda » – des moto-taxis – ont afflué sur les lieux pour tenter de récupérer du carburant qui s’échappait de la citerne, tout comme des habitants de la commune. Puis l’essence s’est embrasée.

Trois jours de deuil national

« Le président John Magufuli décrète trois jours de deuil national à compter de ce (samedi) 10 août », indique un communiqué officiel publié tard dans la soirée de samedi.

Magufuli a par ailleurs chargé le Premier ministre Kassim Majaliwa de le représenter à l’enterrement des victimes de l’explosion, toujours selon le communiqué.

La ministre chargée des Affaires parlementaires Jenista Mhagama a précisé dimanche matin sur des télévisions locales que l’inhumation débuterait en fin d’après-midi pour donner aux familles le temps d’identifier leurs proches. Pour les victimes méconnaissables, il sera procédé à des tests ADN, a-t-elle précisé, ajoutant que les familles qui le souhaitent pourront emporter les corps des leurs pour les inhumer.

Le dernier bilan donné samedi soir par le gouverneur de Morogoro, Stephen Kebwe, fait état de 64 morts et 70 blessés. Selon les médias locaux, 39 blessés graves ont été transférés à l’hôpital national à Dar es Salaam tandis que les autres sont toujours soignés à Morogoro.

Par Jeuneafrique.com avec AFP

Crash en mer Noire: journée de deuil national lundi en Russie

décembre 25, 2016

Moscou – Le président russe Vladimir Poutine a annoncé dimanche qu’une journée de deuil national serait observée lundi en hommage aux victimes du crash d’un avion militaire russe en mer Noire avec 92 personnes à bord.

Demain (lundi, ndlr) sera déclaré journée de deuil national, a indiqué le chef de l’Etat à la télévision publique.

Une enquête soigneuse sera menée pour déterminer les causes de la catastrophe et tout sera fait pour soutenir les familles des victimes décédées, a-t-il ajouté.

Le locataire du Kremlin avait ordonné plus tôt au gouvernement de former une commission d’enquête pour déterminer les causes du crash. Le Premier ministre Dmitri Medvedev a confié la direction de cette commission au ministre des Transports Maxime Sokolov qui doit se rendre sur place dès dimanche.

Selon le ministère de la Défense, le Tupolev Tu-154 a disparu des écrans-radars à 05H27 (02H27 GMT), deux minutes après son décollage de l’aéroport de la station balnéaire de Sotchi, situé dans la commune d’Adler, sur les côtes de la mer Noire. Il se rendait à la base aérienne de Hmeimim, près de Lattaquié en Syrie et transportait plus de 60 membres des choeurs de l’Armée Rouge, ainsi que neuf journalistes de télévision.

Les autorités ont affirmé qu’il n’y avait pas de signes de survivants du crash.

Romandie.com avec(©AFP / 25 décembre 2016 12h26)             

Deuil national au Mozambique après l’explosion d’un camion-citerne

novembre 18, 2016

Un deuil national de trois jours commence samedi au Mozambique. Il a été décrété après l’explosion meurtrière d’un camion-citerne survenue jeudi. Le gouvernement a ouvert une enquête vendredi.

Cet accident a fait au moins 56 morts, selon un nouveau bilan provisoire. Ce chiffre donné vendredi par Maputo prend seulement en compte les corps emmenés à la morgue, a déclaré la directrice du cabinet du ministère de l’Information, Emilia Moiane. Les autorités provinciales avaient annoncé jeudi soir que l’explosion avait tué au moins 73 personnes.

« Le conseil des ministres a décidé de créer une commission d’enquête dirigée par le ministère de la Justice (…) pour déterminer les circonstances, les causes et les responsabilités dans cet accident », a déclaré le porte-parole du gouvernement Mouzinho Saide lors d’une conférence de presse.

Une équipe de trois ministres devait se rendre sur place vendredi après-midi. Par ailleurs, un deuil national de trois jours a été décrété, à partir de samedi.

Selon les premiers éléments communiqués par les autorités locales, le camion effectuait la liaison entre le port mozambicain de Beira (centre) et le Malawi, et s’est arrêté avant la frontière pour vendre illégalement du combustible, une pratique fréquente au Mozambique.

Bilan intermédiaire
« Les chauffeurs du camion étaient en train de transférer de l’essence dans un autre camion plus petit. Ils ont fui lorsqu’ils se sont aperçus d’un court-circuit », a expliqué Mme Moiane.

« Voyant que le camion était abandonné, la population est venue prendre de l’essence sans savoir qu’elle était déjà en train de brûler à l’intérieur du camion », a-t-elle poursuivi. Ce genre d’accident n’est pas rare sur le continent africain, où des camions-citernes attirent de nombreuses personnes qui profitent de leurs arrêts pour remplir illégalement bidons et jerricans.

Selon les autorités, 108 personnes ont été blessées et 96 sont toujours hospitalisées. Le bilan pourrait être revu à la hausse car la police « est encore en train de chercher des corps, ou des blessés (…) partis à la recherche de secours », a estimé Maria-José Torcida, l’administratrice du district où s’est produite la catastrophe.

Romandie.com avec(ats / 18.11.2016 14h58)             

Burkina Faso: « Un deuil national de trois jours sera décrété » selon la primature

janvier 16, 2016

 

« Un deuil national de trois jours sera décrété » au Burkina Faso, a déclaré samedi à Ouagadougou le Premier ministre Paul Kaba Thiéba à l’issue du conseil des ministres extraordinaire convoqué d’urgence par le président du Faso.

Quatre Djihadistes ont attaqué dans la nuit du vendredi au samedi l’Hôtel Splendid, le restaurant Le Cappuccino et l’Hôtel Yibi faisant au total 23 morts selon le ministre de la sécurité burkinabè. Les terroristes ont été également abattus par les forces de l’ordre sur place. Plus tard, d’autres sources officielles faisaient état de 26 morts.

Près de 150 personnes dont plusieurs blessés ont été libérées et quatre terroristes tués. Les blessés sont admis dans le plus grand hôpital de Ouagadougou, l’hôpital Yalgado Ouédraogo, et sont pris en charge.

Au nord du Burkina Faso, un poste de gendarmerie avait également subi des attaques faisant 2 morts dont un gendarme et un civil et un couple autrichien enlevé par des inconnus.

Apanews.net

 

Le président kényan annonce la fin du siège sanglant du Westgate

septembre 24, 2013

Le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé mardi soir la fin du siège du centre commercial Westgate de Nairobi, après quatre jours d’un carnage qui a fait au moins 67 morts. Il a affirmé que les forces de sécurité avaient « vaincu » le commando islamiste qui occupait le site.

Il est cependant difficile de dire avec certitude, après l’allocution télévisée du chef de l’Etat, si les opérations des forces de sécurité sont définitivement terminées ou si des jihadistes ont pu leur échapper.

« Nous avons été durement touchés, mais nous avons été braves, unis et forts, » a déclaré le président kényan. « Nous avons regardé le mal dans les yeux et nous avons triomphé », a-t-il ajouté.

Faisant état de « pertes immenses » pour le pays, M. Kenyatta a annoncé un deuil national de trois jours à compter de mercredi, au cours duquel « les drapeaux seront en berne ».

Grenades lancées dans la foule

Un commando islamiste de dix à quinze hommes armés et masqués avait pénétré samedi à la mi-journée dans le Westgate, l’un des centres commerciaux les plus huppés de la capitale kényane.

Les assaillants avaient lancé des grenades et tiré à l’arme automatique sur les employés du centre commercial et la foule de Kényans et d’expatriés venus faire leurs courses du week-end. Ils se sont ensuite retranchés dans le dédale de magasins, d’où ils résistaient, depuis, aux forces de l’ordre.

L’attaque du Westgate avait été rapidement revendiquée par les insurgés islamistes somaliens shebab. Selon leurs dires, ils agissaient en représailles à l’intervention militaire kényane en Somalie, lancée fin 2011.

Suissesse blessée

Un bilan encore provisoire du président Kenyatta fait état de 61 civils et six membres des forces de sécurité tués. « Durant l’opération, trois étages du centre commercial Westgate se sont (partiellement) effondrés et des corps sont toujours bloqués », a encore précisé le chef d’Etat, laissant entendre que le bilan pourrait encore s’alourdir.

Le centre kényan de gestion des crises a rappelé que 175 personnes ont en outre été blessées, dont une Suissesse. Au cours de plus de trois jours de siège, « cinq terroristes ont été tués », a encore dit le président kényan, ajoutant que 11 « suspects (étaient) en détention ». « Ces lâches affronteront la justice, tout comme leurs complices et leurs chefs, où qu’ils se trouvent », a-t-il promis.

Romandie.com

Bangladesh: 45 rescapés supplémentaires extraits des décombres, 272 morts

avril 25, 2013

SAVAR (Bangladesh) – Les secours ont extrait vendredi 45 rescapés des décombres d’un immeuble de huit étages qui s’est effondré mercredi près de la capitale du Bangladesh, Dacca, tuant 272 personnes, selon le dernier bilan officiel.

Le bâtiment s’est effondré comme un château de cartes peu après l’embauche à Savar, à la périphérie de Dacca. Il s’agit du pire accident dans l’histoire industrielle de ce pays défavorisé qui a fait du secteur textile le pivot de son économie.

Nous avons secouru 45 personnes aujourd’hui, dont 41 ont été trouvées au même endroit, vivantes dans les gravats du quatrième étage de l’édifice, a annoncé à l’AFP le responsable national des pompiers, Ahmed Ali.

Nous avons localisé entre 20 et 25 personnes supplémentaires dans un autre endroit mais il est très difficile de les atteindre. Ils sont toujours en vie, a-t-il ajouté.

Un officier supérieur de police a indiqué de son côté que le bilan provisoire était encore monté et s’établissait désormais à 272 morts, dont une forte proportion de femmes. Le précédent bilan faisait état de 250 victimes.

La catastrophe a relancé la polémique sur la sécurité dans l’industrie textile fournissant des marques occidentales.

L’immeuble abritait cinq ateliers de confection notamment liés à la marque espagnole Mango et au britannique Primark.

Des ouvriers du textile travaillant au sein du bâtiment s’étaient publiquement inquiétés la veille de fissures mais leurs responsables ont ignoré les mises en garde, leur enjoignant d’embaucher normalement le jour suivant.

Des dizaines de milliers d’ouvriers ont débrayé jeudi en signe de solidarité, provoquant la fermeture de centaines d’usines, tandis que les drapeaux étaient en berne pour une journée de deuil national.

Romandie.com avec (©AFP / 26 avril 2013 05h03)

Mort de Chavez: deuil national en Equateur qui déplore une perte irréparable

mars 6, 2013

QUITO – L’Equateur a décidé mardi de décréter trois jours de deuil national en hommage au président vénézuélien Hugo, décédé mardi des suites d’un cancer, qualifiant sa disparition de perte irréparable pour l’Amérique latine.

En hommage au départ de cet ami cher à l’Amérique latine, l’Equateur va décréter trois jours de deuil national, a annoncé le président socialiste Rafael Correa, un proche allié du dirigeant vénézuélien.

Un immense Latino-Américain et un immense être humain s’en est allé, a poursuivi M. Correa, la voix brisée, lors d’une allocution depuis le palais présidentiel. Quand les passions s’apaiseront (…), il ne fait aucun doute que le monde entier reconnaîtra la grandeur d’un homme extraordinaire, courageux, plein d’amour et d’héroïsme, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, le gouvernement de Quito a fait part de son profond chagrin après l’annonce de la mort de M. Chavez, affirmant qu’il avait été le chef de file d’un mouvement historique et un révolutionnaire mémorable.

Devant cette perte irréparable qui endeuille le peuple vénézuélien et toute la région, l’Equateur exprime son amitié spéciale qui l’unit au Venezuela, affirmant que l’action de M. Chavez permettra de continuer à renforcer les liens entre les deux pays et l’intégration latino-américaine.

L’Equateur considère cette perte comme la sienne propre et souhaite au peuple ami du Venezuela les plus grands succès à l’avenir, avec la conviction qu’il saura maintenir et magnifier son histoire, sa révolution, son développement, la fraternité et la solidarité qui caractérise son action, ajoute le communiqué.

Romandie.com avec (©AFP / 06 mars 2013 03h29)

Trois jours de deuil national après la bousculade mortelle d’Abidjan

janvier 2, 2013

Une soixantaine de personnes ont été tuées et une cinquantaine d’autres blessées dans une bousculade pendant les festivités de la nuit du Nouvel An à Abidjan. Le président Alassane Ouattara a décrété un deuil national de trois jours à compter du mercredi 2 janvier. Une enquête des services de sécurité est en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame.

Des tas de chaussures et de vêtements étaient encore éparpillés sur la chaussée, traces de la bousculade survenue vers 02h00 du matin dans le quartier administratif du Plateau (centre). Selon les autorités, plus de 50 000 personnes étaient rassemblées dans l’enceinte du stade Félix Houphouët-Boigny pour assister aux feux d’artifice de la Saint-Sylvestre.

D’après le chef des sapeurs-pompiers militaires d’Abidjan, le lieutenant-colonel Issa Sakho, la bousculade a fait « 61 » morts. De son côté, le gouvernement a parlé de « 60 morts », dont la moyenne d’âge est de 18 ans.

« C’est un véritable drame pour ce jour de l’An », « nous sommes tous sous le choc », a réagi le président Alassane Ouattara, venu sur les lieux. Il a décrété un deuil national de trois jours à compter de mercredi.

Quarante-neuf blessés, dont deux dans un état très grave, ont été évacués par les secours vers des centres hospitaliers de la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Une cellule de crise a été mise en place pour les familles.

Enquête

L’accident a eu lieu près du grand stade de la ville, à la fin des feux d’artifice, lorsque les spectateurs repartaient vers leurs quartiers. Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, a affirmé que les « circonstances précises » du drame « font l’objet d’enquêtes par les services de sécurité ». Selon une responsable policière, la bousculade s’est produite quand deux flots de spectateurs se dirigeant en sens contraire se sont rencontrés, d’autant que des troncs d’arbres se trouvaient par terre.

Les secours ont « mis du temps pour arriver », a souligné une source sécuritaire interrogée par l’AFP. « Cela révèle la faible capacité de réponse ivoirienne en termes de sécurité », s’est inquiété un diplomate.

Nombreux enfants blessés

Parmi la quarantaine de blessés évacués à l’hôpital de Cocody (quartier chic du nord d’Abidjan), où s’est rendu le président Ouattara, figuraient de nombreux enfants d’une dizaine d’années, visiblement sonnés.

Zeinab, mère de famille d’une quarantaine d’années, a retrouvé à cet hôpital l’un de ses deux enfants qui l’accompagnaient pour le spectacle. Son petit garçon, allongé sur un lit, était encore groggy. La maman elle-même avait encore « mal partout » et, soulevant son grand boubou, montrait les éraflures sur son corps. « Je ne sais pas ce qui s’est passé mais je me suis retrouvée couchée par terre avec des gens qui me piétinaient, me tiraient les cheveux ou me déchiraient les vêtements ».

Pour la deuxième année consécutive, la ville d’Abidjan avait offert des feux d’artifice pour marquer le passage du Nouvel An. Ces festivités, de même que les illuminations de Noël, étaient présentées comme un symbole du renouveau du pays vanté par le régime Ouattara, après la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait environ 3 000 morts. Dans son discours de voeux lundi soir, le chef de l’État avait délivré un message résolument optimiste.

Jeuneafrique.com avec AFP

Afrique du Sud : après le massacre du 16 août, les mineurs de Marikana poursuivent la grève

août 20, 2012
Des mineurs grévistes à la mine de Marikana, le 18 août 2012, en Afrique du Sud. Des mineurs grévistes à la mine de Marikana, le 18 août 2012, en Afrique du Sud. © AFP

Alors que l’exploitant de la mine de Marikana, Lonmin, a maintenu son ultimatum à lundi, menaçant de licencier les mineurs grévistes, ces derniers ont choisi de poursuivre leur mouvement. Le bras de fer continue, malgré le massacre du 16 août et la semaine de deuil national décrétée par le président sud-africain Jacob Zuma.

Mis à jour à 11 heures.

La semaine s’annonce encore brûlante sur le front social en Afrique du Sud. Trois jours à peine après le massacre de 34 grévistes de la mine de Marikana – un drame portant à 44 (dont deux policiers) le nombre des victimes du conflit syndical -, l’exploitant Lonmin a réitéré son ultimatum. Alors que le président Jacob Zuma a de son côté annoncé une semaine de deuil national, cette décision de fermeté, voir d’intransigeance, ne va pas certainement dans le sens d’un possible apaisement.

« L’ultimatum final a été repoussé au lundi 20 à la suite des événements de jeudi », a indiqué la société britannique dans un communiqué, publié dans la nuit de dimanche à lundi. « Lonmin a confirmé avoir demandé à ses 3 000 employés en grève illégale de reprendre le travail lundi 20 août, faute de quoi ils s’exposent à un possible licenciement », explique Simon Scott, un haut responsable de Lonmin cité dans le communiqué.

« L’ultimatum ne s’applique qu’aux foreurs et assistants foreurs qui ont lancé une action illégale le 10 août », précise Lonmin. Les 25 000 employés et les 10 000 temporaires « qui ne sont pas en grève mais qui n’ont pas pu travailler à cause de la violence » pourront reprendre le travail sous protection de la police. Cette stratégie sera-t-elle payante ? Les mineurs grévistes n’ont semble-t-il pas l’intention de céder.

« Comme s’ils étaient morts pour rien »

« Je ne retourne pas au boulot. Où est l’argent ? », demande David Sikonyela, 52 ans, mineur du Lesotho. « Est-ce qu’ils vont virer aussi ceux qui sont à l’hôpital et à la morgue ? », s’exaspère son collègue Thapelo Modima, 46 ans. « De toute façon, c’est mieux d’être mis à la porte parce qu’ici, on souffre. Nos vies ne vont pas changer. Lonmin se fiche de notre bien-être, jusqu’à maintenant ils ont refusé de nous parler, ils ont envoyé la police pour nous tuer ».

« Des gens sont morts. On est en colère. Si on reprenait le travail, ce serait comme s’ils étaient morts pour rien », ajoute Fezile Magxaba, un contremaître de Marikana. Mais les revendications irréalistes des mineurs ne favorisent pas les négociations. Ils réclament plus qu’un triplement de leur salaire à 12 500 rands par mois (1 250 euros) au lieu de leur 4 000 rands (400 euros) en moyenne. Selon la direction de Lonmin, un peu plus d’un mineur sur quatre était présent à son poste lundi matin, alors qu’un millier de grévistes étaient toujours rassemblés à l’extérieur du site sud-africain.

De son côté, le président Zuma traverse la pire crise depuis son arrivée au pouvoir en 2009. « La nation est sous le choc et dans la peine », a-t-il déclaré dans un communiqué annonçant le deuil national. Mais il ne s’est pas exprimé sur les racines de la crise – les inégalités criantes de salaires entre cadres blancs et ouvriers noirs qui s’aggravent, 18 ans après la chute de l’apartheid.

Des mineurs réagissent au discours de Julius Malema, ex-leader de la ligue jeunesse de l’ANC, à la mine de Marikana le 18 août 2012.

© AFP

Zuma critiqué

« Cette semaine (…) nous devons nous unir contre la violence, quelle qu’elle soit. Nous devons réaffirmer notre foi en la paix, la stabilité et l’ordre, et dans la construction d’une société solidaire débarrassée du crime et de la violence ». Dans le même communiqué, Zuma a également annoncé la composition de la commission inter-ministérielle chargée d’enquêter sur la tragédie du jeudi 23 août.

Les critiques fusent contre le président, nombreuses étant les personnalités – comme le prix Nobel de Littérature Nadine Gordimer – à demander sa démission, l’accusant d’avoir été passif tout au long de la crise. Du coup, c’est le très populiste Julius Malema qui a paru tirer son épingle du jeu en surfant sur la crise.

Après avoir été exclu en avril de l’ANC, l’ancien leader de la ligue de jeunesse de l’ANC a fait son retour sur la scène médiatique. Il s’est rendu auprès des mineurs et s’est adressé à eux, refusant toute forme de protection policière, accusant le président Zuma d’être responsable du massacre et l’appelant à démissionner. « Zuma ne s’intéresse pas aux mineurs. Il est venu ici hier soir (vendredi) et il a rencontré des blancs. Il ne sait même pas si les mineurs sont sains et saufs ou pas », a-t-il lancé.

Jeuneafrique.com avec AFP

Explosions à Brazzaville : les obsèques des victimes auront lieu dimanche

mars 8, 2012

L’enterrement des victimes des explosions meurtrières dans un  dépôt d’armement de Brazzaville auront lieu dimanche prochain en présence du  chef de l’État Denis Sassou Nguesso. Selon des soldats, les opérations de  déminage ont commencé dans la zone où le drame a eu lieu, le 4 mars, provoquant  la mort de quelque 200 personnes.

Dimanche, jour des enterrements à Brazzaville. Les obsèques de quelque 200 victimes de l’explosion d’un dépôt d’armement du quartier de Mpila, dans  la capitale congolaise, auront lieu le 11 mars, exactement une semaine  après le drame. « Peu avant, un hommage solennel sera organisé au Palais des  congrès », a précisé Bienvenu Okiemy, porte-parole du gouvernement  congolais.

La cérémonie d’hommage se déroulera en présence du président congolais Denis  Sassou Nguesso, qui a décrété depuis mardi un deuil national au Congo jusqu’aux  obsèques. « Le gouvernement prendra en charge l’enterrement (des victimes) et  tout ce qui va avec », a indiqué M. Okiemy.

Depuis 10 ans dans le monde, aucun accident de ce type n’avait fait autant de  morts ou de blessés, ces derniers étant au nombre de plus de 2 300. Mais le  bilan du drame pourrait vraisemblablement s’alourdir, d’autres corps se trouvant  à proximité immédiate du dépôt, où la Croix-Rouge n’a pas pu se rendre jusqu’à  présent. Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés va apporter son appui  pour gérer les sites où plus de 14 000 personnes sans-abri sont hébergées  provisoirement : deux églises, un marché couvert et des stades de la ville.

Zone de bouclage du site étendue

Quant au dispositif militaire de bouclage du site du dépôt de munitions, il a été étendu à  une zone plus vaste jeudi. Un soldat a affirmé à l’AFP que les « opérations de  déminage avaient commencé » pour justifier le dispositif, sans qu’il soit  possible dans l’immédiat de confirmer cette information auprès d’un officier  supérieur ou des autorités.

L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) a critiqué mercredi la  gestion de la crise par les autorités « à tous les niveaux », déplorant  notamment l’insuffisance des mesures d’accompagnement des sinistrés, et demandé  une « enquête internationale » pour déterminer l’origine des explosions. Selon  les autorités, il s’agirait un court-circuit qui aurait provoqué un incendie  dans le dépôt de munitions.

Jeuneafrique.com avec FAP